Portrait d’un héros français
L’hommage du général Petraeus au commandant David Galula
Publié le 23 octobre 2011 à 17:30 dans Culture
Mots-clés : David Galula, David Petraeus

«Dans une guerre de contre-insurrection, il y a 20 % de travail militaire et 80 % de travail civil »
Soyons directs, comme le sont les militaires : le commandant David Galula n’a pas la place qu’il mérite dans le paysage intellectuel français. Salué aux États-Unis comme le plus grand théoricien de la guerre révolutionnaire après Clausewitz, reconnu par le général Petraeus récemment nommé à la tête de la C.I.A. comme l’inspirateur de son manuel sur la contre-insurrection, étudié à Westpoint, David Galula, tant par sa vie aventureuse que par le génie de sa pensée, aurait dû, aurait pu susciter la curiosité et même l’admiration de ses compatriotes. Ce ne fut pas le cas. Tentons de comprendre pourquoi.
Galula naît à Sfax (Tunisie) en 1919 et entre à Saint-Cyr en 1939. Affecté au 1er régiment des Zouaves, il assiste impuissant à la défaite, avant d’être rayé des cadres de l’armée ” en application des lois portant sur le statut des juifs “. Il n’y fera jamais allusion. Il doit au général Giraud d’être réintégré dans l’armée avec le grade de lieutenant et de prendre part à tous les combats en France, puis en Allemagne.
En 1945, il est affecté en Extrême-Orient. Il apprend le mandarin et voyage en Mandchourie où seigneurs de la guerre, nationalistes chinois et Japonais s’affrontent encore. Prisonnier des communistes chinois, il aura l’occasion d’étudier sur le terrain la pensée et les stratégies des maoïstes. Il voit le péril mondial que représente le communisme, ce qui ne contribuera pas à sa popularité en France. Sa participation, navrée, à la guerre d’Algérie, non plus. Saisissant très vite que la partie est perdue, il demande à être détaché aux États-Unis. Face au refus de ses supérieurs, il demande sa mise en disponibilité. Il donnera des conférences à Westpoint, rédigera deux ouvrages directement en anglais Pacification in Algeria 1956-1958 et surtout Counterinsurgency Warfare : Theory and Pratice, avant de mourir en 1968.
L’anticommunisme viscéral de David Galula a trouvé un réel écho dans l’Amérique de la guerre froide. Rien de tel, en revanche, dans une France où le parti communiste jouit d’une popularité extravagante et où bien des intellectuels, à commencer par Sartre, sont fascinés par le maoïsme. Galula, en outre, pressent que la religion, l’Islam en particulier, constituera dans l’avenir un ferment d’insurrection plus dangereux encore que les nationalismes. Qui, en France, était capable d’entendre les prophéties de David Galula ?
Comme le note le général David Petraeus, toute théorie militaire échafaudée en l’absence d’expérience vécue est vaine. Galula, poursuit-il, présente donc comme Clausewitz la particularité d’avoir accumulé une grande expérience de la guerre tout en possédant les qualités intellectuelles et philosophiques suffisantes pour arriver à dégager au profit des générations futures les caractéristiques de conflits dont il a été le témoin.
Sa principale intuition, note encore Petraeus, est que, contrairement à la guerre conventionnelle au cours de laquelle le principal enjeu est la puissance respective des adversaires, toutes les forces de contre-insurrection doivent avoir pour but la protection de la population indigène. Que ce soit à Bagdad ou à Kaboul, on a pu mesurer l’ampleur de l’effort à fournir, même avec la boussole conceptuelle de David Galula. Il était possible de prouver à des populations soumises à des idéologies collectivistes que leur prospérité serait plus grande dans une économie de marché.
Mais que valent les arguments matériels face à l’offensive spirituelle du Djihad ? Tout l’enjeu des années à venir tourne autour de cette question. Comme l’écrit David Galula, la guerre est un phénomène social encore bien plus complexe que le jeu d’échec. Nul joueur n’a jamais trouvé d’ouverture garantissant la victoire et nul n’en trouvera jamais. Reconnaissons à Galula d’avoir été un stratège hors pair, même si in fine les vainqueurs sont vaincus par leur victoire même.
David Galula est traduit en français aux éditions Economica.
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24Cesar dit
CESAR David Galula a écrit deux ouvrages essentiels:”Contre-Insurrection: théorie et pratique” et “Pacification en Algérie” où il tire part de son expérience d’officier en Kabylie en 1957-58.. Il montre l’importance des Sections Administratives Spécialisées (Affaires Algériennes) dans la guerre contre-insurrectionnelle.
Le Général Paetreus aurait voulu appliquer les méthodes préconisées par Galula en Afghanistan. Mais ce pays est beaucoup plus compartimenté et divisé que l’Algérie et il y est infiniment plus difficile d’y trouver des interprètes.Les attentats-suicides n’étaient pas pratiqués par le F.L.N. Et contre cette dernière forme d’action, Galula n’indique pas de solution
pirate dit
Faux, Galula examine tout les cas de figure de la guerre insurrectionnel, et notamment, une des plus importantes celle où l’insurgé “apparait” comme faible, et n’hésite pas sur le sacrifice personnel, et il y souligne précisément le délicat de la question. De plus Galula ne s’inspire pas seulement de son expérience algérienne, mais également de celle qui’il a vécu en Chine, et étudie plusieurs cas de guerre révolutionnaire, celle qui ont réussi et celle qui ont foiré (comme en Grèce) et analyse le pourquoi, notamment par les conditions géographique, et à ce sujet l’Afghanistan est exemplaire en matière de terrain favorable (terrain accidenté, enclavé, voisinage hostile ou non, etc) Patreus a appliqué une partie de la stratégie de Galula, mais sans doute aussi celle d’Aussaresses, qui préconisait la torture, tout deux spécialistes de la contre insurrection, tout deux étudiés à l’Ecole des Amériques (école de contre insurrection et de guerre clandestine à destination de l’Amérique du sud et des régimes amis pendant la guerre froide) Pour répondre à Thalcave, ce que ne dis pas ce billet, c’est que pour saisir le génie de Galula, il faut déjà saisir la structure d’une guerre d’insurrection, plus particulièrement dans la logique marxiste. C’est sans doute là où il y a une variante entre le modèle marxiste et le modèle islamiste (mais je dirais que c’est assez formel) qui lui-même repose sur une historicité propre à l’Islam. Pour comprendre la logique de Ben Laden par exemple, il fallait s’en réferer à la secte ismaeliene des assassins, mais sinon formellement, sur les méthodes, la logique, c’est la même question. et Patreus a aussi utilisé ces méthodes en Bosnie et Haïti.
Thalcave dit
Je ne comprends pas davantage.
Plus précisément qu’est ce qui dans la guerre d’Algérie n’aurait pas été mis en œuvre et qu’aurait préconisé le colonel Galula?
pirate dit
En effet vous ne comprenez pas. Galula ne fait aucune mention de plus petite critique sur le sujet de la guerre d’Algérie. Il a, dans le cadre de son commandement là bas, mit plusieurs de ses théories en application. Là où il diffère avec Aussaresses par exemple, c’est qu’il ne préconise pas la torture, parce que pour lui, le terrain de la guerre insurrectionnel est avant tout politique, il s’agit donc de mettre en application une méthdologie politique devant fondamentalement contrer la redoutable force que peut représenter l’insurrection. Ainsi, par exemple, il préconisera l’action directe sur les dirigeants d’une insurrection, tout en préconisant un renforcement de l’appareil politique loyaliste. La force de l’insurgé étant d’apparaitre comme victime devant l’agresseur loyaliste, il met un point d’honneur justement a inverser cette tendance. En gros je vous conseille de lire, C’est un livre pratique et théorique, pas une critique historique.
Thalcave dit
Merci pour le conseil. J’ai déjà un programme de lecture d’une centaine d’ouvrages mais pas sur la contre-insurrection. Je ne vois pas de contre-insurrection couronnée de succès même avec les théories éclairées de Galula en Irak ou en Afghanistan sans compter la guerre au Vietnam qui s’est déroulée après la publication des maitre ouvrages de votre favori, (d’après Wikipedia) un ami proche de Kissinger. Votre formule “Ainsi, par exemple, il préconisera l’action directe sur les dirigeants d’une insurrection, tout en préconisant un renforcement de l’appareil politique loyaliste” est obscure pour moi. Des actions directes, il y en a eu : interception de l’avion de Ben Bella et bien d’autres. Qu’entendez vous par action directe? Cela me parait bien verbeux et imprécis.
Des renforcements de l’appareil loyaliste? Les musulmans engagés aux côtés de la France, il y en avait sur le terrain militaire cinq fois plus qu’aux côtés du FLN et de nombreux aussi sur le terrain politique. La préconisation que vous citez est bien abstraite.
J’ai été sous lieutenant en Algérie dans les Aurès. La grande majorité était des paysans incultes, pas traités en citoyens. La République française ne leur avait pas fait voir un avenir meilleur. Ce qui était flagrant c’était la profonde inégalité avec les européens. Pourtant l’explosion démographique en cours était la marque même de progrès considérables du niveau de vie et du niveau sanitaire. Mais ils ne faisaient pas le lien avec la France, les routes construites, le désenclavement etc.. et cela leur paraissait sans doute indépendant .
Je crois que leur intégration dans la société française était impossible malgré tous les Galula de la terre. A la différence des Gaulois qui ont su s’intégrer dans le Monde Romain et en tirer le meilleur parti. De plus ils étaient plus terrorisés par le FLN que par l’armée française en dépit de toutes les exactions rapportées. L’armée française n’était pas prête à se livrer à des massacres comme ceux du FLN sur les 200 000 suplétifs abandonnés sur place. Dans l’affrontement de la terreur le FLN était le plus fort. Il l’a d’ailleurs prouvé dans les 50 dernières années dans les batailles avec les opposants, notamment avec les islamistes, ces derniers n’étant d’ailleurs pas en reste avec le FLN. Qui ne se rappelle la photo de cette femme d’un village de l’intérieur découvrant la vingtaine de membres de sa famille égorgés par les soi disant fous de Dieu. Ce n’est pas par hasard que les régimes en pays musulman sont des dictatures sanglantes. La France n’a pas voulu exercer une dictature sanguinaire en Algérie et le colonel Galula n’avait pas de recette pour remédier à l’issue de l’indépendance ni au nettoyage ethnique qui s’en est suivi. La Tunisie et la Libye donne les derniers témoignages de l’actualité de la dictature dans des pays où la population est en majorité inculte. Les bloggeurs et les insurgés ne sont pas à l’image de ces pays. Ils tirent les marrons du feu et ce sont les fachos (islamistes, marxistes, nationalistes, etc.. peu importe la bannière) qui les croquent.
pirate dit
Oh la la… non mais pas la peine de m’expliquer votre amertume mon vieux, j’ai bien compris que vous avez esprit largement supérieur et que le lieutenant colonel Galula n’est qu’un pauvre nain qui n’a arrêté aucune guerre. Le terme “action directe” n’est ni obscur ni verbeux, c’est le terme utilisé dans l’armée pour définir une action euh eh bien direct, à savoir un assassinat par exemple. Qui plus est c’est le terme employé dans le bouquin… bon sinon j’ai un peu l’impression que vous avez décidé par avance que tout ça n’était que bavardage et que votre super esprit qui a des centaines de lectures en préparation n’avait pas à se pencher sur ces bêtises… comme vous le sentez, moi perso je m’en cogne. Ah et grande surprise, vous allez voir, ce n’est parce que un gars ou un autre écrit très précisément une méthodologie, qu’elle st forcément respecté. Giap et Mao étaient de fervent lecteur de Sun Zu, Giap s’est planté pendant l’offensive du Têt, la Longue Marche a bien failli être la dernière du fait des erreurs stratégique de Mao. Ca se saurait s’il suffisait d’écrire un livre pour gagner une guerre….
Thalcave dit
J’ai du mal à comprendre la pensée stratégique du colonel Galula, telle qu’elle est rapportée dans ce billet, et surtout sa pertinence.
S’agit il d’un de ces effets de mode intellectuelle comme il s’en produit régulièrement : mesmérisme, existentialisme sartrien version remachée de la phénoménologie husserlienne, structuralisme de Lévy Strauss emprunté aux linguistes et mis à toutes les sauces, relativisme épistémologique foucaldien, indignation à la mode de la révolution introuvable de 1968 qui se voulait inspirée de concepts marxistes, gaullisme décliné par les notables les plus réactionnaires de la bourgeoisie, maoïsme échevelé des Normaliens baby boomers, trotzkisme des contempteurs de la crapulerie stalienne, etc..
Si la “boussole conceptuelle”de Galula était de ” prouver à des populations soumises à des idéologies collectivistes que leur prospérité serait plus grande dans une économie de marché”, cela me laisse pantois. Si “sa principale intuition” était que “toutes les forces de contre-insurrection doivent avoir pour but la protection de la population indigène”, il me semble qu’il réinventait le fil à couper le beurre.
La guerre d’Algérie a été l’occasion pour les français de mettre en œuvre les leçons de la guerre d’Indochine. Ils ont inventé l’action psychologique: tous les officiers du contingent arrivant en Algérie étaient soumis à un stage de deux semaines à l’école d’action psychologique et de contre guérilla d’Arzew. On a inventé des dispositifs de protection des populations : le plan Challe avec ses villages de regroupement, entourés de tour de guet, confiés à la protection des troupes de quadrillage qui faisaient aux abords des patrouilles et des embuscades d’interception, l’introduction d’un embryon d’Etat providence (instruction, assistance médicale, développement rural) avec les 800 unités de S.A.S (sections administratives de sécurité créées en 1955) aux calots rouges, protégés par des supplétifs, les moghaznis et leur pendant dans les zones urbaines, les S.A.U.
Les actions directes peu nombreuses contre des fellaghas peu actifs sont menées par des troupes professionnelles d’engagés (parachutistes, tirailleurs, légion, etc..). Les appelés (près de 500.000) sont affectés à la protection des populations. Si c’était là la principale intuition de Galula, elle a été mise en œuvre. Pourquoi a-t-il alors jugé la partie perdue au point de se mettre en disponibilité de l’armée pour s’exiler aux Etats Unis. On se le demande.
Les concepts de Galula ne me semblent pas non plus avoir fait merveille en Irak, ni en Afghanistan, ni ailleurs.
Raymond Aron avait très tôt compris en 1956 que la France n’avait plus rien à faire en Algérie dans un pays à démographie musulmane explosive. Les rapports de force comme aujourd’hui avec le FLN et les islamistes s’établissent sur la terreur et la contre terreur, et pas pour le meilleur intérêt du peuple. C’est ce qui s’est passé pendant la guerre civile grecque où la terreur s’erçait au sein même des familles. La France n’était pas disposée à mener cette action à son terme ultime (bataille d’Alger contre massacre de Melouza , général Aussaresses contre aspirant Maillot ). On peut s’en féliciter. Mais dans ces conditions le sens de l’intervention au nom des droits de l’homme en Libye pour in fine y rétablir la charia est indéchiffrable pour le vulgum pecus. Sauf comme acte de pure et simple vengeance après les humiliations répétées de la tente de Marigny, de l’attentat du DC10 de l’UTA et de la présidence libyenne de la commission des droits de l’homme à l’ONU pour que la France ne soit plus un paillasson sur lequel on se frotte les pieds selon le mot de Rama Yade. Mais quiva retenir cette leçon?
JMS dit
Ceci dit, à l’épreuve du réel, le communisme s’est effondré, en Iran l’islamisme fait d’ores et déjà l’objet d’un rejet massif de la population.
Dans ces affaires politico-militaro-révolutionnaires les expériences ne se transmettent qu’au prix du sang, nous même avons appris le rejet du fascisme à l’aune de la deuxième guerre mondiale.
Ce sera le cas demain de l’islamisme le fascisme de notre époque.
Notre problématique consiste à en limiter le coût en terme de perte de vies humaines.
skardanelli dit
D’accord avec vous : les musulmans tentés par ce fascisme ou tout du moins bienveillant doivent se libérer eux-mêmes de cette aliénation.
JMS dit
Nous ne pouvons imposer la raison.
Si nous le tentons ce sera contre-productif.
Il faut attendre en nous préservant de notre mieux que le bon sens et l’intérêt général triomphe.
Sur le long terme, je ne suis pas inquiet, les faits sont têtus comme disait l’autre, et partout où ils se sont installés au pouvoir les islamistes se sont déconsidérés.
pirate dit
Nous ne pouvons imposer la raison. En effet, et c’est ce qu’affirme Galula en quelque sorte, puisqu’il part du principe (exemple à l’appui) que l’insurgé n’hésitera nullement à tricher pour apparaitre comme plus loyaliste que le gouvernement en place. C’est pourquoi il va préconiser de détricoter la logique de l’insurgé, et non pas essayer de lui opposer une raison contre une autre. Mais plus précisément de démonter cette logique pour mieux en révéler les mensonges, et les vides.
Alpheratz51 dit
Galula et Petraeus. Çà sonne comme un péplum de gladiateurs !
nadia comaneci dit
“Tu aimes les films de gladiateurs ?”
Impat1 dit
Sous quelle forme Petraeus a-t-il rendu cet hommage ? Un communiqué, une conférence, un livre, un cours à West-Point ? Sauf erreur de ma part l’auteur ne le dit pas. Pourrait-il nous en informer ?
pirate dit
Patreus a lui-même rédigé un manuel de contre-insurrection fortment inspiré de Galula, il également préfacé la traduction en français (jusqu’ici Galula n’était disponible qu’en anglais) et s’est inspiré de ses méthodes tant en Afghanistan, qu’Haïti et en Bosnie où il a opéré.
pirate dit
Galula a une pensée très clair, très humble, et très méthodique de la mécanique de la guerre révolutionnaire et de sa contre-insurrection. Une vision qui oblige à la politique autant qu’à la stratégie. Si vous prenez deux ouvrages comme “Coup d’état mode d’emploi” de Edward Luttwak et Contre -Insurrection Théorie et Pratique de Galula, vous obtenez un parfait miroir de l’autre. J’en suis à la moitié du bouquin et c’est frappant comme sa méthode d’analyse a cette intelligence de chercher à comprendre, au delà de la construction, la philosophie même de la guerre révolutionnaire, il en saisi si bien l’essence qu’il détermine avec aisance tous les pièges, très nombreux, qu’elle constitue pour un gouvernement. Mais également parce qu’il a autant étudié ce qui s’est passé en Chine (et de très près) que l’échec en grèce. Le paradoxe c’est qu’en le lisant, un petit révolutionnaire peut comprendre rapidement comment éviter certain piège pour lui-même.
eclair dit
mao se servait de l’art de la guerre de sun tzu pendant la guerre civile en chine.
Déjà il y avait politique et stratégie.
D’ailleurs sun tzu est enseigné aux élèves officiers aux USA.
skardanelli dit
Flash strategy
pirate dit
Ska : mdr !
Eclair, bon t’a appris un nouveau mot “sun tsu” c’est bien, on est contant pour toi, mais le fond de ta pensée c’est quoi là ? T’interviens pour dire quoi ?
eclair dit
@pirate
sun tzu avec un z. content avec un e.
Comprendre sun tzu permet d’apprehender la guerre d’une autre manière. C’est des principes intemporels applicables à toute forme de guerre qu’elle soit militaire, économique.
pirate dit
Bon, éclair, déjà que tu me fasses des leçons d’orthographe c’est assez risible. Ensuite selon les traducteurs, on aura Sun Tzu, ou Sun Tse ou Sin Zi ou Sun Zu, j’ai deux exemplaires de son livre chez moi, et chacun à une orthographe différent. Il y a aussi Sun Bin, un de ces successeurs, mais c’est un autre sujet..Maintenant t’es bien gentil avec tes sentences, mais apparement tu répète sans avoir lu quoique ce soit. Sun Zu développe les termes de la guerre en général, définissant par exemple les neufs types de terrain, et ceci inscrit fondamentalement dans la pensée chinoise, confucéenne et taoïste. On peut éventuellement, comme avec le Go Rin No Sho, ou le Shoninki (quoiqu’ici on soit plus dans un domaine très spécialisé et limite ésotérique) s’inspirer des méthodes et des conseils des uns et des autres dans un contexte économique, mais ce n’est pas le but de ces ouvrages. La philosophie qui s’en dégage permet en effet, comme avec le Prince, d’établir des connections avec d’autre domaine, comme le renseignement humain utilise des méthodes appliqué dans la vente (technique de l’écoute active) ou la PNL. Mais dans le cadre de Galula, on entre encore dans un autre domaine, qui n’est pas étudié par Sun Tsu, et pour cause, la guerre insurrectionnelle. Sun Tse a écrit au moment des Royaumes Combattant, le terme de l’insurrection n’est pas exactement le sujet.
Merci de ton attention petit bonhomme, en dehors du De La guerre, abondamment cité sur Causeur (Clausewitz donc) que je n’ai pas encore lu, voilà une petite liste de course à faire si ce genre de sujet t’intéresse un peu plus que pour faire le malin ici même :
Sun Bin “l’art de la guerre”, où le stratège contemporain de Sun Tse, donne des vues sur la guerre de siège, que déconseillait Sun Tse.
Le Go Rin No Sho, ou Traité des 5 roues de Myamoto Musachi, qui est plus spécifiquement un bouquin de technique de sabres (utilisation du sabre long et court) mais permet également d’aborder la question stratégique.
Le Shôninki de Natori Masazumi, qui est très spécifiquement un manuel Shinobi (les fameux ninjas) mais ouvre des voies sur le renseignement, et l’approche clandestine (assez daté sur certain sujet cela dit, voir parfois rattaché à l’ésotérisme)
Le Renseignement humain de Gérad Desmaretz qui est surtout un bouquin de méthodologie (et je recommande toute la collection sur ces domaines du renseignement à la protection, c’est très pointu)
Coup d’Etat Mode d’emploi, d’Edward Luttwak, qui est le pendant de Galula. Et dans le cadre de la révolution marxiste, et de l’activisme, pas inintéressant de se plonger dans les textes des prisonnier de la franction armée rouge (là il faut de la chance, le bouquin n’a pas été réedité à ma connaissance)
Mangouste1 dit
Me rappelle un personnage des “Centurions”, cet homme-là, mais je ne sait plus lequel.
clappique dit
D’accord avec vous. Ce Galula (que je ne connaissais pas) ressemble à Boisfeuras pour le côté aventurier, à Marindelle pour le côté théoricien.
Mangouste1 dit
Tout juste, Clappique. Merci pour le rappel.