Police, école, hôpitaux: les institutions mises à sac | Causeur

Police, école, hôpitaux: les institutions mises à sac

Tous récoltent les fruits de la politique du pourrissement

Auteur

Eloïse Lenesley
est journaliste.

Publié le 21 octobre 2016 / Politique Société

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Guet-apens, échauffourées, guérillas urbaines, épisodes insurrectionnels, le vocabulaire se décline à l’infini mais le diagnostic pourrait se résumer en une phrase : « mépris des institutions », avec l’aval tacite de la mansuétude et la couardise gouvernementales, qui ont biberonné l’anomie ces cinq dernières années.
manifestation policiers viry

Manifestation de policiers dans la nuit du 20 au 21 octobre 2016 à Lyon © AFP JEFF PACHOUD.

Jeudi soir, ils sillonnaient Paname pour la quatrième nuit consécutive, mais aussi Marseille, Lyon, Bordeaux, Nice, Toulouse. Bravant les consternantes menaces de sanctions de leur directeur général Jean-Marc Falcone, dont ils réclament dans la foulée la démission, les policiers sont de plus en plus déterminés à faire connaître leur ras le bol.  De la haine anti-flic, du laxisme judiciaire, du manque de moyens, des agressions à répétition dont ils sont la cible : 32964 actes de « violences à dépositaires de l’autorité » signalés en 2015.

Partout, ils ont été acclamés par des applaudissements de riverains et des klaxons d’automobilistes. Sauf sur les Champs-Elysées, où ils furent hués, mercredi, par un groupe de racailles désireuses de « niquer la police ». Ce même jour, à Vénissieux, des officiers de la DST et de la BAC venus arrêter un dealer essuyaient des jets de pavés, de boules de pétanque et de cocktails Molotov, l’arme suprême des émeutiers. Celle qui avait déjà servi au Val-Fourré de Mantes-la-Jolie puis à la tristement célèbre Grande Borne, dans l’Essonne, cette interminable étendue de barres HLM qui serpentent à la lisière de Viry-Châtillon et Grigny. Une souricière à taille inhumaine de 3685 logements qui semble avoir été bâtie pour la délinquance ; une cité dans la cité, dont il est difficile de s’extirper une fois piégé à l’intérieur. Il y a trente ans déjà, elle était un vivier de « sauvageons ». Elle a vu grandir des Amedy Coulibaly. Aujourd’hui, les forces de l’ordre n’osent plus guère s’y aventurer, les voyous prospèrent, les locataires subissent. Aucun homme politique n’enverrait ses propres enfants vivre dans un endroit pareil.

« Je vais employer un mot fort, mais on en vient à une sorte de terrorisme urbain. Avant, sur du maintien de l’ordre, même quand il y avait des affrontements, les individus restaient loin, ils venaient très peu au contact et on parvenait à en interpeller certains, parfois. Maintenant, ce sont des attaques groupées, des tentatives de faire cramer la voiture comme à Viry-Châtillon, au-delà d’envoyer un signal, on essaye de tuer des policiers. On ne peut plus considérer cela comme des faits isolés, ça se passe à Lyon, en région parisienne, à Marseille et même dans de petites villes qui étaient auparavant épargnés, comme Dax. Ça fait trois ans qu’on parle de cela à la hiérarchie et qu’on alerte », confie Yann Rouchier, secrétaire général adjoint de la fédération professionnelle indépendante de la police.

Guet-apens, échauffourées, guérillas urbaines, épisodes insurrectionnels, le vocabulaire se décline à l’infini mais le diagnostic pourrait se résumer en une phrase : « mépris des institutions », avec l’aval tacite de la mansuétude et la couardise gouvernementales, qui ont biberonné l’anomie ces cinq dernières années. Ainsi, avons-nous vu défiler des projet de lois ineptes de récépissés de contrôle d’identité, des plans de « lutte contre le racisme », l’angélisme hautement radiocatif de madame Taubira. Et parallèlement, avons-nous assisté à la passivité de l’État face aux débordements des Nuit Debout, qui multipliaient les agressions envers la police dans l’espoir de provoquer des bavures, celles-ci étant ensuite surmédiatisées avec gourmandise par la presse. Combien de fois avons-nous entendu nos ministres se contenter de « condamner » l’inacceptable. À peine se sont-ils sentis obligés de dénoncer les affiches honteuses de la CGT hurlant aux « violences policières », préférant s’époumoner à mettre la France en garde contre le danger d’un vote FN galvanisé, de surcroît, par leur impéritie.

Laminées par les dispositifs Vigipirate et Sentinelle, poussées à bout par et les mouvements sociaux qui confisquent l’espace public, exaspérées de voir la justice relâcher aussitôt les délinquants qu’elles interpellent, les forces de police ont accumulé vingt millions d’heures supplémentaires non rémunérées. Les traquenards, assauts de commissariats à la barre de fer, violents affrontements comme à Calais (où les demandes de mutation explosent) sont devenus leur lot quotidien. S’y ajoute le traumatisme du meurtre barbare des policiers de Magnanville, Jean-Baptiste Salvaing et Jessica Schneider, en juin dernier. Chacun se souvient du geste symbolique de leur collègue de Mantes-la-Jolie, qui avait refusé de serrer la main du président de la République lors de la cérémonie d’hommage, lequel avait détourné le regard et poursuivi son chemin, trop affairé à baguenauder dans cette normalitude qui ne prend jamais de risques, tandis que Manuel Valls avait au moins eu la décence de s’enquérir de ses griefs et de lui poser la main sur l’épaule, en témoignage de sa solidarité. Manuel Valls a écouté. Mais a-t-il seulement entendu ? Plus personne ou presque n’attend rien de François Hollande, hormis son départ. Ne parlons même pas de l’inconsistant Bernard Cazeneuve. Mais on a la faiblesse d’espérer encore quelque sursaut de l’ancien ministre de l’Intérieur. À force de verser dans la demi-mesure, de vouloir manier répression et clientélisme, il conforte le sentiment d’impunité de ceux qui vomissent la France et qui font d’un Adama Traoré, ex-taulard multirécidiviste, le martyr d’une politique prétendument sécuritaire, alors même que les zones de non-droit prolifèrent. Qu’attend la gauche pour sortir de sa torpeur idéologique ? De voir se muer en cassandres tous les mystificateurs qui fantasment une guerre froide du fin fond de leur palantír aux prophéties sonnantes et trébuchantes ? Comment peut-on encore perdre son temps à vouloir déceler, comme Jean-Christophe Cambadélis et consorts, la patte du FN derrière l’exaspération policière ?

« Qu’on arrête simplement de donner des chèques à des élus et des associations. La politique du chèque, c’est une politique d’échec », réaffirme Malek Boutih sur RTL. « Les voyous dont il est question, ce ne sont pas simplement des délinquants, ce sont des gens dont je rappelle qu’une partie d’entre eux aident des terroristes qui assassinent des Français et des policiers. (…). Il y a une vraie offensive anti-racaille à avoir dans les banlieues. » Et lui, sera-t-il – enfin – entendu ? Pas sûr. En France, le courage est fort mal récompensé.

Les cocktails Molotov ont aussi franchi les enceintes des lycées, notamment à Tremblay, lors d’une altercation impliquant des dizaines de jeunes. À Saint-Denis, un proviseur a été roué de coups. Des enseignants ont été agressés à Argenteuil, Colomiers, Strasbourg. L’un d’eux a eu la mâchoire fracturée à Calais. Le tout en l’espace de quelques jours. En début de semaine, le personnel des urgences de l’hôpital de Tourcoing a été attaqué et frappé par un groupe de visiteurs qui se plaignaient de la lenteur de la prise en charge. Marisol Touraine a demandé des « sanctions exemplaires ». Peut-être devrait-elle prendre connaissance du récent rapport de l’Observatoire du Conseil national de l’ordre. Elle y apprendrait qu’une nette augmentation des violences sur les médecins, a été constatée en 2015. Insultes, agressions, 924 « incidents » ont ainsi été recensés.

Policiers, pompiers, gendarmes, professeurs, praticiens, conducteurs de bus, tous récoltent les fruits amers de cette politique du pourrissement ; celle qui, à l’image de François Hollande, n’est pas capable de regarder ses citoyens en face et d’entendre leur colère, jugeant plus confortable de victimiser les petites frappes et de racoler les voix communautaristes. Caillera, zadistes, No Borders, Roms, migrants, casseurs « en marge », chacun impose sa loi à la carte sur le territoire. Qui aura envie, demain, de devenir gardien de la paix, d’arpenter les quartiers « sensibles » et de se faire carboniser au cocktail Molotov pour 1800 euros nets en moyenne par mois ?

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    • 26 Octobre 2016 à 9h04

      francause dit

      j’ajouterais dans les causes: le manque d’éducation à la vie en société dès le plus jeune âge, le manque de langage pour dire et expliquer et non casser, le manque de la valeur travail, pour la dignité et la reconnaissance qu’elle apporte. Débattre, négocier, coopérer sont des comportements qui s’apprennent à l’école. Ce sont de savoir-faire essentiels dans le cursus anglo-saxon. La police en Angleterre est perçue comme étant au service de la population, non son ennemie. Même les politiques en France donnent l’exemple de la fronde et les débats télévisés tournent au clash organisé.

    • 25 Octobre 2016 à 23h58

      netrick dit

      Vous parlez bien de “Jeunes”, pas de “Jaunes”, il n’y a pas de confusion sur les couleurs !

    • 25 Octobre 2016 à 18h19

      nico dit

      Qui sème l’angélisme récolte la barbarie.
      L’utopie multiculturelle s’effondre.
      Quarante ans d’angélisme, d’aveuglement et de déni nous explosent en pleine face.
      Quarante longues années d’une immigration massive, donc non assimilée, ont enfanté ces poudrières islamistes qui, partout en Europe, sont maintenant mûres pour la grande offensive.
      Quarante ans de manipulation, de propagande, de terreur idéologique ont permis d’occulter ce cauchemar qui, lentement, s’échafaudait…
      http://les-minuscules.blogspot.fr/2016/08/courage-et-modernite.html
      Nl 

      • 25 Octobre 2016 à 19h05

        François dit

        Là Nico, c’est un peu “Mars Attack” que vous nous faites. Faites un stage en Corse pour vous remonter le moral. Là bas, ils ne se laissent pas marcher sur les pieds, encore moins sur la tête.

    • 25 Octobre 2016 à 2h37

      Warboi dit

      qu’on commence par faire respecter la justice, le suffrage universel et l’état de droit à NDDL, cette pustule répugnante qu’on laisse défier la démocratie et la République.

    • 25 Octobre 2016 à 0h58

      David Dom 972 dit

      Il faut virer la gauche du pouvoir. C’est connu, dès que la gauche est aux commandes, vous avez intérêt à vous planquer. C’est la politique du laxisme et de l’esbroufe, les délinquants se sentent en sécurité. On devrait demander la démission au gouvernement Hollande, depuis les attentats.

      • 25 Octobre 2016 à 1h09

        chlomo dit

        ben voui , il faut virer la gauche et la droite molle et peut-être remercier tout le personnel d’ état gauchisant qui morpionne les institutions étatiques .
        il y du tafe . en aura t’on le courage ?

      • 25 Octobre 2016 à 13h40

        François dit

        C’est sûr que la volonté de karchérisation Sarkosiste s’est révélé être un vrai succès…
        On devrait rien du tout. ON DOIT en finir avec cette politique de laxisme qu’a induit cette pseudo “libération de la femme” du bordel en fait. Et là, il n’est pas question d’étiquette politique.

    • 24 Octobre 2016 à 17h59

      Pol&Mic dit

      et des Français (dits) de Droite ont voté pour “ça” !……..

    • 24 Octobre 2016 à 17h44

      Pol&Mic dit

      pour y mettre de l’ordre… la police française devrait faire appel à la police algérienne, marocaine, tunisienne, égyptienne, (maghrébine en un mot) et y compris Saoudienne…….ce serait réglé comme certains le souhaitent!….

    • 24 Octobre 2016 à 17h39

      Pol&Mic dit

      il est à croire que le socialistes n’ont pas les mêmes statistiques!….. (surtout les “politiciens” (nes))

    • 24 Octobre 2016 à 15h08

      Pol&Mic dit

      “Fausse-Droite”…….. ça me plait (d’autant plus que ça vient de moi!)
      La vraie Droite n’est pas un gros mot ! (contrairement à ce que veut faire croire la Gauche depuis toujours!)

    • 24 Octobre 2016 à 14h35

      Pol&Mic dit

      la “fausse-droite” est pas mieux (tant s’en faut!)

    • 24 Octobre 2016 à 14h33

      Pol&Mic dit

      2012…….. socialistes…… depuis c’est le “Bordel”

    • 24 Octobre 2016 à 12h43

      mitch-savoy dit

      “Des centaines de contre-exemples en Europe, de cités avec des barres bien plus impressionnantes qui ne rencontrent pas ces problèmes”

    • 24 Octobre 2016 à 12h38

      mitch-savoy dit

      “Une souricière à taille inhumaine de 3685 logements qui semble avoir été bâtie pour la délinquance ; une cité dans la cité, dont il est difficile de s’extirper une fois piégé à l’intérieur. ” Ce ne sont pas les murs qui créent la délinquance et les incivilités mais bien une partie de ceux qui y habitent… Des centaines de contre exemples en Europe de cités avec des barres bien plus impressionnantes qui ne rencontre pas ses problèmes (la plus grande barre en Europe est en Suisse le Lignon “http://warum-wachsen.ch/fr/02″ aucun problème particulier de délinquance. Que cela soit des HLM récents, des pavillons de banlieues, des quartiers des centres villes, des anciens quartiers bobos d’idéologie communautariste des années 70 (comme le quartier de l’arlequin à Villeneuve (Grenoble)) les incivilités et la violence règnent actuellement …Sans lien particulier avec l’architecture pas plus qu’avec l’entretien des lieux ni avec la proximité du centre de Grenoble 10 minutes en vélo, les activités sur place équipements sportifs, salles de cinéma, de spectacles, maison de la culture, galerie marchande, espaces verts patinoire etc…

    • 23 Octobre 2016 à 18h18

      François dit

      ZOBOFISC,
      1964 : Prison 10 900 places communes + 15 600 places cellulaires pour 47 millions d’habitants et à peine plus de 20 000 incarcérations.
      2015 : 57 000 places pour 77 000 incarcérés + environ 300 000 “mis sous main de justice” + 10 000 bracelets électroniques + suivi en MO (Milieu ouvert) ++++ ect…
      La machine s’est emballée. Normal, l’éducatif s’est effondré. Logique le patriarcat, le père, est mort. Vive la mère !
      Oui au retour d’un éducatif exigeant ne consistant pas comme certains le souhaiteraient à enfermer et jeter la clef (pour se plaindre après qu’ils coûtent cher)
      Nous sommes en effet d’accord sur le fait que l’on ne peut pas laisser ce bordel se développer à l’infini.
      J’écoutais Fillon ce matin. Il parlait de Ségolène Royal proposant en 2007 d’ouvrir des camps et d’y expédier les “sauvageons” en les encadrant sans concession. Je suis pour. Il va bien falloir qu’un jour où l’autre ces jeunes reviennent vivre en société, à moins de leur coller une balle…

      • 23 Octobre 2016 à 18h58

        Sancho Pensum dit

        Faut voir.
        Entre les deux, on a aussi augmenté les “raisons” de finir en prison. Cela n’explique pas tout mais une partie sans doute…
        En 1964, on ne faisait pas la chasse à la drogue. La loi anti-drogue en France date de 1970.
        On ne mettait pas non plus en taule des types chopés pour de la délinquance routière. La Sécurité routière est née en 1972, et on n’a commencé à parler de délinquance routière qu’à partir des années 80.
        Sans qu’on s’en rende compte sur le moment, il y a eu un gros tour de vis répressif au début des années 70. Faut-il y voir une sorte de revanche du pouvoir en place sur les débordements sociaux de la fin des années 60 ?

        • 23 Octobre 2016 à 23h55

          François dit

          Ok, Sancho, merci de relativiser. Je vais regarder les statistiques plus en détail pour tenter de mieux comprendre.
          Il y a également une part non négligeable d’incarcération de délinquants dits sexuels (Des hommes bien sur…)

        • 24 Octobre 2016 à 12h18

          Sancho Pensum dit

          @ François

          J’ai trouvé ça sur Wiki bien sûr :
          - en 1946 : 62 000 personnes détenues en métropole, ce qui donne un taux de détention record de 155 détenus pour 100 000 habitants, près de la moitié des prisonniers étant incarcéré pour fait de collaboration8 ;
          - en 1957 : 20 000 personnes détenues, soit le taux de détention le plus bas de l’histoire de 45 détenus pour 100 000 habitants8 ;
          de 1950-1980 : La population carcérale française regroupe, en plus des détenus de droit commun, de nombreux prisonniers bénéficiant d’un régime pénitentiaire spécial, 25 % des détenus étant des Nord Africains en 1959 (contexte de la guerre d’Algérie). Elle baisse cependant de 1968 à 1975 ;
          - depuis 1975 : inflation carcérale corrélée avec l’augmentation de la durée d’incarcération ;
          - en 2006 : 50 207 places opérationnelles pour 60 771 écroués, soit une densité de 121 ;
          - en mars 2007 : 50 393 places opérationnelles pour 62 204 écroués ;
          - juillet 2007 : 50 557 places opérationnelles pour 61 810 écroués soit une densité de 122 %

          Si je comprends bien, à partir de 1975, la population carcérale augmente notamment à cause de l’allongement des peines (ce qui peut rejoindre mon intention de la sévérité des peines exigées par la société).

          Je vous mets ci-dessous en lien, quelques stats du ministère de la justice :
          http://www.justice.gouv.fr/include_htm/reforme_penale_chiffres_cles_plaquette.pdf
          on y constate notamment la proportion importante des condamnations liés à la route et au stupéfiants. A elles deux, elles répresentent plus de 50 % des condamnations ! Heureusement toutes ne donnent pas lieu à des peines d’emprisonnement. Globalement, une sur 5 (tous délits confondus) aboutit à de la prison ferme.

        • 24 Octobre 2016 à 12h19

          Sancho Pensum dit

          ce qui peut rejoindre mon intuition…

        • 25 Octobre 2016 à 10h38

          François dit

          Sancho et ZOBOFISC, je confirme avoir trouvé sur le portail du ministère de la justice les mêmes chiffres que Sancho avance. J’avais effectivement parlé de 20 000 incarcérés début années 60 ect… Vos interprétations sont toutes deux intéressantes, notamment pour ce qui est des motifs de privation de liberté (drogue peu répandue année 60 et promotion du pinard)
          J’écoute ce matin un débat sur justice et prison. Il ne fait aucun doute que la violence est peu réprimée (délinquants remis en liberté après X arrestations)
          Les questions que je me pose sont les suivantes : 1) 150 000 places seront-elles suffisantes en cas d’application stricto sensu de la loi ? 2) Quel en est l’intérêt, ces jeunes se foutent du passage par la case prison (c’est un brevet…) 3) Donc, la violence (répression) est-elle la solution ?
          Il ne fait aucun doute que le grand remplacement dans l’éducatif du « Pater » par la « Mater » est la cause essentielle de ce désastre. Il faut remettre du « Pater » et la solution de Ségo (camp de ré-éducation) était la bonne. Je suis depuis longtemps contre la politique de l’Autruche ne cessant de dénoncer le bordel en conséquence de cette faillite éducative s’étant installé, sans lui préférer celle du pitt bull…
          Quant à la drogue (cannabis) il y a longtemps que ce devrait être dépénalisé (Ça ferait de la place)
          D’autre part ZOBOFISC, vous croyez qu’une répression aveugle réglera le problème des agriculteurs, du chômage de masse des jeunes (40% dans les cités), de la désindustrialisation du pays ect…

        • 25 Octobre 2016 à 17h22

          ZOBOFISC dit

          FRANCOIS

          C’est amusant ces associations de mots qui sont passés dans le langage courant. L’émotion ne peut être que palpable, et la répression aveuble.
          Qui vous parle de répression “aveugle” ?
          J’ai dit, il y a quelques jours qu’entre les 1 détenu pour 1000 habitants en France et les 8 détenus pour 1000 habitant des USA, il y a de la marge.
          Il n’est pas question (pour le moment) de faire du tout répressif mais de faire cesser ce sentiment de totale impunité qui s’est installée chez “la racaille” et qui fait qu’ils brûlent des policiers pour rigoler.

          L’application du code pénal, rien que le code pénal mais TOUT le code pénal.

          La prison ne résout pas la  délinquance j’en suis bien conscient mais elle remet les choses en place et quand un malfrat est en prison : il n’emmerde pas le pauvre monde.

          Je sais que les délinquants se font une gloire de leurs passages en prison comme s’il avaient décroché une médaille olympique ; et alors ? 

          Il faut aussi reconnaître que les droitdelhommistes  ont beaucoup fait pour que les prisons françaises soient, sinon confortables car il y a un manque de places inacceptable, mais pour que les prisonniers bénéficient de tout un tas de choses qui rendent leur détention moins pénible que la vie du manoeuvre qui bosse pour 1200 € par mois.

          Quant aux agriculteurs, au chômage, et à la désindustrialisation cela n’a rien à voir avec la délinquance. Je ne prétend pas en construisant 100 000 ou 150 000 places de prison, transformer la France en Disneyland ou guérir le cancer, je pense simplement rendre aux Français un peu de sentiment de sécurité, réduire les risques d’attentats islamiques et, accessoirement, faire baisser le prix des assurances contre le vol.

        • 25 Octobre 2016 à 19h12

          François dit

          ZOBOFISC, premier paragraphe amusant parce qu’effectivement exact. Nous sommes souvent prisonniers de formules toutes faites.
          Pour le reste, évidemment que nous sommes d’accord sur le fond, mais sur la forme je souhaiterais que l’on cueille le fruit avant qu’il ne pourrisse et préférerais que mon pognon passe dans un éducatif contraignant plutôt que dans un répressif coûteux et inefficace.
          Ce serait tout bénéfice pour tout le monde, NOUS et EUX.
          L’exemple américain que nous avons utilisé tous les deux n’est pas une bonne méthode, les chiffres parlent d’eux mêmes.

        • 26 Octobre 2016 à 22h25

          ZOBOFISC dit

          En fait, FRANCOIS, nous sommes d’accord sur tout et notamment sur le traitement des prisonniers.
          Enfermer des délinquants en prison comme on le fait actuellement n’a pas d’autre intérêt que de les empêcher de nuire durant leur détention ce qui est déjà beaucoup plus que toutes ces politiques de la ville totalement inefficaces).

          Il y a déjà longtemps, j’avais suggéré que ces jeunes délinquants en échec scolaire total, soit enfermés dans des centres de détention spécifiques dans lesquels ont leur dispenserait des cours pour leur apprendre l’essentiel : la lecture, l’écriture, les bases des mathématiques ainsi qu’un métier, et ils n’en sortiraient qu’après avoir satisfait à de sérieux contrôles de connaissances.

          J’ai essuyé un tollé que je ne qualifierai pas de général pour ne pas tomber dans les clichés que je dénonce, mais un tollé quand même. On m’a accusé de vouloir rétablir les « maisons de correction de sinistre mémoire ».

          J’ai rangé cette idée dans le tiroir des « idées incompatibles avec la doxa » et basta !… 

      • 24 Octobre 2016 à 16h50

        ZOBOFISC dit

         A FRANCOIS :

        Pour le milieu des années 60, nous n’avons pas les mêmes sources semble-t-il mais on sait très bien que sur internet on trouve tout…..et son contraire.
        Le débat n’est pas là, il est sur l’explosion de la délinquance, des zones de non droit, le désarmement moral de la police et le laxisme judiciaire encouragé par un dramatique manque de places de prison.  

        Comme j’aime bien les métaphores je dirai que nous ne sommes pas en train de choisir entre les bains de siège ou l’homéopathie pour lutter contre un cancer métastasé, mais de se demander quelles sont les chances de survie du grand malade qu’est notre société.
         
        A SANCHO PENSUM
         
        Vous, vous faites dans l’homéopathie, dans le « bisounoursisme » en nous mélangeant des chiffres de 1945, de 1958, de 1975 etc. avec des affirmations péremptoires du genre : « depuis 1975 : inflation carcérale corrélée avec l’augmentation de la durée d’incarcération » ou bien votre « intuition sur la sévérité des peines exigées par la société ». La société n’exige rien hormis de vivre tranquille sans se faire agresser à tous les coins de rues. La société constate le laxisme, l’explosion de la délinquance corrélée (comme vous dites) à l’augmentation d’une population d’immigrés et surtout de descendants d’immigrés qui refusent d’étudier et de s’intégrer dans la société.

        Dans les années soixante, on faisait déjà la chasse à la drogue, mais il y en avait beaucoup moins (la drogue c’était le pinard et le pinard : c’est sacré !)
        Quant aux délinquants de la route, leur incidence sur la population carcérale (et c’est de cela dont nous parlons) est insignifiante :

         https://www.francebleu.fr/infos/societe/5-des-detenus-sont-des-delinquants-routiers-1379475000
         

      • 24 Octobre 2016 à 16h52

        ZOBOFISC dit

        A SANCHO PENSUM – suite
        Il n’y a pas eu de « tour de vis répressif » au début des années 70 mais au contraire le commencement du laxisme avec Giscard et ceux qui l’ont suivi.

        Vous pouvez continuer à vous voiler la face, à répéter avec les gaucho-bobos que l’immigration est une chance pour la France ou qu’il n’y a pas plus de délinquance qu’il y ½ siècle, mais la politique de l’autruche n’a jamais rien résolu, au contraire, elle aggrave les choses.

        Tout cela va exploser, c’est inévitable !
         

    • 23 Octobre 2016 à 16h25

      Sancho Pensum dit

      Pfff !… Article à la con, une fois de plus, une fois encore, dix fois de trop !
      Lelenesley, qui pigeait (rien) chez Bd Voltaire, la revue de Clébard, met toute la misère du monde sur le dos de Hollande.
      Pourquoi pas, au point où il en est… Ce piètre président n’aura pas servi à grand chose. Mais si l’on veut comprendre la réalité de la situation – il paraît qu’on aime bien le “réel” à Causeur – il faut avoir le courage de redire que cette situation ne date pas du quinquennat actuel.
      Déjà, il y a plus de 10 ans, le nain sectaire brandissait son karcher anti-racaille. Il s’est passé quoi, depuis ? Rien, nada, que pouic !
      Alors si la copine à Clébard veut dresser un portrait réaliste de la violence urbaine, va falloir qu’elle se sorte les doigts du cul, et arrête de prendre son lecteur pour un con !

    • 23 Octobre 2016 à 0h33

      solitude dit

      Saint-Étienne: dégradations après une manifestation pour “désarmer la police”
      http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2016/10/22/97001-20161022FILWWW00172-saint-etienne-degradations-apres-une-manifestation-pour-desarmer-la-police.php

      Avec la classe politico-médiatique qui les soutient( la propagande sur france inter c’est tous les jours , à n’en pas croire ses oreilles)
      les islamo-gauchistes s’en donnent à coeur joie jusqu’au jour où ….

    • 22 Octobre 2016 à 19h58

      André Plougardel dit

      SUD, un syndicat qui a le vent en poupe

      La COP 21 c’est pour bientôt.Hollande nous l’a dit:la planète est en danger.Il faut inventer une énergie propre afin que l’ours polaire continue à forniquer à son aise et à se multiplier sur la banquise,que la vache dans le pré continue à chier sa bouse méthanisée en tout sérénité.
      La survie de la planète doit être un sujet de conscience universelle.

      On en parle souvent ,mon pote et moi autour d’un apéro.
      Gilbert Papillaud,mon collègue de travail.C’est un écologiste de la première heure.Il dit ce qu’il fait et il fait ce qu’il dit.Il dit surtout que chacun doit s’impliquer à son niveau à la mesure de ses moyens.Mon pote Gilbert,lui, a trouvé un moyen sympa de lutter contre le réchauffement climatique:adhérer à un syndicat.Il a cherché et il a trouvé.Son syndicat s’appelle SUD.Quel rapport me direz vous.Très astucieux.Il a assisté à des meetings syndicaux de tous les syndicats en Gauloiserie.Ça a pris des plombes.Mais quand on a une conviction ,on ne compte pas le temps.Mon pote Gilbert a donc fait le tour des syndicats gaulois et a opté pour SUD.C’est le syndicat qui brasse le plus d’air.Il s’est dit, je tiens mon filon.Sacré Gilbert.
      Ainsi, dans la boite où il bosse ,il a pris la carte de SUD.Aux dernières élections professionnelles,SUD a raflé 50%du parc éolien de l’usine.Il a tenté vainement de me persuader de prendre une carte SUD,mais brasser du vent c’est un métier .Il faut une formation certainement.T’en fais pas me dit -il ,on s’en occupe,à SUD on est des pros.
      La boite dans laquelle travaille mon pote à misé sur l’éolien.C’est propre et beaucoup moins onéreux en terme de facture énergétique.En tout SUD représente six éoliennes qui marchent à plein temps.Le rendement de chaque éolienne frise les cent pour cent.Surtout si l’on inclut le temps de délégation pendant lequel le délégué SUD en délégation passe son temps à fermer une porte pour en ouvrir une autre.Cela crée des courants d’air.

      • 22 Octobre 2016 à 20h01

        André Plougardel dit

        La moitié de l’énergie consommé par l’usine est fournie par SUD.Aux prochaines élections ,si tout va bien , SUD compte doubler son parc de brasseurs de vent.
        Quand y a de l’air à brasser tout va bien.SUD sait faire.Mais parfois le jour de canicule où il n’y a pas de vent,c’est plus délicat .Il faut créer du vent.C’est là qu’on fait appel à FO.Un syndicat concurrent.Une intersyndicale ils appellent ça.FO lance un préavis de grève ,distribue des tracts ,les gens vont et viennent,s’agitent dans tous les sens et créent de ce fait un effet de souffle.Et là SUD prend le relais,dépressurise l’atmosphère comme dans les avions et les ouvriers s’endorment sans même compter les moutons de Panurge.Les choses rentrent dans l’ordre et on continue comme avant.Les moutons continuent à bêler et cela permet à SUD de continuer à faire illusion devant ce que l’on continue d’appeler les ouvriers.
        Parmi les mesures de sécurité pour éviter les accidents liés aux déplacements d’air,le syndicaliste SUD est affublé d’un gilet jaune.Ce qui permet de l’identifier de loin.Il faut savoir que lorsque vous croisez un syndicaliste SUD dans les allées de l’usine,mieux vaut ne pas s’en approcher ou alors il faut vous accrocher sous peine d’être balayé comme un fétu de paille.L’effet de souffle est garanti.Le seul endroit ou vous pouvez le croiser , voire le côtoyer sans danger c’est à la cafétéria.C’est le seul moment de la journée où le syndicaliste SUD bosse.C’est à dire dix minutes par jour.
        André Plougardel militant FN,chômeur SDF

      • 24 Octobre 2016 à 18h56

        Pol&Mic dit

        SUD…????? nous fait “suder” ah non, c’est “SUER” !……(et même plus!)
        mais…… comme les serpents moribonds!………….etc….

    • 22 Octobre 2016 à 19h53

      àboutdepatience dit

      Remarquable le ton martial de manuel Valls menaçant les opposants éventuels à l’accueil des migrants de Calais répartis bientôt un peu partout, on ne sait pas selon quel critère.
      Il les assure des foudres de l’État au cas où ils feraient la gueule.
      Ça rassure de voir un pouvoir aussi ferme et sûr de soi.
      On comprend que l’ordre règne et que les délinquants tremblent devant la force publique.

    • 22 Octobre 2016 à 19h46

      André Plougardel dit

      Dans ma famille on a grandi dans le syndicalisme.Au départ c’était super,on défendait les ouvriers, les chômeurs, les pauvres en se disant que ça ira mieux demain….On se battait pour de vraies valeurs.Jaurès, c’était notre pote.Louise Michèle,notre Muse à nous.Puis les “solfériniens”sont arrivés.C’est là que ça a commencé à se gâter.Jaurès s’est transformé en Cambadélis.Peu à peu on a été récupéré.Peu à peu,on s’est moulé dans le système solférinien.Le penchant pour l’argent,le luxe,la corruption et les Rolex à 10000 euros.Au départ,au syndicat,on avait une dent féroce contre les valeurs bourgeoises ,on se battait pour ce que l’on appelait encore les ouvriers,mais la génération Mitterrand a tout changé.Germinal c’est pour les cons.Vingt ans de socialisme solférinien,ça vous change un pays et une mentalité.Je me souviens,avant le déluge socialo,quand on était gamin,on s’amusait,y avait de l’espace, de l’herbe à perte de vue, les champs de marguerites était notre paradis,notre royaume, la nature nous appartenait.C’était nous les rois.Puis,la décentralisation est arrivée.D’autres rois sont arrivés.Des rois socialistes avec eux les pesticides qui ont amené la peste.Ils ont commencé à vendre le pays aux intérêts privés.Les singes déguisés en promoteurs immobiliers.Les mares aux canards ont disparu,plus de grenouilles,plus de salamandres,plus de papillons et plus de marguerites.Tous ces animaux qui ont fait notre enfance ont disparu. Maintenant,à SUD,je défends le fric,le mien surtout,et le MEDEF.On roule dans de grosses bagnoles.Et on boit de la suze.Il est vrai que je dors mal.Je digère pas.Mais bon!On ne se prive pas de foie gras quand une entreprise ferme.A mon syndicat on nous a appris à être du coté du manche.L’école de la République c’est HEC! Tiens,la mutuelle obligatoire,une belle arnaque.Les ouvriers qui dorment avec le portrait de Jaurès à leur chevet.

      • 22 Octobre 2016 à 19h47

        André Plougardel dit

        Mon beauf,lui est heureux comme un pape .Il empoche la mise.Il gère une mutuelle de groupe.Merci Fillon.Merci l’UMP.Bientôt il n’y aura plus de sécurité sociale.Elle sera privatisée.Phagocytée par les mutuelles.C’est dans les plans des SOCIALO-MEDEFO-UMPISTES .Mais rassurez -vous,on continuera à payer toujours des cotisations mais ce sera pour payer les vacances au Maroc de nos pédophiles UMPS. Je milite à SUD.Je suis délégué syndical.Un syndicat canada-dry, il a l’apparence d’un syndicat.Mais en fait on est une bande de branleurs autoproclamés.Dans l’art de la mystification on est des pros.On fait illusion.On joue une pièce de théâtre dont le patron est le metteur en scène.Nous avons les personnages mais on a pas encore trouvé l’auteur.Dans ma boite ,on joue aux chiens de garde qui aboient sans cesse.Mais quand les loups sont dans la bergerie ,on ferme notre gueule et le metteur en scène nous ordonne de regagner la niche.On s’exécute sur le champ.Dès que les loups se sont rempli la panse ,on se remet à aboyer.Et ainsi de suite.Une pièce de théâtre réglée au millimètre.On laisse les patrons appliquer leurs désidératas, appliquer leur programme social-libéral,en fait plus libéral que social, et en contrepartie ,il nous jette un os,c’est à dire des heures de délégations pour nous abreuver de suze et nous branler les couilles à loisir.Elle est pas belle la vie?

        André Plougardel militant communiste , chômeur SDF