«Je vois entrer Lily-Rose. Et je n’en reviens pas» | Causeur

«Je vois entrer Lily-Rose. Et je n’en reviens pas»

Entretien avec Rebecca Zlotowski, réalisatrice de “Planétarium”

Auteur

Olivier Prévôt
anime le site et la revue L'Esprit de Narvik et le blog Les Carnets de Betty Poul sur Causeur.

Publié le 15 novembre 2016 / Culture

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planetarium lily rose portman

Mercredi, sort en salles le très beau film de Rebecca Zlotowski, Planétarium. Au milieu des caméras, des flashs et de l’effervescence qui accompagne la sortie de ce film (à l’affiche : Natalie Portman, Lily-Rose Depp, Emmanuel Salinger et Pierre Salvadori), la réalisatrice a pris le temps de s’asseoir autour d’une table et de discuter. Rencontre avec l’une des plus brillantes de nos jeunes cinéastes.

Causeur : Votre film, Planétarium, peut être regardé de deux manières. Dans sa dimension romanesque, cette histoire si émouvante que vous nous racontez… Et, peut-être aussi, comme un propos sur le cinéma. Un cinéma qui serait une quête de l’invisible.

Rebecca Zlotowski : Je n’ai jamais voulu faire un film « sur le cinéma ». Pas à mon âge, pas après deux films [Belle Épine et Grand central] ! Ça aurait été une ambition écrasante. Je ne formulerais donc pas les choses ainsi. En revanche, il y avait un désir, celui de montrer le rapport entre le spiritualisme et la dimension archaïque, primitive du cinéma. Par ailleurs, j’avais envie de montrer le parcours d’un personnage, celui qu’incarne Natalie Portman. Une jeune femme qui abandonne, baisse les armes. Une jeune femme qui, à travers la pratique du cinéma, se met à vivre une « vraie vie ». Ces deux thématiques ont nourri le projet du film depuis le début, mais c’est comme si je m’en étais rendu compte que très tard. Avec Robin Campillo [le co-scénariste], nous avons avancé de manière beaucoup plus modeste. Nous avons « suivi » nos personnages. Nous avons fait se rencontrer deux blocs qui, a priori, n’était justement pas destinés à se rencontrer – l’un étant ces deux médiums, inspiré par les sœurs Fox, l’autre étant ce producteur de cinéma qui évoque la figure de Bernard Natan. On a opéré cette rencontre de manière expérimentale…

À la recherche de l’invisible ?

Oui, je pense que ça m’obsède depuis plusieurs films. Prenez Grand central, la radioactivité – une menace présente et impalpable. Ou Belle Épine, avec le danger, la mort qui rôdent un peu partout. C’est vrai : je suis fascinée à l’idée qu’on puisse filmer l’invisible.

Lisez la suite de cet entretien sur le blog d’Olivier Prévôt.

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    La rédaction de commentaires est impossible pour cet article

    • 15 Novembre 2016 à 23h50

      Warboi dit

      Le petit peuple gronde on dirait !!
      Faut-il lui rappeler ce qu’on disait déjà en 89 (qu’étrangement il vomit … va comprendre) ?
      Que dézinguer les “élites” ne le fera pas plus intelligent, ni entrepenant ni plus talentueux.

      Que les fils et filles de peuvent en effet zapper une étape, pas plus, et que le manque de talent se paiera cash car le cinéma est un marché où personne ne peut se permettre d’entretenir les boulets.
      Alors mes amis, rengorgez votre fiel, avalez votre aigreur et biberonnez votre progéniture au septième art puisqu’il est pour vous l’alpha et l’oméga de la réussite. Les meilleurs, les plus accrocheurs s’en sortiront.
      Puisque vous y tenez tant que ça.
      Moi je ferai de mes enfants des profs de Français, des magistrats et des ébénistes. Mais chacun sa projection….

      • 16 Novembre 2016 à 11h40

        agatha dit

        A votre manière, vous êtes en train de nous donner une leçon, mais je ne sais pas si c’est la bonne.
        D’abord, les commentateurs ne sont pas vraiment jaloux de l’intelligence ou de la réussite des “élites” consacrées. Je trouve qu’en général ils ont plutôt une bonne opinion d’eux-mêmes. Ce n’est pas ici que vous trouverez les plus aigris. Ils ne veulent pas dézinguer le système élitiste, ils aimeraient qu’il soit plus légitime.
        ” le manque de talent se paiera cash” : ce n’est pas évident, la plupart des comédiens fils et filles de sont médiocres mais le marché est capable de tirer profit de leur nom et de leur notoriété infuse.

    • 15 Novembre 2016 à 22h31

      GigiLamourauzoo dit

      Pour ta carrière,Lily-Rose,si tu n’aimes pas l’habit,j’te propose une feuille de route.

    • 15 Novembre 2016 à 22h07

      Cyranitto dit

      Nous pensions les avoir virés en 1789 mais, chassés par la porte, ils reviennent par la fenêtre. Le sang bleu reste encore le meilleur moyen de se faire reconnaître du talent.
      Bon sang ne saurait mentir.
      Il est étrange que les fils et filles de ne pullulent pas aussi dans les milieux sportif….Ah ben non, c’est vrai, dans le sport il y a des moyens objectifs de juger des capacités et du talent d’un individu. Alors, pour le coup, les héritiers ne sont pas choisis.
      Dans le show biz le carnet d’adresse reste encore le sésame vous permettant de décrocher plusieurs rôles et contrats avant d’avoir fait la moindre preuve de quoi que ce soit. Les fils et filles de sont déjà dotés d’un capital Nom et d’un passé fourni sur les réseaux sociaux : du pain béni pour les producteurs avides de rentabilité immédiate. Etant entendu que la notoriété nourrit la notoriété….les occasions de se faire du blé s’enchaînent pour un bon moment…
      Et pendant ce temps, le petit peuple grouille en se voyant reprocher de se révolter contre les problèmes que la caste dominante ne veut pas voir.

    • 15 Novembre 2016 à 19h27

      Didier Goux dit

      Vu le fatras amphigourique déblatéré par la cinéaste (“résonner avec le contemporain”, n’est-ce pas…), je vais moi aussi me garder de ce film comme de la peste, y compris lorsqu’il passera et repassera à la télévision pour amortir ses coûts de production. Comme je le fais d’ailleurs de tous les films français (surtout quand il sont dus à des femmes, encore plus redoutables que leurs confrères) qui n’ont pas au moins quarante ans de cave.

      Quant à la “fille de”, c’est chaque fois la même scie : on nous prend pour des niais à qui on pourrait faire croire qu’on ne l’a nullement choisie pour le “buzz” que son ascendance va fatalement créer, mais pour son exceptionnel talent d’actrice, trouvé à la naissance dans son berceau, comme il se doit.

    • 15 Novembre 2016 à 18h34

      clark gable dit

      `est effectivement un sacré avantage d`étre la fille d`une piétre chanteuse et d`une actrice qui joue comme une patate , elle ne peut que proposer mieux !

      • 15 Novembre 2016 à 19h19

        alain delon dit

        Vous êtes un vrai gourmet, mais ne boudez pas votre plaisir cher Clark!
        Cela dit, dans le genre “scène de baignoire” j’aimais mieux Kirsten Dunst en Marie-Antoinette

    • 15 Novembre 2016 à 17h56

      Des Bois dit

      C’est fascinant comme il y a toujours des grincheux aigris, quel que soit le sujet. Et grossiers en plus.

      • 15 Novembre 2016 à 18h28

        Villaterne dit

        Ce n’est pas parce qu’on est « fils de » ou « fille de « qu’on n’a pas de talent. Les noms comme Brasseur, Cassel, Depardieu et bien d’autres l’ont prouvé. Ce que veut dire Kriktus c’est que Lily Rose est un produit qui nous a été vendu avant qu’il prouve quoi que ce soit. Une forme de vente forcée si vous voulez. Et il déplore que des personnes de talent arriveront plus lentement voire jamais parce qu’elles n’ont pas d’accointance dans le milieu. Il dénonce, certes avec véhémence, cet entre soi qui n’entre pas dans le principe d’égalité des chances, chère à nos bonnes consciences qui sont légion dans le showbizz. On peut lui donner raison sur ce point !
        Après, que Lily Rose ait du talent ou pas, est un autre problème que je laisse aux spécialistes !

        • 15 Novembre 2016 à 18h52

          Des Bois dit

          1/ dit comme ça c’est comprhéensible comme point de vue
          2/ on peut avoir toutes les opinions possibles sur des gens, ce n’est pas une raison pour employer ce genre de vocabulaire

      • 15 Novembre 2016 à 19h57

        kriktus dit

        j’ai été grossier volontairement et on m’a en plus censuré un post car cet article est grossier la vente forcée de cette petite … est grossière la pipolocrassie est insultante il ne mérite que ma grossièreté la réalisatrice a pris cette fille de parce qu’elle sait qu’elle a plus de chance que son film ait des subventions; Logique que le casting se soit arrêté à l’arrivée de celle-ci toutes ces justifications sont foireuse et je répète que la Charlotte comme une pelle à fossoyeur et que la Romane n’a pas le dixième du talent de son père. Tout cet article n’est de l’enfumage. C’est insultant, la grossièreté est donc de mise.

        • 15 Novembre 2016 à 20h00

          kriktus dit

          pleins de fautes, pas de ponctuation et mon clavier qui fait des siennes. désolé
          foireuses—– joue

        • 15 Novembre 2016 à 20h21

          kriktus dit

          merci Villaterne de m’avoir défendu.
          Je n’ai pas supporté cet article, qui sans le dire nous vend du lily rose elle serait plus extraordinaire que n’importe qui! Il y a même de façon sous-jacente une justification héréditaire à ce soi disant talent: à gerber!!!
          J’en connais des jeunes filles pleins de talent qui remplissent de leur présence lumineuse un plateau! c’est avec ce genre de justifications malhonnêtes données par la réalisatrice et l’auteur de l’article que la reproduction des élites du showbiz fonctionne depuis des décennies. Y en a marre. On en a gros! j’exprime une colère comme dirait les journalistes au sujet de l’électorat de Trump ou du brexit. M’est avis qu’ils vont me dire faisant partie du mauvais peuple qui ne pense pas comme il faut.Vite il me faut des séances de pédagogie déradicalisatrice sur le showbiz. M’est avis, encore une fois, que ça aura le même résultat que la déradicalisation effectuée sur d’autres sujets- bien plus terribles et dangereux que moi- qui se sont plutôt enfoncés dans ce que cette pédagogie voulait combattre.

    • 15 Novembre 2016 à 16h09

      kriktus dit

      «Je vois entrer Lily-Rose. Et je n’en reviens pas»: c’est sur les aristocrates d’aujourd’hui c’est toujours mieux ça a toujours quelque chose de plus qu’une fille anonyme du peuple. j’ai clairement envie de gerber. Rien que pour ça je n’irai pas voir le film et je le déconseillerai.ras le cul de ces élites de merde!

      • 15 Novembre 2016 à 16h20

        Villaterne dit

        Cépafo !

      • 15 Novembre 2016 à 16h35

        Lecoeuretlaraison dit

        Entièrement d’accord.
        Aristocrates… et en plus donneurs de leçons. Remarquez c’est vrai qu’ils la mettent en pratique, la discrimination positive !