Pinocchio chez Claire Chazal
Une fois de plus, DSK est allé vite en besogne…
Publié le 21 septembre 2011 à 13:00 dans MédiasPolitique
Mots-clés : Claire Chazal, DSK, Nafissatou Diallo

International Monetary Fund
Dimanche, l’interview de DSK par Claire Chazal m’a amené à relire l’article que j’avais rédigé en mai sur le cas Strauss-Kahn. Aurais-je une virgule à y changer ? Hélas, aucune.
Car la prestation de DSK illustre parfaitement l’arrogance d’une élite qui se sent intouchable et en rajoute. Ses « éléments de langage » étaient soigneusement pesés. De quoi s’agit-il ? De ces mots, expressions et ajustements syntaxiques qui permettent aux consultants en communication de contourner la vérité et d’esquiver les faits pour donner une interprétation favorable à certaines pièces du dossier. Eléments de langage dont DSK savait qu’ils ne seraient pas contredits pour avoir, quinze jours durant, négocié les conditions de l’interview avec Claire Chazal.
Derrière chaque mot, se cache un demi-mensonge, une contradiction ou une indignité. DSK dit avoir commis une « faute ». Mais sans la qualifier. Une faute à l’égard de qui ? De sa femme ou de Nafissatou Diallo ? De la bienséance ou du droit des femmes ? On ne le saura pas. S’excuse-t-il de cette faute ? Non. Sans coup férir, il tire du rapport Vance les phrases qui l’arrangent et se garde bien d’en citer les passages embarrassants.
L’ancien ministre ne dit rien de la nature du rapport sexuel (qui dura 9 minutes, de l’entrée de Nafissatou Diallo dans la chambre à sa sortie), si ce n’est qu’il fut « inapproprié ». Il y a quelques années, il avait employé le même mot pour qualifier sa relation avec sa subordonnée au FMI. Mais « inapproprié » au regard de quoi ? D’une morale puritaine anglo-saxonne ? De la bienséance universelle ? Ou du droit commun ? On n’en saura pas plus. DSK n’apporte qu’une seule précision : il ne s’agissait pas d’un rapport tarifé.
Qu’imaginer ? Qu’en 9 minutes, il drague la femme de ménage, lui propose la botte, qu’elle accepte, se livre à lui, lui fait une petite gâterie et s’en va préparer son mauvais plan judiciaire contre lui ? Chacun appréciera la crédibilité de ce scénario.
Au passage, l’ex directeur général du FMI reprend insidieusement la thèse du complot. Sans aucun élément pour alimenter cette rumeur. Mais il est toujours bon de la laisser courir, voire de l’amplifier.
Pour finir, DSK qualifie le rapport Vance de « non-lieu » le blanchissant définitivement alors que ce document ne fait qu’expliquer pourquoi la personnalité de la victime n’est pas suffisamment crédible pour recueillir l’unanimité des jurés, justifiant ainsi la fin des poursuites judiciaires.
Mais le point d’orgue de cet exercice de communication fut marqué par un mélange de contrition (sans réelles excuses ) et de remontrance. Passant soudainement de Mister Dominique à Docteur Strauss-Kahn, DSK nous a asséné ses prescriptions sur la crise européenne (au demeurant insignifiantes, puisqu’on peut résumer sa pensée à « il faut payer ses dettes », ce qui est loin de ce qu’on peut attendre du docteur en économie dont on nous chante les vertus). En agissant ainsi, DSK marque très bien son arrogance : « bon, nous avons parlé un quart d’heure de la faute vénielle que j’ai commise, je vous ai donné toutes les explications, on ne va tout de même pas passer la soirée la-dessus, hein ? Maintenant que cette affaire est close, j’ai des choses sérieuses à vous dire, veuillez m’écouter » semble-t-il nous marteler doctement. Circulez, il n’y a plus rien à voir.
A travers cette manœuvre, DSK nous dévoile son jeu. Il n’a pas de temps à perdre pour revenir dans l’arène politico-économique. Une crise est en cours et il entend bien peser sur son évolution. Non en jouant les premiers rôles lors de la présidentielle – c’est maintenant impensable – mais tout de suite après. Ou même pendant. Martine Aubry en a d’ailleurs fait les frais puisqu’il a révélé (alors qu’elle le réfutait) l’existence d’un pacte de non-agression entre eux. Désormais,tout le monde sait qu’elle est candidate par défaut. Voilà qui va l’aider…
Au cours des prochains mois, il sera intéressant d’observer quel crédit accordent les Français à cet homme qui a méprisé la vérité et affiché son arrogance envers tous ceux qui – d’une manière ou d’une autre- ont été blessés par son comportement.
A suivre… Malheureusement.
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L'auteur
Xavier Théry est consultant.
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pgrand dit
Levrette ou 69? Vous avez raison, la France a le droit de savoir !! Pour assouvir cette légitime soif de connaissances, une proposition: demandons à l’industrie du Porno de faire des mini scènes de 6 Mn chacune sur ce qui a pu se passer dans cette chambre. Puis on votera par sondage sur le scénario le plus plausible. Franchement, il n’y a pas besoin de causeur pour ce type de condamnation solennelle et manichéenne: tous les médias accrédités s’en chargent et s’en répandent à longueur de colonne.
DSK s’est fait mettre un noeud coulant médiatique (sans mauvais jeux de mots), et dés qu’il tente de se débattre ça serre un peu plus fort..
Saperlipopette dit
L’ours: Entièrement d’accord avec vous.
jpmoratin dit
DSK est à la finance ce que Georges Clooney est au café : Nafitassou a cru que c’était Georges, voilà l’explication de cette erreur judiciaire
sausage dit
21 September 2011 à 13h16
Fiorino dit
“Et je m’arrête parce que ce débat commence à me dégôuter.”
On remerciera au moins DSK pour ça.
L'Ours dit
Florence,
bien vu!
Florence dit
L’Ours
Qui sait ce qui s’est passé ? :-))
En tous les cas, ce n’est pas brillant pour notre petit génie.
En cette sordide affaire, on évoque souvent les rois de France, Henri IV, Louis XIV, grands séducteurs devant l’Eternel.
Pour ma part, c’est à un Louis XV libidineux et au Parc-aux-Cerfs que cela me fait penser. A cette époque Louis XV n’avait plus rien du Bien-Aimé.
L'Ours dit
Florence,
dans l’hypothèse où c’est elle qui a tout manigancé, ce n’était certainement pas pour un rapport tarifé mais bel et bien pour porter plainte pour viol. Quelques centaines de dollars au mieux dans le premier cas, quelques dizaines de millions de dollars dans l’autre.
J’ai une préférence pour cette thèse dans la mesure où, dès la première heure, après avoir dit qu’elle ne savait pas à qui elle avait eu affaire et qu’elle n’était qu’une pauvre petite femme de ménage, elle a fait appel à un des avocats les plus chers de New York, et ce, avant même de demander une simple aide judiciaire. Ca, pour moi, est une réaction peu crédible.
JMS dit
Non, c’est l’avocat qui s’est proposé car il est rémunéré au pourcentage des indemnités, en général 30% je crois.
laborie dit
Chazal avait dû lui passer les questions longtemps à l’avance, de temps en temps il regardait ver le bas, non pas vers sa braguette mais sur les antisèches posées sur se genoux.
Florence dit
L’Ours
pourquoi pas en effet une histoire comme vous l’imaginez. Mais il manque le fric. Pourquoi la dame n’aurait-elle pas tarifé sa prestation ? Cela se fait tous les jours. Qui peut croire un instant que ce genre d’acte sexuel peut être gratuit ?
On peut tout imaginer. On peut imaginer que la dame s’est défendue mollement et que le Monsieur, au lieu de laisser une gratification bien méritée, s’est barré sans un regard. D’où la réaction de la dame qui s’est sentie flouée.
Comment un type réputé pour être intelligent a-t-il pu se mettre dans une telle situation est un mystère pour moi. Mystère que je ne cherche pas à percer, je préfère que DSK aille au diable, avec sa femme.
Cette histoire a eu le mérite de lever le voile sur ce couple infernal.
L'Ours dit
“Une faute à l’égard de qui ? De sa femme ou de Nafissatou Diallo ? De la bienséance ou du droit des femmes ? On ne le saura pas”.
Pas dur pourtant. Il dit que le rapport n’était pas contraint. Donc une faute envers sa femme et envers le rendez-vous qu’il avait avec les Français.
«L’ancien ministre ne dit rien de la nature du rapport sexuel (qui dura 9 minutes, de l’entrée de Nafissatou Diallo dans la chambre à sa sortie), si ce n’est qu’il fut « inapproprié ».
Ok : «je suis sorti de la douche avec Popaul droit comme l’obélisque. Surprise, la bonne m’attendait avait les nichons à l’air en me disant : «viens frenchy, tu vas voir du pays». Mais comme j’avais un RV, pas le temps de me coucher, je lui ai mis ma queue dans sa bouche et elle était tellement experte qu’il ne me fallut guère de temps pour répandre mon foutre de partout.»
Ca vous va monsieur Xavier Théry ? Sont-ce les précisions que vous espériez ?
«Qu’imaginer ? Qu’en 9 minutes, il drague la femme de ménage, lui propose la botte, qu’elle accepte, se livre à lui, lui fait une petite gâterie et s’en va préparer son mauvais plan judiciaire contre lui ? Chacun appréciera la crédibilité de ce scénario.
J’ai pas beaucoup d’imagination, mais si elle a préparé son coup pour le pognon, ce ne serait pas con, connaissant la réputation du bougre, de l’attendre à la sortie de la douche. Et là, s’ils sont d’accord tous les deux, 9 minutes suffisent amplement. Et quelle est cette histoire qui voudrait que 9 minutes ne suffisent pas à un rapport consenti mais tout à fait pour un viol ? Et pas la bouche qui plus est. Ce qui à mon humble avis, est plus long à obtenir par la force que par la «voie» classique. Vous voyez, j’ose. Puisque vous aimez les détails. Et je trouve ce scénario fort crédible, il suffit de supposer que c’est elle qui a tout fomenté.
«Pour finir, DSK qualifie le rapport Vance de « non-lieu » le blanchissant définitivement alors que ce document ne fait qu’expliquer pourquoi la personnalité de la victime n’est pas suffisamment crédible pour recueillir l’unanimité des jurés, justifiant ainsi la fin des poursuites judiciaires. »
Oui, pour moi cela suffit pour dire qu’un homme est innocenté. C’est un principe. Imaginez qu’on vous accuse d’une ordurerie que vous n’avez pas commise sans pouvoir le prouver. L’abandon de poursuites devrait-il alors laisser le doute continuer à vous couvrir d’opprobre ?
Non, ras le bol ! DSK n’est certainement pas un saint et sa prestation m’a laissé une sale impression. Et alors ?
Thalcave dit
Ras le bol? Vraiment?
Pourquoi tout ce ramage alors?
vingtras dit
D’accord avec vous M. Théry… mais à lire votre titre je croyais que vous alliez dire que le pif de DSK s’était allongé pendant la conversation (pardon, l’énoncé des “éléments de langage”) avec Claire Chazal. Je suis rassuré.
salantine dit
Essayons d’avoir un peu d’imagination concernant ces 9 minutes. Qui nous dit que c’était la première fois que ces deux là se croisaient ? Peut être qu’ils se connaissaient, qu’ils avaient leurs petites habitudes…Ce n’était pas la première fois que DSK descendait au Sofitel, et Diallo y travaillait depuis quelques temps déjà… Peut être que DSK lui a proposé de monter dans sa chambre comme il l’a fait avec les réceptionnistes de ce même hôtel…et Nafissatou a sauté sur l’occasion, pensant arrondir ses fins de mois difficiles en faisant une petite gâterie à un client riche. Ou alors, peut être qu’elle l’a allumé volontairement pour le piéger… Les possibilités sont nombreuses et celle de la tentative de viol n’est de loin pas la plus plausible.
Thalcave dit
Pour que vos hypothèses alternatives soient plausibles, il faudrait que Me Diallo ait un look de call girl. De mon modeste point de vue, ce n’est pas le cas.
salantine dit
Apparemment, DSK semble apprécier le sexe opposé sous toutes ses formes. Petites, grandes, jeunes, moins jeunes…Anne Mansouret n’a pas non plus un look de bimbo… Et puis, le désir, c’est quelque chose de complexe. On peut avoir très envie de quelqu’un de laid. Regardez Arnold Schwarzenegger, la femme qui a brisé son mariage a un physique bien plus ordinaire que la glaciale Maria Shriver. Il n’y a pas que les femmes aux mensurations parfaites qui sont désirables. Heureusement !
Alain Briens dit
Quoiqu’on pense de la prestation de DSK, (que du mal en ce qui me concerne, mais pas pour les mêmes raisons que M. Théry), il faut être un minimum honnête…
Le rapport Vance, sans constituer formellement un “non-lieu” à la française, ce concept n’existant pas en droit américain, dédouane largement DSK, non pas seulement en mettant en cause la personnalité de la “victime” comme le prétend M. Théry, mais aussi le déroulement des faits, tels que Mme Diallo les a racontés lors de 3 versions successives et contradictoires. La partie médicale du rapport est tout aussi instructive quant à des prétendues blessures dues à l’agression qui sont clairement décrites par des experts médicaux pour ce qu’elles sont, de l’affabulation pure et simple.
Sans parler bien sûr du tout aussi imaginaire viol guinéen, raconté, d’après M. Vance, dans des termes et avec des mimiques parfaitement similaires que ceux employés concernant la pseudo-agression de DSK.
Et Vance de conclure que le bureau du procureur (lui-même et ses adjoints) ne croyant plus du tout à la version de l’accusatrice, ils se voyaient dans l’impossibilité d’en convaincre un jury et donc de mener un procès.
Si ce n’est pas un non-lieu, ça y ressemble et DSK a raison sur ce point.
M. Théry, la prestation et l’attitude de DSK sont suffisamment sujettes à critique sans qu’il soit besoin de convoquer la mauvaise foi à l’appui de vos dires.
Alpheratz51 dit
Quel crédit accorder à un homme qui veut effacer les dettes ?
Thalcave dit
Énorme car 16 millions de spectateurs sont venus l’entendre contre 6 millions pour les “débat” des prétendants à la primaire socialiste comme le souligne à juste titre le billet d’Elisabeth Lévy.
Dans une démocratie d’opinion , c’est un fait majeur et qui n’était pas prévisible à ce niveau sauf par les communicants de DSK, qui sont manifestement des professionnels virtuoses comme l’était Jacques Pilha, qui a servi indifféremment sans que cela heurte le bon peuple.
Ignorer le retentissement de la prestation de DSK, dans toutes ses composantes (femmes, primaire socialiste, dette grecque) ce serait comme ignorer les manifestations monstres qui ont fait tomber de le CPE de Villepin, la réforme de l’Université de Devaquet sous Chirac (1986-88), la réforme de l’enseignement privé Savary sous Mitterand (1981-1986), la foule venue soutenir De Gaulle le 31 mai 1968, après l’avoir fêté en mai 1958, celles venues acclamer Pétain en juillet 1944 place Stanislas, et bien d’autres encore.
A l’image de la Grèce de Démosthène, ou encore celle plus proche de l’Egypte comme la dessinait il y a peu Gil Mihaely (http://www.causeur.fr/heureusement-il-y-a-israel,11435), nous sommes en passe de devenir une ochlocratie.
Patrick dit
Je n’ai pas regardé cette émission, par principe. Si tout le monde avait fait de même, DSK en serait pour ses frais , et TF1 aussi (TV-Bouigues, ancienne 1ère chaîne publique offerte par Sir Balladur).
Maintenant, si tout ce que dit cet article est vrai, DSK doit être un fin connaisseur de l’Ancien Testtament, et a du étudier le texte de 1 Samuel 15. versets 17 à 35, et en particulier ceci :
v.30 : Et [Saül] dit: J’ai péché; honore-moi maintenant, je te prie, en la présence des anciens de mon peuple.
Seulement voilà, Samuel n’est s’y est pas laissé prendre. Nos contemporains auront-ils la sagesse de Samuel ?
Pour voir le texte dans son contexte :
http://www.bibleenligne.com/Commentaire_biblique/Commentaire_simple/AT/1Samuel/1Sm%2015.17-35.htm
Florence dit
Rotil,
C’est en effet lassant tous ces fils sur DSK !
Je crois que la meilleure chose pour tout le monde, c’est que notre ami Dominique partent prendre sa retraite définitive dans sa villa de Marrakech.
Florence dit
Désolée pour la faute : parte bien sûr !
Et qu’il emmène avec lui sa charmante épouse.
RotilBis dit
C’est lassant tous ces fils sur DSK…
J’ai pas vu l’émission, mais qu’eut-il fallu que DSK dise pour trouver grâce aux yeux de tous ces commentateurs ?
livia dit
On dirait que nos amis de Causeur veulent nous confesser jusqu’au dernier sur “l’affaire” et sur la prestation de DSK.
Je déroge, car à force de me présenter un chiffon rouge, je craque.
Je m’étais dit je ne regarderai pas TF1 mais il n’y avait rien sur les autres chaines (je sais piètre excuse) et par curiosité je l’ai fait.
Dans le grand maestrom d’avis je ne me suis pas retrouvée.
Dans le C dans l’air qui à suivi, j’ai eu le plaisir d’entendre le Psy de service exprimer exactement ce que j’ai ressenti quand au seul moment où le controle absolu de l’exercice a laissé entrevoir autre chose et qu’il a répondu à la question de C.C.en souriant.
Fiorino dit
Autant supprimer la justice, si les intellectuels et les journalistes telles que Xavier Théry qui sont absolument convaincu avec preuves à l’appuis de la culpabilité de DSK sans doute pour des raisons qui n’ont rien à voir avec la lutte contre le viol. Au fait M. Théry la jeune fille traité de salope à Carpentras lors d’un procès pour viol au même moment que vous vous intéressiez à l’affaire DSK elle a droit à un article elle? Les victimes présumées de M. Tron qui est toujours maire et a sa carte à l’ump non plus? J’avais décidé de ne plus réagir aux articles sur DSK, mais c’est le quatrième en trois jours sur sa préstation journalistique. Faut-il que tous les journalistes de causeurs donnent leur avis? Je ne prétend pas être la voix de toutes les victimes de viols ou tentative de viol, mais c’est sûr que tout le monde n’a pas eu droit à cet intérêt de la presse et aucun soutient confronté à ces crimes même quand ils sont averés déjà, il est clair que c’est qui intéresse l’authéur c’est l’identité du prétendu violeur pas la victime. Et je m’arrête parce que ce débat commence à me dégôuter.