On a une base juridique pour interdire le salafisme en France | Causeur

On a une base juridique pour interdire le salafisme en France

Entretien avec Pierre Conesa

Auteur

Régis Soubrouillard
est journaliste.

Publié le 01 août 2016 / Politique Religion

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Ancien haut fonctionnaire du ministère de la Défense, professeur à Sciences Po et auteur du « Guide du petit djihadiste », Pierre Conesa revient sur les failles de la politique antiterroriste largement accentuées par la « veulerie » du débat politique français.
pierre conesa salafisme daech

Sipa. Numéro de reportage : 00717050_000022.

Régis Soubrouillard. La France vient de vivre deux semaines stupéfiantes, avec un chef de l’Etat qui annonce la fin de l’état d’urgence lors de son discours du 14 juillet, les attaques de Nice le soir même -les attentats en Allemagne- et à Saint-Etienne-du Rouvray où un individu arrêté, en Allemagne, à Genève, à Istanbul, porteur d’un bracelet électronique a commis un attentat. L’exécutif ne cesse de marteler que « nous sommes en guerre » mais semble complètement dépassé par les événements. Cela marque-t-il une défaillance totale de la politique antiterroriste ?

Pierre Conesa. Nous ne sommes pas en guerre, mais dans une situation où une menace extérieure relève de la sécurité intérieure. Et si le « risque zéro » n’existe pas, chaque attentat fait apparaître des failles dans les systèmes de sécurité.
En l’occurrence, Saint-Etienne du Rouvray apporte la démonstration que le bracelet électronique n’empêche personne d’égorger les gens. C’est une défaillance pure de la justice face à laquelle on ne peut pas raisonner en termes d’Etat de droit sur le mode “l’homme a fait de la prison, il s’est amendé”. Nous sommes face à des gens pour lesquels une peine de prison ne constitue pas une sanction dont l’objectif est d’empêcher la récidive, ce qui est le but d’une peine d’emprisonnement. Face à cette menace, il faut repenser la logique de sanction. Si le type est un terroriste convaincu et s’il a une double nationalité, il faut le reconduire à la frontière; sinon il faut le couper de ses réseaux donc les assigner à résidence et les isoler loin de leur lieu de vie habituel. Quand je dis ça, on me dit que je veux reconstituer le bagne de Cayenne. Evidemment que le débat n’est pas là, Cayenne est une commune française, tout comme les Kerguelen, Saint Pierre et Miquelon. Mais on est dans une logique des droits de l’homme où le droit des terroristes prime la sécurité des populations et ces débats sont interdits.

Comme celui sur la déchéance de nationalité, mesure à laquelle vous étiez favorable ?

Tout à fait. On a discuté sur des principes du style « le droit du sol est un principe républicain » ce qui d’ailleurs est faux : c’est un principe napoléonien parce que Napoléon avait besoin d’hommes pour ses armées. L’autre argument c’est de dire : les terroristes se fichent de leur passeport parce qu’ils le brûlent lorsqu’ils arrivent en Syrie ou encore le type qui se fait sauter s’en fout de son passeport puisqu’il est mort. Mais ce n’est pas le terroriste qui m’intéresse en l’occurrence c’est son réseau, ceux qui lui ont permis d’organiser son attentat. Si ceux-là ne sont pas déchus de leur nationalité, cela veut dire qu’ils restent sur le territoire, ce qui est totalement scandaleux.   Le gouvernement a agi tellement stupidement sur cette question de la déchéance de nationalité en voulant en faire un principe constitutionnel qu’il s’est fait flinguer par sa propre majorité. Sur ces sujets, le débat politique est incroyable de médiocrité et de veulerie. Si on estime qu’un discours idéologique, raciste, antisémite, misogyne, homophobe, sexiste, sectaire est interdit, alors on a une base juridique pour interdire le salafisme en France. Si on définit le salafisme par ses idées et qu’on le fait sous forme de lois, c’est un Etat de droit.
J’aime bien faire remarquer à mes étudiants à Sciences Po que les Etats Unis, dans les années 1960, avec leurs lois ségrégationnistes, étaient toujours un Etat de droit. Aujourd’hui, aux USA, le Ku Klux Klan est autorisé et les USA sont un Etat de droit, la France coloniale était aussi un Etat de droit. Mais c’est un message qui a du mal à passer…

Adel Kermiche était, semble-t-il, connu des services de renseignements, ce qui ne l’a pas du tout empêché d’agir. Le rapport de la commission d’enquête parlementaire sur les attentats de 2015 préconise notamment une refonte des services de renseignement pour en faciliter la coordination. Cela permettrait-il d’améliorer l’efficacité des services dans la lutte anti-terroriste ?

Il y a déjà eu des tentatives de rapprochement par le passé : Sarkozy a créé les Groupe d’intervention Régionaux (GIR) pour lutter contre la criminalité dans les banlieues. L’idée était de mettre en commun les compétences des divers services coercitifs de l’État (police, gendarmerie, fisc, douanes, Inspection du travail…). La deuxième étape a été la création du coordinateur national du renseignement pour mettre en commun les informations des uns et des autres. Ce sont des réformes qui vont plutôt dans le bon sens car la menace que fait peser l’Etat Islamique démontre que la distinction renseignement extérieur/ renseignement intérieur est dépassée. Mais si on ne crée pas une connivence entre les exploitants de base qui peuvent donner des informations sur leurs cibles, ou leurs sources, cela ne changera rien. Car il n’y a que des gens qui travaillent sur les mêmes dossiers qui peuvent échanger des informations. Or on fait un rapprochement par les chefs, qui souvent ne connaissent pas les dossiers, cherchent à se protéger les uns des autres, à plaire à leurs propres supérieurs, sans parler des rivalités historiques entre les différents services. Dans les cellules de crise, les experts sont rarement consultés. Toutes ces tentatives de coordination du renseignement supposent un changement total de paradigme dans la façon d’aborder le travail de fond. Notamment par les politiques qui doivent donner liberté aux renseignements de travailler, et être capables d’entendre les choses les plus désagréables qui soient – car c’est le but des services de renseignements – et de remercier ceux qui dissimulent des renseignements pour des questions de querelles de chapelles.

Certains hommes politiques réclament une reconstitution des renseignements généraux. Cela vous semble-t-il pertinent ? 

C’est, en effet quelque chose qui revient. C’est intéressant parce que les gens qui parlent des RG rêvent d’une France qui était un pays homogène : envoyer quelqu’un des RG assister à une réunion syndicale n’était pas très compliqué alors qu’aujourd’hui envoyer quelqu’un dans une mosquée pour assister à un prêche salafiste ou pénétrer la diaspora albanaise qui tient les réseaux de prostitution sur les grands boulevards, c’est beaucoup plus difficile.
Il ne faut pas reconstruire les RG, il faut construire des RG à l’image de la société. Par exemple, les médias aiment diffuser l’idée que la radicalisation se fait par Internet. Les renseignements considèrent que l’essentiel de la radicalisation se fait, au contraire, par contact direct. Mais il devient très difficile de convaincre les politiques que le travail de renseignement ne se limite pas à mettre des gens derrière des ordinateurs pour surveiller des sites ou des réseaux sociaux. Le renseignement de terrain est un travail beaucoup plus besogneux, qui nécessite beaucoup d’hommes parlant arabe et qui prend beaucoup plus de temps. Quand les politiques parlent de reconstituer les RG, ils partent de la structure alors qu’il faudrait partir du besoin.

La Tribune de Genève a publié un article en mai 2015 sur Adel Kermiche. dans lequel on perçoit tout le désarroi  des parents face à ce jeune radicalisé. Sa mère a tenté d’alerter les autorités mais elle dit « On ne sait pas quoi faire. On ne sait pas vers qui se tourner pour nous aider». Comment aider les parents démunis face à des jeunes en phase de radicalisation ?

Beaucoup de parents ont connu ce problème, en particulier avant 2015. La prise de conscience par les autorités sanitaires se faisait souvent quand des parents se décidaient à faire une conférence de presse. Le problème était que rien ne pouvait se faire à l’encontre d’un individu majeur. Depuis, il y a eu la loi pour empêcher les départs en Syrie. Mais le problème doit être plus large. Il faut une loi interdisant le départ de tout citoyen français vers une zone de conflit couverte par des résolutions de l’ONU. Y compris de jeunes allant faire le service militaire dans les Territoires occupés.

Selon Le Canard enchaîné, Bernard Cazeneuve réfléchirait à une association entre l’Etat et l’islam en France, une forme de concordat qui impliquerait la rémunération par l’Etat des ministres des Cultes, et la validation de leur nomination. Vous évoquiez déjà cette question dans votre rapport sur la contre radicalisation. Qu’en pensez vous ? 

Cela me semble être plutôt une bonne idée mais cela fait longtemps qu’elle aurait dû être mise en œuvre. L’historien Mohamed Arkoun, qui était un grand spécialiste de la pensée islamique, avait demandé que soit créé un institut de théologie islamique. Il disait qu’un théologien moderniste ne pouvait travailler que dans une démocratie, pas en Arabie Saoudite, pas en Egypte ou en Tunisie.  A l’époque, Arkoun avait fait face à une levée de boucliers incroyable, l’idée avait été dénoncé par toute l’administration et les syndicats de l’enseignement supérieur. Du coup, Arkoun s’est tourné vers l’université de Strasbourg car il y a le Concordat. Il souhaitait que l’université de Strasbourg forme des imams français. Il avait demandé un rendez-vous à Lionel Jospin lorsqu’il était ministre de l’Education nationale de Mitterrand et le rendez-vous a été refusé.  Le Concordat permettrait par exemple d’imposer la formation des imams en prison qui est aujourd’hui assurée par des retraités ou encore de donner une reconnaissance à un islam moderniste, de lui donner un statut, une certaine force alors que les représentants de cet islam moderniste sont devenus les principales cibles du salafisme. Le principe du Concordat permettrait de résoudre un certain nombre de problèmes urgents qui ne trouvent aujourd’hui pas de solutions. Car nous faisons face à une véritable carence de la République et une somme de refus de décisions qui contredisent la célèbre phrase de Queuille qui disait « je ne connais pas de problème qu’une absence suffisamment prolongée de réponse ne finit par résoudre ». En l’espèce, l’absence prolongée de réponse a créé un abcès dont la société française aura beaucoup de mal à se remettre.

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    La rédaction de commentaires est impossible pour cet article

    • 3 Août 2016 à 16h41

      jph dit

      Je viens d’apprendre que Jean-Pierre Chevènement serait pressenti pour piloter un comité de réflexion sur la laïcité, la République, peut-être même la France… Il aurait pu y avoir pire choix, mais je pense que celui qui est revenu de l’Au-delà réfléchira à deux fois avant d’accepter pour mission au nom des Français de leur éviter de rejoindre ledit Au-delà (d’Allah,bien-sûr)!

    • 2 Août 2016 à 18h16

      palsembleu dit

      Merci cet article passe en revue les solutions les plus évidentes, pragmatiques, et certainement efficaces. Alors qu’attendent les gens au pouvoir ……Nous ne pouvons ,nous, pas attendre très longtemps que ces messieurs émergent de leur torpeur .

      je pense décidément qu’ils ne sont pas intéressés de ces sujets pour la simple raison qu ils se sont vendus de différentes manière au Qatar et aux Saoudiens pour différents marchés passés après l’Otan.

      ils emmargent à tous les râteliers ….. , pour aider la nation disent ils, alors que ces chers voyageurs de commerce du diable en reversent alors les commissions…… à cette bonne nation….. Merci pour nous pauvres pécheurs.
      .. LA MESSE EST DITE merci l’abbé ..
      ..

    • 2 Août 2016 à 17h21

      palsembleu dit

      Pour ces gens une peine de prison est la première page du passeport vert …….Un gage qu’ils donnent à leurs frères ……. car bien dles délinquants français de branche immergés dans la culture maghrébine et la religion coranique S’enorgueillissent de se blanchir en faisant passer leurs actions pour un combat politique. Eux ne se gênent pas de pratiquer l’amalgame ……Il attrapent ainsi leurs premiers gallons de résistants …..Mais en fait à quoi résistent- ils .Défaisons l’amalgame dont ils ne nomment pas les différents ingrédients …..

    • 2 Août 2016 à 8h30

      IMHO dit

      http://www.lemonde.fr/religions/article/2016/08/01/condamner-publiquement-au-nom-d-une-religion-relevant-du-prive-le-dilemme-des-musulmans-en-france_4977199_1653130.html

      C’est sans espoir, ce qui est dit dans cet article le montre: les musulmans français ne se poseront jamais de questions sincères sur leur foi religieuse et ne la remettront jamais en cause, même ceux qui ne la pratiquent plus et n’y croient plus.
      Ils feront seulement semblant pour empêcher et interdire qu’on le fasse sérieusement.
      Il n’y a pas d’exemple de religion, de croyance, qui imprègne autant et dont il soit si difficile de se distancer.
      Les chrétiens qui l’ont vraiment été et qui ne les sont plus, les ex-communistes, les ex-libéraux, il y en a, les ex-ceci ou cela acceptent de parler de leur croyances passées avec détachement et objectivité, s’ils ont vraiment dépouillé le vieil homme et ne sont pas devenus des antichrétiens ou des anticommunistes.
      Les musulmans qui ne le sont plus, il y en a beaucoup, se taisent absolument sur ce sujet et veulent qu’on n’en parle pas.
      Sur cette incapacité à reconnaître ses torts et ses défauts et à donner raison à ceux qui les dénoncent, il n’y a que les nationalismes racistes qui soient comparables à l’Islam.
      Les nazis ne se sont jamais repentis et les Allemands ne parviennent toujours pas à admettre que ce qu’ils ont subis pendant les deux guerres mondiales n’est pas plus grave que ce qu’ils ont fait aux autres, il y a chez eux un blocage, la fuite des Prussiens de l’Est en 1945 est un drame incomparable dans les fictions à leur usage .
      C’est parce que c’est à eux que c’est arrivé et que eux et les autres sont deux humanités différentes, et que pour eux différent est synonyme de non pareil, non équivalent.
      De même, l’Islam est la religion d’une immense tribu et il est vain d’espérer que cette tribu accepte de se voir comme les autres la voient, parce que ce que voient les autres, il ne leur est pas permis de le voir.
      Alors, que faire ?

      • 2 Août 2016 à 9h00

        IMHO dit

        Alors, que faire ?
        Expliquer, montrer que le radeau de Mahomet va inéluctablement faire naufrage et à quel point il est déjà un radeau de la Méduse.
        Tuer les illusions des musulmans d’Europe aussi vite qu’elles renaissent.
        Il faut dans chaque média une rubrique Terres d Islam actualisée au jour le jour qui ne laissent rien passer des crimes et des fautes qui se font tous les jours dans ces pays et du gouffre vers lequel ils dérivent.
        D’ici trente ans, le monde musulman, d’Agadir à Téhéran et d’Istamboul à Karachi sera en phase terminale .
        Il faut le dire et le redire, ça, sans cacher les signes d’espoir si on en trouve .
        L’obstacle est le pouvoir que les états pétroliers ont sur les économies européennes en tant qu’acheteurs d’objets hors de prix dont ils n’ont pas besoin, et le vague panhumanisme qui infecte les médias .
        Il faut passer outre, en espérant que l’incendie de leur rafiots obligera les musulmans européens à se résigner à vivre en Europe en européens .

        • 2 Août 2016 à 13h20

          maxou dit

          Ce que vous dite m’étonnerai vraiment : l’apostasie est punie de mort par égorgement (le coran) donc c’est une religion de terreur, les musulmans et les musulmanes ou ex-musulmans et ex-musulmanes sont tous poursuivis de fatwa, de plus Mahomet a inventé le spot publicitaire : cinq fois par jour l’appel à la prière, ça s’incruste dans le cerveau humain et c’est très difficile de l’enlever -j’ai vécu deux en en Arabie et les petits français du camp qui entendaient ça le répétait sans problème… alors la fin de l’islam : vous rêvez.

      • 2 Août 2016 à 9h02

        IMHO dit

        et que dans ce cas, différent …

        • 2 Août 2016 à 14h12

          Livio del Quenale dit

          Détruire leur espoir ne serait pas bon, ni pour eux ni pour les autres.
          Conscients de ce qu’une dictature (religieuse ou pas), par définition “autoritaire” ne peut plus au moins depuis le XIXe perdurer et est vouée à sa disparition, beaucoup d’intellectuels musulmans malgré tout, nourrissent secrètement sans conviction l’illusion du contraire, car c’est une part de leur identité qui s’effrite, la religion en étant partie intégrante.
          Ce qui les oppose aux occidentaux chrétiens chez qui l’apostasie depuis longtemps n’existe plus, en tous cas n’est plus interdite et/ou punie.
          Leur salut viendrait de ce virage, d’aucun dirons tirage vers le haut, (je ne me risque rais pas à cette appréciation), mais quand la foi élève l’homme, les dogmes sont néfastes à l’évolution intellectuelle des peuples et de leurs connaissances dont l’accès évolue en exponentielle avec les médias modernes qui atteignent les coins les plus reculés du monde.
          La question est est-ce un bien est-ce un mal ?
          Ce serait un bien si la qualité de connaissance l’emportait sur les propagandes, les prosélytes, marchands du temple, autres escrocs et le reste de la bassesse humaine.

      • 2 Août 2016 à 17h47

        palsembleu dit

        la solution serait si simple de faire cesser le système des imams auto proclamés et de réaliser sous Control la formation de ceux -ci ….Aussi, reforme pour un texte compatible avec les principes de la société humaniste libre non? AUCUN PRÊCHE NE SERAIT POSSIBLE VENANT DE EXTÉRIEURE sauf à être visé par une entité ad hoc . et l’opium du peuple ainsi cultivé ne serait pas criminogènes ces formations religieuse de professionnels permettront d’économiser des vies mais aussi des fonds .
        Il est absolument nécessaire de rouvrir l’éducation populaire, laïque républicaine et travailler au corps( gout de l’effort sport sans competition etc) et au caractère cette jeunesse par l’action et les synergies que ce soit du scoutisme ou autre chose il est des valeurs à promouvoir par l’agir ensemble pour le mieux de tous pour se sentir intégré définitivement …Ces lieux et travaux devraient même à mon sens donner des petits avantages de type UV (unités de valeurs) après stages pratique dans les formations et les recrutements . Etre pris en compte dans les cursus universitaires et être pris en charge a 90% par la collectivité. Ces formations, courtes mais répétées comme un service civile imprégnant qui ne peuvent- être réalisés par l’éducation nationale ni par la société morcelée du capital est une clef de voûte ……Ces chosent eurent lieu au sortir des guerres,le capital et les libéraux, les sectaires et libertaires les ont détruites patiemment ces trente dernières années ….Il n’y a aucun doute la solution est dans l’éducation des masses et de la jeunesse mais avec finesse .

    • 2 Août 2016 à 3h04

      Livio del Quenale dit

      Ce qui est sûr : cette femme est courageuse et a une vision assez claire de ce fléau que d’aucun pourront contester et/ou vilipender.
      Pour les indécis l’appel de cette femme mérite au moins une recherche d’informations pour ceux qui conteste et dans la foulée une démarche intellectuelle.
      Si l’on peut se poser la question de la gravité de ce problème, on ne peut pas nier son avancée suffisante pour en faire une priorité dans l’action et non plus dans les palabres.

    • 1 Août 2016 à 23h34

      himavat dit

      si l’ on comprend bien, après chaque attentat, l’ islam a droit une place un petit peu meilleure:
      http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2016/08/01/01016-20160801ARTFIG00270-islam-de-france-les-promesses-de-cazeneuve.php

    • 1 Août 2016 à 23h28

      l’oiseau bleu dit

      On a une base juridique pour interdire le salafisme en France
      Apparemment l’homme au drapeau ne le sais pas  
      http://resistancerepublicaine.eu/2016/07/31/tranquillement-habille-avec-le-drapeau-de-daesch-dans-paris-le-29-juillet/

    • 1 Août 2016 à 22h30

      dov kravi דוב קרבי dit

      Certains ne doutent de rien.
      Ainsi, faire un service dans les territoires libérés en 1967 de l’occupation jordanienne serait équivalent à la participation aux abjections de l’état islamique.
      Il fallait oser, mais certains osent tout…

      • 1 Août 2016 à 22h35

        himavat dit

        où ça?

        • 2 Août 2016 à 11h28

          dov kravi דוב קרבי dit

          Depuis, il y a eu la loi pour empêcher les départs en Syrie. Mais le problème doit être plus large. Il faut une loi interdisant le départ de tout citoyen français vers une zone de conflit couverte par des résolutions de l’ONU. Y compris de jeunes allant faire le service militaire dans les Territoires occupés.

        • 2 Août 2016 à 12h46

          dov kravi דוב קרבי dit

          Je ne crois pas que le haut fonctionnaire du ministère de la Défense, professeur à Sciences Po ait pensé, en écrivant cela, au Tibet occupé, à Chypre nord occupée, au Sahara occidental occupé.
          Il n’a pas prononcé Israël, mais le PIG (Parti Islamo-Gauchiste) et le PIR auront compris. Et les nombreux autres français mithridatisés par de petites doses progressives d’incitation à la haine antijuive.

      • 1 Août 2016 à 23h27

        eclair dit

        techniquement c’est etre dans une armée etrangere donc decheance possible

    • 1 Août 2016 à 21h23

      Charles Lefranc dit

      Sur le curseur de la trouille politique-mediatique les zompolitik en france ont fait sauter tous les repéres. C ‘est la trouille d ‘etre accusé de maux “encore pire” que le terrorisme ( fascisme-bete immonde-colonialisme – suprematisme occidental – guantanamisme- cowboy yankee…) qui les paralyse, les congéle. Une manchette un peu sentencieuse du ” Monde ” les voilà tétanisés . Mediapart toussote , c’ est la panique. Avec de tels zombies , ISIS et toutes les petites frappes se marrent : La France c’ est du gateau. Alors il faut oublier ” l’ assignation a residence hors-metropole ” ce serait une ” deportation ” . Les zompolitiks français sont des epouvantails a moineaux. Ils sont élus et réelus par des veaux , donc tout va bien….

    • 1 Août 2016 à 20h10

      aregundis dit

      A Radagast. Le mot « sinécure » me semble bien faible pour qualifier l’ «activité» de cet emblématique représentant de la gauche caviar à l’Institut du monde arabe. Ce vieil apparatchik n’a exercé que des jobs politiques ou d’apparat, grâce auxquels ce socialiste – et son épouse qui n’a jamais travaillé – ont pu s’offrir un splendide appart’ (160m²) place des Vosges, l’un des quartiers les plus huppés de Paris, ainsi qu’une résidence (192m²) avec piscine dans le Lubéron.* C’est cela, être proche du peuple.

      La gestion de l’Institut a fait l’objet en 2008 d’un rapport d’information au Sénat par Adrien Gouteyron au nom de la commission des Finances à la suite d’un déficit d’exploitation cumulé de 38,5 millions d’euros. À cette époque, l’IMA est en « quasi cessation de paiement » après la défaillance des pays de la Ligue arabe qui devaient assurer le financement de l’Institut à hauteur de 40 %. Aujourd’hui, cette participation ne dépasse plus les 10 %, laissant une ardoise pour l’État français de plus de 12 millions d’euros par an. (Wikipedia)

      « Djack » en est le président depuis 2013. C’est sûr que ça facilite le rapprochement franco-arabe.

      * N. Charbonneau et L. Guimier. Docteur Jack et Mister Lang. Ed. Cherche midi, 2004.