Pie XII, je persiste et signe
Vérité historique, vérités théologiques ?
Publié le 31 janvier 2010 à 12:11 dans Monde
Mots-clés : Benoît XVI, Pie XII, Religion, Vatican

Je vais m’efforcer d’être bref et promets de ne pas y revenir…
Avant toute chose, je prie sincèrement les personnes qui jugent exemplaire l’attitude de Pie XII pendant la guerre de ne pas aller plus loin. De même, ceux qui estiment qu’il “a fait ce qu’il a pu” ne sont pas concernés par ce qui suivra. Les premiers réfutent l’idée même que son silence puisse être interrogé. Il est donc inutile de se perdre en conjectures pour en proposer une interprétation. Les seconds semblent ne pas investir le pape d’une responsabilité particulière. Il est donc inopportun de lui demander davantage qu’aux autres chefs d’Etat de la même période. Et, dans ces conditions, la procédure en béatification relancée par Benoît XVI ne soulève aucune objection.
D’autant que l’action discrète de Pie XII en faveur des juifs ne fait pas de doute d’un point de vue historique. Selon les historiens John Loftus et Mark Aarons, “il a probablement sauvé plus de juifs que tous les Alliés ensemble”. Et, pour l’universitaire et diplomate israélien Pinkhas Lapid, “l’Eglise catholique, sous le pontificat de Pie XII, a joué un rôle décisif dans le sauvetage d’au moins 860 000 juifs d’une mort certaine par les mains nazies”. Lapid ajoute que “ce chiffre dépasse largement celui des juifs sauvés par toutes les autres Eglises et organisations de sauvetage”.
Pour ceux qui acceptent néanmoins de m’accompagner encore un instant, je me permets de reformuler les questions que je posais dans mon précédent article : pourquoi Pie XII n’a-t-il pas formellement et solennellement condamné la Shoah ? Pourquoi Benoît XVI, en pressant le pas pour le béatifier, tient-il tant à nous rappeler ce silence ?
À la première question, une réponse a été proposée : Pie XII se serait tu pour ne pas aggraver la situation des personnes menacées. Une condamnation explicite du génocide n’aurait eu d’autre résultat que de rendre impossibles les interventions ponctuelles. À cela, on peut rétorquer que le roi Christian X du Danemark, lorsqu’il entendit que les Allemands se préparaient à envoyer ses sujets à Auschwitz, sortit de son château en arborant l’étoile jaune à sa poitrine. Il en résulta qu’aucun israélite danois ne fut déporté. Même ceux envoyés à Theresienstadt demeurèrent en vie jusqu’à la libération, grâce à la vigueur des protestations des autorités danoises. Et Christian X n’était pas le pape !
Il faut aussi rappeler que l’archevêque de Toulouse, infirme et investi d’une responsabilité moins universelle que le vicaire de Pierre, avait publiquement condamné les déportations de juifs qui avaient épouvanté son diocèse, imité en cela par plusieurs de ses frères dans l’épiscopat.
Il peut donc sembler légitime de chercher ailleurs les raisons du silence de Pie XII. C’est ce que j’ai tenté de faire en convoquant le registre théologique.
La Shoah a fait l’objet de nombreuses interprétations de la part des historiens. Certains considèrent que le thème de “l’élection” ne doit pas être négligé si l’on veut comprendre l’enjeu métaphysique que représentait pour les dirigeants nazis la nécessité d’effacer radicalement de la surface de la Terre le peuple qui se prétendait élu, sans même laisser de trace de cet anéantissement.
À ce stade, on pouvait attendre d’un pape qu’il répondît au niveau qui était le sien : celui de la vérité théologique. Le projet nazi d’extermination du peuple témoin de la révélation du Sinaï participait d’une volonté d’altérer la manifestation ici-bas de la Présence divine. À ce titre, il portait atteinte à la Création dans son entier ainsi qu’à toute possibilité de rédemption future. Tous les chrétiens se devaient de s’y opposer par tous les moyens. Il en allait du devenir même de l’humanité.
La réflexion que je propose se résume donc en une seule phrase : si Pie XII n’a pas jugé bon de parler malgré l’immensité de l’enjeu, c’est qu’une condamnation à ce niveau présentait à ses yeux l’inconvénient majeur de redonner au peuple juif un rôle central dans l’économie du salut. S’il était possible de conserver aux individus juifs toute leur place dans l’eschatologie chrétienne, s’il était même envisageable de considérer leur destruction physique comme un moyen d’anéantir aussi spirituellement le christianisme, il lui parut cependant impossible de prendre le risque d’ébranler le fondement de la croyance chrétienne en soutenant que le devenir de l’humanité dépendait toujours d’un peuple dont la mission historique avait été appelée à se fondre dans celle du peuple de la Nouvelle Alliance.
Sans doute, objectera-t-on, était-ce beaucoup demander à un pape. Et l’on peut expliquer que, dans cette tragique épreuve, Pie XII a finalement opté, selon la formule de l’historien Fabrice Bouthillon, “pour un balancement calculé entre le je ne sais rien et le presque coi”.
Reste cependant la seconde question : “Pourquoi maintenant ?”
Paradoxalement, Benoît XVI a prononcé de très fortes paroles lors de sa visite du 28 mai 2006 au camp de concentration d’Auschwitz. Il vient de les rappeler dans son récent discours à la synagogue de Rome : “Les potentats du Troisième Reich voulaient écraser le peuple juif tout entier” et, au fond, “au moyen de l’anéantissement de ce peuple, entendaient tuer ce Dieu qui appela Abraham et qui, parlant sur le Sinaï, établit les critères d’orientation de l’humanité qui demeurent éternellement valables”.
Comment comprendre que Benoît XVI ne trouve rien à redire à ce que Pie XII ne se soit pas exprimé avec une netteté au moins semblable ?
Après avoir réintégré l’évêque négationniste Williamson et autorisé le retour au missel latin et à la prière pour “éclairer le cœur” des juifs, c’est-à-dire hâter leur conversion, force est de conclure qu’il préfère, en définitive, conforter le choix contestable de son prédécesseur.
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L'auteur
Antoine Mercier est journaliste.
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eclair dit
Bibi quelles bourdes?
Bibi dit
C’est vrai que ce n’est pas sympa de se faire élire, et par une seule voix, de surcroît.
Et d’autant plus qu’il s’agit d’un choix et non d’une élection.
Entre la sournoiserie d’un 2L-haine et les bourdes de l’obscur eclair, force est de constater que la judéophobie n’a pas rendu son dernier soupir.
eclair dit
juste pour revenir sur les causes de l’antisémitisme.
L’antisémitisme ne vient pas du fait que cela soit un peuple deicide.
Il y a d’autres facteurs qui entrent en ligne de compte.
Comme le fait de se proclamer le peuple élu, par voie de fait cela revient à considérer l’autre comme non élu et donc inférieur.
Le fait qu’au moyen âge il était interdit aux chrétiens de preter de l’argent. Rôle que prenait souvent des juifs les usuriers.
Que dans des pays qui essayait d’uniformiser la langue et d’interdire les langues locales le fait de parler hébreu pouvait être mal perçut.
QU’il y a eut une radicalisation de la religion catholique suite aux guerres avec les maures qui comptait islamiser toute l’europe.
Et que souvent le pouvoir des rois se basaient sur le sacrement dde l’église et que son pouvoir était donc donné par dieu. Alors une personne d’une autre religion était forcément suspecte de ne pas respecter le pouvoir en place.
Thadee dit
(Bien)heureux celui juge à 50 ans de distance, derrière son ordi.
Eden dit
Alors comme ça tu profites de mon absence pour raconter Eden ? Elle te fout les boules ?
Pire encore…je vois que tu avoues sans complexe avoir “des traces de pneus dans le slibard”…Joli ! Classe ! T’es un impatient toi…Tu ne prends même pas la peine de te torcher bien comme il faut…Prend un bidet vieux truc parce que tu sens la merde jusque dans ton obstination à ne parler que de moi, à ne vouloir que me faire chier.
Bon !!! Tu as merdé à plusieurs reprises et j’ai compris quel pauvre type tu pouvais être, tu ne vas pas nous courir sur le haricot longtemps encore non ?
Tu as dit que tu cassais, ben sois plus classe que les raclures de merde qui zonent dans ton calbute et fais le…Je te conseille de te maquer avec la fille de la mère Denis, elle va te décrasser le fonds de tes kangourous à la perfection.
Pourquoi prendrai-je le temps de t’expliquer quoi que ce soit : tu ce que tu vomis pue.
Vas dans le club des cons de causeurs et adhère si ce n’est déjà fait.
Non mais merde…Ce nase écrit 20 commentaires au moins en me citant et faudrait que je ferme ma gueule ? Vas voir Mandon si j’y suis ! mouahahahahah
a2lbd dit
Pour le terme, peuple, peuple-famille c’est une question de meta modèle sémantique perçu. Je ne perçois pas les même valeurs quand prononcé par vous ou par Eden
Finis
a2lbd dit
Moi je suis pour le communautarisme. Mais un communautarisme basé sur le dialogue et la critique constructive de communauté à communauté et pas sur le replis sur soi et l’agression en retour d’une critique.
Ce qui m’a foutu en rogne c’est de voir la levée de bouclier et le procès en antisémitisme instruit suite à mes trois critiques pourtant si faibles…ça vraiment c’est tout ce que je déteste chez un peuple : le chauvinisme primaire.
Quand Saul a déconstruit un argument, je l’ai accepté. Quand l’Ours me fait une remarque, je lui répond mais pas de chance, j’ai eu sous les yeux un exemple qui allait à l’encontre ce qu’il décrit. Quand vous me posez des questions, je réponds.
Mais les sous entendus des bibis, Corrine et autre : ya basta.
J’ai émis en réponse à l’Ours une quatrième critique qui est la plus valide à mes yeux. Les juifs n’arriveront jamais à se sentir en sécurité tant qu’ils continuent à entretenir de manière permanente leur propre peu en se racontant sans relâche le dit du peuple nécessairement martyr.
Si de grands savants, de grands banquiers, de grands entrepreneurs, de grands médecins, de grands avocats etc juifs ont émergé, c’est aussi car l’antisémitisme est bien moins courant que les histoires qui sont échangées au sortir des synagogues le laissent accroire.
Il faut être vigilant…pas paranoïaque.
a2lbd dit
(suite)
Je vous remercie d’ailleurs d’avoir déconstruit plus d’une fois la partie la plus infâme de ses interventions.
Mais je ne conçois pas votre dilection pour elle.
Oui j’en veux aux juifs politiques qui n’hésitent pas un seul instant à instrumentaliser plein de sentiment pour au final pouvoir vivre comme ils l’entendent.
J’en veux aussi aux musulmans politiques, aux catholiques politiques et protestant politiques etc… c’est à dire à ceux qui au fond, sous couvert d’un discours politique visant au bien commun, dénoncent les traditions et attentes du camps d’en face pour mieux faire advenir un monde tel qu’ils le rêvent.
Ces gens, tous, sont des fauteurs de troubles et ne font qu’entretenir le cycle de la haine. Que l’on insère dans son projet politique une éthique issue de sa religion, ça me va. Que l’on fasse de sa religion ou de l’affrontement avec une autre un projet politique non !
On prétend souvent que l’extrême droite s’allie avec l’islam radical. Mais en fait dans ses alliances elle est coupée en deux :
L’extrême droite raciste et non antisémite va elle courtiser les Eden de votre communauté.
(à conclure)
a2lbd dit
(suite)
On me dit les juifs c’est un peuple:
OK Williamson dit la même chose.
On me dit ensuite oui mais on peut se convertir (même si ça prend du temps), ce que je sais du reste, je ne suis pas un abruti.
OK donc Peuple mais pas race.
Nous avons donc, validé par les soins de deux membres de la religion juive deux termes employés par ce porc malfaisant de Williamson.
vous rajoutez à cela le fait que les deux autres grandes religions monothéistes ont un complexe vis à vis des juifs qui les premiers inventèrent le concept…et l’élu coule de source.
Et après, il est possible à une Eden de se dédouaner sans problème de la montée de l’antisémitisme ?
Je ne suis pas Soral, qui pense que si tant de malheurs sont arrivés aux juifs c’est qu’ils l’ont bien cherché quand même. Car je pense qu’il n’y a pas un seul juif mais une multitude. Qu’il n’y a pas une pensée juive mais des milliers et ça quand bien même toutes trouvent leur sources au Temple.
Mais je vous le dit clairement, si tous les juifs étaient comme Eden, ou d’autre excités de son acabit, je me sentirais parfaitement légitime à être antisémite.
Je suis aussi intrigué et peiné du mutisme de la communauté musulmane devant des propos débile que certains tiennent que je peux l’être devant le soutien quasi sans faille qu’Eden reçoit ici.
(à suivre)
jjacquesb dit
Une lecture que je recommande chaudement à l’auteur de ce pauvre article :
http://ab2t.blogspot.com/2010/01/le-numero-2-de-respublica-christiana.html
a2lbd dit
(suite)
Mais tous le monde ne raisonne pas comme moi. Je trouve particulièrement vulgaire de la part de quelqu’un qui dénonce le replis communautaire musulman de venir ensuite dire, je fais partie d’un peuple, un peuple famille de plus.
Car en rajoutant famille, on fait rentrer la génétique : ce peuple est génétiquement lié. On en revient donc à ce que je dis auparavant.
Alors, quand on ouvre ces portes là et qu’ainsi on permet aux esprits fiévreux d’échafauder des délires, on vient pas en permanence taper sur les communauté d’à coté en leur imputant à eux seuls la paternité du sentiment de rejet. A un moment, il est salutaire de faire aussi son autocritique et de pouvoir argumenter autrement que par des “salauds d’antisémites” . Il est salutaire de s’arrêter deux secondes de taper sur les autres, augmentant ce faisant leur sentiment que tout est autorisé d’un coté et rien de l’autre, et de revoir sa manière de présenter les choses.
On ne vient pas dénoncer la montée des communautarismes , quand soit même en se définissant en peuple-famille on démontre une volonté d’être perçu comme une communauté à part.
Ce que je pointais en remontant cette saillie grandiose c’est qu’entre le titre de la vidéo de Williamson “Peuple élu sans race” et les notions qui m’ont été présentées dans ce fil il y a un télescopage que je trouve étonnant et dangereux.
(à suivre)
a2lbd dit
Averell
Je vous réponds bien que je m’étais juré de ne plus intervenir sur ce fil.
D’abord, je me souviens, il y a de cela trois ou quatre mois, d’avoir fait une intervention sur ce site pour railler une publicité qui proposait de faire un test génétique pour traquer le gène juif. J’avais, comme de bien entendu été traité d’antisémite par l’autre excité mais de votre coté, vous aviez plutôt été de mon avis.
Aujourd’hui vous n’êtes plus trop sur. Soit.
Moi quand j’entends peuple, je pense à ensemble de lois, ensemble de coutumes, ensemble de traditions partagées mais aussi une notion de solidarité entre ses membres et une notion de référence à un guide suprème à une entité centrale s’assurant de la bonne intelligence des membres entre eux et d’un degré souhaitable de collaboration entre les individus.
Quand on fait partie du peuple Français on peut espérer dans des cas de détresse obtenir une marque de solidarité en provenance du gouvernement.
Je ne pense pas être le seul à appliquer au terme peuple une telle notion.
Or donc, invoquer ce terme à propos d’une religion c’est ouvrir la porte à tous les délires : protocoles, conciliabules, solidarité vers l’hégémonie économique.
Pour ma part, je conçois parfaitement qu’un peuple puisse vivre au sein d’un autre peuple en bonne intelligence. Qu’il ne vise pas forcément à asservir les allogènes. Bref je ne crois pas aux délires (à suivre)
Averell dit
@ a2lbd
Je ne veux en aucun cas relancer la polémique mais votre courrier du 4 février, à 0 h 39, me semble étrange. Désigner les Juifs comme un PEUPLE me semble approprié, et je ne sais pas ce qui vous gêne dans cette désignation ? Et PEUPLE FAMILLE, oui, pourquoi pas ? Elle m’a d’abord surpris cette autre désignation, puis, à bien y penser, je l’ai trouvée non moins appropriée. La Bible peut aussi être regardée comme une histoire de famille – et personne n’ignore que rien n’incite plus à une réflexion véritablement sans fin, aussi épuisante que stimulante, que les histoires de familles, avec leurs silences hurlés et leurs hurlements silencieux. Les tragédies grecques sont elles aussi des histoires de familles. “L’Iliade” est une histoire de famille. Non, décidemment, je ne vois pas en quoi cette désignation de “peuple famille” vous irrite. Hier vous en aviez contre le “juif politique” (l’expression est de vous), aujourd’hui contre le “peuple famille”, et demain ? Une histoire de famille projetée dans l’universel, c’est aussi l’histoire du peuple juif, de ce peuple-famille – avec trait d’union, vous l’aurez remarqué.
toto dit
L’anecdote sur le roi Christian est une légende…
Chaberta dit
Vouloir nous faire croire cette monstruosité que Pie XII aurait préféré laisser sans rien dire les juifs se faire massacrer afin de sauver la théologie catholique ! Je crois qu’on approche là du fond le plus sinistre de la cathophobie !
anonyme dit
Je rappel à l’auteur que Pie XII a condamné la shoah, plusieurs fois, lors des sermons de Noël 40, 41 et 42 en particulier. Je rappel que les évêques hollandais ont protestés, et leurs réseaux et les Juifs pris en charge par ces réseaux se sont retrouvés .. dans les camps. J’ajoute que de l’aveu de chefs SS eux même, Pie XII risquait la déportation ( cf les témoignages et documents rapportés par les historiens compétants) d’où l’ambigüité de Pie XII. Et enfin, je rappel mit Brenender Sorge, qui en termes théologiques est particulièrement virulente contre les nazis, c’est Pacelli qui l’a écrite. Sinon, cf les commentaires ci dessus.
Averell dit
Expression courante chez l’Espagnol mécontent : “Me cago en todo lo que se menea” soit : “Je chie sur tout ce qui bouge !” Bon, je vais m’arrêter là.
expat dit
@Lisa : oui passionnant !
Helvéte dit
PIE XII n’a rien dit,
il n’est pire sourd que celui qui ne veut pas entendre!! Voilà pour vous messieurs les censeurs.
Mais quels hommes politiques responsable ou quels hommes religieux, à dit quelque chose avant 1945, c’est étrange mais ma mémoire défaille, si vous pouviez m’éclairer.
Parler du passé est si aisé quand depuis si longtemps vous êtes dépassé.
L’important c’est le présent, c’est l’avenir, et je suis à fond dedans moi.
Bibi dit
Erratum:
Tu ES.