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Vers la fin de l’Etat de droit aux Philippines?

Duterte, un dictateur plébiscité dont les méthodes inquiètent

Publié le 12 octobre 2016 / Monde Politique

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Duterte lutte drogue

Déploiement policier dans le cadre de la campagne contre le trafic. SIPA AP21959884_000007

Il aura fallu une petite trentaine d’années au peuple philippin qui, en 1986, semblait s’être définitivement libéré de la dictature sanglante de Ferdinand Marcos, pour être rattrapé par ses vieux démons. En quelques mois Rody Duterte, le nouveau Président arrivé aux manettes du pouvoir par le choix des urnes en mai dernier, a réactivé l’engrenage de l’arbitraire et de la terreur, en lançant, avec des méthodes expéditives et sanguinaires, une campagne contre le trafic de drogue. Le spectre de la loi martiale, en vigueur pendant 9 ans sous Marcos, se profile à nouveau à l’horizon. A l’époque (1972-1981), les prisons du pays comptaient 70 000 prisonniers politiques pour 48 millions d’habitants. Sans surprise, Duterte, qui se décrit lui-même comme un dictateur, soutient actuellement un projet de réhabilitation de Marcos, décédé en 1989, comme un prétendu moyen de rassemblement et de cohésion de la nation. Mais pire encore, il s’est récemment comparé à Hitler, se disant heureux s’il pouvait massacrer 3 millions de drogués, avant de s’excuser publiquement auprès de la communauté juive.

Un enfer quotidien

Dans ce pays asiatique de 100 millions d’habitants (ils étaient 27 millions en  1960!), gangrené par la corruption, les couches les plus défavorisées de la population se sont enfoncées, au fil des dernières années, dans un état de misère abjecte, en dépit d’une insolente croissance économique ( une moyenne annuelle de 6,3%). Sans parler des autres fléaux (épidémie de dengue hémorragique en 2016 – 200000 cas ont été recensé en  2013 -, séismes, tempêtes tropicales, etc.), qui accablent cette ancienne colonie de la Couronne espagnole et des Etats-Unis, et font leur immense lot de victimes d’année en année. Le film Ma’Rosa du réalisateur Brillante Mendoza, primé à Cannes en 2016, montre, à cet égard, sans détours, l’enfer quotidien que vivent des millions de Philippins.

Dans un tel contexte, Duterte, avec ses promesses d’éradication de la pauvreté et sa volonté de remise en ordre du pays, a été élu haut la main avec une avance de presque 7 millions de votes sur ses adversaires, Manuel « Mar » Roxas et Grace Poe.

Mais pour l’heure, face au déchaînement de violence inouïe engendré par la traque acharnée de milliers de trafiquants présumés par le pouvoir, des acteurs locaux (personnalités politiques et religieuses, défenseurs des droits de l’homme) s’insurgent contre cette dérive. Au niveau global, cependant, il n’est pas certain que la communauté internationale ait réellement pris la mesure de la danse macabre qui se déroule sous ses yeux. Et sans doute est-il déjà trop tard, à ce stade, pour enrayer l’engrenage de la terreur. Cependant, les mensonges électoraux ne sont pas parmi les choses qu’on peut lui reprocher.  S’inspirant sans doute des méthodes éprouvées des Khmers rouges au Cambodge, il annonça pendant sa campagne, qu’il était prêt à « bouffer le foie » des trafiquants de drogue s’il était élu…

Duterte l’héritier

Deux mois après sa victoire,  le 16 juillet 2016, il a tenu parole. Dans une scène digne du Parrain, filmée puis diffusée publiquement avec la bénédiction de la Présidence de la République philippine, Duterte, ayant convoqué l’homme d’affaires sino-philippin Peter Lim, suspecté d’être à la fois un baron de la drogue et un membre d’une triade chinoise sur l’île de Cebu, lui tint littéralement ce langage: « Je vous signale que je vais vous faire exécuter. Si je parviens à avoir la preuve de votre implication, je vous achèverai ». Alors que sous le coup de l’épouvante, Lim s’empressait de clamer son innocence devant les caméras et se disait « propre à 500% » (!), le nouveau président répondit qu’il avait horreur des menteurs.

Avant son élection en mai 2016, Duterte, souvent décrit complaisamment comme un homme du peuple (alors qu’il est l’héritier d’une dynastie de politiciens bien implantés sur l’île de Cebu et donc pas différent des ses deux principaux adversaires, Mar Roxas et Grace Poe, issus eux aussi des grandes familles de l’archipel), avait suggéré à la communauté des hommes d’affaires philippins d’investir dans le secteur des pompes funèbres en leur promettant de fournir lui-même les corps de milliers de criminels -100 000 selon ses propres estimations – et de jeter tant de cadavres dans la baie de Manille que les poissons s’engraisseraient.

Ces déclarations outrancières ont incité les médias à le comparer, dans un premier temps, à Donald Trump. La comparaison s’arrête là car, concrètement, son bilan en termes de victimes était déjà inquiétant avant même l’élection présidentielle du 9 mai 2016, alors que Trump n’a jamais tué personne. A l’époque, Duterte se vantait d’avoir abattu, avec un fusil M16, les trois ravisseurs et violeurs d’une jeune fille chinoise à Davao, fief familial dont il était longtemps le maire. Interrogé par des journalistes sur sa possible implication dans le meurtre d’un trafiquant de drogue jeté d’un hélicoptère, il leur répondit après un long silence qu’il n’y avait personne pour en témoigner.

Mais c’est avant tout les méthodes qu’il utilisa en tant que maire à poigne de la ville de Davao pendant vingt-deux ans, pour éliminer les criminels, qui auraient dû depuis longtemps mettre la puce à l’oreille des observateurs de la vie politique de la région. Longtemps suspecté de contrôler des escadrons de la mort recrutés à la fois auprès des forces de sécurité, d’anciens rebelles communistes de la National People’s Army (NPA) et de la pègre, et appelés pudiquement « vigilantes » par la population, Duterte a reconnu récemment des accointances avec ces milices illégales, se vantant d’avoir réussi à épurer la société d’éléments nuisibles et revoyant même à la hausse les pronostics des journalistes qui faisaient état de plusieurs centaines de victimes.

Digong l’incorruptible

Ainsi, comme il l’avait promis pendant la campagne présidentielle, « Digong », comme il est surnommé, a entamé une vaste opération nationale de nettoyage dans le cadre d’une campagne antidrogue, dont l’objectif proclamé serait de débarrasser le pays d’un fléau en pleine expansion. C’est ainsi que quotidiennement les médias du pays font, à l’unisson, le décompte macabre des trafiquants assassinés. Et ce, pour le plus grand plaisir des « masses populaires », qui admirent l’aplomb, le sang-froid et la détermination, de ce président de la République, aux méthodes certes sanguinaires, mais qui ose s’attaquer frontalement à des groupes criminels liés aux triades chinoises, dont les tentacules s’étendent à l’ensemble de la planète.

Rodrigo Duterte est un révolté et un écorché vif. A 71 ans, il gouverne le pays avec la hargne chevillée au cœur. Cet état psychologique s’expliquerait par les révélations qu’il a lui-même livrées à la presse. Adolescent, il aurait été la victime d’abus sexuels perpétrés par un prêtre américain, en mission dans l’archipel dans les années 1950. Décédé en 1975, cet individu, tout comme son frère également prêtre, fut accusé d’agissements similaires sur plusieurs mineurs aux Etats-Unis. Lors du voyage du pape François aux Philippines en 2015, Duterte, agacé par les embouteillages causés par la venue du Souverain pontife dans la capitale, s’était exclamé : «Le pape, fils de p…, pourquoi tu ne rentres pas chez toi!». Il daigna s’excuser par la suite auprès du Vatican, mais l’Eglise catholique, pourtant très puissante dans ce pays profondément pieux, savait désormais parfaitement à quoi s’en tenir : il serait bien difficile d’amadouer le Président et de le raisonner dans son mépris pour la chose religieuse.

En outre, ses commentaires révoltants à propos de Jacky Hamill, une missionnaire australienne de 36 ans, violée et assassinée par des détenus lors de la crise des otages de Davao en 1989, ont enlevé toute illusion au clergé phillippin sur la personnalité du nouveau maître du pays. Duterte déclara, pendant sa campagne présidentielle, sur le ton de la plaisanterie, qu’il avait lui-même, à l’époque, ordonné l’exécution des preneurs d’otages, tout en regrettant de ne pas avoir été le premier à violer la victime qui, selon lui, était si belle.

Selon des sources proches de l’Eglise, Duterte serait sur le point de remplacer subrepticement l’influence des Catholiques sur la vie de la Nation par l’inculcation de valeurs susceptibles de renforcer sa mainmise sur les esprits. Ce sera donc bientôt « Le monde selon Rody » dans les manuels scolaires, plutôt que l’enseignement des valeurs défendues par le pape François!

En août 2016, Duterte, irrité par les critiques de Ban Ki-moon, Secrétaire général des Nations unies, concernant son style de gouvernance, menaça de quitter l’Organisation, s’inspirant sans doute de Nikita Krouchtchev tapant violemment son pupitre avec sa chaussure à la tribune de l’Organisation en 1960 ! N’éprouvant par ailleurs aucun sentiment d’infériorité vis-à-vis du « grand frère » américain, Duterte, courroucé par les déclarations en sa défaveur, pendant la campagne présidentielle, de Philip Goldberg, ambassadeur des Etats-Unis, déclara, lors d’une interview le 10 août : “Comme vous le savez, je me bats avec l’ambassadeur (du secrétaire d’Etat John Kerry), son ambassadeur homosexuel, le fils de p…. » . Le 6 septembre, Duterte proféra la même insulte à l’encontre de Barack Obama pour illustrer le fait que : “Les Philippines ne sont pas une colonie des Etats-Unis”. Ce qui lui valut l’annulation de la rencontre bilatérale prévue avec le Président américain à l’occasion du sommet de l’ASEAN (Association des nations de l’Asie du Sud-Est) à Vientiane, Laos, le lendemain.

3600 “nuisibles” éliminés !

Mais il se trouve que, pour une fois, les promesses de campagne ont été tenues. Pour l’heure, en quelques mois Duterte peut se réjouir de l’élimination – dans l’arbitraire le plus total – de quelque 3600« nuisibles », tombés sous les balles des forces de sécurité, de milices secrètes et également de citoyens volontaires qu’il a gaiement autorisé à prendre part à la curée générale – et insensée – contre tout individu impliqué dans le trafic de drogue. Danica May Garcia, une fillette de 5 ans, abattue d’une balle dans la tête, le 23 août, est une victime collatérale de la guerre personnelle que le Président mène contre la drogue.

Toute la pyramide du narcotrafic serait dans la ligne de mire du Président : du petit revendeur de shabu (la came locale) aux « généraux-narcos », comme il aime à appeler les hiérarques véreux qui, au sein des forces de police, protègent les activités des groupes criminels (certains croupissent déjà dans les geôles du pays). Les drogués – « plaie de la société » – et souvent revendeurs de drogue eux-mêmes – sont évidemment dans le collimateur du pouvoir. Tous sont « invités » à venir se faire connaître au plus vite des autorités, à dénoncer d’autres « vecteurs du Mal » dans leur entourage proche et à s’amender au plus vite sous peine …de mort imminente. Cette formule a, de toute évidence, rapidement montré son efficacité : Selon le général De la Rosa, directeur général des forces de police philippines, à la fin du mois d’août 2016, 600 000 suspects (trafiquants et drogués) se seraient d’ores et déjà rendus aux autorités.

Mais la lutte antidrogue est certainement l’arbre qui cache la forêt. Cette entreprise finalement très consensuelle au sein d’une société encore fort conservatrice, n’est que « le produit d’appel » destiné à rallier, dans un premier temps, le soutien du plus grand nombre de citoyens, en vue de futures démonstrations de force dans d’autres domaines.

En effet, Duterte, loin d’être fou, entend bien continuer à faire avancer des dossiers aussi lourds que celui du différend sino-philippin en mer de Chine méridionale (appelée « mer des Philippines occidentales » par les Philippins) ou celui de la place dévolue à la minorité musulmane dans les institutions nationales et dans la société.

En mer de Chine, les prétentions territoriales de la Chine populaire, qui revendique des « droits historiques », se heurtent à celles des Philippines, du Vietnam, de la Malaisie, de Brunei et de Taiwan. Le 12 juillet 2016, un tribunal ad hoc affilié à la Cour permanente d’arbitrage (CPA) de La Haye a jugé que la Chine avait « violé les droits souverains » de Manille dans sa zone économique exclusive (ZEE)1. Mais toute avancée concrète semble bloquée pour l’heure.

En ce qui concerne la lutte qui oppose l’Etat philippin aux indépendantistes musulmans dans le sud du pays (150 000 morts en 40 ans), Duterte, en tant qu’édile de la République sur l’île de Mindanao pendant plus de deux décennies, a une longue expérience des rapports houleux entre communautés chrétienne et musulmane (5% de la population selon le recensement de 2000 mais 11% en 2011 selon la National Commission on Muslim Filipinos). Et ce, à l’heure où l’un des groupes terroristes les plus dangereux de la région, Abou Sayyaf, a abandonné son affiliation à Al Qaïda, pour se rattacher à l’Etat islamique. Principalement implanté à Mindanao, Jolo et Basilan, dans le sud du pays, Abou Sayyaf, par le biais d’attentats sanglants, de prises d’otages et de décapitations, a pour objectif, depuis les années 1990, de constituer un Etat islamique en Asie du Sud-Est. Cette nouvelle entité serait, dans un premier temps, composé de l’archipel de Sulu et d’une partie de Mindanao, avant de s’étendre plus largement, grâce à des alliances avec d’autres groupes terroristes islamiques de la région.

Adieu à la démocratie libérale

Duterte a promis d’écraser Abou Sayyaf et donné l’ordre d’exterminer jusqu’au dernier les combattants de ce groupe, qui a décapité les deux otages canadiens John Ridsdel et Robert Hall en 2016 et détient encore le Norvégien Kjartan Sekkingstad, tous capturés en 2015. Implacable avec les terroristes, Duterte tente cependant de ménager les musulmans mainstream, comme les appellent les Philippins, par contraste avec les radicaux. A l’occasion de la fin du ramadan, il a d’ailleurs tenu a célébré l’Aïd-el-fitr, le 7 juillet 2016, avec la communauté musulmane dans sa ville de prédilection, Davao. Il préconise actuellement une fédéralisation du pays qui, selon lui, permettrait de régler de manière pacifique, l’épineuse question de l’indépendantisme musulman.  Il exige également, depuis septembre 2016, le départ des forces spéciales américaines du sud du pays, les accusant d’aggraver la situation d’instabilité. Et, remettant en question le traité de défense signé en 1951 entre les Philippines et les Etats-Unis (acquisition de trois quarts des équipements de défense auprès des Etats-Unis), il a annoncé qu’il allait désormais acheter des armes à la Russie et à la Chine.

En conclusion, par une cruelle ironie du sort, il aura suffi de quelques mois pour que la démocratie libérale, telle que l’incarnait le prédécesseur de Duterte – le très affable Benigno Aquino (fils de la présidente Cory Aquino, qui succéda en 1986 à Marcos) – donne naissance, par la magie des urnes, à un régime tyrannique et sanguinaire, qui commence à donner des sueurs froides aux chancelleries occidentales.

Duterte est parvenu, avec une grande habileté, à se libérer des codes habituels de la communication politique et à s’imposer dans l’arène policée des relations internationales, sans que personne ne voie rien venir. Et ce qui se déroule ici semble malheureusement être le signe annonciateur de nouvelles formes de gouvernance – aux antipodes de la démocratie libérale – dans le monde multipolaire de l’après-guerre froide.

  1. Voir les articles du général Daniel Schaeffer : « Mer de Chine du Sud. Code de conduite : la grande chimère », Diploweb, 30 janvier 2016. et de Pierre Journoud : « Les Philippines, le verdict de La Haye et la nouvelle donne stratégique en mer de Chine méridionale », Revue Défense Nationale, Tribune n° 808, août 2016.

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    La rédaction de commentaires est impossible pour cet article

    • 14 Octobre 2016 à 13h37

      Pierre Spicace dit

      Après lecture de ce tissu d’âneries, il est rassurant de constater, à celle des commentaires, que les lecteurs sont mieux renseignés que certains journalistes.

    • 14 Octobre 2016 à 1h15

      francause dit

      Peut être certains pays ont-ils besoin de cette sauvagerie pour prendre le taureau par les cornes et faire le ménage? Nos gouvernants démocrates policés par les droits de l’homme, empêtrés dans les idéologies de tolérance et d’égalité, sont devenus inefficaces. Ils n’ont trouvé comme moyen de lutte contre la drogue que la lutte contre le blanchiment d’argent, malheureusement appliquée à tous les citoyens sans discrimination, rognant ainsi un peu plus notre liberté de jouir du fruit de notre (honnête) travail ou de notre épargne (bien acquise), surveillant le moindre transfert, orientant les placements, limitant les retraits…Par contre la lutte contre les paradis fiscaux, plateformes du trafic, reste bien molle, comme la lutte contre l’évasion de capitaux. Pour donner des leçons de liberté et soutenir les révoltes minoritaires chez les autres, on sait très bien y faire. Des milliers de morts, c’est terrible, mais combien la drogue fait-elle de victimes directes et indirectes dans notre Europe démocratique?

    • 13 Octobre 2016 à 14h12

      rolberg dit

      Les despotes d’aujourd’hui doivent passer par le processus électoral. Gageons que la plupart trouve ça des plus amusants.

    • 13 Octobre 2016 à 13h00

      johanne dit

      Avant de faire ce genre d article, vous devriez aller passer un peu de temps aux Philippines . Demander aux habitants de Davao ce qu ils en pensent . Ce président n est certes pas un ange, mais la corruption de la police, de l église , de l état est telle qu un grand nettoyage est indispensable .   L état de droit ?, mais ça n a jamais existé là bas !!! juste un exemple qui illustrera  la situation : Apres l énorme séisme aux philippines, l aide humanitaire est arrivée par tonnes . Tous les colis (qu on prenait même pas la peine de déballer) se retrouvaient EN VENTE dans les super marches le lendemain . D’autres étaient entreposées dans les églises gardées par des militaires , et jamais distribués à la population .  Alors un peu de discernement et juger ce qui se passe là bas de votre bureau bien chauffé à Paris n est pas très professionnel ! 
       

    • 12 Octobre 2016 à 20h05

      alain delon dit

      Honte à la diplomatie française d’avoir baptisé une place dédiée aux arts au coeur de Montmartre à ce dictateur sanguinaire!

      • 12 Octobre 2016 à 20h17

        Schlemihl dit

        Alain Delon

        Les arts tels qu’ils sont pratiqués en ce lieu sont une revanche de la démocratie contre le Tyran !

        • 12 Octobre 2016 à 20h25

          alain delon dit

          vous aimez le style pompier?

      • 12 Octobre 2016 à 21h23

        DAVID007 dit

        Et ben merde alors Alain !
        Même si Alain Delon, qui buttait les méchants à tour de bras dans ses films,a des états d’âme et a viré “acteur de gauche engagé”… c’est clair on est foutu et le pays aussi.

        • 13 Octobre 2016 à 8h17

          alain delon dit

          @ David Hasselhoff

          Ne vous inquiétez pas cher David, je reste le Sicilien viril et réac que vous avez toujours connu

      • 13 Octobre 2016 à 0h13

        ZOBOFISC dit

        Mais non, ce n’est pas en l’honneur de Rory DUTERTE mais du père  Jean-Baptiste Du Tertre,auteur de “l’ histoire générale des îles Saint-Christophe, de la Guadeloupe, de la Martinique et autres de l’Amérique” en 1654 !!!

        • 13 Octobre 2016 à 7h07

          alain delon dit

          Merci pour l’info, cher contrôleur fiscal!!!!

      • 13 Octobre 2016 à 10h17

        Schlemihl dit

        J’adore le style pompier ! J’aime le kitsch ! Et la plus belle peinture qui soit orne les boîtes de chocolat .

        Mais je fais quelques réserves sur les œuvres d’ art qui ornent la Place montmartroise dédiée au dictateur des Philippines . Entre nous j’ en ai vu de toutes pareilles à la Barbacane de Varsovie ( Pologne ) , sans doute appelée en l’ honneur de Fidel Castro et ses barbudos .

        • 13 Octobre 2016 à 12h47

          alain delon dit

          Et pourquoi pas après tout! Collectionnez-vous aussi, par hasard, les boîtes métalliques Banania?

          J’ignorais que Varsovie se trouvait en Pologne, mais effectivement Fidel Castro doit y être pour quelque chose dans cette affaire ;)

        • 13 Octobre 2016 à 13h31

          Schlemihl dit

          Varsovie ne se trouve en Pologne que depuis 1918 à peu près . Il est possible qu’elle n’ y reste pas , les états et les frontières étant singulièrement volatiles dans cette région , comme les canards ( Donald Trump , Donald Tusk , Kaczynski etc ) .

          Pour le gouvernement des Philippines , tant qu’il n’ extermine pas la population , je n’ en parlerai qu’ avec l’ indulgence d’ usage . Au reste tous ces pays d’ Amérique du sud , comme le Mexique ou la Thaïlande , sont toujours un peu agités . Il parait que la loi n’ y est pas respectée partout , qu’ on y trouve des hommes d’ état fraudeurs et que des policiers y sont attaqués avec des cocktails Molotov ! Je préfère la France .

          Pour les boîtes de Banania …. ya bon ! vous connaissez mes vices .

        • 13 Octobre 2016 à 13h49

          alain delon dit

          +1 pour votre expertise

          Il est vrai que les canards seraient en droit de lancer une “class action” depuis l’accession au monde politique de leurs pires congénères.

        • 13 Octobre 2016 à 13h54

          C. Canse dit

          Pff.

          Et l’école hollandaise, hein ?
          Vous en faites quoi, hein ? 

        • 13 Octobre 2016 à 13h57

          C. Canse dit

          Faites pas l’amalgame avec son porte-drapeau français !

          Padam, padam, padam. 

        • 13 Octobre 2016 à 14h02

          C. Canse dit

          J’ai loupé ma sauce !

          On dirait de la mayo. Bon, je ferai des œufs à la Russe. 

        • 13 Octobre 2016 à 14h29

          alain delon dit

          @ C Canse

          Que vous ayez vos sauces, Hollandaise, mayo ou autre est un drame que partagent d’autres femmes.

        • 13 Octobre 2016 à 14h31

          C. Canse dit

          Et les chefs !

          Qui cuisent tôt. 

        • 13 Octobre 2016 à 14h41

          C. Canse dit

          J’aime bien Winterhalter, aussi et pleins d’autres.

        • 13 Octobre 2016 à 15h18

          ZOBOFISC dit

          Schlemihl

          La “barbe à canne” et Fidel Castro !
          Celle là est un peu tirée par les cheveux !  

        • 13 Octobre 2016 à 15h22

          C. Canse dit

          Quel sale-t’ins-banque, ce Casse. Trop fort.

        • 13 Octobre 2016 à 16h26

          Schlemihl dit

          Barbe à canne …. point du tout . La forme vient évidemment de Barbe à canard .

          La peinture hollandaise est très surestimée . Tout particulièrement l’ école élyséenne , qui n’ est plus cotée ni même cocottée . Une exception en faveur de Van Houten .

        • 13 Octobre 2016 à 16h42

          C. Canse dit

          Schlemihl

          Un cacao du côté de chez Liane. De Pougy ?

        • 13 Octobre 2016 à 16h52

          alain delon dit

          La peinture hollandaise surestimée?? Je trouve votre jugement sévère. Et Johan Cruyff, Marco Van Basten et Sylvia Kristel?

        • 13 Octobre 2016 à 17h24

          Schlemihl dit

          L’art de Cruyff et Van Basten me touche peu . Je suis beaucoup plus intéressé par l’ œuvre de Sylvia Kristel , peintre et aussi actrice de talent .

          Je dois avouer que le nom de Hollande me rappelle désagréablement un artiste prétentieux qui a l’ habitude de promettre des merveilles et de produire des croûtes qui sont aussi des daubes . Il y a des amateurs , je n’en suis pas .

          indulgence ! Quentin Matsys , Van Deyck -Lister , et aussi Sylvia Kristel ont montré des choses charmantes .

        • 13 Octobre 2016 à 18h49

          alain delon dit

          Connaissance encyclopédique décidément :)

          Sans oublier de citer Esther Kooiman, alias Zara Whites. Là on y est

        • 13 Octobre 2016 à 19h54

          Schlemihl dit

          Je sais diverses choses ( à part ) ( inutile de dire que c’est avec l’aide de Google ) ( Haut ) mais je reste modeste

          Je n’ai pas de préjugés contre la pornographie mais je ne la recherche pas au cinéma , ni en politique . J’avoue être furieusement prévenu contre les verts ” écolos ” ( qu’ils disent ) et végétariens

          Je crains que mon pays n’ évolue à la philippine . D’autres nous promettent un avenir libanais . J’ espère qu’ils se trompent tous , et moi aussi .

        • 13 Octobre 2016 à 20h22

          C. Canse dit

          Ah, les philippiques.

        • 13 Octobre 2016 à 20h28

          C. Canse dit

          Du démon d’Athènes ou du pois chiche.

    • 12 Octobre 2016 à 19h06

      volut dit

      La democratie arc-en-ciel & multiculti n’est pas un systeme politique.. puisque des lors il n’y a plus ni Cite ni Nation ni Peuple.
      Comment disait donc Stendhal ?
      Ah ! oui “je suis plutot favorable a un despotisme eclaire..tempere par l’assassinat politique”.
      C’est-y pas la une idee et qu’elle est bonne ?

      • 12 Octobre 2016 à 20h24

        Schlemihl dit

        Le successeur d’ un tyran fait souvent regretter son prédécesseur .

        Comme disait la vieille femme de Syracuse , en priant les dieux de faire vivre longtemps Denys , le monstre : Denys , tu es le plus affreux tyran que j’ai vu depuis que je suis née , je veux mourir avant toi , je n’ ose pas penser au démon qui te succédera .

        • 13 Octobre 2016 à 14h06

          C. Canse dit

          Tyrannosaurus rex n’a pas de successeur !

      • 13 Octobre 2016 à 16h30

        Schlemihl dit

        Tyrannosaurus rex a un successeur , le plus cruel des prédateurs . Emile Goudeau l’ a décrit dans La vengeance des animaux et la revanche des fleurs , un chef d’ œuvre .

    • 12 Octobre 2016 à 16h55

      Sancho Pensum dit

      On sent comme un soupçon d’admiration de Causeur pour les méthodes et les buts de ce dictateur… Je me trompe ?

      • 12 Octobre 2016 à 17h02

        mogul dit

        Si vous sentez ça dans cet article, c’est que vous avez encore moins les yeux en face des trous que d’habitude…

        • 12 Octobre 2016 à 17h13

          Flo dit

          Salut mogul :-D
          Laissez donc Sancho dans ses délires paranoïaques, c’est trop drôle.

        • 12 Octobre 2016 à 17h19

          mogul dit

          Mes hommages, Flo ! ;-))
          Faut bien lui dire de temps en temps que fumer la moquette, c’est pas bon pour la santé… :-))

        • 12 Octobre 2016 à 17h23

          Flo dit

          Je suis certaine qu’il vous répondra que ce n’est pas pire que l’alcool :-D

        • 12 Octobre 2016 à 19h08

          mogul dit

          Les mélanges, c’est pas bon…

        • 12 Octobre 2016 à 20h51

          Sancho Pensum dit

          Quoiqu’il en soit, certains lecteurs de Causeur semblent bien apprécier ce type ou ses méthodes…
          Vous-même, Mogul, vous avouez “ne pas penser grand chose de ce monsieur”… avant d’enfoncer un peu plus la démocratie libérale… Une forme de fachisme modéré ?

        • 12 Octobre 2016 à 22h53

          mogul dit

          Ce type est un produit de la dégénérescence de la démocratie libérale.
          Comme c’est ce régime que vous défendez, je comprends que ça vous passe par dessus la tête, comme en atteste les niaiseries que vous débitez par treize à la douzaine.
          Moi je suis pour un retour à une démocratie souverainiste avec recupération du pouvoir d’entre les mains du politburo eurocratique. Je ne m’en suis jamais caché.

        • 12 Octobre 2016 à 22h54

          mogul dit

          en attestent

        • 13 Octobre 2016 à 0h31

          Sancho Pensum dit

          “Ce type est un produit de la dégénérescence de la démocratie libérale.”
          Ha ha ha !…
          Mon pauvre vieux ! Non seulement vous ne pensez pas grand chose de Duterte, mais en plus vous ne connaissez pas grand chose à l’histoire politique des Philippines.

        • 13 Octobre 2016 à 8h12

          mogul dit

          Qu’y a t’il de plus à savoir, dugland de la mirandole ?
          30 ans de démocratie libérale qui succèdent à 20 ans de dictature sordide de Marcos et, au bout du chemin, Rodrigo Duterte !
          Mais peut être avez vous des révélations à nous faire qui remontent à la domination espagnole ?  

        • 13 Octobre 2016 à 16h45

          Sancho Pensum dit

          La vie selon Mogul : “j’aime pas la démocratie libérale, dont si Duterte a gagné, c’est à cause de la démocratie libérale”.
          Ca ne vous viendrait pas à l’idée que la cause de la victoire de Duterte est à rechercher ailleurs ?… Par exemple, dans le refus de la corruption endémique – qui remonte au moins au pouvoir de Marcos – ou dans sa lutte contre les mafias de la drogue ?

        • 13 Octobre 2016 à 18h57

          mogul dit

          Et c’est donc l’échec de qui tout ça ?

        • 13 Octobre 2016 à 20h15

          mogul dit

          Finalement, nos opinions ne sont peut être pas si éloignées…

        • 13 Octobre 2016 à 20h15

          Sancho Pensum dit

          Et la démocratie libérale, aux Philippines, elle est survenue à la suite de quels échecs ?…
          Tropisme électoral pour l’alternance. Sanction des échecs du pouvoir usé, inefficace voire corrompu. Déception des électeurs.
          Chez nous, c’est PS/RPR(ou UMP ou LR). Chez d’autres, c’est militaires/islamistes ou encore dictature/démocratie libérale…
          Arrêtez donc de tout ramener à vos petites obsessions, Mogul, de vouloir faire entrer la réalité dans vos petites cases. Prenez un peu de recul, un peu de hauteur.
          Et rendez-vous dans 6 ans, aux prochaines élections, si d’ici là Duterte ne s’est pas transformé en ce qu’il est vraiment : un dictateur meurtrier.

        • 14 Octobre 2016 à 12h43

          mogul dit

          Bien entendu qu’il y a toutes les chances pour que ça se termine ainsi.
          Mais je croyais, humblement, que la démocratie libérale selon “nos” vœux, que nous assénons à la planète entière au nom des droits de l’homme et du saint bénéfice, devait être la solution miracle !
          Je constate juste que ce n’est pas le cas.
          Nul besoin de monter sur des échasses pour constater que les espoirs qu’avait générés la chute du sordide Marcos ont été enterrés depuis lurette. On en revient donc à mon interrogation initiale, la démocratie libérale est elle soluble partout et chez tout le monde ?
          Maintenant, si vous considérez comme fatal que les Philippines doivent inéluctablement alterner démocratie de bon aloi et dictature funeste, même moi je n’aurais pas été aussi loin…

      • 12 Octobre 2016 à 18h49

        DAVID007 dit

        Réponse : oui vous vous trompez.

        Et on vous remercie pour votre vigilance. Nous allons en aviser Causeur sur le champ ! Car en effet, sur le sujet, Causeur semble assez mitigé. Serait-ce un spasme “droitdelommmiste” ? Une crise “détatdedroit”. Un petit moment de relâchement ?

        Zut alors ! Causeur et ses lecteurs font tout pour mériter leur titre de “facho” auprès des gentils comme vous et quelques autres. On ne va tout de même pas virer mou si proche du but !

    • 12 Octobre 2016 à 16h49

      mogul dit

      J’avoue ne pas penser grand chose de ce monsieur, ci devant chef d’état d’un pays qui etait déjà une pétaudière avant son arrivée. Les beaux esprits, jusque sur ce forum, ne cessant de nous seriner que nous avons les responsables que l’on mérite, on peut donc se dire, selon cette logique, que les Philippines méritaient l’arrivée à sa tête de ce caïd de série z.
      Je n’adhère pas à ce raisonnement, mais on peut clairement se poser la question de la compatibilité de la “démocratie libérale” avec certaines cultures, certains peuples, comme l’indique la dernière phrase de l’article (la plus inquiétante à mon sens).
      À vouloir à tous prix imposer notre modèle sur toute la surface du globe, à travers la globalisation libérale à marche forcée, on a peut être empêché des pays de se doter de systèmes politiques qui leur étaient plus adaptés, pour les jeter, in fine, dans les bras d’aventuriers de cet acabit.
      Nul besoin d’aller à l’autre bout de la planète pour le constater. Cela peut déjà se vérifier à nos portes…
      Peut être la démocratie libérale est elle un modèle à bout de souffle… 

      • 12 Octobre 2016 à 17h05

        mogul dit

        à LEUR tête

      • 12 Octobre 2016 à 17h18

        Flo dit

        C’est certain Mogul, la démocratie libérale est en perte de vitesse. Peut-être à force de se disperser dans des combats foireux.
        Il est grand temps de se ressaisir et de revenir aux fondamentaux. Toutes ces dictatures donnent froid dans le dos.

        • 12 Octobre 2016 à 17h31

          mogul dit

          Le problème de la “démocratie libérale”, comme on peut le constater chez nous au sein d’une UE qui se prétend le stade ultime de la civilisation avancée, est qu’elle est beaucoup plus libérale que réellement démocratique. Le ver est dans le fruit dès le départ.
          Et l’imposer partout, par les armes, par l’idéologie, ou la mondialisation forcée, ne peut aboutir qu’à des résultats délétères que nous pouvons constater chaque jour.
          Bientôt chez nous, peut être…

        • 12 Octobre 2016 à 23h13

          ZOBOFISC dit

          L’UE est une dictature polycéphale bien plus dangereuse qu’un dictateur seul aux commandes car il y a plus de cohérence dans un seul cerveau que dans la multitude de cerveaux des technocrates qui nous gouvernent.

    • 12 Octobre 2016 à 15h39

      Angel dit

      Effectivement etre expeditif avec des ordures peut froisser.
      Mais si le preisent actuel des Philippines ne cache pas un autre but que celui
      de nettoyer les Philippines des criminels de la drogue et bien POURQUOI PAS ?

      Mais je crains que ce monsieur souhaite se rapprocher de la Chine ou de la Russie en fait de preferer un monde multipolaire ne lui soit fatal.
      Le Camp du Bien (USA et leurs differents larbinats : UE, Australie, Japon Coree du Sud) et leurs allies slafistes d’Arabie Saoudite et autres porcheries du Golfe vont leurs trouver tous les maux de la Terre

      • 12 Octobre 2016 à 16h34

        Sadim dit

        “leurs differents larbinats”: en effet ils meritent differenciation; par example en CdS ou au JP, pas de multicul comme en UE ou Australie, sans parler du golfe persique. Pour bien connaitre le Japon, je peux vous dire que cela ne derange pas plus la-bas; d’ailleurs Abe a fait cadeau a Duterte de trois belles vedettes de patrouille maritime tres recemment…

        La gauche universelle, tout comme les doits universels de l’homme etc…, reste une coutume tres locale d’europe occidentale

    • 12 Octobre 2016 à 14h53

      Sadim dit

      S’il se presente en France je vote pour lui!

      Les droits de l’homme a bander mou, je suis content d’avoir essaye mais je prefere le modele precedent…

      • 12 Octobre 2016 à 23h17

        ZOBOFISC dit

        Il ne peut pas cumuler, c’est bien dommage !
        Peut-être quand il aura fini son boulot aux Philippines ..
        Pour aller plus vite, peut-être prend-t-il des stagiaires ?
         

    • 12 Octobre 2016 à 14h36

      DAVID007 dit

      Ce Monsieur finira certainement par aller “trop loin”. Bien au-delà des trafiquants de drogue. Mais pour l’heure, il est plutôt rudement efficace, ce que même l’auteure reconnaît (probablement à contre-coeur).

      Quant au droit de l’Homme et à l’Etat de droit. Celles et ceux qui critiquent Duterte auraient été beaucoup plus audibles s’il avaient préalablement accordé la même attention aux victimes de la criminalité qui sévit aux Philippines.