Philippe Caubère, back to bac | Causeur

Philippe Caubère, back to bac

“Le bac 68″ passe à toute berzingue

Auteur

Daoud Boughezala

Daoud Boughezala
est rédacteur en chef de Causeur.

Publié le 05 novembre 2016 / Culture

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Dans "Le bac 68", Philippe Caubère se remémore ses frasques de lycéen glandeur à l'ombre des barricades de Mai. Une prouesse de comédien et de mime interprétée sans temps mort. À savourer sans entraves.
philippe caubere bac 68

Philippe Caubère. Photo: Michèle-Laurent.

Déjà quinze ans que Philippe Caubère écume les tréteaux avec son spectacle Le Bac 68. À force d’entendre narrer les aventures de son double Ferdinand, cancre aspirant cycliste-rockeur-poète-comédien qui se fout du tiers comme du quart, on pouvait craindre l’overdose. Raté !

Au théâtre de l’Athénée, dans l’antre de Louis Jouvet, à côté d’un Zemmour hilare, je me suis payé une bonne tranche de rire à l’évocation des Louison Bobet, Johnny Hallyday, Gérard Philipe et autres animaux préhistoriques qui peuplent l’imaginaire de Ferdinand, 17 printemps bourgeonnants. Seul en scène au milieu d’un décor spartiate, Caubère multiplie les clins d’œil à son public de « diplômés en lettres » sans jamais sombrer dans la mise en abyme scabreuse façon Jean Lefebvre. L’ancien complice d’Ariane Mnouchkine, dont il ne se lasse pas d’écorcher le patronyme, a le don de mimer tous ses personnages : l’examinateur du bac, Ferdinand, la cadette Isabelle, sa mère Claudine « paraphasique à cause de l’âge »

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  • causeur.#40.bd.couv

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    publié dans le Magazine Causeur n° 40 - Novembre 2016

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    • 5 Novembre 2016 à 13h19

      Habemousse dit

      « …Mai 68, l’occasion pour une génération d’Oblomov onanistes biberonnés à Salut les Copains de « se lever avant midi » au prétexte de renverser le vieux monde. »

      Comme Alexandre le bienheureux sorti en soixante huit, inspiré du travail harassant d’une génération aussi capricieuse que jouisseuse, nourrie au lait des idées fausses et du chewing-gum qui bulle.

       Sans doute une façon de remercier des géniteurs qui les avaient sauvés du désastre.