Peut-on critiquer la critique des médias ?
D’habitude, quand on manque à la solidarité professionnelle…
Publié le 24 octobre 2009 à 7:00 dans Brèves
D’habitude, quand on manque à la solidarité professionnelle entre journalistes (bien connue de tous ceux qui fréquentent les rédactions concrètes), on est au mieux caricaturé, le plus souvent purement et simplement ignoré. La “critique des médias”, ce truc de procureurs et de gens qui crachent dans la soupe, a mauvaise réputation dans les médias. Il est rarissime que les gens concernés y répondent et plus rare encore qu’un média fasse état de celles qui lui sont adressées. J’avoue donc avoir été déçue en bien comme on dit en Suisse par Jean-Michel Aphatie1 qui m’a répondu (pas mal d’ailleurs) en direct sur RTL avant de le faire sur son blog, puis par Bruno Duvic qui a cité jeudi dans sa revue de presse sur France Inter mon article sur “l’affaire Lefebvre”. Que l’un et l’autre en soient remerciés – rien n’est plus agréable que le désaccord intelligent. Duvic, cependant, remarque que France Inter ”en prend plein la figure”. C’est un peu exagéré, cher confrère. Il est vrai que je cite très souvent France Inter et qu’elle m’énerve souvent, mais c’est pas de ma faute : le matin, je n’écoute que ça. C’est ma dose d’adrénaline.
- Un commentateur me dit que c’est raciste de l’appeler éditorialiste-cassoulet. Franchement, c’était plutôt affectueux et j’espère qu’il ne l’a pas pris autrement. J’adore son accent…et le cassoulet ! ↩
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L'auteur
Elisabeth Lévy est journaliste et essayiste.
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valé dit
ou marseillaise?
valé dit
@ ludovic lefèbre
Ah bon, EL nous vient du Mashrek ( falafel) et du Maghreb (couscous) à la fois?
Moi qui croyais qu’elle était parisienne de naissance!
Ludovic lefebvre dit
Elisabeth Lévy est chroniqueuse Falafel, journaliste couscous et Têtuniçois contributeur salade. A part ça, est-ce si offensant d’être assimilé à une partie de son terroir culinaire lorsque l’on n’est pas anglais ?
C’est bon le cassoulet (en petite quantité).
André Assiétoi dit
Élisabeth Lévy croit faire de la critique des médias. Ben, dites donc, elle a vraiment une haute opinion d’elle même. La critique des médias c’est pas “je te prend un dysfonctionnement occasionnel et je le dénonce”. C’est plus compliqué que ça. Ça demande du travail, du temps pour analyser, tirer des conclusions. Est-ce que les médias sont pluralistes ? Oui, non ? Y-at-il tendance à la concentration ? Oui, non ? La plupart des journaux sont-ils aux mains des banquiers, marchands d’armes, de béton ? Est ce que ça pose un problème ? Oui, non ? Les mêmes proprios vivent de marchés publics, est-ce que c’est gênant ? Oui, non ? Pourquoi ?
C’est tout ça, la critique des médias un peu sérieuse et documentée.
Et pour ça, il vaut mieux être à l’extérieur, un peu en surplomb, c’est mieux pour voir l’ensemble.
Sinon, on risque de se regarder le nombril.
Faut être un petit peu sérieux. La querelle pichrocoline entre EL et Jean-Michel Aphatie n’a vraiment rien à voir avec la critique des médias.
Venik dit
Kid A revient à la charge,il la veut sa baffe casher,cet imbécile !
Pour E.Levy il faudrait dire : la rédactrice bouillabaisse.
Isn’it ?
Sophie dit
@ Robert Marchenoir,
Mais pas du tout! Moi, j’adorerais qu’on m’étiquette chroniqueuse ris-de-veau. Ou alors, reporter chèvres-au-miel.
Sans rire.
D’ailleurs plus j’y pense, plus je me dis que j’ai raté ma carrière. Au lieu de critiquer des bouquins qui me fatiguent, j’aurais dû être critique gastronomique.
Kid A dit
Bien sûr que la mention du cassoulet est affectueuse, on n’en doute pas une seconde, ce n’est pas le problème.
La remarque d’un causeur sur le post précédent est différente : si Aphatie, par exemple, qualifiait Elisabeth de “commentatrice casher des médias”, il aurait beau dire de toutes les façons que c’est affectueux et qu’il n’y a pas matière à monter sur ses grands chevaux, ça ferait un barouf d’enfer, les associations monteraient au créneau, et on en parlerait pendant 10 ans.
Non ?
michel Kessler dit
ah! est-il tarbais? parceque pour le cassoulet c’est ce qu’il y a de mieux, les tarbais… ceci étant entre le Cassoulet et Mistral il y a un monde: les capitales du premier étant, selon l’humeur, Toulouse ou Castelnaudary. On me parle de lingots dans le fond, je m’insurge, les lingots c’est pour les boites! ça fait riche et ça fait pêter, alors que les tarbais, niet! bon le poète qui pourrait s’accorder avec le Cassoulet, c’est Joseph Delteil, pas Mistral…
Robert Marchenoir dit
“C’est raciste de l’appeler éditorialiste-cassoulet.”
Pourquoi ? C’est auvergnat, le cassoulet ?
Shonarchan dit
Sur France Inter, Duvic est resté factuel et n’a pas évoqué le moindre désaccord.
Ce qui est frappant avec Elisabeth Lévy, c’est cette impression quand on la lit qu’elle a toujours un compte à régler…
alaindeparis dit
@ Lady dit
Elysabeth L n’a jusqu’à présent, point postulé pour sa “nomination”, avant son élection, à l’Élysée. Quoique, ça décoifferait !
ramon mercader dit
pour plussoir sur jean paul bayol souvenons nous de l’affaire allègre et du silence radio de la dépèche du midi lorsque la bulle a éclaté
profil bas certes
des excuses ou des explications ?
plutot crever !
fume !
Sophie dit
Job, vous pensez que la démocratie a offert une superbe tribune à la presse? Moi, j’aurais plutôt pensé que c’était le contraire. Ou du moins, que ça devrait l’être.
Lady dit
Je suis comme vous, Elysabeth, j’écoute France Inter (sans pub) parce que ça me réveille! Je ne peux que bondir de mon lit! Quelle pub! Restez libre n’ayez jamais peur de penser, ça paye! J’ai l’impression que depuis que Jean-Mi et Duvic ont parlé de vous, plein de nouveaux sont entrés attirés par votre cuisine!
JOB dit
Le titre en lui seul est une bonne question, mais il n’y a pas, me semble-t-il, beaucoup de commentaires à faire sur l’article qui suit.
Peut-on critiquer… la critique des médias ? Bien sur que oui. Et en premier lieu de la part de ceux qui font l’objet de leurs critiques.
Si les médias ont cette liberté de tout dire, ils s’exposent comme tout un chacun a des retours de critiques. C’est la moindre des libertés citoyennes.
Nous savons tous que chaque corporation s’auto-protège et s’offusque lorsqu’on vient piétiner leurs plates-bandes. Les magistrats n’apprécient guère qu’on porte des critiques à leur jugement….ils sont sensés ne jamais se tromper ( !) Les banquiers n’apprécient (enfin : n’appréciaient) pas trop qu’on vienne mettre le nez dans leurs affaires. La médecine et bien d’autres catégories professionnelles. Et bien sur, les journalistes (s’abritant derrière leur sacro sainte liberté de la presse) qui ont eux, plus que tous autres, l’avantage d’avoir la parole et les moyens de la faire entendre. La démocratie leur à offert une superbe tribune, ils avaient matière à nous rendre intelligent, à nous ouvrir sur le monde, à nous élever par l’information, or maintenant, se sentant menacés par les évolutions technologiques ils font des plateaux télé entre-eux, des débats entre eux, se commentent et se critiquent eux-mêmes …. Ils prennent le même itinéraire que le parti socialiste qui tourne en rond sur lui-même sentant la mort annoncé.
carredas dit
France 2 journal de 20 heures
images de jeunes déguisés en “petits marquis”, avec un commentaire qui précise que le retrait de candidature de Jean Sarkozy dit ” le prince Jean ” ne change pas la volonté farouche de notre belle jeunesse de dénoncer etc… etc…
il y avait déjà eu à un précédent journal, un reportage sur le sujet dont l’originalité n’avait pas échappé à la rédaction.
un journal de 30 minutes pour parler de l’actualité, toute l’actualité.
qui décide de braquer le projecteur du 20H sur ces jeunes gens qui n’hésitent pas à investir dans le costume d’époque et dont le message passe par la caricature et le dénigrement ?
de qui sont-ils représentatifs ?
s’agit-il d’information ou de formatage ?
les téléspectateurs ont-ils l’espace pour du recul et de la critique alors qu’une image chasse l’autre dans la course à la polémique juteuse ?
rackam dit
C’est malin! On supprime l’un des deux et je passe pour un voit-double!
Je boude en attendant des excuses officielles.
rackam dit
Causeur lance le jeu des sept erreurs: deux articles presque identiques de la patronne… A part le point final qui diffère, saurons-nous trouver les six autres?
E. Panorthotès dit
Bonjour. Pardonnez-moi de ne réagir que sur un détail (voire d’être plus aphatique qu’Aphatie, que je ne lis pas assez régulièrement pour savoir s’il “réagit” encore ou s’il a renoncé), mais je trouve un peu invraisemblable que l’on ne soit pas capable d’orthographier convenablement le nom d’un journaliste qui est tout sauf apathique… Et je ne parle pas de “respect”, même si (étant méridional, mais pas de “race latine” comme on disait du temps de Mistral…) je ne suis guère convaincu par la connotation de “cassoulet”.
Jean-Paul Bayol dit
En effet, la meilleure réponse a une mise en cause de la presse est le silence, c’est une manière de faire bloc.
Solidarité corporatiste bien compréhensible à laquelle Causeur est à peu près le seul à manquer.
Heureusement d’autres canaux d’information, de diffusion et de distribution existent.
Une bataille de presse qui ne la concernerait pas ?
http://www.editions-bayol.com/pages/livres-titres/YC.php