Pédophilie dans l’Eglise: journalistes, tapez fort mais tapez juste! | Causeur

Pédophilie dans l’Eglise: journalistes, tapez fort mais tapez juste!

France 2 a failli faire un travail sérieux

Auteur

Ingrid Riocreux

Ingrid Riocreux
Agrégée de lettres modernes et auteur de "La Langue des médias"

Publié le 30 mars 2017 / Médias

Mots-clés : , , , , ,

Le cardinal Barbarin à Lyon, avril 2016. SIPA. AP21906437_000001

S’il y a bien une chose dont j’aurai toujours du mal à m’offusquer, c’est le traitement médiatique des affaires de pédophilie dans l’Église.

Je connais les refrains obligés: ils parlent de la pédophilie dans l’Église mais jamais dans les autres religions ou dans l’Éducation nationale, ou dans les associations sportives, et ils oublient de rappeler que la majorité des actes de pédophilie est commise dans le cadre familial. C’est vrai. Et l’on omet d’ailleurs de dire que la plupart sont commis par des ados, le cas du grand frère imbibé de porno qui « joue » avec sa petite sœur étant une situation à la fois hyper répandue et totalement taboue. Idée de reportage…

Mais comment nier que ce crime revêt une atrocité particulière lorsqu’il est commis par un prêtre ? Et comment nier que l’inaptitude des prélats à répondre tout simplement avec leur tripes aux questions qu’on leur pose est absolument outrageante ? Ce n’est quand même pas un sujet compliqué ! Nul besoin de choisir ses mots ou de suivre des séances de média-training pour dire que c’est tout simplement dégueulasse. Contrairement à l’avortement ou au mariage gay, la pédophilie n’est pas un sujet clivant sur lequel la doctrine catholique s’oppose à la pensée du moment.

Évidemment, il y a quelque chose d’allergisant dans la jubilation que l’on sent chez les journalistes dès qu’il s’agit de pédophilie dans l’Église. Mais après tout, Celle-ci n’a qu’à pas leur offrir d’aussi belles occasions de Lui cracher dessus :

Là, on va me faire remarquer que je n’ai pas adopté la même posture en parlant du reportage de C8 en infiltration au FNJ de Nice. C’est que ce dernier reposait uniquement, j’insiste, uniquement, sur le plaisir du voyeurisme et de la supercherie, au même titre que n’importe quelle émission de divertissement en caméra cachée. Qui peut prétendre avoir appris quoi que ce soit dans le reportage de C8 ? Qui ignorait qu’il y eût des lecteurs de Faurisson et des militants identitaires au FN ? Nobody.

A l’inverse, il est indéniable que le reportage de France 2 sur la pédophilie dans l’Église repose sur une démarche d’investigation journalistique rigoureuse. A ce titre, le fait d’avoir répertorié un maximum de cas doit être salué, c’est ce qui rend la démonstration incontestable. Beaucoup d’autres se seraient contentés de deux ou trois noms, s’exposant à l’objection classique : ce sont des exceptions. La mise au jour du système scandaleux de « mutation » des prêtres incriminés est le point fort de ce reportage et il ne fait aucun doute que cette enquête fera date (on parle d’un nouveau Spotlight).

Cela ne signifie pas que soit absent de ce document un défaut désormais classique dans la mise en scène des enquêtes de journalistes : si quelqu’un a…

Lisez la suite de l’article sur le blog d’Ingrid Riocreux.

  • Article en accès libre. Pour lire tous nos articles, abonnez-vous !

    La rédaction de commentaires est impossible pour cet article

    • 1 Avril 2017 à 10h14

      freeday dit

      Le titre dit : journaliste tapez fort mais tapez juste.
      Messieurs et dames journaliste.
      N’oubliez pas de parler des autres victimes de cette institution.
      c’est à dire les personnes victimes d’une EPS (emprise psycho spirituelle) au seins de certains mouvements charismatique.
      Silence total du clergé et des médias.
      Et pourtant il y a là aussi un énorme scandale.
      Pour ceux que ça intéresse quelques vidéos à visionner et faire tourner/
      https://www.youtube.com/watch?v=Ikw88NkAP7o
      &
      https://www.youtube.com/watch?v=MyR3-6Lur0w&t=55s
      &
      https://www.youtube.com/watch?v=kwj_FfsfTfY
      &
      https://www.youtube.com/watch?v=z4BjemLcb7I&t=70s

    • 31 Mars 2017 à 15h54

      Amaury-Grandgil dit

      l’émission était très bien faite, et sérieuse.

      Et sur le sujet je partage le point de vue de l’abbé Grosjean du Padre blog qui dit bien qu’un prêtre pédophile n’a plus rien à faire dans l’Eglise et qu’il doit répondre de ses actes devant la justice.

      Mais tant qu’à abordez la question de la pédophilie, il faudrait que les journalistes soient ambitieux, qu’ils en traitent globalement, mais il est plus facile de trainer les catholiques dans la boue…

      Comme toujours

    • 30 Mars 2017 à 23h50

      Anouman dit

      Ce qu’on constate c’est que les pédophiles sont souvent ceux qui s’occupent des enfants et disent les aimer, prêtres, enseignants, animateurs, coachs…
      Bref, W.C. Field n’avait pas entièrement tort en disant qu’un homme qui n’aime ni les chiens ni les enfants ne peut pas être entièrement mauvais.

    • 30 Mars 2017 à 21h54

      Bacara dit

       Bof , de toute façon , ces histoires de sexe pendent au nez de tous ces religieux . Ils sont incapables
      d’adopter une réponse à ce “problème” . Regardez mahomet avec sa femme de six ou neuf ans .
      Une vaste escroquerie qu’on peut expliquer par le très faible niveau intellectuel des masses .
      Plus t’es bête , plus tu crois . 

      • 31 Mars 2017 à 15h55

        Amaury-Grandgil dit

        Bien sûr vous êtes beaucoup plus intelligent que les “masses” ?

      • 31 Mars 2017 à 18h50

        Saint-Romain dit

        Vous devez donc être d’une crédulité !
        Votre intelligence ? Des preuves SVP. Un beau diplôme et un test de QI d’un psychologue agréé sont les bienvenus.

    • 30 Mars 2017 à 19h49

      IMHO dit

      Les ecclésiastiques catholiques ne persistent dans leurs lubricités que pour signaler que leur église n’a pas fermé boutique , qui le saurait sans cela ?
      Si ce n’est pas des garçons qu’ils tripotent, à défaut de filles sans doute,
      car si c’est par choix , ils ont mauvais goût ( moi les aminches calice me met dans tous mes états ) , ce sont des femmes qu’il épousent pour faire parler d”eux
      C’est comme Jane Birkin et sa leucémie .

      • 30 Mars 2017 à 20h13

        François dit

        Intéressant comme point de vue et si objectif….
        Tout le monde sera néanmoins content d’apprendre que vous êtes normal !

        • 30 Mars 2017 à 20h44

          IMHO dit

          Normal, moi ? Non mais ! !

        • 30 Mars 2017 à 21h16

          François dit

          Vous me rassurez. Je me disais, mais qu’est-ce qu’il fout sur Causeur… Mois je sais pourquoi j’y suis, je m’appelle François !

    • 30 Mars 2017 à 17h23

      i-diogene dit

      Ce qu’ on peut reprocher à l’ église catho:

      - c’est le fait que le Vatican et sa hiérarchie ont toujours protégé leurs prêtres pédophiles en essayant soit, d’ intimider les parents de victimes, soit en mutant le prêtre pédophile dans une autre paroisse, parfois à l’ étranger, où il pourra faire d’ autres victimes impunément (Afrique, Amérique Latine.).

      - le pourcentage de pédophiles dans l’ église est de l’ ordre de 3,8 fois celui de la société civile ( étude du Canard Enchaîné).. Ce qui pose la question d’ éventuels problèmes structurels..

      … On peut donc légitimement soupçonner qu’il s’agit d’ un réseau de pédophilie établi depuis très longtemps..!^^

      - AU-delà des problèmes de pédophilie, il y a, dans le clergé, une forte concentration de toutes sortes de tarés:

      - Sadiques: châtiments corporels, tortures physiques et mentales..

      - manipulateurs: endoctrinement, culpabilisation, captation d’ héritages, donations, etc..

      .. Ce n’ est pas parce qu’il y a de nombreux adeptes que ce n’ est pas une secte dangereuse..!^^

      • 30 Mars 2017 à 17h46

        Schlemihl dit

        I Diogène , êtes vous anti clérical ?

        • 30 Mars 2017 à 18h07

          i-diogene dit

          Je suis libre-penseur, donc je pense:

          - que les dogmes sont des croyances et des superstitions organisées,

          - que les religions ne sont que des outils de manipulations de masses..

          - idem, pour les idéologies..!^^

          .. Je revendique le droit de réfléchir et décider par moi-même..

          .. Ca m’ évite de reporter mes erreurs sur une entité fantasmagorique, donc, l’ opportunité de les corriger..!^^

        • 30 Mars 2017 à 18h21

          durru dit

          L’athéisme est un dogme comme un autre.
          Tu revendiques surtout le droit de juger sans avoir les bases pour.
          Et je ne t’ai pas encore vu remettre en cause tes convictions, peu importe le sujet abordé.
          Toujours aussi à fond sur Polkehn, par exemple?

        • 30 Mars 2017 à 20h23

          Renaud42 dit

          I-diogène, vous dites : “.. Je revendique le droit de réfléchir et décider par moi-même..”
          On ne commence à réfléchir que le jour où on sait que ce n’est jamais par soi-même. Votre dogmatique du libre-penseur est une imposture.

        • 30 Mars 2017 à 20h31

          i-diogene dit

          Durru,

          la libre-pensée n’ est pas un dogme, c’ est justement l’ absence de dogme ou d’ idéologie..!^^

          … Une remise-en-cause perpétuelle en fonction de faits tangibles, répertoriés, mesurés et prouvés..

          Les croyant, que ce soient ceux de dieu, jéhovah ou mahomet ne remettent jamais en cause la parole divine: ce sont de sombres crétins..!^^

        • 30 Mars 2017 à 20h35

          durru dit

          L’athéisme est une conviction dogmatique comme une autre.

        • 31 Mars 2017 à 0h33

          i-diogene dit

          Renaud,

          La philo de comptoir, c’ est un peu court..:

          La difficulté de la libre-pensée, c’ est qu’il faut tout évaluer, analyser et décider par soi-même, sans la trame (le filtre) d’une idéologie ou d’ un dogme..

          La différence, c’ est qu’au niveau des erreurs, on ne peut ni se retrancher derrière “dieu l’ a voulu”, ni se bloquer sur une posture dogmatique ou idéologique..

          C’est un sérieux avantage, puisque prendre conscience de ses erreurs, c’ est se donner la faculté de les analyser et de les corriger..!^^

          Durru, par exemple, ne voit pas l’ immense stupidité de son affirmation:

          - “L’athéisme est une conviction dogmatique comme une autre…

          - athéisme = sans dieu,

          - dogmatique = idéologie qui s’ appuie sur l’ existence d’ un dieu..!

          CHERCHEZ L’ERREUR..!^^

          Libre-pensée = mode de réflexion qui exclut toute forme d’idéologie ou de dogme..

        • 31 Mars 2017 à 0h41

          durru dit

          Quand je te disais que tu ne sais pas lire:
          Dogmatique – Qui a des opinions bien arrêtées, qui les considère comme des vérités absolues, et les exprime d’une manière péremptoire, autoritaire, catégorique
          Exactement ce que tu fais à longueur de journée sur ce forum.

        • 31 Mars 2017 à 1h54

          i-diogene dit

          Durru,

          Dogmatique: relatif à un dome..!

          WIki: dogme (du grec δόγμα dogma : « opinion » ou δοκέω dokéô : « paraître, penser, croire »1) est une affirmation considérée comme fondamentale, incontestable et intangible par une autorité politique, philosophique ou religieuse.

          L’ athéisme et la libre-pensée, ne sont pas des autorités politiques, ni philosophiques, ni religieuses..!^^

          C’ est-même tout l’ inverse: le refus d’une quelconque autorité..!^^

        • 31 Mars 2017 à 2h49

          i-diogene dit

          *.. doGme..

      • 30 Mars 2017 à 18h02

        François dit

        I Diogène je ne suis pas particulièrement cléricaliste, mais en matière de sexualité je ne suis pas convaincu que ce soit l’église qui finance les innombrables sites pornos plus trash les uns que les autres.
        Revenons-en plus simplement à la nature humaine faite de désir plus ou moins avouables en fonction de la doxa d’époque.
        L’église, ou plutôt certains de ses membres, a surtout péché pour se livrer à des comportements en parfaite contradiction avec son message.
        C’est l’histoire de l’arroseur arrosé.

      • 30 Mars 2017 à 23h47

        Anouman dit

        La question est alors de savoir s’ils vont dans le clergé parce que sadiques ou pédophiles ou si c’est le clergé qui les rend ainsi.

        • 31 Mars 2017 à 0h56

          i-diogene dit

          Bonne question..!

          Mais déjà, leur emblème: un jeune homme, à moitié à poil, cloué sur une croix, avec une couronne d’ épines, une lance plantée dans le ventre et le tout sanguinolent… C’est très révélateur:

          - Un emblème éloquent du sado-masochisme décomplexé..!^^

          Si on ajoute les lieux de cultes genre gothique obscur et dépressif, l’ iconographie morbide avec adoration de statuettes et de reliques de martyrs, c’est franchement une tendance à la nécrophilie..

          .. Pas étonnant que ça attire toutes sortes de tarés..!^^

    • 30 Mars 2017 à 17h05

      François dit

      Pédophilie. Je suis pédophile et heureux de l’être. Une amoureuse des mots comme vous me comprendra sans mal. Pédophile voulant dire qui aime l’enfant. Nous sommes innombrables dans ce cas, en tout cas je l’espère. Vous auriez donc dû parler de pédoclastie (Qui maltraite l’enfant). L’hystérie anti pédophile (ce mot est dans le langage courant depuis les années 68) répond à une donne sociétale bien simple. La possibilité donnée aux femmes de contrôler leur corps, donc les naissances et une fonction maternelle sacralisée a fait le reste. Enfant objet, roi, tytan, carte de crédit et pourquoi pas objet de plaisir comme on l’a vu dans cette téléréalité absolument répugnante « Qui veut épouser mon fils ». Ce sentiment ultra-valorisé qu’est l’amour en lieu et place de la raison a fait son chemin, avec son cortège d’approximations et engendré une grande confusion dans les rapports parents/enfants comme, évidemment homme/femme. L’amour pour l’enfant et non de l’enfant devrait être une évidence, ce n’est plus le cas et le désir d’enfant a entrainé Un désir de l’enfant, de sa sensualité et dans les pires des cas de sa sexualité. L’église n’est que l’arbre qui cache la forêt de l’incestuel familial qui dérive dans certains cas vers l’incestueux. Même si l’église se devrait être irréprochable au regard de la mission qu’elle s’est assignée, le tort que ses clercs causent n’est rien au regard du préjudice subi par un enfant victime d’un ascendant.
      On peut se soustraire à des avances indélicates d’un prêtre ou d’une bonne sœur, pas à celles de l’un(e) de ses ascendant(es)
      (La suite de ce commentaire déjà posté ce matin et supprimé est plus bas. Causeur ne censure pas mais a priori l’informatique a quelques défaillances)

      • 30 Mars 2017 à 18h18

        i-diogene dit

        Oserais-tu prétendre que les enfants du XIX ème siècle étaient mieux protégés et plus heureux que ceux d’ aujourd’hui..?

        De tout temps, le clergé catho n’ a JAMAIS condamné l’ exploitation des enfants, que ce soit pour le travail, la torture ou le sexe..

        .. souviens-toi: la misère humaine, c’ est le principal fond de commerce du clergé.. C’est d’ ailleurs pour cette raison évidente qu’il est systématiquement contre tout ce qui peut supprimer de la misère: IVG, Contraception, GPA, etc..!^^

      • 30 Mars 2017 à 19h44

        François dit

        I Diogène, ç am’agace lorsque tu me tutoies sans me demander si je suis d’accord.
        Bon, passons.
        Je n’ai pas la prétention d’affirmer quoi que ce soit en matière de “bonheur” tout en constatant tout de même que nous sommes dans une France décrite comme dépressive où la jeunesse se dit très majoritairement perdue, désabusée et sacrifiée : http://www.lemonde.fr/emploi/article/2014/02/25/frustree-la-jeunesse-francaise-reve-d-en-decoudre_4372879_1698637.html
        Alors, décider de son “bonheur” avec anachronisme plaiderait plutôt en faveur du 19ème siècle…
        Protéger, j’aime bien ce concept… ‘autre, voire de lui même. L’empêcher de se faire du mal au nom de son “bonheur”. Les pays où les enfants sont le mieux protégés, c’est en Europe du Nord. Je ne parierai pas sur leur “bonheur” existentiel.
        Encore un effort de protection et nous aurons tous et toutes le “bonheur” de vivre dans une gigantesque ferme des milles vaches que protégera Big Mother et non Big Brother.

    • 30 Mars 2017 à 16h52

      i-diogene dit

      - « Celui qui scandalise un seul de ces petits qui croient en moi, il vaudrait mieux pour lui qu’on lui accroche au cou une meule de moulin et qu’on le jette au fond de la mer. »

      (Matt. 18,6)

      - “… Ces petits qui croient en moi…”!

      .. C’est bien là le problème: Il ne croyait pas assez, donc je l’ ai violé..!^^

      … Quant à ceux qui ne croient pas, heuuu, comment dire..? Heeuuu..

    • 30 Mars 2017 à 16h41

      chezblob dit

      Des dizaines de milliers d’articles, reportages et condamnations des prêtres, mais jamais une seule mention d’imams pédophiles !!! Deuxième religion de France mais silence….évidemment par lâcheté car il suffit de surfer le net pour trouver plusieurs scandales concernant des imams au Maghreb. Journalistes à couilles où êtes-vous ?

    • 30 Mars 2017 à 14h39

      rolberg dit

      Ce qui distingue la pédophilie dans l’Église de celles pratiquées dans tant d’autres institutions, c’est la prétention de l’institution d’avoir le droit et le devoir de faire la morale à l’humanité entière. Quand on emprunte des airs de sainteté, on risque la baffe publique. 

      • 30 Mars 2017 à 14h50

        golvan dit

        @ rolberg à 14h39
        Cela fait déjà bien longtemps qu’en France la religion laïcarde a supplanté la religion catholique dans le domaine de la leçon de morale.
        Mais ça n’empêche pas ses porte-parole de se prendre les pieds dans leur morale, exactement comme les prêtres.
        Ce qui caractérise les imbéciles, à chaque époque, c’est de pas voir les mêmes vices se reproduire en changeant seulement d’aspect, et dans ce domaine les anticléricaux basiques atteignent des sommets.

        • 30 Mars 2017 à 23h38

          rolberg dit

          Tout le monde le fait, fais-le donc. Ça n’excuse rien. La prétention demeure la prétention, un mensonge.

      • 30 Mars 2017 à 14h51

        Moumine dit

        Faudrait expliquer ça aux victimes de pédophilie…

      • 30 Mars 2017 à 19h30

        Pascall dit

        “c’est la prétention de l’institution d’avoir le droit et le devoir de faire la morale à l’humanité entière” Erreur, l’institution Catholique n’enseigne plus la morale depuis longtemps, mais répercute l’enseignement de Jésus. Celui-ci ne faisait pas de morale mais annonçait le salut proposé par Dieu à tous les hommes. Ce salut n’est basé que sur une seule loi : “Aimez-vous les uns les autres…” et cet amour inconditionnel n’a rien à voir avec Eros. L’Eglise n’est constituée que d’hommes et de femmes normaux qui ont parfois bien des difficultés avec cette loi, seul le Christ est parfait, mais au moins une bonne partie des Chrétiens essaient de s’y conformer. Il existera toujours des personnes qui n’on seulement n’y arriveront jamais, mais qui en plus détourneront une partie du message pour leur bénéfice personnel.

        La morale est une notion postchrétienne et ne peut être revendiquée par les Chrétiens.  Quelque part, il y a une appropriation du Christianisme, mais qui dit appropriation, dit expulsion du précédent propriétaire. Le comportement individuel qui conduisait au salut est repris sous forme de règles de morale, mais le Christ en est évacué avec son message d’amour. Le salut est devenu terrestre avec des promesses de société parfaite. Le problème est que sans l’amour, l’application des règles de morale est loin d’être évident. S’il n’y a que la morale, je ne vois pas pourquoi je n’ai pas le droit de tuer mon voisin si mon intérêt supérieur l’exige. S’il y a l’amour, je sais pourquoi je ne peux pas tuer ce voisin. Une société parfaite basée sur la morale ne peut exister sans goulag.

        • 30 Mars 2017 à 19h50

          C. Canse dit

          Pascall

          Nous n’avons vraiment pas la même lecture du christianisme ; en effet, Jésus porte une parole libératrice en enjoignant ses disciples à se libérer de la tradition, notamment à se libérer du poids de la famille, il invite l’individu à penser par lui-même, en prônant l’égalité du genre homme/femme, il invite chacun à voir en l’autre un autre humain, un égal. Jésus enjoint à respecter son prochain, pas à l’aimer. 
           En appliquant ces préceptes,  l’individu est libre, reconnaît celle de l’autre, l’autre étant son égal créant ainsi une société acceptable par tous, non pas parfaite. De fait, le propos de Jésus est révolutionnaire, raison pour laquelle il connut l’infâmie de la crucifixion.
          Son propos lui survécut, lui conférant son immortalité, que d’aucuns qualifient de résurrection. 

        • 30 Mars 2017 à 20h10

          François dit

          Patatrac, voilà que je suis d’accord avec C Canse…

        • 30 Mars 2017 à 20h14

          C. Canse dit

          Pourquoi, patatrac ?

        • 30 Mars 2017 à 20h16

          C. Canse dit

          Parce que nous eûmes un différend à propos d’un autre article ?
          J’ose espérer que chacun dépasse des comportements infantiles. Non ? 

        • 30 Mars 2017 à 20h38

          Pascall dit

          @C. Canse
          Je suis d’accord avec vous sur la libération de l’homme, mais j’ai quelques difficultés avec le reste. Jésus ne parle pas de se libérer de la tradition mais de l’accomplir. Ils ne refuse pas les lois précédentes mais affirme que l’amour du prochain contient la totalité du Décalogue. L’amour du prochain ne libère pas de la famille mais vous pousse à la protéger par amour. le respect dû a tout homme est une conséquence de l’amour. quand vous affirmez “Jésus enjoint à respecter son prochain, pas à l’aimer”, c’est parfaitement contraire à son enseignement.

          En plus du Décalogue, les Juifs avaient développé toutes une série de lois pour s’assurer d’une pureté rituelle. Jésus en affirmant la spiritualité de Dieu a fait passer ces lois au niveau spirituel. Il ne sert à rien de faire le sacrifice d’un animal. Ce qui plait à Dieu et qui permet le salut, c’est la pureté du cœur. Nous ne pouvons acheter notre salut, il nous est offert gratuitement par Dieu par amour. Encore nous faut-il accepter ce don et pour l’accepter, il nous faut être libre.
          Si nous sommes nombreux à pratiquer l’amour du prochain, nous pouvons aboutir à une société acceptable, mais ce n’est pas l’objectif du Christ qui reste notre salut dans son royaume qui n’est pas de ce monde.  
          Le propos de Jésus est effectivement révolutionnaire, mais je crois qu’une des raisons de son assassinat a été son refus de s’impliquer dans l’affaire politique du moment : se débarrasser des Romains pour créer un royaume de Dieu sur terre. Jésus s’est bien gardé de donner du grain à l’hérésie messianiste.
          Vous ne reconnaissez pas sa résurrection, mais pour une majorité des Chrétiens, il est bien vivant. Je l’ai rencontré à de nombreuses reprises et il continue son enseignement. En fait, tout est dans les Evangiles, mais même comme Chrétiens on a parfois un peu de mal à comprendre. 

        • 30 Mars 2017 à 20h42

          Renaud42 dit

          C. Canse, quels sont vos projets, noyauter le Vatican, élire un pape gay, béatifier Judith Butler?

        • 30 Mars 2017 à 21h10

          François dit

          Vous espérez avec justesse C Canse. Bon il faut que je relise Pascall qui a un propos des plus construits.

        • 30 Mars 2017 à 22h46

          C. Canse dit

          Renaud42

          Le Vatican m’indiffère au plus haut point, le pape aussi. Le christianisme est, pour moi, une philosophie ; libre à vous d’en faire une religion, c’est votre choix tout à fait respectable. 
          Je vous prie de faire de même à l’égard des gens qui auraient un avis divergent.
           Je ne connais pas la femme à laquelle vous faites allusion ; je suppute, en contextualisant votre propos, que savoir quelle elle est ne me serait que de peu d’utilité, si j’en ai le temps, l’envie, un jour je chercherai ou pas.

           Pascall
          Respecter son prochain en tant qu’on lui reconnaît son humanité est suffisant. Comment définissez-vous “aimer son prochain” ?

        • 30 Mars 2017 à 23h00

          Renaud42 dit

          C. Canse : les vertus chrétiennes devenues folles de Chesterton c’est quand la religion chrétienne est devenue une philosophie. C’est à dire quand des vérités spirituelles ont été rabattues sur le temporel.

        • 30 Mars 2017 à 23h37

          rolberg dit

          Dommage que Paul de Tarse ait fabriqué un Jésus-Christ en usurpant le message du vrai Jésus, que tous et chacun auraient pu essayer d’imiter s’il n’était pas dieu.

        • 30 Mars 2017 à 23h55

          Renaud42 dit

          Rolberg : Jésus est un des rares humains, voire le seul, qui ne se soit pas pris pour un dieu.

        • 31 Mars 2017 à 0h06

          C. Canse dit

          Renaud42

          Qu’entendez-vous par “vérité spirituelle” ? 

        • 31 Mars 2017 à 0h52

          Pascall dit

          @ C. Canse

           ”Comment définissez-vous “aimer son prochain” ?” Le mot utilisé dans les Evangiles est agapè en grec ou caritas en latin. Cela correspond à un amour inconditionnel qui va jusqu’à aimer ses ennemis dont nous n’attendons aucun retour. Ce mot est différent de Eros qui définit l’amour charnel, pour lequel nous avons toujours des espoirs de réciprocité.

          “Respecter son prochain en tant qu’on lui reconnaît son humanité est suffisant.”  C’est déjà pas mal, mais le Christ va plus loin et lui nous aime, quelque soit nos actes. Avec cet l’amour, nous respectons bien évidement nos prochain, mais cela va jusqu’à prendre soin d’eux et vouloir leur bien. Nous ne sommes pas forcément capable de cet amour, mais le Christ peut nous aider.

           @rolberg
          “Dommage que Paul de Tarse ait fabriqué un Jésus-Christ en usurpant le message du vrai Jésus, que tous et chacun auraient pu essayer d’imiter s’il n’était pas dieu”
          C’est la thèse des juifs et des Musulmans, mais elle ne tient pas une seconde à l’analyse. Les écrits de de Paul correspondent à ce qu’un évêque pourrait écrire aujourd’hui. Elle met la parole du Christ en rapport avec la situation vécue par les premières communautés chrétienne et ne remplace jamais les Evangiles. Même s’il est l’un des premiers à mettre ses pensées par écrit, Paul n’a pas écrit les Evangiles et de plus, beaucoup de Chrétiens se méfiaient de lui du fait de sa participation au martyr d’Etienne. Enfin, le Christianisme n’est pas la religion d’un livre, mais la religion du Christ, ressuscité, donc encore vivant pour les Chrétiens. Son enseignement ne s’est pas arrêté sur la croix et continue toujours. Donc si vous voulez l’imiter, adressez-vous directement à lui, c’est plus sûr. Il vous répondra si vous êtes sincère.

        • 31 Mars 2017 à 1h10

          C. Canse dit

          Pascall

          Les Évangiles rapportent les propos de Jésus donc les modifient voire les magnifient, il importe d’édifier les éventuels nouveaux disciples en leur suggérant “d’aimer son prochain comme soi-même”, or je suis convaincue que Jésus souhaitait simplement que nous tous nous reconnaissions humains et qu’à ce titre, nous nous témoignions respect mutuel, ce qui est déjà extraordinaire, “aimer son prochain” affaiblit le message car voué d’avance à l’échec. 

          Je vous ai lu, votre propos me gêne car j’ai le sentiment de lire des slogans or je ne souhaite pas vous heurter aussi me semble-t-il souhaitable d’en rester là d’autant qu’il se fait tard. :-)

        • 31 Mars 2017 à 12h01

          Pascall dit

          @ C. Canse
          ““aimer son prochain” affaiblit le message car voué d’avance à l’échec.”
          Vous êtes dans une logique postchrétienne, où vous reprenez le message chrétien en supprimant son auteur, ou plus subtilement en niant sa nature divine. Si le Christ est bien ressuscité, vous pouvez bénéficier de son amour et cet amour est une aide pour aimer ses ennemis, ce dont nous ne sommes pas capable sans lui. C’est bien cela que je vis comme Chrétien. Il n’y a pas de slogan dans mon discours, car il ne part pas d’un enseignement magistral, mais de la rencontre quotidienne avec le Christ et l’Esprit-Saint qui mettent des intuitions dans mon cœur. Je lis beaucoup, mais les livres que je lis viennent confirmer ces intuitions après coup. Je n’ai pas la vérité et je ne peut que témoigner de ce que je vis. J’accompagne régulièrement des personnes qui viennent demander le baptême catholique. Bien que non baptisées, ces personnes ont déjà fait la rencontre avec le Christ ressuscité et leurs témoignages sont très intéressants. Ils viennent de tous les horizons : Athées, Bouddhistes, Musulmans… et nous pouvons voir, pendant les deux années d’accompagnement, à quel point cette rencontre transforme leur personnalité dans un sens positif (ouverture à l’autre, bonheur…). Je ne peux que souhaiter que vous fassiez cette rencontre un jour.

    • 30 Mars 2017 à 13h52

      jojo31120 dit

      Et la pédophilie chez les musulmans? Mariages forcés de mineures, tortures chez les enfants, auraient-ils la trouille d’en parler et de faire des enquêtes? C’est vrai qu’il est plus facile de s’attaquer à l’église catholique, la, au moins, ils ne risquent pas de recevoir des coups de couteaux ou des balles perdues…

      • 30 Mars 2017 à 14h34

        Philvar dit

        OUI ! Mais ça c’est leur civilisation (?) !!! Pas touche au droit à la différence !

      • 30 Mars 2017 à 19h56

        Pascall dit

        L’Islam s’est empêtré dans ses contradictions. D’après la tradition, Muḥammad est pédophile du fait de son mariage avec Aïcha. D’après les scientifiques, ce n’est pas si évident ; les califes, successeurs de Muḥammad, ne voulaient pas de limitations sur le nombre et l’âge des épouses et ont très bien pu inventer cette tradition. Mais le reconnaître, c’es admettre que la transmission orale du Coran et des paroles de Muḥammad n’est pas aussi parfaite qu’ils le disent et tout l’édifice de l’Islam, basé sur cette perfection, s’effondre. Les Musulmans qui s’efforcent de ressembler le plus possible à Muḥammad vont probablement considérer encore longtemps que la pédophilie est une vertu, tant que cela reste dans les liens du mariage (forcé ou arrangé).

    • 30 Mars 2017 à 12h04

      François dit

      Suite : On peut pourtant s’amuser de ce retour de boomerang que subit actuellement l’église, cette institution qui a fait de la « mauvaise sexualité » son cheval de bataille pendant 15 siècles.
      Néanmoins, les curés en boucs émissaire, c’est une autre façon de condamner la sexualité masculine, tant il est vrai qu’à délit égal, une femme ne sera pas inquiétée, encore moins poursuivie. L’une de vos consœurs a d’ailleurs écrit un libre assez édifiant en la matière « Femmes pédophiles, femmes incestueuses, l’ultime tabou »
      Il est vrai qu’en tant qu’homme, particulièrement, personne n’a envie de penser que sa mère ou sa femme est une salope…. La société est assez claire pour n’avoir pas envoyé, très récemment, une enseignante en prison alors qu’elle avait entretenu pendant 3 ans, de ses 9 ans à ses 12 ans une relation sexuelle avec un élève de son établissement. Cette enseignante est mère de famille de 5 enfants.
      Le procureur a justifié sa clémence en disant dans son réquisitoire « C’était de l’amour.. »

    • 30 Mars 2017 à 11h47

      Philvar dit

      Dans l’antiquité à Sparte les soldats étaient formés à l’homosexualité (pour ne pas pactiser avec l’ennemi sous la forme de ses femmes), même chose pour les SS. Dans certains pays musulmans les femmes sont formées à l’homosexualité afin de mieux résister aux hommes. Mais, de plus, c’est la même chose chez certains mammifères dont les troupeaux chassent les vieux mâles qui trouvent une compensation avec un jeune mâle compagnon. Serait-ce une loi – non écrite – de la vie ? Une étude à faire.

      • 30 Mars 2017 à 14h42

        rolberg dit

        Imaginez la réaction d’un esprit religieusement tordu : Si les animaux le font, il ne faut pas le faire.

      • 30 Mars 2017 à 16h38

        François dit

        Philvar, les Spartiates n’étaient pas « formés » ou « formatés » à l’homosexualité pour résister au chant des sirènes de leurs adversaires, mais bien à celui de leurs propres femmes appelées à diriger leur Domus. Chez Grecs comme Romains, aimer sa femme était très mal vu et considéré comme un signe de faiblesse. Prendre trop de plaisir avec elle déconsidéré d’où différents types de bordels comme esclaves pour assouvir désirs comme fantasmes.
        L’Eraste offrait à son éduqué, l’éphèbe la possibilité de prendre du plaisir afin qu’il ne soit pas exclusivement prisonnier de son désir des femmes. D’où : Pédéraste…

    • 30 Mars 2017 à 11h22

      golvan dit

      Le pédophile est un prédateur, et comme tout prédateur il se rapproche de ses proies, on ne le trouve pas dans les maisons de retraite.
      Ingird serait elle moins offusquée par le statut des éducateurs de la protection de l’enfance fonctionnarisée que par celui des prêtres lorsqu’ils sont pédophiles également ? Ou par celui des moniteurs dans les clubs sportifs ? Ou par celui des enseignants ?
      Ce qui peut être reproché à l’Eglise catholique est ce qui peut être reproché à toutes les institutions humaines dans ce genre de circonstances: dissimuler pour protéger l’institution, ce qui en général provoque l’effet inverse.
      Mais pour mémoire, il y a eu trente cas de pédophilie avoués par l’Education nationale en 2016, un grave scandale vite étouffé sur un réseau de pédophiles à l’intérieur des services sociaux de protection de l’enfance, et je ne compte pas les cas dans les clubs sportifs.
      Les journalistes du Boston Globe ayant relancé leur journal pas très en forme et obtenu le prix Pullitzer avec cette enquête, je suggère aux journalistes français de mener l’enquête dans les services de l’aide à l’enfance en France et de l’EN s’ils veulent également relancer un journal français moribond, le cas de l’Eglise sentant déjà le réchauffé.

      • 30 Mars 2017 à 11h37

        Aristote dit

        Catholique pratiquant moi-même, je suis sensible à l’argument d’Ingrid qui dit que c’est encore pire quand c’est un prêtre.

        Le reproche à faire à Cash Investigation n’est pas celui que vous faites.

        De mon point de vue, c’est le suivant. Quand le Boston Globe fait son enquête, Boston est une ville où l’Église catholique est très puissante, avec de nombreux relais politiques, et beaucoup des lecteurs du journal sont des catholiques. Il y avait un certain courage à mener cette enquête jusqu’à son terme.

        Cash Investigation reprend exactement la démarche de Spotlight dans un environnement où les problèmes de pédophilie dans l’Église sont déjà publics et où l’institution n’a absolument pas le poids politique qu’elle avait à Boston en ce temps là. C’est une enquête qui hurle avec les loups.

        Sans compter que lentement mais sûrement, l’Église a bougé depuis le scandale de Boston. Au plus haut niveau avec Benoît XVI qui a entrepris de porter le fer dans la plaie, relayé aujourd’hui par François, en France où le traitement par la hiérarchie des abus sexuels a totalement changé.

        Plutôt que de ressasser le passé peu glorieux de l’Église ou de l’EN ou des clubs sportifs, il serait plus éclairant de comparer les pratiques actuelles des uns et des autres.

        • 30 Mars 2017 à 11h50

          Philvar dit

          Sauf que l’EN ne fait (un peu) le ménage que contrainte et forcée et au coup par coup ! Même des condamnés exercent.

        • 30 Mars 2017 à 12h38

          golvan dit

          @ Aristote à 11h37
          Je ne cherche pas à placer les prêtres sur un piedestal, et en conséquence, je ne trouve pas leur pédophilie pire que celle de tous ceux auxquels on confie des enfants et qui trahissent leur mission.
          Je ne ressasse rien, je signale que pour des raisons statistiques évidentes, ça n’est pas dans l’Eglise que l’on retrouve les pédophiles actuellement mais dans toutes les institutions en charge d’enfants.
          Et je constate que tout comme dans l’Eglise, institution humaine, ces institutions relevant le plus souvent de l’Etat, planquent le problème sous le tapis et ne font que déplacer les fautifs pour sauver la réputation de l’institution concernée que ce soit l’EN ou la “protection” de l’enfance ou le monde sportif ou culturel, et ça fait du monde.
          Quant à “comparer les pratiques actuelles des uns et des autres” j’avoue ne pas comprendre ce que vous voulez dire.
          Par ailleurs, les cris d’orfraie de populations politiques et journalistiques qui, culturellement, ont vanté les mérites de nouvelles pratiques sexuelles incluant la pédophilie (cf Libération des années 70 et 80) et qui tirent maintenant à feu nourri sur l’Eglise, me font plus rigoler qu’autre chose.

        • 30 Mars 2017 à 17h26

          Aristote dit

          @ golvan 12h38

          Mon dernier paragraphe s’adressait à France 2, pas à vous !

          “Les pratiques” se référaient à la manière dont l’Église, l’EN, les clubs de sports, etc. réagissent aujourd’hui aux abus sexuels qui se commettent en leur sein. Hélas il y en aura toujours . 

      • 30 Mars 2017 à 11h38

        Moumine dit

        Je vous approuve tout à fait. Les enfants sont exposés partout où ils peuvent être confiés, et tout particulièrement dans les services de protection de l’enfance où, totalement démunis de protection parentale, ils sont à la merci des prédateurs.

        • 30 Mars 2017 à 12h13

          François dit

          Protection parentale… Qui les protègent de cette protection ?

        • 30 Mars 2017 à 14h31

          Moumine dit

          Justement, les services de protection de l’enfance en sont en théorie chargés. En théorie.

        • 30 Mars 2017 à 14h34

          Moumine dit

          Pour ce qui concerne la protection parentale défaillante, en tout cas.

        • 30 Mars 2017 à 16h45

          François dit

          Oui, et c’est là que cela devient parfaitement intéressant. A force de crier au loup et de désigner comme ennemi ou prédateur l’étranger, prêtre, enseignant ect. on s’est mis (pour la sécurité de l’enfant) à le garder, l’enfermer, au sein de cette rassurante protection qu’est la cellule familiale.
          L’AIVI, cette assoc qui lutte contre l’inceste parlait en 2009 de 2 millions de cas et en 2016 de 4 millions. Je sais que comme pour toute assoc féministe (celle-ci est maternaliste) les chiffres sont à manier avec prudence, mais tout de même.

        • 30 Mars 2017 à 17h52

          Moumine dit

          Hélas, la nature humaine est ainsi faite que des enfants peuvent tomber de Charybde en Scylla. Religion ou pas.

        • 30 Mars 2017 à 18h12

          François dit

          Il existe un moyen très simple. Je vous parle d’expérience, professionnelle comme personnelle. C’est d’apprendre à l’enfant, dès son plus jeune âge, que son corps lui appartient et qu’il est inaliénable. Ce n’est pas ce qui se passe, particulièrement dans les milieux cathos, lesquels ont de la sexualité une image pour le moins négative.
          Ainsi, quoiqu’il puisse se passer, l’enfant ne manifestera aucune honte à dénoncer l’abus subi et s’appropriera ce vécu surmontant ainsi le dommage psychologique engendré.
          Ce n’est pas ce qui se passe. On continue de s’imaginer – trop souvent – qu’il n’est pas en capacité de comprendre ce qui est inacceptable. C’est une grave erreur.

        • 30 Mars 2017 à 18h35

          Moumine dit

          Encore faut-il que l’enfant trouve un interlocuteur fiable pour dénoncer.

        • 30 Mars 2017 à 18h36

          i-diogene dit

          François,

          - “mon corps, c’ est à moi”.. Est un programme enseigné dans les maternelles, depuis plus de 10 ans..

          - de plus, les enseignants des maternelles et du primaire sont formés pour détecter les enfants victimes de maltraitances ou d’ actes pédophiles..

          - les médecins scolaires aussi..!^^

          .. Ce qui déclenche, chaque année, de multiples signalements à la protection des mineurs, avec enquêtes, mises-en-examen et condamnations..

        • 30 Mars 2017 à 19h50

          François dit

          Je sais I Diogène, mais il serait temps d’apprendre aux enfants que les abus ne sont pas uniquement du fait de l’étranger, mais la plupart du temps de leurs proches.
          Et là, c’est difficile… l’omerta n’est pas que Corse.

    • 30 Mars 2017 à 11h20

      Aristote dit

      @ enfer

      Vous étiez dans un lycée agricole, vous n’étiez plus un enfant.

      Les abus sexuels sur mineurs sont parfaitement scandaleux, mais il reste que 60 à 70 % des abus sexuels commis par des membres du clergé sont le fait d’homosexuels s’attaquant à des jeunes prépubères et non des actes pédophiles.

      Il est connu que pendant longtemps le clergé a eu en son sein plus d’homosexuels que la population générale, beaucoup d’ailleurs faisant d’excellent prêtres fidèles à leur voeu de chasteté. Il ne faut pas généraliser !

      La problématique de la pédophilie et celle de l’homosexualité ne sont pas les mêmes. Mais il est impossible d’en discuter parce que l’homosexualité, après avoir été vilipendée, a été sanctuarisée. Un prêtre coupable d’abus sexuel sur mineur est donc nécessairement taxé de pédophilie.

      Que faire des prêtres qui ont failli est une question difficile. Rien qui soit au détriment des victimes, bien sûr. Mais chaque année on aura des prêtres qui ont payé leurs fautes devant les tribunaux et se retrouvent libres. Faut-il traiter de la même façon le pédophile qui a commis de nombreux crimes et l’homosexuel qui a chuté une ou deux fois et s’est repris ? Assigner ce dernier à l’aumônerie d’une maison de retraite est-il inconcevable ? Le laisser seul dans la nature protégerait-il mieux la société ?

      Ce problème n’est pas spécifique au clergé. Que doit faire la société des condamnés de toute sorte qui ont purgé leur peine ? La mort civile ?  

      • 30 Mars 2017 à 11h36

        NICO.FR dit

        Le ” prépubère” étant encore un enfant je ne comprends pas très bien en quoi le crime vient d’un homosexuel ( e ) et non d’un ( e ) pédophile et que dans le premier cas il serait excusable.

        • 30 Mars 2017 à 11h44

          Aristote dit

          Relisez-moi.

          Je n’ai pas écrit que dans le premier cas il serait excusable, j’ai écrit le contraire !

          Mais le traitement, le suivi, d’un pédophile attiré par de très jeunes enfants (cela peut descendre à deux ou trois ans) n’est pas le même que celui d’un homosexuel attiré par des garçons qui seront pubères dans un ou deux ans.

          Confondre les deux situations est une erreur. 

      • 30 Mars 2017 à 11h58

        Philvar dit

        Je crois et par expérience que en dehors des très jeunes enfants où là c’est criminel, les prédateurs homo ou pédo ne s’attaquent qu’à des enfants réceptifs à ce genre de tentation. Si, comme je l’ai fait vers 10 ans, on rejette fortement la personne, elle se retourne vers un autre plus complaisant. Mais ça ne doit ni se dire ni s’étudier !

      • 30 Mars 2017 à 13h26

        Hicos dit

        Aristote
        vous avez osé transgresser le tabou au dessus de tous les autres
        vous osez écrire les mots homosexuels et pédophiles dans une même phrase
        êtes vous inconscient ou criminel ?
        je ne vois qu’une solution pour guérir votre maladie mentale : une condamnation à regarder en boucle tous les épisodes de “plus belle la vie “

        • 30 Mars 2017 à 16h59

          François dit

          Hicos, la pédophilie hétérosexuelle serait peut-être plus visible si l’on confiait des pensionnats de jeunes filles à des hétéros, non ?
          Ça ne vous chagrine pas tout de même.
          Sinon, vous pouvez lire les pages des faits divers dans n’importe quelle région et vous verrez que papa, grand papa et tonton ne sont pas les derniers à se taper leur délicieuse descendante…
          Lorsque ce hétéros – puisque pères – agressent sexuellement enfants des deux sexes, vous les classez dans quelle catégorie ?

      • 30 Mars 2017 à 18h23

        NICO.FR dit

        Je ne vois pas en quoi vous avez écrit le contraire.

        Quant au suivi il n’est certes pas le même pour des nourrissons, des bébés,des petits, des enfants, des pré-pubères et des adolescents; en ce qui concerne les pré- pubères ils sont, comme peuvent dire des psychanalystes, dans l’âge de latence à savoir dans un moment où les pulsions sexuelles ont été mises de côté pendant un temps ou comme peut dire le tout venant dans une période qu’il appelle l’âge de raison c’est à dire l’heure où les questions fondamentales nous travaillent: qui sommes nous, d’où venons nous… L’irruption d’une sexualité brutale dans ces âges là est aussi un ouragan; mesurer la brutalité du viol dans chaque âge est en effet bien délicat.

    • 30 Mars 2017 à 9h26

      clark gable dit

      Rien de pire que ce monde des religieux , suffit de passer une seule année en pension chez eux pour s`en apercevoir , pas d`affaire de pédophilie a signaler mais tout un tas de comportements bien peu catholiques démontrant leur manque de générosité et leur souplesse de caractères , bref de vrais crétins
      Bien plus agréable de fréquenter des athées pur et dur

      • 30 Mars 2017 à 10h03

        enfer dit

        Je ne peux que soutenir votre propos.
        Pensionnaire dans les années 60 dans un lycée agricole tenu par des jésuites j’ai subi une tentative de la par du “père” directeur des études(main sur la cuisse), ce qui lui a valu un coup de coude dans la panse; j’étais déjà très teigneux…
        Ça m’a valu tout un tas de désagréments, orchestrés par l’individu en question,ce qui m’a permis à mon tour de leur pourrir la vie jusqu’à ce qu’ils prient mes parents de bien vouloir me garder à la maison.
        J’ai poursuivi mes études dans un lycée public sans aucun problème…
        Cet expérience a fait de moi un bouffeur de curés devenu en vieillissant un partisan inconditionnel de l’athéisme.

        • 30 Mars 2017 à 10h46

          Flo dit

          Sans oublier Hitler mais ça va sans dire. 

        • 30 Mars 2017 à 11h39

          clark gable dit

          Bravo pour le coup de coude , j`espére qu`il a eu mal le représentant de dieu !

        • 30 Mars 2017 à 18h28

          François dit

          Comme quoi enfer il ne s’en est pas fallu de grand chose… c’était l’aile ou la cuisse ? Je n’ose pas imaginer ce qui se serait produit s’il vous avait touché les parties…

      • 30 Mars 2017 à 10h38

        Aristote dit

        Pol Pot ou Mao par exemple…

        • 30 Mars 2017 à 10h45

          Flo dit

          Staline aussi

        • 30 Mars 2017 à 11h11

          durru dit

          Staline aussi est passé par un séminaire.

        • 30 Mars 2017 à 11h13

          Flo dit

          Durru, 
          Vous voulez dire qu’un athée passé par un séminaire peut être encore pire que tout ? 

        • 30 Mars 2017 à 11h22

          Aristote dit

          @ durru

          Oui, mais Staline n’a jamais eu la vocation. Au séminaire il était déjà un activiste révolutionnaire. Le séminaire était une bonne couverture et assurait le gîte et le couvert.  

        • 30 Mars 2017 à 11h26

          durru dit

          Un peu comme les musulmans convertis qui deviennent bourreaux. Ou comme les nazis homosexuels. Etc. Ils se doivent de montrer leur “vrai” engagement.

      • 30 Mars 2017 à 12h24

        François dit

        Clark gable, c’est intéressant ce que vous dites parce que j’ai l’essentiel de ma scolarité en pension chez les “bons pères” et mon souvenir est très précis. Ces derniers s’intéressaient beaucoup à notre sexualité mais essentiellement pour nous expliquer que c’était péché. Quelle angoisse !!!
        En revanche, certains enseignants, bien laïcs, avaient les mains baladeuses.. Pour tout vous dire, cela nous faisait marrer et je suis de ceux qui les remettaient à leur place. La transgression étant une donne importante dans notre construction de futurs adultes, je suis allé sans complexe vers mes premières expériences et je remercie la postière comme la standardiste, toutes deux de deux fois mon âge, qui m’on dépucelé à 14 ans 1/2 me donnant le goût de la communication… J’avais fait à la même époque (c’était Mai 68), une offre de service à un “grand”, séminariste de son état, et ce con là m’a expliqué que Dieu ne voulait pas. Du coup je suis devenu Athée…