Pédé ? Coco ? Vite, un docteur !

Le journal scientifique anglais BMC psychiatry…

Publié le 28 mars 2009 à 0:01 dans Brèves

Le journal scientifique anglais BMC psychiatry dans une enquête publiée le jeudi 26 mars indique que des thérapeutes anglais proposent encore fréquemment des “traitements” pour guérir de l’homosexualité. Cette vision des choses qui fut très à la mode dans les années 1960 et 1970 perdure aujourd’hui et demeure partagée par 4 % des médecins qui encouragent leurs patients à retrouver une orientation hétérosexuelle “normale”. Cela est d’autant plus choquant que l’Angleterre est coutumière de ce genre de médicalisation des comportements. Ainsi, en 1979, le docteur Margaret Thatcher avait-elle considéré que les règles de la common decency et du welfare state étaient contre nature et immorales. Elle avait décidé de guérir ses concitoyens de leurs perversions par une thérapie de choc pour retrouver l’ordre naturel et sain de la société qui est, comme chacun peut le constater tous les jours, le capitalisme financier.

A lire aussi

La rédaction de commentaires est reservée aux abonnés

31

Si vous êtes déjà abonné, connectez-vous :

mot de passe oublié | Vous n'arrivez pas à vous connecter ?

Pas encore abonné ? Pour commenter cet article :

  • 29 March 2009 à 11h06

    Robert Marchenoir dit

    De mieux en mieux. Au premier coup, la “common decency”, c’était le pouvoir des syndicats. Maintenant, c’est le communisme.

    Histoire de contribuer “gratuitement” et “solidairement” à la réduction du confusionnisme mental du camarade Leroy (c’est mon propre apport à la “common decency”), voici un exemple récent de la “common decency” de la CGT, syndicat communiste :

    ” «Nous ne sommes pas un îlot de socialisme», a un jour rétorqué le dirigeant CGT d’un CE parisien, face aux revendications de ses salariés. Du coup, aux dernières élections du personnel des CE, le syndicat a perdu la majorité au profit de Tous ensemble (dissidents cégétistes) associé à SUD, qui dénonce un «climat fait de pressions, mises au placard, rapports tendus avec la hiérarchie». (…)”

    “Le 4 mars, Pierre, informaticien d’un CE parisien et délégué du personnel (CGT puis SUD), a été victime d’un infarctus gare d’Austerlitz à Paris. Il a passé quarante-huit heures dans le coma. En décembre, la direction de son CE avait saisi l’inspection du travail en vue d’obtenir une autorisation de licenciement malgré son mandat de délégué du personnel. Refus. Le mois dernier, Pierre est réélu triomphalement avec 50 % des voix, battant le candidat officiel de la CGT. La direction du CE refuse d’afficher le résultat des élections. Pierre s’en offusque, échanges verbaux. Puis c’est l’infarctus. Sur son lit d’hôpital, il confie à son épouse : «Ils ont gagné.»”

    Et c’est dans Libé, hein. Pas dans Facho hebdo ou Pavillonnaire Magazine.

  • 29 March 2009 à 3h16

    Vert du Rhin dit

    “common decency”

    In memoriam Alan Turing
    Vous lui devez beaucoup mais vous n’en savez rien.

  • 28 March 2009 à 23h22

    Béret vert dit

    … en un mot : le paradis !
    Et pour le trouver suivez le guide, repérable comme le messie à son étoile.

  • 28 March 2009 à 21h00

    Jérôme Leroy dit

    Non, Marchenoir, c’est exactement la définition d’une société réellement communiste après le dépérissement de l’Etat.

  • 28 March 2009 à 20h55

    Robert Marchenoir dit

    Ah ! Enfin une réponse de Jérôme Leroy avec de la substance. Réponse idiote, bien entendu, mais avec des arguments.

    Bon, il ne peut pas s’empêcher de glisser quelques insultes dedans dignes d’un collégien décérébré à dreadlocks, genre “Vous avez peur du rouge” (un peu, mon neveu : il ne faut pas ? c’est pas dangereux et haïssable, le communisme ?), ou “Il faut pour cela de la raison et du coeur et non les oeillères de votre néo-poujadisme pavillonnaire”.

    Puisque môssieur Leroy se flatte de causer le British, en anglais, sa posture s’appelle “holier than thou”. Et c’est à peu près à l’opposé de la “common decency”, soit dit en passant.

    Mais le plus rigolo est que Leroy fait l’éloge du libéralisme en croyant le critiquer :

    “La ‘common decency” est un concept orwellien qui indiquait la manière spontanée dont les classes populaires organisaient leurs propres réseaux de solidarité et leur règles de sociabilité, hors de toute loi du marché, littéralement de manière gratuite.”

    Bien entendu, cette définition est fausse. La “common decency” inclut cet aspect, mais ne se limite nullement à cela. La “common decency”, c’est simplement la morale commune, ce qui fait que chacun se comporte correctement vis-à-vis d’autrui, non pas parce qu’une loi, des radars, la Halde ou des donneurs de leçons gauchistes genre Jérôme Leroy l’y obligent, mais parce c’est comme ça qu’on fait et pas autrement.

    Autrement dit, c’est la bonne vieille morale “bourgeoise”, “néo-poujadiste” et “pavillonnaire”, que les gauchos genre Jérôme Leroy fusillent à longueur de blogs et de médias. Et elle n’était certainement pas limitée à la “classe ouvrière”, dans l’esprit de George Orwell.

    “Common”, dans “common decency”, ça veut dire “commun” : le socle de règles de comportement commun sur lesquelles tout le monde est d’accord implicitement, d’avance, sans qu’il soit même besoin de les évoquer, et bien entendu sans distinction de classe sociale ou d’opinion politique.

    Une morale de classe, c’est évidemment la négation même de la morale.

    Mais comme Jérôme Leroy ne connaît rien au libéralisme, il ne se rend même pas compte pas qu’entretenir “ses propres réseaux de solidarité et ses règles de sociabilité, hors de toute loi du marché, littéralement de manière gratuite”, c’est exactement ce que préconise le libéralisme.

    C’est d’ailleurs ce que réalise la société libérale américaine, où le bénévolat, le mécénat, les organisations à but non lucratif, jouent un rôle majeur, et ce du haut en bas de l’échelle sociale et de celle des revenus.

    Les milliardaires créent leurs fondations (et le consensus social les encourage fortement à le faire), mais Joe Sixpack donne, lui aussi, du temps à sa communauté, en créant ou en participant à des associations “de solidarité et de sociabilité”, comme on dit en jérôme leroyen.

    En France socialo-communiste et gauchiste, en revanche, la “solidarité”, cela consiste à réclamer du pognon et de l’assistanat social à l’Etat, c’est à dire à voler de l’argent à ses concitoyens.

    Tout le contraire d’une “manière spontanée d’organiser ses propres réseaux de solidarité et règles de sociabilité, littéralement de manière gratuite”.

    En France, ce sont des députés libéraux qui ont défendu les lois autorisant les syndicats, contrairement à la réécriture de l’histoire par les escrocs communistes après 1945.

    Bien entendu, les syndicats anglais sous Thatcher n’avaient plus rien de libéral, de “solidaire” ou de “gratuit”. Tout comme les syndicats français ou guadeloupéens contemporains, ils étaient devenus, au fil du temps, des organisations mafieuses, passant leur temps à prendre en otage le reste de la société avec des méthodes de voyous.

    En leur cassant les reins, Margaret Thatcher a rendu un fier service à toute l’Angleterre.

    Quant à l’art de vivre de la classe ouvrière anglaise, il existait bel et bien, mais cela n’a aucun rapport. La chevalerie française avait aussi un art de vivre spécifique, et digne d’admiration. Il a disparu avec la chevalerie. En imputer la responsabilité à tel ou tel personnage historique est une imbécillité. Surtout pour un prétendu marxiste.

    Maintenant, si casser la gueule aux non-grévistes (Angleterre), cacher dans une entreprise un arsenal de plusieurs milliers de fusils volés (France), ou “perdre” des containers entiers de marchandises en échange de quelques liasses de billets (Antilles) est caractéristique d’un “art de vivre”, alors on n’a ni la même conception de l’art ni la même conception de la vie.

    Et sûrement pas la même conception de la “common decency”, c’est à dire, en bon français, de la morale, tout simplement.

  • 28 March 2009 à 20h40

    L’Ours dit

    Jérôme Leroy,
    rien n’est plus triste que de voir des mondes qui disparaissent. J’ai moi-même l’impression de ne vivre que cela depuis que petit, j’ai franchit la passerelle du bateau pour quitter l’Algérie à jamais. J’ai ensuite connu, des écoles communales où l’on mettait encore un tablier. Disparues! A force d’économies, mes parents ont acheté un apparte aux bord des champs! Disparus les champs et ma recherche des mures de ronce et des papillons aux printemps. Disparus les quelques jardins ouvriers! La ZUP des minguettes à la place! Mais sympa la ZUP au départ. Un melting pot formidable…
    J’ai travaillé en usine pendant les vacances. Disparue cette ambiance très particulière de la fin des années soixante dix! Disparus les jean pattes d’éph!
    Même la Bourse à la criée où j’ai fini par attérir a disparu!
    Les mineurs de fond ont disparu emportant avec eux leur univers au coeur vaillant.
    Ainsi va le monde.
    Mais je ne puis acheter du charbon pour le faire subsister!
    Ca ne m’en rend pas moins triste!

  • 28 March 2009 à 20h38

    robespierre dit

    “la puissance dissolvante du libéralisme…..” dixit J.leroy

    Perso, ce dissolvant se renifle mieux chez Michea, par exemple dans “L’empire du moindre mal”. Mais c’est très personnel comme point de vue. L’évocation de et par la littérature m’a toujours semblé trop limité. Je suis un laborieux étroit.

  • 28 March 2009 à 20h18

    Pirée dit

    Le rouge ne fat pas peur aux bêtes à cornes; plutôt le jaune, couleur des cocus. Dans l’arène, le rouge exaspère les taureaux.

  • 28 March 2009 à 18h19

    Jérôme Leroy dit

    Merci Storm, et aussi le fait que les autres romans de Peace sont aussi des dates. Heureux de croiser électroniquement un lecteur de cet écrivain majeur.

  • 28 March 2009 à 18h15

    Sergueï A. Storm dit

    En fait, c’est “GB 84″ le roman de David Peace, mais le lapsus s’explique par l’allusion à la common decency.

  • 28 March 2009 à 17h50

    Jérôme Leroy dit

    Ah, Marchenoir, vous voilà, vous qui partagez avec les bêtes à cornes la peur du rouge.
    La “common decency” est un concept orwellien qui indiquait la manière spontanée dont les classes populaires organisaient leurs propres réseaux de solidarité et leur règles de sociabilité, hors de toute loi du marché, littéralement de manière gratuite. Ce fut donc une des missions essentielles du capitalisme sauvage Thatchérien que d’en finir avec elle. Votre maîtresse à penser avait pour devise favorite “la société n’existe pas”. L’exemple le plus flagrant en est la grève des mineurs de 1984 dans laquelle les esprits binaires comme les vôtres n’ont vu qu’une réjouissante destruction des syndicats alors que dans le même temps, c’est tout un monde qui disparaissait, avec son art de vivre. Oui, je sais, il vous semble difficile de penser que des mineurs de gauche puissent avoir un art de vivre mais voyez vous c’est comme ça. Je vous renvoie à l’excellent roman noir de david Peace, 1984 (Rivages) ou encore Un peu de l’âme des mineurs du Yorkshire(L’insomniaque) de John et Jenny Dennis. Vous comprendrez peut-être la puissance dissolvante du libéralisme, en même temps j’en doute, il faut pour cela de la raison et du coeur et non les oeillères de votre néo-poujadisme pavillonnaire.