Partis en laissant une adresse
Taxi, 132 boulevard Richard-Lenoir !
Publié le 18 décembre 2010 à 13:58 dans Culture
Mots-clés : Didier Blonde

photo : Guillaume Lemoine
Les savants fous du structuralisme et les laborantins du Nouveau roman ont voulu tuer le personnage, c’est-à-dire tuer le roman, genre jugé dépassé et lié au triomphe de la bourgeoisie au XIXe siècle. Ils n’ont heureusement pas réussi leur coup.
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Inédit
Article inédit
publié dans
Causeur n° 30Décembre 2010

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L'auteur
Jérôme Leroy est écrivain et journaliste. Dernière parution, Le Bloc (Gallimard)
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6nadiacomaneci dit
Sur ma vie je m’étais jurée un jour… de faire tous les endroits (dans Paris, sinon c’est dix vies qu’il me faudrait) cités par zola dans les Rougon-Macquart. J’en suis au Bonheur des dames. Le quadrilatère occupé par le magasin est en fait beaucoup plus petit que celui imaginé par Zola… Il n’empêche, en lui prétant plus ou moins le physique du Bon marché, on l’imagine très bien planté près de la Bourse le palais de la femme moderne. En faire le tour et s’attendre à voir surgir Octave Mouret et ses yeux d’or vieilli…
Pierre Jolibert dit
Monsieur,
Comme souvent vous faites mouche.
Une de mes sensations les plus bizarres en la matière fut la lecture du début de l’Herbe de C. Simon dans une chambre d’hôtel en face de la gare de marchandises de Pau. Il est question de l’arrivée d’une famille, ou seulement d’une aïeule, au cours de l’Exode, à la gare de tourisme, et ils logent dans un hôtel, qui n’était malheureusement pas le même. Mais j’ai relu les phrases en question trois ou quatre fois en y voyant sorcellerie.
Je suis bien désolé de n’avoir pas lu le Vicomte de Bragelonne.
livia dit
Si ma mémoire est bonne , les de Guermantes ont habité Faubourg Saint-Germain qui est toujours un haut lieu de l’aristo. intellectuelle. ;-)
Aymenon dit
Là, j’en suis à Way To World V, Les destinations du futur! Finalement, tout le monde peut-être pris dans une intrigue romanesque. A part les ronchons!
Impat1 dit
…” Partis en laissant une adresse”…
Un bien joli titre à votre actif, Jérôme Leroy. Didier blonde aurait dû l’adopter.
Impat1 dit
….” larmes aux yeux à chaque fois qu’ils relisent le récit de la mort du bon Porthos (rue du Vieux-Colombier) se sacrifiant avec un baril de poudre pour sauver ses amis dans Le Vicomte de Bragelonne”…
Larmes bien réelles et chaque fois répétées, mais dues aussi à la fin proche de l’aventure des quatre mousquetaires que marque cet épisode.
Personnages romanesques, s’il en est, parmi ceux capables de faire résonner un “écho sur notre vie”.
Mamans, faites lire Alexandre Dumas à vos enfants.