Parole d’homme
Plus grave que la violation de la loi : le foutage de gueule !
Publié le 10 mai 2009 à 21:59 dans Société
“La France n’a pas besoin de réformes, elle a besoin d’une révolution.” Reçu sur France Inter à peu près comme s’il était le produit d’un croisement entre Homère et Shakespeare, “l’immense écrivain” Gérard Mordillat a gratifié le journaliste extatique de cette conclusion en forme d’oracle. C’est redevenu très tendance, ces jours-ci, la révolution : les gens doivent penser que ça ressemble à une comédie musicale des Martin Circus1 ou, en haut de gamme, à une pièce d’Ariane Mnouchkine. Comme c’est tendance, que les puissants se rassurent, elle n’arrivera nulle part ailleurs que sur nos plateaux de télé. Et lorsque les médias changeront d’humeur, l’ouvrier séquestreur deviendra le méchant et le patron séquestré la victime. (Déjà, il est presque vexant pour un patron, aujourd’hui, de ne pas avoir été séquestré.)
[...]
- Que les moins de 40 ans me pardonnent cette référence obscure et se donnent la peine de faire une petite recherche. ↩
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Inédit
Article inédit
publié dans
Causeur n° 11Mai 2009

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L'auteur
Elisabeth Lévy est journaliste et essayiste.
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