Paris vu par… | Causeur

Paris vu par…

Les carnets de Roland Jaccard

Auteur

Roland Jaccard

Roland Jaccard
Psychologue, écrivain, journaliste, critique littéraire, essayiste et éditeur suisse.

Publié le 29 décembre 2013 / Culture

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paris cossery 68

1. Faire l’amour avec l’Histoire.

Le charme de Paris des années soixante, il est aisé de le retrouver : il suffit de se procurer le film Paris, un DVD entièrement restauré, réalisé en 1965 par une brochette de cinéastes – Chabrol, Douchet, Godard, Pollet, Rohmer, Rouch – au mieux de leur forme. Est-ce ce film qui me donna l’envie de m’installer à Paris pour y terminer ma thèse sur Mélanie Klein ? Ou une passion amoureuse qui s’achevait à Lausanne dans une ambiance crépusculaire… comme celle du film de Kazan La Fièvre dans le sang ? C’était une époque où le cinéma déterminait encore nos existences. Et nous aspirions à ce qu’elles ressemblent à un film, si possible de la Nouvelle Vague.

[...]

 

*Photo : Mourir à trente ans.

  • causeur8

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    publié dans le Magazine Causeur n° 66 - Décembre 2013

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    causeur8
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    • 29 Décembre 2013 à 17h57

      agatha dit

      A propos du 1er paragraphe :
      Souvent discordants, les récits sur Mai 68, chaque contemporain a sa vision.
      Annie Ernaux (que je suis en train de lire) par exemple. Dans Les années (son livre le plus substantiel), elle se montre en sympathie avec le Mouvement et se reconnaît dans ces étudiants un peu plus jeunes qu’elle : “Ils renvoyaient au pouvoir, à notre place, ces années de censure et de répression, le matage violent des manifestations contre la guerre en Algérie, les ratonnades, la Religieuse interdite et les DS noires des officiels…C’est en soi-même, dans les désirs brimés, les abattements de la soumission, que résidait l’adhésion aux soirs flambants de Paris.”
      Personnellement, plutôt d’accord avec RJ : ce fut comme un happening, petit-bourgeois et festif avant l’heure, qui “s’effilochait de jour en jour” et chaque jour se dégradait en caricature de lui-même.
      Un drôle de souvenir, une tache de Rorschach .

      • 29 Décembre 2013 à 18h52

        Marie dit

        Je partage votre avis et celui de Jaccard sur mai 68

    • 29 Décembre 2013 à 14h40

      Marie dit

      “J’étais verni : pas de crise, pas de chômage, une vie intellectuelle intense… “tout ce que les générations suivantes n’ont pas vécues et ça se sent.

    • 29 Décembre 2013 à 14h13

      _Georges_ dit

      Finalement, Causeur est très cosy. Un bon point.