Pics de pollution: la littérature avait senti le coup | Causeur

Pics de pollution: la littérature avait senti le coup

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Auteur

Jérôme Leroy

Jérôme Leroy
est écrivain.

Publié le 28 janvier 2017 / Culture

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Si la réalité dépasse parfois la fiction, c'est que la fiction précède souvent la réalité. La littérature prévoit l'avenir. Cette chronique le prouve.
Pic de pollution Paris Anne Hidalgo Valérie Pécresse Charles Dickens Brunner

Pic de pollution à Paris (Sipa : 00708272_000009)

« Paris connaît le plus long et intense pic de pollution hivernal depuis dix ans », titrait Le Monde au mois de décembre, tandis que Valérie Pécresse et Anne Hidalgo s’affrontaient de manière très politique, la première accusant la seconde d’avoir aggravé le phénomène en fermant les voies sur berges, tandis que la seconde renvoyait la première à ses domaines de compétences en l’accusant de ne pas assez s’occuper de la régularité des métros et des RER. Ce spectacle d’élus discutant du sexe des anges pendant que la population suffoque évoque la SF des années 1970 avec, par exemple, Le Troupeau aveugle de John Brunner, où le personnage d’Austin Train tente de mobiliser les consciences sur une planète en état de mort clinique autour du slogan « Arrêtez, vous me faites mourir ! »

Mais il nous semble plus intéressant, en l’occurrence, de regarder vers un romancier qui, à défaut de jouer au prophète, eut le mérite de comprendre en direct, si l’on peut dire, les liens entre la pollution et un certain type de civilisation. Charles Dickens n’était pas particulièrement écologiste, mais

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    publié dans le Magazine Causeur n° 101 - Janvier 2017

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  • La rédaction de commentaires est impossible pour cet article

    • 30 Janvier 2017 à 11h07

      Korrigan dit

      Le Los Angeles de 2019 dans le film Blade Runner (1982) est pas mal non plus… mégalopole urbaine ou le soleil ne perce que difficilement les fumées des usines géantes.

    • 30 Janvier 2017 à 9h47

      keg dit

      On n’écoute jamais les anciens! Parce qu’ils sont trop vieux? Mais ne dit-on pas que l’âge est celui de la sagesse et surtout du bon sens….
      Quand les “jeunes” auront compris, ils seront à leur tour jetés dans l’oubli et regretterons de ne pas avoir écouté quand il était encore temps….
      Mais c’est le fait de l’aventure humaine…..

      http://wp.me/p4Im0Q-1w4

    • 28 Janvier 2017 à 18h56

      Schlemihl dit

      On ne trouvait jamais les maisons assez hautes . On en construisaient de 40 étages et on les surélevait sans cesse .

      Quinze millions d’ hommes travaillaient dans la ville géante , à la lumière des phares , qui jetaient leur feu le jour comme la nuit . Nulle clarté du ciel ne traversait la fumée des usines , mais on voyait parfois la lueur rouge d’ un soleil sans rayons dans un firmament noir , traversé de ponts de fer , d’ ou tombait sans arrêt une pluie de suie et d’ escarbilles .

      On a découvert des forces de destruction contenues dans des quantités infimes de matière …..

      C’ est le Trust de l’ acier qui vient de sauter

      Ces destructeurs considéraient la dynamite comme bonne à démolir des fourmilières

      Ecrit en France en 1908

    • 28 Janvier 2017 à 17h51

      Schlemihl dit

      Est ce quelque un ici a entendu parler des oxyures taenias bilharzies , de la typhoïde , du choléra , des puces qui transmettent la peste , des poux qui transmettent le typhus , des moustiques qui transmettent le paludisme , les leishmanioses , de la pollution des céréales par l’ ergot de seigle , du péril fécal , des chaussures , des latrines , des égouts et de plaisanteries de ce genre ?

      Les Verts ignorent tout ça , c’ est si vulgaire . Tas de veaux .

    • 28 Janvier 2017 à 16h59

      golvan dit

      La pollution est infiniment moindre dans les grands villes françaises actuellement qu’il y a cinquante ans.
      Pour la simple raison que la pollution industrielle due aux usines qui ont été délocalisées ou qui étaient obsolètes a pratiquement disparu, sans oublier néanmoins qu’on chauffe des locaux gigantesques comme les centres commerciaux ou des tours de bureau à des températures absurdes provoquant ainsi une pollution considérable qui serait bien moindre avec un abaissement de la T° de quelques degrés.
      Mais il suffit de modifier à la baisse les normes acceptables pour l’air “respirable” pour instantanément provoquer une hausse de la pollution mesurée, puisque le système de mesure a changé, et affirmer que l’air n’est pas pur pour les petits poumons fragiles des bourgeois citadins et engager de nouvelles mesures de précaution, ce qui permet de faire croire que les politiciens type Hidalgo prennent au sérieux la santé de leurs concitoyens. Et toutes les voix sont bonnes à prendre.
      Reste à savoir si les mesures hidalgoesques qui causent tant d’embarras ramèneront des voix ou provoqueront le mouvement inverse.
      Toutefois on peut imaginer que le meilleur de la “dépollution” ne relève pas des mesures souvent stupides des écolos parisiens, mais de la hausse du prix des énergies fossiles qui stimule la recherche pour abaisser la consommation.

    • 28 Janvier 2017 à 16h28

      A mon humble avis dit

      “Un certain type de civilisation”… Combien y a-t-il de types connus de civilisations modernes?
      Je ne connais que celle qui existe, et qui pollue forcément en consommant, parce qu’il est impossible de faire autrement.
      Évidemment, les petits groupes humains de la préhistoire, vivant de la chasse et de la cueillette, ne polluaient pas. Un peu quand même: ils faisaient du feu, générant des gaz à effet de serre… C’est juste une question de degré, pas de nature.
      Si les éoliennes et les panneaux solaires ne polluent pas là où ils fonctionnent, il a fallu polluer pour les produire, et ils pollueront en fin de vie parce qu’ils ne sont pas recyclables.
      N’oublions pas non plus que les panneaux solaires viennent surtout d’une Chine de plus en plus polluée, acheminés par des bateaux navigant au mazout, et encrassant tout sur leur passage, sans oublier leurs dégazages illégaux dans les océans.
      Aucune civilisation devant nourrir des milliards d’individus ne peut dépendre seulement du vent et de l’ensoleillement.
      Les objectifs sont de polluer et de gaspiller le moins possible, mais on ne pourra le faire que dans la seule civilisation possible, celle dans laquelle nous vivons, qui produit des technologies plus ou moins polluantes.
      Dickens n’a décrit que son présent: à son époque déjà, Londres connaissait le smog (smoke + fog), et on respire mieux aujourd’hui dans cette ville qu’au XIXe siècle. L’ennui est que la pollution s’est étendue au monde entier, au fur et à mesure que progressait la… civilisation.
      Depuis des millénaires, on nous prédit l’apocalypse parce que nous ne sommes pas assez obéissants; Dieu a détruit l’humanité entière en la noyant sous les eaux parce qu’elle ne lui plaisait pas.
      Ouais, mais je crois en l’homme et à sa civilisation, pas en Dieu.

      • 28 Janvier 2017 à 16h45

        alain delon dit

        Conclusion? Vous vous mettez au toilettes sèches ou pas?

        • 28 Janvier 2017 à 18h43

          golvan dit

          @ alain delon
          Pour avoir loué des wc “classiques” lors du mariage de ma fille aînée à la campagne et avoir été spécialement emmerdé, au sens propre du terme, par leur fonctionnement, j’ai pris la décision de louer des toilettes sèches, au fonctionnement irréprochable dans les festivals du coin, pour le mariage de mes autres enfants.
          Et voilà comment on devient écologiste pragmatique.

        • 28 Janvier 2017 à 21h14

          alain delon dit

          @golvan

          J’approuve à 100%, faire dans la sciure est la solution idéale ;)
          Par ailleurs, si par hasard vous aviez besoin d’un chauffeur de salle ou autre animateur pour vos prochains mariages, n’hésitez pas à me contacter.

        • 28 Janvier 2017 à 22h23

          golvan dit

          @ alain delon à 21h14
          J’exige de solides réferences.

        • 28 Janvier 2017 à 22h49

          alain delon dit

          @golvan

          J’ai f

      • 28 Janvier 2017 à 21h32

        Warboi dit

        “nourrir des milliards d’individus”…
        C’est bien le problème.
        Il faudrait les réduire drastiquement.
        Pour ça, faites confiance aux communistes, ce sont des pros.
        Et le monde de quelques happy fews très privilégiés pourra se développer tranquillement entre gens de la meilleure compagnie.

        • 28 Janvier 2017 à 21h39

          alain delon dit

          “C’est plus facile de croire en Dieu quand on est Suisse” (Didier Super)

    • 28 Janvier 2017 à 15h52

      Mkutch dit

      Dinausaure un jour, dinausaure toujours.

    • 28 Janvier 2017 à 15h10

      alain delon dit

      Article passionnant et très à propos, quoiqu’immanquablement crypto-marxiste. Car le thème principal de l’ouvrage (judicieusement choisi) de Dickens n’est-il pas la lutte des classes et l’oppression du prolétariat?

      • 29 Janvier 2017 à 1h32

        enfer dit

        ” Car le thème principal de l’ouvrage (judicieusement choisi) de Dickens n’est-il pas la lutte des classes et l’oppression du prolétariat?”

        Bien sur que si, le chien (Leroy) retourne toujours à son vomi…..