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Publié le 25 avril 2010 à 10:59 dans Brèves

Animé par David Abiker, Parlons Net reçoit cette semaine Vincent Aubin. Normalien, il a traduit l’œuvre de Thomas d’Aquin. Avec lui, Parlons Net évoque la crise qui secoue le Vatican avec les affaires de pédophilie et les maladresse récente de Benoit XVI. Il est également question de la foi sur internet et de Freud, Freud dans le collimateur d’un autre philosophe, Michel Onfray. Pour interroger Vincent Aubin : Chloé Leprince de rue89.com, Vincent Glad de Slate.fr et François Miclo, de Causeur.fr.

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  • 29 April 2010 à 8h25

    Dōseikon dit

    De deux choses l’une :
    ● ou bien cette théorie axiomatique est consistante (non-contradictoire), et on ne le démontrera jamais (c’est impossible) ;
    ● ou bien elle n’est pas consistante (il se peut alors qu’on le découvre un jour en trouvant une démonstration de 0 ≠ 1 ; il se peut aussi qu’on ne sache jamais trouver une telle démonstration).

    Il faut avoir présent à l’esprit que le terme « vérité » est très différent en mathématiques de ce qu’il est dans les sciences de la nature. Ce qui fait qu’un énoncé mathématique est vrai (dans une théorie axiomatisée), c’est qu’il est obtenu selon certaines procédures formelles très codifiées dans leur syntaxe et leurs enchaînements (les démonstrations) ; la notion d’expérience est hors de propos en mathématique.

    Sur Gödel, il y a : http://fr.wikipedia.org/wiki/Théorème_d%27incomplétude_de_Gödel
    par exemple (si vous avez le cœur bien accroché).

  • 29 April 2010 à 8h23

    Dōseikon dit

    @ Odilon.
    Je confirme que vous n’avez pas parlé de psychanalyse ; cette mention s’adressait à tous les participants puisque celle-ci a été évoquée.

    À propos des ondes gravitationnelles, le statut de leur existence n’est pas celui d’hypothèse mais bien de théorème. Einstein l’a déduite de sa théorie par le raisonnement, si bien qu’on ne peut pas dissocier relativité et o. g. (en disant par exemple : j’accepte la relativité mais je continue à considérer l’existence des o. g. comme une hypothèse).

    De même vous avez aussi posé le statut de l’hypothèse « 2 + 2 = 4 » (peut-on la « falsifier » ?). Or, si l’on se place dans un contexte « raisonnable » — l’arithmétique de Peano par exemple (mais il y en a d’autres) — 2 + 2 = 4 est un théorème.
    Les mathématiques n’étant pas une discipline expérimentale, j’imagine que falsifier cet énoncé reviendrait à trouver un énoncé arithmétique vrai qui implique 2 + 2 ≠ 4. Autrement dit, les axiomes de Peano impliqueraient à la fois 2 + 2 = 4, mais aussi l’énoncé contraire. L’arithmétique de Peano serait alors contradictoire.
    Or dans la première moitié du XXe siècle la réponse a été donnée par le logicien Gödel à la question de savoir si la consistance de l’Arithmétique de Peano est démontrable par un raisonnement d’arithmétique. Et la réponse donnée est… négative.

  • 28 April 2010 à 9h55

    carredas dit

    fabien dit :
    25 avril 2010 à 23:57
    “…C’est entre autres pour cela que le rapport du patient au psychanalyste n’est pas celui du patient à son chirurgien : on n’est pas dans un diagnostic absolu et immédiat, mais dans un monde d’hypothèses et de vérifications plus ou moins simples.”

    “…Paradoxalement, c’est la vision mécaniste qui fait le mauvais médecin : le jour où le praticien se met à penser équations au lieu de penser hypothèses. Or le vivant est plus complexe que les trois corps de poincaré. Et la psychè fait partie du vivant…”

    fabien dit :
    26 avril 2010 à 12:04

    “La psychanalyse n’avance pas sur la base de probabilités. Mais dans quelle mesure est-ce réellement gênant ?”

    Dans le contexte actuel qui privilégie l’agressivité, l’ironie, le dénigrement, la solution miracle immédiate, le jugement péremptoire et les leçons de vie données aux autres, merci de votre intervention…

  • 27 April 2010 à 9h49

    Odilon dit

    @Dōseikon
    Pouvez-vous m’indiquer où j’ai parlé de psychanalyse? Vous me confondez avec quelqu’un d’autre.
    Au sujet des ondes gravitationnelles: si leur existence est réfutable en théorie mais pas en pratique (i.e. empiriquement, si le mot a un sens), alors l’hypothèse de leur existence est-elle scientifique (selon Popper)?

  • 27 April 2010 à 2h03

    Dōseikon dit

    J’ai l’impression qu’il y a de la confusion dans la cervelle d’Odilon.

    Un exemple donc : la relativité générale prête le flanc à la réfutation en impliquant une certaine valeur angulaire de la déviation des rayons lumineux qui passent tout près d’un corps massif.
    À l’époque où Einstein propose ce calcul (1915) aucune expérience ne permet encore de confirmer la valeur « prédite ». En 1919 une éclipse solaire fournit à Eddington l’occasion d’observer la position apparente, autour du disque solaire (caché par la Lune), de quelques étoiles dont la position est déjà bien connue. Eddington mesure alors une déviation des rayons lumineux conforme à la prédiction d’Einstein (dans la limite de précision des instruments de l’époque).
    Les résultats d’Eddington ont pu être contestés mais la mesure, elle, a pu être conduite à l’occasion d’autres éclipses et elle confirme formellement la prédiction relativiste ; notamment dans le domaine des ondes radio, où la précision est meilleure.

    La relativité générale prédit aussi l’existence des ondes gravitationnelles, très difficiles à mettre en évidence et jamais encore détectées (une preuve indirecte a été obtenue par Hulse et Taylor dans la description qu’ils ont faite d’un pulsar binaire [PSR B1913+16 pour les intimes]).

    À l’opposé, on voit mal quelle prédiction objective et réfutable/vérifiable peut être faite par la psychanalyse (par exemple…).

  • 26 April 2010 à 22h51

    Poudal dit

    Amoureux ? Obsédé ? Présomptueux en plus, Odilon ! Non, en fait je suis quelqu’un de simple qui s’amuse de cette persévérance autosatisfaite et de cette étonnante et vigoureuse capacité à être systématiquement à côté de la plaque. Et tout ça dans un jargon réjouissant. « la sémantique des mondes possibles (qui aurait été judicieuse pour parler de falsifiabilité) », celle là, elle est quand même top. Mais je suis sûr que vous en avez d’autres en réserve. À bientôt, donc.

  • 26 April 2010 à 19h39

    expat dit

    @ Lisa (hello d’ailleurs) en fait j’ai fais une double faute, j’ai utilisé le mot anglais ‘phlegme’ qui veut dire ‘glaire’ et ne pas ‘flemme’. Honte à moi ! (en fait je pensais que les deux mots avaient le même sens, je viens de regarder et en fait non).

  • 26 April 2010 à 18h22

    Odilon dit

    Je vous obsède, Poudal? Vous êtes amoureux ou quoi?

  • 26 April 2010 à 17h42

    Poudal dit

    @Jerome
    Non, non, il n’est pas de mauvaise foi. Il est comme ça : simplement obtus. Et comme il veut toujours avoir le dernier mot, son jargon incompréhensible finit par basculer dans la poésie. « la sémantique des mondes possibles (qui aurait été judicieuse pour parler de falsifiabilité) » Reconnaissez qu’à défaut d’être intelligible, cela sonne joliment.