Infaillible pape François? | Causeur

Infaillible pape François?

Un biopic décevant

Auteur

Olivier Prévôt
anime le site et la revue L'Esprit de Narvik et le blog Les Carnets de Betty Poul sur Causeur.

Publié le 27 septembre 2016 / Culture Monde Religion

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Le biopic consacré à Jorge Bergoglio clôt par avance toute controverse sur le rôle de l’Eglise dans l’Argentine des années 70.

pape francois bergoglio

Ce mercredi, sortira en salles un film sobrement intitulé Le pape François. Il aurait été difficile d’inventer titre plus simple, plus platement efficace ou plus direct. Le film de l’hispano-argentin Beda Feijóo tient d’ailleurs sa promesse : non seulement il s’agit effectivement  d’un biopic sur l’actuel évêque de Rome (de son enfance en Argentine à son élection au Vatican), mais celui-ci est soigneusement exempt de tout ce qui, de près ou de loin, puisse s’apparenter à une quelconque complexité, voire même à une quelconque interrogation sur le parcours et la personne de Jorge Bergoglio, dit Padre Jorge et devenu, depuis 2013, le pape François (interprété ici par Dario Grandinetti, acteur argentin qu’on avait découvert dans Julieta de Pedro Almadovar et qui prête au Saint-Père – et plutôt bien – son visage inquiet de grand obsessionnel, ravagé d’incommunicabilité).

C’est évidemment dommage tant le sujet prêtait à interrogation et que le cinéma, plus qu’aucun autre medium, permet de témoigner de l’ambiguïté des hommes, de la complexité des situations et de tout cet irrésolu qui constitue l’essentiel d’un personnage. Et, de ce point de vue, Bergoglio aurait pu être un passionnant sujet de film.

Lisez la suite de cet article sur le blog d’Olivier Prévôt.

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    La rédaction de commentaires est impossible pour cet article

    • 1 Octobre 2016 à 20h31

      walkyrie dit

      Les guignols du Vatican nous font rire. C’est toujours ça de pris…

    • 28 Septembre 2016 à 18h00

      François dit

      A défaut du film, j’ai regardé un documentaire sur Arte, extrêmement complet, qui relatait le rôle du provincial des Jésuites qu’était Bergoglio à l’époque de la dictature militaire.
      Manifestement il n’a pas à en rougir.
      Le journaliste semblait plutôt objectif.

    • 28 Septembre 2016 à 11h49

      beornottobe dit

      si….. c’était vrai , ça se saurait ! (et nous n’en serions pas là! peut-être¨)

    • 28 Septembre 2016 à 11h39

      beornottobe dit

      peut-être… y a -t -il (dès l’origine) une erreur de traduction ?????? : “l’UN ” Faillible…… etc… etc…..
      à moins que, comme l’autre, : il ait “bu” un peu trop?

      • 28 Septembre 2016 à 11h45

        beornottobe dit

        “infaillible” ??????
        n’est-ce pas une “dictature” qui ne dit pas son nom?

    • 27 Septembre 2016 à 21h08

      zigomar dit

      J’aime les rideaux jaunes à pompons de se chambre

      • 28 Septembre 2016 à 7h23

        Archebert Plochon dit

        J’aime le teint jaunâtre de ce Tartuffe ensoutané.

    • 27 Septembre 2016 à 20h12

      Villaterne dit

      On ne m’ôtera pas de l’idée que la foi de nos derniers papes n’est pas très catholique !
      En effet comment ce chef visible et digne successeur de Saint-Pierre peut-il s’entourer de gardes du corps ? Doit-on craindre le royaume des cieux ?

      • 28 Septembre 2016 à 14h22

        Hannibal-lecteur dit

        Villabriant, le royaume des cieux n’est pas à craindre parce qu’il n’existe que dans l’esprit de ceux qui y croient, et que le pape est bien le mieux placé – Dieu merci – pour ne pas y croire… Si bien que les gardes du corps, hein, c’est de ce monde et ça au moins on peut s’y fier…

        • 28 Septembre 2016 à 14h33

          Villaterne dit

          Si ça se trouve, les gardes du corps sont athées !!
          Quelle misère !

        • 28 Septembre 2016 à 14h39

          Hannibal-lecteur dit

          Ça serait plus sûr : ça leur interdit la tentation du “inch’allah” , ça responsabilise.

    • 27 Septembre 2016 à 19h45

      philgold dit

      Les mystères de la foi reste entier et les voix du seigneur sont toujours impénétrables.
      Le 18 juillet 1870, le concile Vatican I définit le dogme de l’infaillibilité pontificale. Les cardinaux reconnaissent comme vraies et irrévocables les affirmations prononcées par le souverain pontife.
      Juillet 2013 si une personne est gay et cherche le Seigneur avec bonne volonté, qui suis-je pour la juger? (et si elle ne cherche pas le seigneur l’affirmation reste vraie?).

      • 27 Septembre 2016 à 22h14

        Aristote dit

        L’infaillibilité pontificale ne concerne que les affirmations du Pape concernant la foi et les moeurs pour lesquelles il engage explicitement son infaillibilité. Cela n’est arrivé que deux fois depuis Vatican I, pour la définition des dogmes de l’Immaculée Conception (Marie née sans les séquelles du “péché originel”) et de l’Assomption (Marie déjà corps et âme au Paradis). Des dogmes peut-être importants pour la foi catholique, mais qui ne concernent en rien ceux qui ne partagent pas cette foi.

        L’avis du Pape sur les choses de ce monde, par exemple le réchauffement climatique ou la politique proposée par Trump, n’est pas infaillible, ce qui ne l’empêche pas d’être souvent juste ! 

        • 28 Septembre 2016 à 14h35

          Hannibal-lecteur dit

          Sauf quand il se fourvoie à équilibrer la violence des assassins islamistes par celle de la société de consommation: là il est carrément débile!

    • 27 Septembre 2016 à 19h19

      Singe dit

      De plus je crois savoir que le Pape François a mauvaise haleine mais que cela n’est jamais abordé dans le film ? Pourquoi ?? On nous cache tout !

    • 27 Septembre 2016 à 17h27

      alain delon dit

      Le film occulte de même complètement la victoire à la Coupe du Monde 1986, ses problèmes de surpoids et son addiction à la cocaïne

    • 27 Septembre 2016 à 16h39

      QUIDAM II dit

      Le Pape François est à l’évidence un homme de foi, de coeur, d’intelligence, de paix, de sincérité et de bonne volonté…
      Il ne peut donc rien comprendre à la volonté de puissance, à la fourberie, au goût de la violence, à l’esprit de lucre, à la vanité… à tout ce qui anime les hommes et femmes de pouvoir en lutte sur les différentes scènes nationales et internationales.

    • 27 Septembre 2016 à 16h09

      Aristote dit

      Avec JP II, on a eu « santo subito » à sa mort. On en est à canoniser François avant décès.

      Je n’ai rien contre l’idée qu’un pape soit saint. Mais la décence voudrait qu’on attende 50 ans avant d’ouvrir le dossier.

    • 27 Septembre 2016 à 16h07

      Zinho dit

      Un Pape politicaly correct !

      • 28 Septembre 2016 à 7h19

        Archebert Plochon dit

        Une ordure, vous voulez dire.

        • 28 Septembre 2016 à 22h08

          michel_g dit

          ni cet excès d’honneur , ni cette indignité