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PACA cadeau

Changer le nom ne changera rien aux choses

Publié le 06 août 2009 à 10:00 dans Politique

L’acronyme PACA “n’illustre ni la richesse, ni la diversité de ses territoires et de son patrimoine culturel exceptionnel” et “ne permet pas non plus de nommer ses habitants” : Michel Vauzelle veut que la région dont il est président change de nom. Socialo-ségoliste, Vauzelle fait preuve comme sa patronne, d’un cratylisme naïf. Ce n’est pas parce que la région Paca s’appellera “Provence” qu’elle redeviendra l’aimable Arcadie qu’elle fut à l’époque de Pagnol ou encore à celle de Fitzgerald qui y voyait une utopie concrète de vie libre au début de Tendre est la nuit.

Non, qu’on l’appelle PACA ou Provence, cette région reste une honte pour la France. Ses habitants ont un accent ridicule, son ciel bleu est d’une banalité à pleurer et l’anchoïade, le pistou et la tapenade sont absolument indigérables pour un estomac civilisé, c’est-à-dire du nord de la Loire. Non contents de promouvoir une cuisine qui fait roter, ils produisent un vin exécrable de pisseurs de vigne, affreusement chaptalisé, soufré, glycériné et emploient des travailleurs immigrés saisonniers, maghrébins ou polonais, qu’ils traitent comme des animaux avant d’aller voter Front national aux élections municipales. On fera une exception pour le vin de Jean-Christophe Comor, dont David Desgouilles a dit avec raison tout le bien qu’il fallait penser.

La région Paca est, pour le reste, essentiellement peuplée de ce que l’humanité fait de pire : spéculateurs immobiliers qui vous transforment une côte virgilienne en front de mer soviétiforme, mafieux russes gras, violents et cocaïnomanes, joueurs compulsifs, touristes pauvres entassés dans des campings concentrationnaires, touristes riches bunkerisés dans des villas californiennes qui inventent la privatisation paranoïaque de l’espace public, sans compter les maurassiens, les félibres et autres régionalistes à l’esprit étroit.

Les sports favoris en Paca sont le bronzage idiot, l’assassinat de député et l’incendie volontaire, provoqué soit par une urbanisation délirante, soit par des militaires incompétents qui tirent n’importe où comme ce fut le cas récemment près de Marseille, soit par des pyromanes psychotiques supportant mal d’être le fruit exténué d’unions consanguines : l’habitant de Paca se marie en effet toujours avec d’autres habitants de Paca : il croit que l’éternel beau temps de sa région lui donne une supériorité ontologique sur le Parisien. D’ailleurs pour l’habitant de Paca, tout élément extérieur à la région est un Parisien. On l’envie, on le méprise mais on adore son pognon, que ce soit celui du smicard pillé au Lavandou ou celui du pipaule djaitesaiteur qui débourse trois RSA pour une bouteille de mauvais champ sur une plage privée qui sent l’huile solaire et la fornication tarifée.

Pour finir, la région PACA abrite en son sein une principauté d’opérette qui possède une mauvaise équipe de foutebaule et qui est surtout un paradis fiscal au cœur de la République, dirigé par un souverain portant nom de piercing sexuel. Quand on pense qu’il faudrait un quart d’heure à une section parachutiste pour la fondre dans le département des Alpes maritimes, on se demande ce qu’attend le gouvernement.

Alors, Monsieur Vauzelle, changez de nom tant que vous voudrez, nous ne sommes pas dupes et nous attendons avec impatience que ces territoires de la honte soient directement administrés depuis Paris avec, sur place, un gouverneur militaire.

Et la loi martiale qui va avec.

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    Martin Terrier

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  • 8 August 2009 à 16h49

    Venik dit

    Marchenoir,arretez de lire la presse algeroise,vous allez vous rendre malade.

  • 8 August 2009 à 15h20

    Jardidi dit

    C’est rare que l’on ait un article républicain sur Causeur.
    C’est rare que l’on ait un auteur de Causeur qui fasse la différence entre les Français d’origine arabe qui posent problème et tous les autres.
    C’est rare que sur Causeur, on propose une action et que l’on agite pas la peur.
    Merci Martin Terrier et à la relecture, j’espère.

  • 8 August 2009 à 9h57

    Alvaro Canyon dit

    L’impertinence de cet article ne relève pas de son hypothétique second degré, ou même de sa propension à nous faire réfléchir, mais plutôt à son caractère facile et prévisible qui le rend, de facto, peu pertinent.

  • 8 August 2009 à 8h22

    Joëlle dit

    Tout cela ne nous dit pas combien cela va coûter au contribuable, cette petite fantaisie de Vauzelle (oui, c’est bête, j’ai la tête près du bonnet).
    Tout ça pour aboutir à quelque chose comme Provence, ou Grande Provence…Ca nous rappellera l’époque où un peintre né à Grasse, Fragonard, était considéré comme provençal.

  • 7 August 2009 à 21h26

    ramon mercader dit

    martin terrier nous fait une crise d’urticaire raciale (ce sont ses mots )
    en gros un grand racialiste
    “cachez cette race que je ne saurais voir…”
    moi non plus , mon lapin ,je ne saurais rien voir
    et surtout pas comment vous maintiendrez l’ordre une fois qu’on vous intimera l’ordre , précisement , de le faire
    pasqu’avec la fin de la conscription ,c’est pas gagné…..
    surtout lorsqu’on voit comme ça a merdé en 2005

  • 7 August 2009 à 19h41

    MLF dit

    Pas plus loin que le nez sur la figure, un gros pif.
    Qui empêche de voir les pieds, qui marchent sur des crottes.

  • 7 August 2009 à 19h21

    Robert Marchenoir dit

    “Vous avez un heureux rapport au monde qui n’est apparemment pas celui des habituelles longues figures racialistes que l’on reconnait d’une manière simple: parlez leur de la minijupe, du vin naturel, de Paul Morand, du FRF1, des blondes, des brunes, des rousses, des petits matins sur la Loire, ddes séquestrations de patrons, des boni indécents, du sourire de Pauline à la plage, ça reviendra TOUJOURS aux islamistes et/ou au fonctionnaires.”

    Monsieur Martin Terrier considère qu’autrui a “un heureux rapport au monde” quand il ne voit pas ce qui se voit comme le nez au milieu de la figure, quand on nomme ce que tout le monde sait mais dont il ne faut surtout pas parler.

    Heureusement, des étrangers qui sont moins prétentieux et moins “second degré” (*) que lui voient tout de suite ce que tout le monde voit :

    Un journaliste algérien :

    “Des bouts de carton, des papiers et même des cannettes de Coca sont éparpillés un peu partout dans les rues. Des sachets de toutes les couleurs vous collent aux pieds. Des poubelles à ciel ouvert. Pis encore, une odeur nauséabonde vous coupe le souffle. On dirait que nous sommes à la place des Martyrs, au coeur du marché ou quelque part du côté de oued El Harrach. Cette impression nous est venue à l’esprit lors de notre passage à la porte d’Aix, située au 2e arrondissement de Marseille.
    Il était 10h00 du matin ce vendredi 26 juin. Il faisait beau et même très chaud, près de 34 degrés. En sillonnant les ruelles de Marseille, nous sommes tombés sur un quartier typiquement algérois. «Wach, nous sommes à Alger, c’est la place des Martyrs!», commente un confrère d’un air étonné.”
    http://www.lexpressiondz.com/article/8/2008-07-13/54364.html

    Un journaliste américain :

    “Marseille may be more deeply linked to Morocco, Tunisia and Algeria than any non-African city. Some 120,000 to 150,000 people from those three countries — known collectively as the Maghreb — live in Marseille, a bustling and slightly raffish port city of around 800,000.

    And so, a palpable North African wind seems to blow through this city’s sun-baked hills, where the orange tile roofs of aging 19th- and 20th-century town houses rise and fall like the waves of the adjacent Mediterranean Sea.

    Tea rooms, Moroccan restaurants, Tunisian pastry shops and hallal fast-food joints dot the wide boulevards and small passages. Hammams and hookah cafes echo with Arabic and Kabyle, the language of Algeria’s Berbers.

    “You can feel like you’re somewhere in Algiers, or you can feel like you’re somewhere in Casablanca,” said Zéphora Nachite, an Algerian-born festival organizer, as she sipped mint tea at Fantasia, a cafe popular with the city’s North African crowd.”

    http://www.nytimes.com/2009/07/26/travel/26next.html?_r=1

    Mais M’sieur Terrier, lui, il voit pas. Il est aveugle. Il voit les colleurs d’affiches du Front national, et pas les Arabes. Et ça se prétend officier…

    Prétendre distinguer les gens qui ont un heureux rapport au monde et les autres, en fonction de leurs opinions politiques : le verbiage communiste dans toute sa splendeur.
    __
    (*) Le second degré à la française : un coup c’est second, un coup c’est premier. C’est quand ça l’arrange. En bon français : mensonge et hypocrisie.

  • 7 August 2009 à 19h11

    Lanonyme ,le sans grade dit

    @Jérome . Ne faites pas peur aux parisiens !

  • 7 August 2009 à 19h02

    ramon mercader dit

    @ martin hors de son terrier
    personnellement pauline à la plage n’est pas le meilleur film que j’ai vu
    mais depuis ce matin ,j’ai appris sur francecul ,qu’on avait failli y adjoindre un bout filmé (comme on dit un bout rimé ) de straub (comme les cocottes) sur un dessous de bock signé de marguerite duras
    comme cette dernière est mon auteure comique fétiche (le nombre de conneries qu’elle a pu dire , écrire et filmer ne le cède qu’à bhl ,et encore ) , je suis forcé d’apprécier , voyez vous .
    le reste , la minijupe ,le frf1 (on en est au mpg hécate , non , je crois ) , les vins de loire (et les condrieu , les côtes du ventoux ……..) , pas de problème
    ceci dit , j’imagine jérome leroy tentant de faire rentrer les uns dans leurs hacheloumes , les autres dans leurs ghettos friqués , en les poussant soigneusement du canon du fusil
    hillarant !

  • 7 August 2009 à 17h21

    slider dit

    L’application de l’ordre républicain ne me choque pas Mr Terrier , mais je n’irais pas jusqu’à’ a dire que son application soit également répartie

  • 7 August 2009 à 17h11

    Martin Terrier dit

    Ah, non, là, effectivement pas de second degré. Et justement ce commentaire est intervenu suite, à nouveau, à une crise d’urticaire raciale sur un sujet qui ne n’appelait pas du tout, ce qui prouve à quel points une poignée de commentateurs sont devenus des cas pathologiques sur cette question.
    Si la définition de l’ordre républicain vous choque, Slider, c’est votre problème. Pas celui de ceux qui sont chargés de le faire respecter.
    Amazone, bien vu.

  • 7 August 2009 à 15h53

    Amazone dit

    A Martin Terrier :
    C’est tellement vrai !
    Comme l’on dit dans les milieux scientifiques, l’on trouve ce que l’on cherche (la théorie oriente l’observation).
    C’est un peu lassant, à force.

  • 7 August 2009 à 15h37

    slider dit

    Martin Terrier dit :
    6 août 2009 à 15:46

    Marchenoir, Jerome, Claude B, je crois que vous ne comprenez pas la logique de l’ordre républicain. Nous sommes l’armée française (nous étions, pour moi, car j’ai vieilli), nous sommes des officiers. Nous ne sommes pas là pour servir de supplétifs à des milices ethniques de petits blancs ou d’arabes des cités. On les fera rentrer dans leurs HLM et vous rentrerez de gré ou de force dans vos zones rurbaines. Compernez-nous bien, nous sommes des professionnels et nous servons l’ordre, encore une fois. Or vos commentaires semblent prouver que vous cherchez l’affrontement racial. Nous sommes là pour l’empêcher. Il est dommage que vos enfants surprotégés tout comme les enfants des banlieues d’ailleurs, ne fassent plus leur service militaire pour vous dire: “Papa, rentre à la maison, on n’est pas au Liban ici.”
    Comprenez-vous, à la fin? Nous ne tirons que sur ordre mais quand nous tirons, nous tirons.”

    La aussi y a du second degré?
    Je crois que vous vous foutez un peu du monde non?

  • 7 August 2009 à 15h32

    Venik dit

    Allez l’OM !

  • 7 August 2009 à 15h18

    Martin Terrier dit

    Merci à vous Amazone. Il semblerait que non seulement vous ayez un bien joli pseudonyme mais en plus que vous preniez cet article à la bonne distance et sachiez où placer le second degré.
    Vous avez un heureux rapport au monde qui n’est apparemment pas celui des habituelles longues figures racialistes que l’on reconnait d’une manière simple: parlez leur de la minijupe, du vin naturel, de Paul Morand, du FRF1, des blondes, des brunes, des rousses, des petits matins sur la Loire, ddes séquestrations de patrons, des boni indécents, du sourire de Pauline à la plage, ça reviendra TOUJOURS aux islamistes et/ou au fonctionnaires.