Attentat d’Orlando: Omar les a tués | Causeur

Attentat d’Orlando: Omar les a tués

Une brève histoire moderne de l’homosexualité

Auteur

Olivier Prévôt
anime le site et la revue L'Esprit de Narvik et le blog Les Carnets de Betty Poul sur Causeur.

Publié le 15 juin 2016 / Politique

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Omar Mateen. © myspace.com/AFP Handout.

Il n’y a bien sûr rien de nouveau sous le soleil de Floride. La fureur islamiste n’en finit pas de déclarer la guerre au reste du monde – qui, lui, n’en veut surtout pas. Il y a ceux qui désignent, et ceux qui ne désignent pas. Il y a ceux qui mettent en avant la particularité des victimes, ceux qui s’inquiètent de l’avantage donné à Donald Trump, ceux qui diluent doctement le fait dans une question plus vaste (l’homophobie, le port d’armes aux États-Unis, voire la violence en général…). Ceux qui, tels les parents du tueur, nous assènent un second coup : tout cela n’aurait « rien à voir » avec l’islam. Dans quelques jours, dans quelques heures sans doute, la musique du « pas d’amalgame » et du « vivre ensemble » reprendra. Il ne faudrait tout de même pas que des homosexuels stigmatisent les musulmans de nos cités.

Il m’arrive de trouver que tout ce pépiement expert, décryptage et décodage, allié à un moralisme bon teint (« ne pas tomber dans le piège de la discrimination ») passe à côté des choses, de l’ordinaire de l’expérience.

Hier matin par exemple, au micro de France Culture, le psychanalyste Serge Hefez expliquait l’un des ressorts de l’homophobie. La figure de l’homosexuel renvoie certains hommes à des pulsions refoulées (qui, comme on dit, « font retour »), générant alors angoisse et violence. Cette explication a le mérite d’être intuitive, universelle et constitue un bon garde-fou. L’homophobe dûment informé de son symptôme aura, la plupart du temps, le bon goût de taire ce qui l’anime, sauf à voir les autres lui lancer, sur un mode cheap-freudien, l’enfantin « celui qui dit qui est ».

L’homosexualité orientale existe, je l’ai rencontrée

Je ne crois pas cette grille de lecture toujours fausse, notamment quand il est question de décrire certains rares faits divers sanglants. Je la trouve juste un rien méchante, opposant plus que de raison l’homosexuel aux refoulés (comme si les gays ne refoulaient rien, eux). Elle ignore ce continent de fraternité où les gaillards qui-en-ont taquinent, protègent et respectent les invertis – et pas seulement parce qu’en cas de disette ou de beuverie, ces derniers peuvent se montrer compréhensifs. Tout homo qui aura navigué, au sens propre comme au sens figuré, dans certains milieux exclusivement masculins sait bien l’amitié parfois obstinée qu’il y aura rencontrée. Aux crachats qu’évoque Edouard Louis dans ses livres, j’oppose ces souvenirs-là : une main sur l’épaule, un bout de « calendos » partagé, le « recouds-moi un bouton, je te réparerai ta couchette » qui forment l’ordinaire des sociétés viriles. On m’objectera que ce n’est pas le sujet. Bien sûr que si ! En apparence si éloignés l’un de l’autre, l‘occidental et l’islamiste ont un rêve en partage : celui d’une homosexualité « proprette » comme disait Foucault, avec ses lieux dédiés, son mode de vie, son esthétique stéréotypée, sa sexualité débridée et qui surtout ne déborderait pas ailleurs que là où on l’attend. Pour les uns ce seront des zones de tolérance, pour les autres des cibles bien définies.

Puisqu’il était question de marins, poursuivons la traversée, et arrêtons-nous, cette année-là, au port de Ras-al-Kaimah (Émirats Arabes Unis). À quai, nous rencontrerons des travailleurs immigrés afghans, des Pachtounes. Le moins qu’on puisse dire, c’est que ces derniers ne manifesteront aucune prévention homophobe. Ce genre de question ne les traverserait pas. Moyennant quelque respect des convenances (ne pas trop en faire, n’en dire absolument rien, se comprendre d’un regard), l’apprenti-marin européen se verra vite proposer d’aller admirer en bonne compagnie la splendeur du paysage au crépuscule, derrière la colline voisine. Les voyages forment la jeunesse, on n’en fera pas tout un plat. La main droite sur le cœur, des étoiles dans les yeux, on se séparera une heure après avec quelques serments d’amitié éternelle. En souvenir de ce moment, on échangera peut-être une montre contre un châle, gardé pieusement tant d’années après.

Non, il n’y a pas d’un côté des musulmans qui, alhamdulillah, ne mangeraient pas de ce pain-là, et de l’autre un occident qui, dieu soit loué, aurait appris la tolérance… Mais qu’est-ce qui fait que ce même afghan, immigré en Occident, en viendra à fusiller une cinquantaine de gym-queens se déhanchant sur des airs de techno ?

Tout meurtrier est déséquilibré

Échec de l’intégration ? Pour le moins, on peut même dire que cela a totalement raté. Comme dans la guerre des boutons « si on aurait su… », on ne l’aurait pas fait venir. Déséquilibre mental ? Oui, mais bon… Tout meurtrier l’est tout de même un minimum. Participation à la guerre de religions déclenchée par les islamistes ? C’est en tout cas ce qu’il a revendiqué. Surgissement classique de la violence homophobe du fait de l’angoissant retour du refoulé homosexuel chez le meurtrier ? Pourquoi pas ? Me revient l’expression de scepticisme qu’affectionnait l’un des compagnons de traversée que j’évoquais : Et ta sœur ? Elle bat le beurre !
Le brave gaillard ne croyait pas si bien dire. C’est bien d’une violence qui s’exerce sur l’immigré musulman de seconde génération dont il est question. Je m’autorise ce jeu de mots pitoyable : Battre le beur. Nous ne sommes pas coupables de cette violence, mais rien ne nous oblige à en être innocents. Même si tous ne se saisissent pas d’une kalashnikov, un certain déploiement homosexuel heurte de nombreux musulmans. Oh j’entends déjà que rien n’oblige ceux-là à vivre ici, etc. Nous sommes d’accord. J’entends aussi, bien sûr, qu’il y a, dans la fétichisation de ce heurt, une délectation de l’offensé et une jouissance à haïr ce qui blesse – rente de situation névrotique de toute une génération de musulmans. Mais quand même.

L’histoire moderne de l’homosexualité est le passage d’une volonté de savoir, comme l’écrivait Foucault, à une volonté de montrer, qui n’est jamais que le retournement d’une même logique : celle de l’aveu. Or l’une des valeurs cardinales de l’Orient, c’est la discrétion – que les Occidentaux, pour une fois si sûrs d’eux, qualifieront d’hypocrisie. Pour le musulman, ne pas parler de ces choses-là a permis de survivre à la loi d’airain d’une religion régissant les moindres faits et gestes de ses fidèles. À l’Inquisition (qui n’a pas « rien à voir » avec la chrétienté et a si profondément marqué nos esprits que nous en avons intégré la logique) nous avons opposé le coming-out. Nous avons pris dieu et ses représentants au mot : « Tu me demandes d’avouer, j’avoue ! » Au contraire, à la pulsion scopique d’un dieu qui voit tout, les musulmans ont opposé la logique des ruelles, des murs protégeant les jardins, des sous-entendus, bref, de la dissimulation. Ces deux logiques n’ont pas fini de se faire la guerre.

Sonacotra, mon amour

Aujourd’hui, tout le monde ou presque est sincèrement persuadé qu’il y aurait un Orient allergique à l’homosexualité et un Occident tolérant à son endroit. Une jeune femme d’origine tunisienne que j’avais rencontrée il y a deux ou trois ans, jeune ingénieur de l’environnement, fonctionnaire d’état, m’affirma au cours d’une soirée que l’homosexualité arabe n’était qu’une perversion venue de l’Occident. Je précise que cette jeune française de la diversité était bien sûr de gauche et farouchement laïque. Il y avait dans son propos une telle véhémence, un tel désir que sa parole soit reconnue comme vraie, une telle haine vis-à-vis de tout ce que je représentais – figure vivante du dévoilement de ce qui ne doit pas l’être, alors que, pourtant, je ne disais rien – qu’une méchante vanne m’est venue à l’esprit : « Pourtant, je t’assure Leila, l’adolescent que j’étais a bien connu ton père. » L’énormité du propos que je retenais, le côté ”Sonacotra, mon amour”, me faisait balbutier de rire tant, à l’inverse, mon interlocutrice mettait d’obstination, sérieuse et délirante, à régir, a posteriori, et en héritière sûre de son droit, la sexualité de ses aïeux.

Je me suis pourtant tu, « à la musulmane ». Ce soir-là, avec un vieux fond de tendresse pour ce que nous avons été, eux et nous, avant ça, avant tout ça, je n’ai pas dégoupillé ma grenade. J’ai dissimulé mes pensées et souvenirs. Omar Mateen, moins musulman qu’il ne le croyait, n’aura pas eu cette prévenance.

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    La rédaction de commentaires est impossible pour cet article

    • 17 Juin 2016 à 16h11

      CYNORRHODON dit

      C’est marrant, depuis mardi, je n’ai vu personne afficher ou défiler avec un panneau “je suis gay”.
      C’est triste.
      Et pourtant c’est ce que je ressens.

      • 17 Juin 2016 à 16h17

        Patrick dit

        Je pourrais défiler avec un panneau “Je suis américain”, mais certainement pas “Je suis gay”.
        J’ai de la compassion de ces personnes parce que ce sont des personnes avant tout.

        • 17 Juin 2016 à 22h04

          Patrick dit

          J’ai de la compassion pour ces personnes

    • 16 Juin 2016 à 17h00

      Theodora dit

      Rama Yade a toujours été très conne mais je ne crois pas qu’elle soit musulmane
      http://www.lemonde.fr/sport/article/2009/10/06/le-paris-foot-gay-snobe-a-cause-de-son-nom_1250142_3242.html
      ça devient vraiment pénible ces amalgames de mauvaise foi entre l’hostilité au mariage gay et les assassinats d’homosexuels, c’est ridicule à la fin ! Trop facile cette manie d’interdire toute critique d’une revendication minoritaire au motif que ça pousserait au crime. C’est comme ça qu’on finit en dictature.

      • 16 Juin 2016 à 17h10

        Patrick dit

        C’est facile de taper sur les “cathos” ou supposés tels, du “mariage pour tous”. Il n’y aucun risque.
        Il n’en est pas de même lorsque l’on met en cause l’enseignement des mosquées. Au mieux on se fait traiter d’homophobe, au pire, on se fait tuer.

        • 16 Juin 2016 à 17h18

          lisa dit

          Vous avez un rassemblement ce soir chez vous ?

        • 16 Juin 2016 à 17h20

          lisa dit

          Hani Ramadan : “La femme sans voile est comme une pièce de 2 euros, elle passe d’une main à l’autre”
          C’est le frère de notre Tarik chouchou des medias.

        • 16 Juin 2016 à 18h11

          Patrick dit

          Bonjour Lisa,
          Je n’ai pas connaissance d’un rassemblement ce soir par chez moi.

    • 16 Juin 2016 à 2h04

      thierryV dit

      Mises au pied du mur, les sociétés occidentales devront employer les bonnes vieilles méthodes . Le contrôle au faciès en est une  parmi d’autres . À moins que la noblesse d’âme du condamné occidental ne l’oblige au suicide programmé . Tu me tendra te jour droite…

      • 16 Juin 2016 à 2h05

        thierryV dit

        Je voulais dire “joue droite”

      • 16 Juin 2016 à 16h50

        Patrick dit

        Mais il arrive que des blancs bien de chez nous se “convertissent”. Le contrôle au faciès ne suffira pas.

        • 16 Juin 2016 à 21h12

          Patrick dit

          Comme ceux de Vesoul, d’après le reportage de ce soir sur France2.

    • 16 Juin 2016 à 2h01

      thierryV dit

      Mises au pire du mur, les sociétés occidentales devront employer les bonnes vieilles méthodes . Le contrôle au faciès en est une  parmi d’autres . À moins que la noblesse d’âme du condamné occidental ne l’oblige au suicide programmé.

    • 15 Juin 2016 à 23h29

      Martini Henry dit

      Où Rama Yade fait la dure expérience de la tolérance de ses coreligionnaires…
      http://www.fdesouche.com/740787-orlando-un-tweet-de-rama-yade-suscite-un-deluge-de-commentaires-anti-gays

      • 16 Juin 2016 à 8h24

        C. Canse dit

        À Martini Henry

        Des intelligences qui “vivent ensemble”. 

      • 16 Juin 2016 à 17h21

        Patrick dit

        Dans ce déluge de commentaires, il y a des appels au meurtre, c’est franchement hallucinant !
        Un chrétien qui désapprouve la pratique de l’homosexualité se fait traiter d’homophobe. Deux chrétiens qui ont distribués des brochures sur la “guérison” possible des homos ont été poursuivis en justice, heureusement acquittés (mais en raison d’un vice de forme), mais le gouvernement laisse ces ahuris vomir leur haine de l’homo en toute impunité. Ah oui, ils sont musulmans, ils pourraient devenir dangereux si on les contrarie, c’est peut-être la raison pour laquelle on les laisse faire ! Comme d’habitude.
        Mais dans quel pays vivons-nous ? ?

    • 15 Juin 2016 à 23h02

      L’Imprécateur dit

      On peut être contre la Loi Taubira de mai 2013 et pas homophobe, en tant que le refus de la déviation d’une institution ne s’accompagne pas nécessairement du rejet de ceux qui pourraient en être bénéficiaires. Par contre, ce qui est assez agaçant, c’est que certains psychanalystes, comme M.Serge Hefez, ont toujours une vision réductionniste de l’homophobie. Mais en l’occurrence, la tuerie d’Orlando n’est nullement le fait d’un homophobe, même si l’indétermination sexuelle de l’assassin fait problème, c’est bien celle d’un terroriste fanatique islamiste (et non musulman, on appréciera la nuance), “dormant” afghano-américain de Daesh. Quoique je me dis que cette dernière assertion est à prendre avec des pincettes. Daesh est, on le sait en grande perte de vitesse. Le territoire du futur ex-califat autoproclamé se réduit comme une peau de chagrin. Aussi est-il de bonne guère pour la propagande islamiste de Daesh de revendiquer le moindre attentat perpétré par un membre de la communauté islamiste contre n’importe quelles victimes, même si, finalement, Daesh n’y est pour rien ou fort peu. Vu la réputation plus que sulfureuse du Califat de Mossoul, il n’y aura aucune peine à lui faire crédit de cette revendication opportune. On ne prête qu’aux riches!

    • 15 Juin 2016 à 21h51

      Husdent dit

      Il fallait titrer, bien sûr, “Omar les a tuer”

    • 15 Juin 2016 à 21h43

      edgreened dit

      Article passionnant, néanmoins il me ferait vachement plaisir qu’un certain nombre d’orientaux vivent leurs sentiment d’injustice, de frustration et donc leurs conditions de victimes “à la musulmane” comme l’écrit Prévôt, c’est à dire en toute discrétion, valeur cardinale de l’orient si je sais bien lire. Pas à vous?

    • 15 Juin 2016 à 19h58

      Fioretto dit

      Fassin vient de cornier le terme de terrorisme sexuel pour exonérer l’islam il parle de “démocratie sexuelle” même terme utilisé par houria pir pour justifier l’homophobie.

      • 15 Juin 2016 à 20h53

        Fioretto dit

        D’ailleurs il explique que l’attentat de Orlando sera responsable d’un éventuel Brexit.

        • 15 Juin 2016 à 21h00

          isa dit

          ???

        • 15 Juin 2016 à 21h01

          Parseval dit

          « Il ne faut donc pas s’étonner si Roger Cohen, éditorialiste au New York Times, compare le terroriste de Floride, citoyen des Etats-Unis, né de parents afghans, à Gavrilo Princip, nationaliste serbe de Bosnie, le meurtrier de l’Archiduc François-Ferdinand qui déclenchait par son geste la Première Guerre mondiale. De même, l’attentat du 12 juin 2016 pourrait bien avoir «ouvert la porte de la Maison Blanche à Donald Trump, poussé la Grande-Bretagne hors de l’Union européenne, et livré la présidence française à Marine Le Pen, en entraînant le monde dans une spirale de violence». »

        • 15 Juin 2016 à 21h55

          Fioretto dit

          Tu trouve pas ça ridicule Parseval ?
          Si non ennième fois viré par yagg.

        • 16 Juin 2016 à 10h23

          Prince Murat dit

          Parseval

          ”entraînant le monde dans une spirale de violence” ou, se décidant enfin à sortir les démocraties de la Crise, la Pourriture  et la Décadence de quarante années de Capitalisme Libéral ?

    • 15 Juin 2016 à 18h59

      Axiophilus dit

      Proverbe marocain d’après Michel Tournier dans son roman “les météores”:
      “La femme pour la famille, les melons pour la joie et les garçons pour le plaisir”.

      • 15 Juin 2016 à 20h38

        Parseval dit

        Comme disent les antiquisants, ce sont (c’étaient ?) des civilisations « d’avant la sexualité »
        « Laghouat. Un Arabe m’invite … à venir prendre le thé dans son jardin. … C’est un homme âgé, riche, aimable, trop aimable : il a sans façon posé une main contre ma hanche de jeune matelots [supra : les petits matelots sont tellement sympathiques, surtout que je ne porte pas mes dix-neuf ans]. Ces gens-là ont des mœurs antiques, datant de je ne sais quel passé légendaire ; les garçons leur plaisent, et ils ne se gênent pas pour leur faire comprendre vite qu’ils veulent les pénétrer. Là, sur les tapis, tout de suite, pourquoi pas ? Ils sont anciens, très anciens ; ils ont des gestes de pères et des mœurs de bouc. Mon vieillard devenant trop pressant, et me mettant déjà dans les mains un morceau de sa personne dont la grandeur m’effraie, je me lève, tenant à ma virginité. Je le remercie de sa courtoise collation, j’ouvre la porte du jardin ; il appelle aussitôt en frappant dans ses mains. …
        Au mess, pendant le dîner, encore ému, je raconte mon aventure aux sous-officiers qui depuis ce matin sont devenus des amis, ou se prétendent l’être. D’après eux je pouvais laisser ma peau dans cette aventure : un jeune soldat a été égorgé récemment dans une affaire semblable. »
        François Augiéras, Une Adolescence au temps du maréchal et de multiples aventure, chapitre VIII.
        Bon, il avait quelque tendance à la mythomanie.

        • 15 Juin 2016 à 21h07

          Martini Henry dit

          “un morceau de sa personne dont la grandeur m’effraie”… Son bras?

        • 15 Juin 2016 à 22h27

          Lector dit

          ben oui, Burroughs et autres en villégiature au Maghreb et leurs gitons, c’est connu.

          C’est le genre d’anecdote que je conçois tout à fait pour en avoir été témoin “là bas” : m’est arrivé peu ou prou la même situation/proposition, agressive, et, plus étrange, en présence de nos deux compagnes, la mienne et celle de cet hôte qui me fit des avances de bouc à sa table ; mais, quant à moi je ne m’étais pas levé : je lui ai mis un couteau entre les cuisses avant qu’il ne le sorte son morceau ! ça l’a calmé fissa ! Alcoolique le muz’, il battait sa femme et avait beaucoup bu depuis le matin ce jour là ; à midi il était déjà bien éméché et il m’avait donc fallu le tenir en respect vu qu’il n’en avait aucun pour quiconque. Le couteau bien placé et ma gueule de balafré ont finalement eu raison de cet énergumène.

        • 15 Juin 2016 à 23h36

          Martini Henry dit

          C’est sûr! Parfois il n’y a que la violence qui peut vous sauver dans de telles situations… Cet âne a dû recourir aux dernières extrémités pour se débarasser du Cheik qui voulait lui conter fleurette…
          http://www.metronews.fr/info/tue-par-l-ane-qu-il-tentait-de-sodomiser/mnhd!GhUI14RS1HPRE/

        • 15 Juin 2016 à 23h58

          Lector dit

          hahaha excellent, Martini ! Voilà bien un asinus aureus comme je les aime, parole de Lucius !

        • 16 Juin 2016 à 0h02

          Martini Henry dit

          Et oui, ces pauvres bêtes partout martyrisées dans le monde méditerranéen (même dans ma Corse j’ai vu de ces pauvres ânes soumis à des charges de travail et à des traitements proprement scandaleux, fut un temps) ont parfois quelques satisfactions…

        • 16 Juin 2016 à 0h09

          Lector dit

          je me souviens qu’un ami d’enfance qui passait les grandes vacances au Portugal nous avait raconté qu’à la campagne… avec des gallinacés ! Oo jamais compris comment c’était possible…

        • 16 Juin 2016 à 0h18

          Martini Henry dit

          Oui. C’est un grand classique. Une cousine de ma grand-mère qui avait une ferme avicole devait se battre contre des gamins qui poursuivaient ses volailles de leurs assiduités…
          N’oubliez pas qu’elles pondent des œufs dont certains atteignent une taille assez conséquente…

        • 16 Juin 2016 à 0h32

          Lector dit

          ah ben oui, je n’y pensais même pas. Ils descendent tout seuls les oeufs de poule après coup ; ou de canard. M’enfin dans dans le cas du vieux satyre d’Augiéras, ça se jouerait plutôt dans la catégorie autruche.

        • 16 Juin 2016 à 0h42

          Martini Henry dit

          J’ai acheté sa bio par Serge Sanchez mais pas encore lue. Ce gros pavé est resté sur une pile de bouquins à lire. Votre anecdote m’en a donné envie.

        • 16 Juin 2016 à 0h50

          Lector dit

          n’emmenez surtout pas ce gros pavé à la plage cet été, on vous prendrait pour un 68tard. :)

        • 16 Juin 2016 à 1h15

          Martini Henry dit

          Vivant en Corse, je ne vais jamais à la plage en été. Trop de sauterelles…
          Sinon, je ne sais pas si cela a quelque chose à voir avec 68 mais j’ai toujours eu un faible pour les ermites, de Thoreau à John Muir ou au Père de Foucault, jusqu’à Sylvain Tesson aujourd’hui… Alors Augiéras me tente pas mal.

        • 16 Juin 2016 à 9h01

          Lector dit

          arff “sous les pavés la plage” voyons.

          Sinon, nous en avons chez nous des kilomètres, de plages, les sauterelles n’y grillent que de 12 à 16, aux plus mauvaises heures ; ça laisse du temps pour les ballets de chars à voile.

        • 16 Juin 2016 à 16h34

          Pierre Jolibert dit

          [Lector, je ne faisais que plaisanter de l'autre côté, d'autant que je ne me sers jamais du terme pervers pour faire une insulte et m'en affuble volontiers ;
          tiens tout à coup ça me fait penser au travesti qui fait grimper au rideau Victoria Abril dans Talons aiguilles / il vous arrive de telles aventures que peut-être ça aussi ? ;)]

        • 16 Juin 2016 à 17h00

          Lector dit

          Pas de problème, Pierre, j’avais remarqué qu’employant ce vocable vous ne faisiez que forcer le trait.

          Oh vous savez, pour ma part j’observais, je ne n’allais jamais en boite pour draguer (bien qu’évidemment j’y ai fait quelques rencontres). Mais oui, au Transfert ou à l’Insolite, il y avait des travestis, des queens sur platform shoes de passage. Tenez une fois, un pote très dragueur, on ne plus hétéro, m’avait rencardé sur une soirée : “faut absolument que tu viennes, ce soir il y aura des mannequins, des top-models parisiennes qui débarquent !”, “Ou ça?” l’avais-je questionné ; il avait répondu comme ça : “Une boite, le Transfert que ça s’appelle!”… hahaha, il n’y avait pas encore mis les pieds, je n’ai rien dit préférant lui laisser la surprise. Ce soir là il tirait surtout la tronche, enfin au début “ah tu parles de tops!” ; après 4/5 verres il a fini par se raviser : “‘tain y sont trop cools, c’est la teuf ici !”

          L’avis tient souvent à peu de choses^^

        • 16 Juin 2016 à 17h06

          Lector dit

          16 Juin 2016 à 17h00 Lector dit : “Pas de problème, Pierre, j’avais remarqué qu’employant ce vocable vous ne faisiez que forcer le trait.”

          NB pour le reste de la réponse, désolé, ça ne passe pas. Merci Causeur ! Pourquoi ? Allez savoir.

    • 15 Juin 2016 à 18h12

      thierryV dit

      Ce que l’occident s’interdit de penser (compatibilité de l’islam)pour X raisons, devient , dans les esprits ,un enjeu de paroles contenues . Un combat contre soi même alors que tout le monde sait , pertinemment , que le probleme se pose .
      Je trouve qu’en évitant le vrai sujet ,on entretien un recul permanent , une peur de nous même . Et , forcement , le jour ou les digues sauteront , le niveau de l’eau ne sera pas le même.

    • 15 Juin 2016 à 15h33

      Fioretto dit

      @Parseval
      Sur yagg ils en arrivent même à nous expliquer que comme il était lui même homo il était la première victime de l’homophobie (laquelle on ne sera pas à part un article qui dit que c’est la société occidentale qui l’a fait devenir homophobe). Bref mais à ce niveau là c’est même pas un crime homophobe alors ? C’est quoi ? Un attentat islamiste non homophobe contre une boîte gay car il était islamiste et homo ?

      • 15 Juin 2016 à 15h40

        Sancho Pensum dit

        Ah bon ? Parce que je viens d’y aller faire un tour, et la plupart des titres parlent de “tuerie homophobe”.

      • 15 Juin 2016 à 15h47

        Lector dit

        n’ai pas lu l’article mais l’on peut dire qu’il est la victime de sa propre homophobie en considérant que son acte en est un suicidaire.
        Il était homo et homophobe, cf. il tue des homos, donc en tuant ce qu’il hait il tue aussi ce qu’il “est”. Suicide par assistance policière.

      • 15 Juin 2016 à 16h23

        Parseval dit

        Je ne suis pas le SAV…

        • 15 Juin 2016 à 19h27

          Fioretto dit

          Tu m’avait dit que c’était pire sur causeur niveau censure liberté etc.

      • 15 Juin 2016 à 19h25

        clorouk dit

        En définitive, le seuls criminels qui n’ont aucune excuse sociologique sont les sales flics qui ont descendu Omar. Les fumiers.

    • 15 Juin 2016 à 15h05

      Sudelin dit

      J’aimerais que la tronche de ces assassins n’apparaisse pas avec autant de complaisance car c’est leur faire la publicité qu’ils recherchent. Et pourquoi pas une statue pendant qu’on y est? Un matricule, pas de nom et du floutage calmeraient, je pense, les ardeurs de ces fanas du selfie.

      • 16 Juin 2016 à 16h30

        Pierre Jolibert dit

        C’est juste, mais d’un autre côté en l’occurrence avec ce Mateen ce sont les selfies qui ont commencé à bien faire sentir qu’il y avait anguille sous roche.
        Peut-être l’ennui n’est-il pas tant l’image que le commentaire d’accompagnement (le selfie qui sert à l’article ici est franchement difficile à héroïser, même pour le plus fanatique, non ?). Tant que les médias sont en moyenne dénués de jugement, il faut éviter la reproduction d’images. Bon OK, autant les interdire définitivement.

    • 15 Juin 2016 à 14h56

      jean935 dit

      Lors du débat sur le port du voile, un mot est soudainement venu à la mode à propos de l’affichage de sa religion : “ostentatoire”. On a, justement à mon avis, interdit le port de signes religieux qualifiés d’ostentatoires.
      De la même manière, pour beaucoup, la libération du discours public sur le sexe, le déballage sans retenue et sur tous les supports médiatiques de ce qui relevait autrefois du privé ou de l’intime, pouvait être perçu comme “ostentatoire”, donc provocateur.
      J’ai toujours pensé que le renouveau du port du voile chez les musulmanes était en partie lié à l’envahissement de nos affiches publicitaires, dans les rues, le métro, les abri-bus, par des photos de femmes de plus en plus dénudées. Les hommes y voyaient une provocation, les femmes une atteinte à leur pudeur.
      Je pense également que c’est dans ce terreau si puissant de la convenance en matière de sexualité, et du conformisme social qui lui est associé, que se fonde, surtout en occident, l’extrémisme musulman et la radicalité qui peut en découler, tant pis pour les explications plus sociales ou géopolitiques, voire même religieuses !

      • 15 Juin 2016 à 15h04

        Patrick dit

        Vous n’avez sans doute pas tort. Je n’apprécie pas non plus ce déferlement d’érotisme à la vue de tous, placardé sur les murs ou envahissant nos journaux. La sexualité relève de l’intime.
        Mais cela ne justifie pas que l’on nous fasse la guerre et tout doit être mis en oeuvre pour éradiquer ce cancer qui gangrène non seulement notre pays, mais tout l’Occident.

        • 15 Juin 2016 à 15h10

          Lector dit

          c’est peu ou prou ce que disait un article de Leroy (et même précédemment l’un de mes commentaires disant cette symétrie : absence ou défaut de spiritualité versus quête radicale djihadiste) et tout le monde lui était tombé sur le râble.

        • 15 Juin 2016 à 15h26

          Sancho Pensum dit

          Dans l’esprit de Leroy, ce n’était pas plutôt une critique du consumérisme ?

        • 15 Juin 2016 à 15h49

          Lector dit

          aussi Sancho, comment ne pourrait-ce être le cas venant de JL.
          ;)

      • 15 Juin 2016 à 15h33

        Sancho Pensum dit

        Chacun voit midi à sa porte.
        Prevot voit, à demi-mots si j’ose dire, dans le massacre d’Orlando, une réaction à la visibilité sociale de l’homosexualité.

        Vous et Patrick, dans le voile, une réponse à nos affiches libidineuses.
        D’autres y verront l’affirmation d’une identité après des années de racisme plus ou moins larvé.

        En clair, chacun instrumentalise ces manifestations pour qu’elles entrent dans le cadre de leur propre vision du monde.

        • 15 Juin 2016 à 15h52

          Lector dit

          Sancho, le voile n’est certes pas qu’une réponse à cela mais l’on ne peut pas ignorer son credo pudique contre notre impudeur occidentale publicitaire ; c’est tout de même ce qu’ils disent les radicaux de l’Islam ; bref ils établissent eux-mêmes cette symétrie aujourd’hui.

        • 15 Juin 2016 à 16h10

          Lector dit

          Durru, ces derniers temps vous faites plus qu’à votre tour la grenouille qui a une grande gueule (si vous connaissez la blague). Eh bien, vos commentaires sont plus intéressants (comme pour chacun de nous) lorsque vous dites ce que vous pensez ou savez plutôt que dans les procès récurrents faits à certains causeurs. Lâchez du leste sur ce point (Sancho/Parseval/IMHO pour cibles) ; notez que même Isa et moi-même avons mis un peu d’eau dans notre vain (humour!).

        • 15 Juin 2016 à 16h14

          durru dit

          Lector, c’est lassant de lire toujours les mêmes conneries et les mêmes mensonges. Parseval est plus varié, mais bizarrement aussi plus agressif dernièrement. Message reçu à 200%, n’empêche.

        • 15 Juin 2016 à 16h18

          Patrick dit

          @ Sancho,
          Vous et Patrick, dans le voile, une réponse à nos affiches libidineuses.
          Pas exclusivement. Une explication donnée ne signifie pas qu’elle soit la seule.

        • 15 Juin 2016 à 16h36

          Lector dit

          Durru, on devient souvent agressif quand on nous cherche, n’est-ce pas ?

        • 15 Juin 2016 à 16h40

          C. Canse dit

          Une identité dans l’assassinat puis le suicide ?
          C’est minable. 

        • 15 Juin 2016 à 16h43

          C. Canse dit

          L’Occident leur offre une identité, ils la refusent ? Qu’ils assument en fichant le camp et aillent se faire “identifier” ailleurs.

        • 15 Juin 2016 à 16h45

          C. Canse dit

          Pour ma part, je ficherais toute cette sal… de fichés S dehors.

        • 15 Juin 2016 à 17h13

          durru dit

          Lector, un homme, ça s’empêche, il me semblait.
          Sinon, si je suis traité de menteur quand je ne fais que relever un propos erroné, qui est celui qui agresse?

    • 15 Juin 2016 à 14h55

      Patrick dit

      Comme les autres criminels de l’islam, on va encore devoir subir sa tronche pendant longtemps!
      M. Prévôt, vous parlez de la dissimulation en matière de sexualité officiellement considérée comme déviante, mais officieusement apprécié par beaucoup.
      Mais la dissimulation que vous évoquez, appelée “takyia” est une caractéristique majeure dans l’islam ! “Que je te serre dans mes bras mon frère“. Et une fois fait, le “bon” musulman, je veux dire celui qui applique le coran à la lettre, va planter son couteau pointu et acéré dans le dos dudit frère.

      • 15 Juin 2016 à 14h57

        Patrick dit

        Erratum : officieusement appréciée.

      • 15 Juin 2016 à 15h06

        Lector dit

        Wiki : “La taqîya (on trouve parfois les orthographes taqiyya ou takia) (arabe : taqīya, تقيّة, venant du verbe prévenir, se prémunir) est une pratique consistant à dissimuler sa foi sous la contrainte, afin d’éviter tout préjudice et réaction hostile1 d’un milieu extérieur défavorable. Au sein de l’islam, cette pratique relevant de la charî’a fait notamment partie de la catégorie juridique chiite. À son origine, la taqîya provient directement d’une recommandation du prophète de l’Islam selon laquelle la foi peut être cachée si elle conduit à la persécution2. La notion de taqîya a été pratiquée dans le chiisme puis par la suite étendue au monde sunnite.

        Cette mesure de prudence, issue à l’origine de l’ésotérisme islamique, permet aux musulmans de dissimuler aux yeux du plus grand nombre des vérités d’ordre ésotérique, ou bien de pratiquer leur foi en secret dans certaines circonstances de force majeure et dans un milieu globalement hostile; elle offre un large domaine d’application.Selon S. Mukaram, l’utilisation de la taqîya serait dominante et généralisée au sein de la population musulmane.3

        Très récemment en Occident, et sous l’impulsion de milieux principalement politiques, la notion de taqîya a été revêtue d’un autre sens, essentiellement négatif, sans rapport avec sa signification islamique d’origine, et utilisé de manière à répandre l’idée selon laquelle le mensonge et la dissimulation seraient intrinsèques à l’Islam. Cette campagne est, quant à ses origines et aux buts qu’elle se propose, identique à d’autres lancées à peu près au même moment, par exemple celle qui insinue l’idée selon laquelle “Islam” et “intégrisme islamique” seraient identiques.”

        • 15 Juin 2016 à 17h09

          golvan dit

          @ lector
          De façon claire et compréhensible cela produit le fait qu’il est loisible à un musulman de mentir pour faire avancer la cause de l’islam.
          Ce qui signifie qu’un mensonge envers un non musulman n’est pas répréhensible.
          Ceci est à comparer au mensonge chez les chrétiens qui reste un mensonge donc un péché quel que que soit l’interlocuteur. 
          On en finit donc par douter, à juste titre, de la parole d’un musulman, un peu comme lorsqu’on doute d’un Crétois qui vous explique que tous les Crétois sont menteurs.
          Par ailleurs personne “n’insinue l’idée qu’islam et terrorisme islamique seraient identiques” comme vous le dites, mais chacun sait qu’il a été impossible de condamner les crimes de l’Etat islamique au nom du coran, parce qu’ils correspondent précisément à l’exemple du “beau modèle”, de ses massacres et de ses recommandations. Et pour reprendre les mots d’Algériens fin connaisseurs de l’islam, “islam et islamisme sont les deux faces d’une même pièce” ou bien “l’islamisme c’est l’islam en mouvement, et l’islam c’est l’islamisme au repos”.
          Il semblerait donc que personne “n’insinue” mais que ce soit la simple, et terrible, réalité.  

        • 15 Juin 2016 à 18h02

          Lector dit

          Golvan, j’avais compris. Mis à part ça je vous signale que l’extrait ci-dessus est une citation de wikipédia, donc ce “comme vous le dites”…

        • 16 Juin 2016 à 10h20

          golvan dit

          @ lector à 18h02
          “comme vous le dites” signifie que c’est vous qui le dites, ni plus ni moins, et que vous ne nuancez pas wiki, qui n’est qu’une sorte d’encyclopédie soumise à la majorité bien pensante, américaine en particulier.
          Mais j’avais compris que vous aviez compris (lol).  

        • 16 Juin 2016 à 11h11

          Lector dit

          Golvan, sauf que ce n’est pas tjrs moi qui le dit.
          Oui bon j’ai été un peu flemmard en sourçant par wiki mais ce qui est écrit là est déjà moins caricatural que ce qu’en dit Patrick, bref là nuance est là ; pas ailleurs.

          De votre côté, avec Patrick et d’autres parfois sur ce site vous dénoncez en fait le takfirisme. Et vous avez bien raison. Du “nôtre” (Guenièvre par exemple et moi-même modestement, ou Bidar de façon plus savante) nous pensons qu’il doit être possible de sortir, du moins chez nous, de la schizophrénie des hadiths versus Coran et de la folie du califat – bref élaborer un Islam de France. Nous avons peut-être torts. J’observe cependant que beaucoup de musulmans laïques français de mes amis, sont si éloignés d’une orthodoxie de l’Islam, que je me dis qu’il doit être un jour possible de réformer ici cette religion.
          Mais, pour être clair, je ne prétends pas non plus que cela serait LE moyen d’en finir avec le terrorisme muz’ ; ça peut aider. On pourrait commencer par congédier du territoire l’imam de Brest etc. Là nous nous rejoignons sans problème.

        • 16 Juin 2016 à 11h12

          Lector dit

          oups : il faut lire “sauf que ce n’est tjrs pas moi qui le dit”

          :)

        • 16 Juin 2016 à 11h19

          Parseval dit

          Et l’islam “orthodoxe” c’est relatif. Sur rue89 un salafiste disait qu’il considérait les musulmans du Maghreb comme des polythéistes…

        • 16 Juin 2016 à 11h25

          Lector dit

          c’est pourquoi j’employais l’article indéfini (Cf. “une orthodoxie de l’Islam”)