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En défense d’Orelsan

Et de tous ceux qui ne veulent pas être l’ombre d’une chienne de garde

Publié le 15 mai 2009 à 10:57 dans Médias

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Les principes, c’est les principes, c’est même à ça qu’on les reconnaît. Un exemple ? Quand j’avais, chez David Abiker, co-interviewé, en compagnie de quelques internautes citoyennes, l’avenante et irritante féministe historique Christiane Fauré, pionnière du MLF et à mes yeux dépositaires de maintes opinions désastreuses, j’avais eu une sorte d’éblouissement attendri vis-à-vis d’elle. Je raconte : après avoir éludé à plusieurs reprises les questions de mes camarades blogueuses (dont l’une s’est ensuite illustrée dans l’affaire Orelsan) afférentes à la maternité, elle avait craché le morceau sur le pourquoi de ses non-réponses en expliquant, je cite de mémoire : “On est là pour le 8 mars, c’est la journée de la femme, pas la fête des mères, je refuse donc de répondre, ce jour-là, à ce genre de questions.” J’avais adoré. J’aime le principiel, et de préférence le principiel scandaleux. J’étais servi. Le “c’est comme ça, et je vous emmerde”, est le Smic cérébral de l’homme libre et partant, de la femme aussi, dont nous décréterons qu’elle est en général moins libre que l’homme, mais plus douée pour la liberté. Affirmation à l’emporte-pièce? Peut-être, chéri, peut-être… mais c’est comme ça et je t’emmerde!

Les principes, depuis le début de l’affaire Orelsan, je m’y étais tenu. En privé, comme en public, j’ai toujours refusé qu’on aborde la question du talent ou de l’absence de talent de ce rappeur, pour une raison simple : le combat du moment, c’est la défense au couteau du droit à la parole. Lequel, pour le coup, est menacé au nom du droit des femmes par une horde de harpies liberticides décidées à rétablir la censure au gré de leurs émotions et à progresser dans le classement Wikio d’un même mouvement de reins.

Je m’y serais tenu, à ces foutus principes, si les mêmes dames patronnesses n’avaient poussé le vice jusqu’à manifester mercredi dernier devant le Bataclan, pour qu’on interdise le concert du rappeur supposé gynophobe. Et là je dis stop ! Histoire de bien me faire comprendre, je peux même dire les choses à la manière de :
Mèmère quand tu aboies
pour l’empêcher d’chanter,
c’est quand même un peu moi
que t’essayes de fister.

Passablement énervé, donc, et poussé à cracher ma Valda par Elisabeth, qui estime, cette fofolle, qu’on a le devoir, au moins dans Causeur, de dire ce qu’on pense, je vais donc me lancer. Oui, je pense qu’Orelsan a du talent. Son approche de ce séisme para-nucléaire qu’est la rupture amoureuse est brutale mais subtile, c’est évident. Le mur de la haine d’Orelsan me parle beaucoup plus que le mur des lamentations d’un Brel qui chiale pour qu’on ne le quitte pas, celui que la blogueuse émue verrait bien être l’ombre de son chien. Orelsan, lui, n’est l’ombre de personne, mais l’héritier d’une longue tradition qui, d’Othello à Julien Sorel, dit que la séparation n’est pas un dîner de gala, et que la vraie vie ne ressemble pas toujours à Sex and the City. Sa parole est, en outre, sincère et inventive, et en tout cas poétique. Si, si, poétique : comment pourrait-on qualifier autrement dans le fameux Sale Pute son : “J’ te collerai contre un radiateur en chantant Tostaky.” Fallait y penser, chapeau l’artiste ! Et pour ceux qui n’auraient pas saisi la référence, on en retrouve l’écho dans une autre de ses chansons, Saint-Valentin : “Ferme ta gueule ou tu vas t’faire marie-trintigner.” Il paraît que ce néologisme en a irrité plus d’une, chez les chiennes de gardes, citoyennes et apparentées. Les mêmes qu’on n’a pas vues bouger un poil de cul quand l’assassin, le vrai, de Marie Trintignant a entamé il y a quelques mois, sous les applaudissements nourris de la critique degauche, son come-back de grande conscience universelle. Bref, pour nos blogueuses, vaut mieux buter sa femme à grands coups d’allers-retours dans la tronche qu’oser en faire un néologisme plaisant…

On trouve d’autres jolies pépites chez Orelsan, parfois noyées, il est vrai, dans une métrique scolaire et parfois mêlées de lieux communs, deux caractéristiques qui, outre les explicit lyrics, nous renvoient ostensiblement à Jean Genet, celui qui écrivait dans le Condamné à mort : “Égorge une rentière en amour pour ta frime. Apparaîtra sur terre un chevalier de fer, impassible et cruel, visible malgré l’heure, Dans le geste imprécis d’une vieille qui pleure. Ne tremble pas surtout, devant son regard clair.” Oui, dans sa jeunesse, Genêt avait un peu les mêmes défauts et endura, en tout cas, les mêmes misères. Sauf qu’à l’époque les vigilantes n’étaient pas des honteuses et s’assumaient sereinement comme ligues de vertu…

Autant dire que je me retrouve pleinement dans les quelques lignes publiées à ce propos par Viriginie Despentes il y a un mois dans les Inrocks : “Je trouve la chanson très bien, efficace, drôle et bien foutue. Dans d’autres communautés, on parlerait, je crois, d’un texte traitant avec une certaine efficacité le désarroi amoureux : je t’aime, tu ne m’aimes pas, je suis désespéré, je vais te niquer ta race. Sur le sujet, on doit pouvoir trouver quelques lignes autrement plus violentes chez Racine ou Shakespeare. Je veux dire : ça serait pas genre un thème classique de la littérature, la déception amoureuse ? Bon, mais on parle d’un gouvernement qui en avait déjà après Madame de La Fayette, donc on finit par se demander s’ils n’ont pas un problème, global, avec le dépit amoureux…”

Ce lien entre Orelsan et la Princesse de Clèves est absolument lumineux. Elle est vraiment assez classe, cette fille. On s’en était déjà un peu aperçu avec Baise moi, et beaucoup avec King Kong Theory. En tous les cas, elle a compris l’essentiel. C’est parce qu’Orelsan parle crûment d’un problème cru – la rupture – que les zélotes d’un monde sans complexité veulent le marie-trintigner.

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  • 16 May 2009 à 14h06

    robespierre dit

    Ré-vé-la-tion !

    Je viens de comprendre ! Personne n’a pas vu le truc. Le truc ? Oui ! la réponse définitive à une question métaphysique que notre Causette Lévy refusait de se poser sur d’autres ondes (un talk show, une ardissonnerie en l’occurrence ).

    Relisons Orelsan, son refrain :

    “Poupée j t aimais mais tu ma tromper
    Tu ma tromper tu la pomper tu es juste une sale pute”

    Vous ne voyez rien. Vous ne devinez rien ?
    L’orthographe ? Oui bien sur, c’est un copy/paste d’un site de d’jeunes. Laissons-là cette science bourgeoise. Bon je vous donne la réponse sur le fond et je vous la fait à la Finkielkraut, c’est plus long donc c’est plus bon.

    Ce que nous enseignent les mots barbares de ce produit de l’école du déclin, Mr Orelsan, c’est une réponse à la question de l’essence même de notre modernité : Sucer c’est tromper ? Et le poète nous le dit : “tu la pomper” donc “tu ma tromper”.

    On questionnait Rocard, Orelsan avait la réponse.
    Et on ose dire que le rap n’est pas culturel !
    Prochain question : rapper c’est penser ?

  • 16 May 2009 à 12h20

    la borie dit

    Même commentaire pour xly qui devrait aller voir ailleurs si on n’y est pas…

  • 16 May 2009 à 12h17

    la borie dit

    Vous pétez dans l’eau, Grammont..

    Chez Causeur on se moque régulièrement et le plus souvent avec justesse du postmoderne, posture récurrente de la bien-pensance qui se veut distinguée. Rien à voir avec le suivisme de la doxa. Relisez attentivement les articles et les commentaires……

    Evitez aussi de nous copier-coller Boris..on connaît….la chanson..

  • 16 May 2009 à 12h11

    xly dit

    @ Grammont

    Vous êtes sur la bonne voie …vous avez découvert que le snobisme pouvait pervertir les jugements. Mais si il n’y avait que le snobisme ! Il y a aussi l’idéologie, le conformisme, le mensonge, l’omission, la cécité sélective, la propagande, le politiquement correct, la désinformation, le fanatisme, l’illettrisme, la bêtise …de quoi occuper les causeurs pendant longtemps,longtemps, longtemps ….

  • 16 May 2009 à 11h19

    L’Ours dit

    Non, je ne pense pas que l’article de Cohen soit écrit au second degré! Quand il écrit que cet aboyeur d’insanités a du talent, il le dit tout de go!
    Si ce n’est pas du premier degré alors je lui serais reconnaissant de me le préciser, mes faibles neurones n’étant pas en capacité de l’apprécier!

  • 16 May 2009 à 11h19

    robespierre dit

    Louis75, xly

    Tout est relatif ! Rien est relatif !

    Absolument…ça dépend.

  • 16 May 2009 à 11h16

    robespierre dit

    xly

    Je vote Racine. Sublime. Merci.

  • 16 May 2009 à 10h42

    Louis75 dit

    @ Grammont.

    Muray n’aurait pas aimé ! On ne peut pas dire que vous laissez les vivants enterrés les morts. Muray, je lèche les couvertures de ses livres tous les matins, c’est mon rituel ; ensuite je me frotte le corps avec les deux opus de Gomez Davila, puis je m’assieds en zazen deux minutes sur mes vinyles de Vian, après je sors de chez moi en écoutant du Bartok dans mon ascenseur (j’ai un ami qui travaille chez Otis), j’enfourche un Vélib, mèches au vent, et je trace au boulot en me récitant des vers de Mallarmé, que j’alterne les jours de pluie avec des aphorismes de Cioran. Arrivé, j’allume mon Mac quadriplecœur, et, comble, je participe à un fil sur causeur, dont celui-ci, et j’apprends que je suis snob. Et j’adore ça…
    Dans la grande maison du snobisme – tous les suffixes en « isme » se prononce le « s » dur, contrairement à la pratique généralisée dans les médias (idem pour le “s” de désuet) –, Grammont – G capital, supersnob – votre réaction à sa place, sûr de sûr.

  • 16 May 2009 à 10h31

    s.o.s dit

    Pour ma part, je crois important de replacer le titre d’Orelsan dans le contexte d’une époque pour le moins décadente où tous les repères éclatent tel un feu d’artifice les uns après les autres. (excusez l’originalité de l’analyse…) Du reste, le pseudo-scandale que cette “chanson” aura déclenché est une immense tartuferie tant au final, et aussi immonde soit-elle, elle symbolise bien le chant du cygne du vivre-ensemble dans une société où “tout est possible” mais où bizarrement rien ne fonctionne… C’est pourquoi en dépit de tout ce titre me fait beaucoup rire.

    Dans le même style de “pétage de plombs” et même en pire, il y a notre ami Costes avec son morceau déjanté intitulé “liberté de la femme” (consultable sur la toile) et qui ferait presque passer Orelsan pour un chanteur de charme…

  • 16 May 2009 à 9h43

    xly dit

    “O temporis, o mora”

  • 16 May 2009 à 9h38

    xly dit

    Et voici maintenant votre dernier candidat : Henri Salvador. Pour départavoter tapez :

    1 – Oreslan
    “Poupée je t’aimais, mais tu m’as trompé
    t’as rencontré un keum tout pété de tunes, tu l’as pompé
    t’es juste une sale pute, une sale pute
    une sale pute, une sale pute, une saaaale pute
    Poupée je t’aimais, mais tu m’as trompé
    t’as rencontré un keum tout pété de tunes, tu l’as pompé
    t’es juste une sale pute, une sale pute
    une sale pute, une sale pute, une saaaale pute”

    2 – Racine
    “Je ne t’écoute plus. Va-t-en, monstre exécrable :
    Va, laisse-moi le soin de mon sort déplorable.
    Puisse le ciel dignement te payer !
    Et puisse ton supplice à jamais effrayer
    Tous ceux qui comme toi, par de lâches adresses,
    Des princes malheureux nourrissent les faiblesses,
    Les poussent au penchant où leur cœur est enclin,
    et leur osent du crime aplanir le chemin,
    Détestables flatteurs, présent le plus funeste
    Que puisse faire aux rois la colère céleste !”
    3 – Salvador

    Mon Dieu que ça fait mal un chagrin d’amour !
    Quand on le porte en soi la nuit et le jour
    Que l’on n’a plus envie de la vie
    Que l’on se sent tout seul, tout petit
    Et qu’il faut malgré tout continuer à vivre

    Oh, tu ne peux savoir
    Ce que c’est que d’attendre des heures
    Pour t’apercevoir
    Et de te voir sourire
    Au bras de celui qui m’a volé ta vie

  • 16 May 2009 à 5h59

    grammont dit

    Du snobisme party sur causeur.fr, la France qui s’oppose !!
    Voici un exemple probant du “politiquement incorrect” maison qui se transforme en un “politiquement correct” maison. Le propre ou plutôt le “sale” de causeur ne serait-il pas à la manière du tandem zemmour-nauleau de dézinguer les dézingueurs, à la mondaine, et d’encenser les décenseurs voire les indécenseurs par pur retournement théorique et réthorique. Une sorte d’antinomie inversée qui se rebellerait contre les fausses rebellions par un formalisme tout aussi fat mais un peu moins panurge pour l’heure. A vous lire parfois, j’entends la chanson de Boris Vian : j’suis snob dont je vous donne les paroles pour souvenir, vous vous y reconnaitrez peut-être un peu amis parigots de causeur qui voudraient tutoyer les maux d’esprit : . Attention risque de dérive par ennui et suffisance, assurément Muray n’aurait pas aimé !!!!

    J’suis snob… J’suis snob
    C’est vraiment l’seul défaut que j’gobe
    Ça demande des mois d’turbin
    C’est une vie de galérien
    Mais lorsque je sors à son bras
    Je suis fier du résultat
    J’suis snob… Foutrement snob
    Tous mes amis le sont
    On est snobs et c’est bon

    Chemises d’organdi, chaussures de zébu
    Cravate d’Italie et méchant complet vermoulu
    Un rubis au doigt… de pied, pas çui-là
    Les ongles tout noirs et un tres joli p’tit mouchoir
    J’vais au cinéma voir des films suédois
    Et j’entre au bistro pour boire du whisky à gogo
    J’ai pas mal au foie, personne fait plus ça
    J’ai un ulcère, c’est moins banal et plus cher

    J’suis snob… J’suis snob
    J’m'appelle Patrick, mais on dit Bob
    Je fais du ch’val tous les matins
    Car j’ador’ l’odeur du crottin
    Je ne fréquente que des baronnes
    Aux noms comme des trombones
    J’suis snob… Excessivement snob
    Et quand j’parle d’amour
    C’est tout nu dans la cour

    On se réunit avec les amis
    Tous les vendredis, pour faire des snobisme-parties
    Il y a du coca, on deteste ça
    Et du camembert qu’on mange à la petite cuiller
    Mon appartement est vraiment charmant
    J’me chauffe au diamant, on n’peut rien rêver d’plus fumant
    J’avais la télé, mais ça m’ennuyait
    Je l’ai r’tournée… d’l'aut’ côté c’est passionnant

    J’suis snob… J’suis snob
    J’suis ravagé par ce microbe
    J’ai des accidents en Jaguar
    Je passe le mois d’août au plumard
    C’est dans les p’tits détails comme ça
    Que l’on est snob ou pas
    J’suis snob… Encor plus snob que tout à l’heure
    Et quand je serai mort
    J’veux un suaire de chez Dior!

  • 16 May 2009 à 1h52

    Nicolas dit

    @ Robespierre : Les gens du camp du Bien (féministes, militants LGBT, “vigilants”, charlie-hebdiens, etc) ne sont jamais avares en points godwin. Il ont la légèreté d’une colonne de panzers lorsqu’ils s’expriment.
    Pour les T-shirts, on pourrait organiser un concours de T-shirts mouillés (avec votre slogan imprimé).
    Les combats dans la boue, c’est cool, aussi…

  • 16 May 2009 à 0h50

    Louis75 dit

    @ xly.

    Mais toutes les hiérarchies sont imposées ou s’imposent. Et les hiérarchies sont partout. Rien n’est relatif. C’est nous qui choisissons de mettre ou pas les choses en rapport. Oubliez Mozart, oubliez Proust (gloire à lui !), prenez la mixtape Rap des caves, glissez-la dans le lecteur, prêt ? Play… Au bout de dix minutes, vous suppliez Dieu de vous transférer à Guatanamo ; pardon, le centre est fermé ; pitié, ailleurs en tous les cas, dans un endroit où l’homme est humainement méchant, où il vous écrase la bobine à l’étau sereinement, ou il vous découpe et vous noie normalement !
    Bégaudeau m’a toujours fait rigoler. Si ce type approche de mon enfant, je le tue… le type. Je pourrai du fond de ma cellule relire tranquillement la trilogie de Vallès.
    Rien n’est relatif ! Rien n’est relatif ! Rien n’est relatif !

  • 15 May 2009 à 23h31

    xly dit

    @E.L.

    Avez-vous remarqué à quel point vos “lecteurs” étaient disciplinés ! Vous les faites Causer sur n’importe quoi : le pape, un chanteur débile, un bus de nuit, un certain D., et même sur les bébés à jeter avec ou sans l’eau du bain, j’en passe et des meilleurs.

    Merde avec tout ça on finirait par oublier Coupat ! Où est Coupat ?

  • 15 May 2009 à 23h26

    robespierre dit

    @Nicolas
    Je vous donne raison. J’ai parcouru divers blog féministes, la rhétorique est plutôt lourdingue et les épithètes beaucoup trop nombreux. Certains slogans sont pas mauvais d’un point de vue marketing, par exemple : “le féminisme ne tue pas, le machisme oui”
    Notez le coté très pacifique de ce slogan. Il ne faut pas tuer ! On est limite “lâche” aussi je propos comme slogan contre-révolutionnaire :
    “le féminisme mouille, le machisme bande”.

    Mais c’est un point de vue d’esthète.
    Des t-shirt se vendraient ?

  • 15 May 2009 à 23h25

    dom dit

    Expat, non, même pas, je crois bien que ma moitié française a pris toute la place !

    Et après toutes les horreurs lues sur le fil d’à côté, c’est vrai que ça fait du bien de rire.

    Et, cerise sur le gâteau, ma progéniture découvre causeur en version papier ; échange en léger différé :
    (lecture de l’article d’EL sur le noctilien)
    poupoule numéro 1 – elle est quoi Elisabeth Lévy ?
    poupoule numéro 2 – …
    numéro 1 – de droite ou de gauche ?
    numéro 2 – ni l’un ni l’autre, elle est contre tout

    (lecture de l’article de Bennasar sur Coupat)
    numéro 1 – Et c’est qui Bennasar ?
    numéro 2 – Un mec génial !
    numéro 1 – ouais, c’est pas dans “le devoir”* qu’on lirait ça !

    (lecture de l’article de Miclo “Satan is back”)
    numéro 2 sur l’épaule de sa soeur – un truc dingue tu vas voir !
    numéro 1, après lecture – mais c’est incroyable ce qu’on peut être manipulé par les médias ; putain ce que c’est bien écrit ! (c’est ma moitié américaine qui me pousse à l’honnêteté la plus scrupuleuse pour le transcript).

    Numéro 1 et 2 en choeur – on te les pique pour les lire dans notre chambre ce soir.

    Alors à tous, merci ! Ce que je n’ai pas réussi à faire au cours de toutes ces années où les magazines s’empilaient dans le salon, vous l’avez fait en trois articles !

    *journal québécois cul-serré et prêchi-prêcha, le “de référence” local en somme.

  • 15 May 2009 à 23h24

    Nicolas dit

    @ Rob : Je crains qu’elles ne mouillent vos cordes ! Car elles ont des boules anti-mites.

  • 15 May 2009 à 23h00

    Nicolas dit

    Robespierre : Vous réagissez en esthète. Cependant, les chiennes de garde (et autres quadrupèdes du même genre) n’ont pas vos préoccupation de style. Au contraire, toutes les redondances, les tautologies et à-peu-près sont les bienvenus dans leurs déclarations solennelles d’indignation hormonale. La légèreté n’a jamais été leur truc. La preuve : elles ne font jamais de contrepèterie. C’est un signe !

  • 15 May 2009 à 22h44

    expat dit

    oh punaise on parle du deuxième degré là voire la troisième je suis grillée merdre…jamais compris les dégrès ni les accents zut merde je suis morte…