Oran, 5 juillet 1962: requiem pour un massacre oublié (1/2) | Causeur

Oran, 5 juillet 1962: requiem pour un massacre oublié (1/2)

Combien de temps encore pour que la lumière soit faite?

Publié le 04 juillet 2016 / Histoire

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Oran, le 1er juillet 1962, jour de vote sur l'indépendance de l'Algérie (Photo : SIPA.00482780_000001)

Jeudi 5 juillet 1962. Cinq heures du matin. Le jour commence à se lever sur Oran. Il devrait faire très chaud. Un souffle de sirocco vient de franchir la barrière des hauts plateaux et se laisse glisser vers la mer. Comme le reste du pays, la ville a voté l’indépendance le dimanche 1er juillet. Celle-ci est effective depuis le 3.

Les festivités populaires sont pour la journée du 5. C’est une rumeur insistante qui l’annonce, de rue en rue, de quartier en quartier. Sur les 200 000 Oranais français d’origine européenne, dont 30 000 de religion juive, sont encore là environ 40 000 personnes, hommes, femmes et enfants mêlés. Peut-être moins. Dans des conditions matérielles inimaginables, les autres ont déjà pris le terrible et définitif chemin de l’exil…

Quarante mille vivants, mais dont deux tiers sont pris au piège du manque de moyens de transport. Et pour cause : le gouvernement gaulliste n’a pas ajouté la moindre rotation — de navire ou d’avion —  pour répondre à l’immense et prévisible torrent des départs : les pieds-noirs ne sont pas les bienvenus . Mais l’ont-ils jamais été hors en 1914 -1918 et 1944-1945 ? Les abords de l’aéroport de La Sénia et la zone portuaire sont ainsi devenus des lieux d’entassement, de désordre indescriptible et de désespoir. Le chaos humanitaire s’ajoute au chaos militaire. Paris a choisi de l’ignorer.

Restent donc quelques milliers d’Oranais pieds-noirs qui, volontairement, n’ont pas encore quitté leur terre natale. Eux ont choisi d’attendre et voir (« Tout va peut-être rapidement s’améliorer… »), ou par opportunisme personnel, ou craignant pour leur entreprise, leur commerce ou leurs biens. Des vieillards isolés aussi, qui n’ont plus la force de partir vers une terre que pour la plupart ils ne connaissent pas.

Ou plus volontairement encore pour quelques centaines d’entre eux. Ces derniers sont logiques avec eux-mêmes et le choix politique qui les a conduits à soutenir plus ou moins activement le FLN. Pour eux, bientôt, le mirage d’une carte d’identité algérienne. Ceux que l’on appellera plus tard les « pieds-verts ». Un pour cent des Français d’Algérie.

Officiellement, la guerre est stoppée

5 juillet 1962. Depuis plus de trois mois, et contre toute évidence, la guerre est officiellement terminée. L’armée française qui a stoppé unilatéralement toute action militaire depuis le 19 mars à midi, ne protège plus la population civile européenne. Encore plus qu’avant, les pieds-noirs sont ainsi livrés depuis ce jour de défaite et de deuil, aux innombrables attentats aveugles du FLN et aux enlèvements qui augmentent en flèche. Désormais seule, face aux tueurs FLN et l’inflexibilité du parjure, l’OAS fondée à la mi-1961. Ses commandos ont poursuivi le combat contre l’inéluctable. A un contre dix. Contre le FLN et les forces françaises devenus désormais alliés contre nature.

Le gigantesque incendie du port pétrolier est le point final de cette guerre dans la guerre. Collines et Autonomes ont quitté Oran pour l’Espagne dès le 26 juin. L’Organisation armée secrète n’est plus, et avec elle son rêve de conserver l’Algérie à la France. Il ne reste plus un seul de ses quelques centaines de jeunes hommes survivants d’une année d’ultra-violence, et durant laquelle — comme à Alger — ils se sont battus contre le sanglant terrorisme FLN, et l’impitoyable répression d’une armée française dirigée contre un million de civils français désarmés. Français dits « d’Algérie »… De ces commandos oranais, la moitié d’entre eux est tombée les armes à la main en moins de douze mois. Et majoritairement face aux balles de l’armée française et la terrible et tortionnaire gendarmerie mobile.

Impitoyable et aveugle répression dirigée contre ces petits blancs coupables d’avoir cru jusqu’au bout au « Vive l’Algérie française » crié devant 100 000 personnes le 4 juin 1958 à Mostaganem à 90 km à l’est d’Oran, et par le Général de Gaulle lui-même. Le Général-parjure.

Le chaos a tout dévoré. Entre un monde qui vient de mourir et celui qui ne lui a pas encore succédé, vient de s’ouvrir une béance d’apocalypse où le pire et l’impossible deviennent ordinaires. Malgré l’apparence, plus aucune structure officielle ne fonctionne. Bien à l’abri dans ses cantonnements urbains, l’armée française observe et ne bouge plus. Pour la seule ville, 16 000 hommes en armes et leurs officiers, réduits sur ordre au déshonneur. Oran-la-Française, Oran-la-Rebelle finit de mourir.

Sept heures. Le soleil est déjà haut. Santa-Cruz, son fort et sa basilique vont tenter une dernière fois de veiller sur les survivants. La nuit n’a pas été calme malgré les rues désertées. Pas de fusillades, pas d’explosions, et pourtant peu nombreux sont ceux qui ont pu dormir. Les bruits les plus contradictoires se font entendre partout. Une tension de plus en plus palpable a précédé le progressif envahissement des avenues et des boulevards par une foule déchaînée. Même les murs ont peur.

Cette tension qui monte, peu à peu se fait tintamarre. Tandis que le centre-ville tarde à s’ouvrir au présent, les faubourgs surpeuplés se répandent dans les rues étroites. Direction le centre. Depuis deux jours le bled a investi Oran pour y célébrer l’indépendance et matérialiser la victoire sur la France.

La ville entre en ébullition

La couronne de quartiers périphériques entre progressivement en ébullition. Ebullition de joies et de triomphe politique, modérée d’incertitudes soigneusement provoquées et entretenues par des meneurs du FLN. Comme l’annonce l’une de leurs banderoles : « L’indépendance n’est qu’une étape »…

Mais pour qui œuvrent-ils ? Pour le clan Ben Bella ou celui du seul Boumediene et son armée des frontières ? Pour l’un des multiples courants d’un gouvernement provisoire de la République algérienne déjà dépassé ? Pour l’un ou l’autre des nombreux clans avides de pouvoir ? Nul ne le sait. Et cela n’a pas d’importance ; le peuple algérien triomphe pour quelques jours encore tandis que chaque faction veut démontrer l’incompétence de l’autre et confisquer à son bénéfice les rênes du pouvoir naissant.

Le Maroc n’est pas loin, et « Radio Trottoir » assure que l’armée des frontières fonce depuis cette nuit dans la direction de cette capitale de l’Ouest algérien… Capitale dont le contrôle lui ouvrira ensuite la route d’Alger et d’un pouvoir à prendre.

Huit heures. Une chaleur qui s’annonce étouffante et lourde va s’infiltrer partout. Le soleil déjà écrase la ville. Les faubourgs commencent leur lente descente vers le centre-ville. Médioni, Lamur, Victor-Hugo, Ville-Nouvelle, le Village-Nègre, le sanguinaire quartier des Planteurs, Eckmühl… Des dizaines de milliers d’Algériens, ivres de joie et de vengeance, déferlent vers le centre. Dans toutes les bouches, les cris, les slogans révolutionnaires et les chants de mort se mêlent en un charivari de violence et de transe. Cette marée humaine se retrouve progressivement aux portes des quartiers à dominante européenne.

Entre neuf heures et dix heures, trois points névralgiques sont investis : par la rue d’Oudjda, la rue de Tlemcen et le boulevard du 2ème Zouaves, dix mille manifestants surexcités convergent vers la place Karguentah. Le lieu est devenu politiquement symbolique même si les pieds-noirs l’ignorent : la vaste place ovale est dominée par l’étrange bâtiment nommé « Maison du colon ». En Algérie, jusqu’en 1962, « colon » est le titre de noblesse de celui qui travaille une terre difficile. Après 1962, ce sera autre chose… C’est donc l’équivalent d’une Maison des agriculteurs… Dans Le Minotaure ou la halte d’Oran, Albert Camus a longuement brocardé ce bâtiment très original et de belle taille, mais à l’architecture inclassable et surprenante.

Son faîte en forme de coupe renversée domine la cohue vociférante. A quelques centaines de mètres, au terme du boulevard de Mascara et du boulevard Joffre, la place d’Armes — vaste espace arboré bordé de bâtiments officiels — est maintenant noyée elle aussi d’une masse humaine maintenant déchaînée, hurlant et gesticulant. De rares meneurs en civil — commissaires politiques — s’y sont infiltrés, et tentent là aussi d’amplifier et diriger cette puissance que plus rien ne pourra bientôt contenir.

Là aussi, deux ou trois dizaines de milliers d’hommes jeunes surtout, excités par les you-you stridents des femmes. Cette mer humaine se répartit entre la mairie et sa façade de mini-Versailles, le remarquable et gracieux théâtre municipal construit au début du siècle, et enfin le Cercle militaire, mess des officiers où des centaines de soldats français sont retranchés sur ordre. Ils savent qu’ils ne bougeront pas. « Quoi qu’il arrive », comme cela a été décidé à l’Elysée.

Et puis, dernier lieu symbolique un peu plus bas vers cette avenue du Général-Leclerc qui mène vers le cœur urbain de la place des Victoires, le square Jeanne d’Arc au pied des escaliers de la cathédrale, à la façade de style néo-mauresque. Là aussi enfin, une foule gigantesque occupe tout ce qui peut l’être et entoure la statue équestre de la Pucelle. Celle-ci, toute dorée des sabots jusqu’à l’épée inclinée vers le sol, élève depuis trente et un ans son visage vers le ciel. Encore quelques instants, puis escaladée par les plus agiles, elle va se retrouver porteuse d’un immense drapeau vert et blanc.

Le triangle de la mort prend forme

Le triangle de la mort est ainsi tracé et scellé. Le décor est en place. Il ne manque plus que les trois coups d’une prévisible et inévitable tragédie… Trois coups bientôt frappés à la porte du malheur… Le rideau va se lever sur le plus grand massacre de civils de toute la guerre d’Algérie. Et dont pourtant celle-ci ne fut pas avare.

Aussi étrange que cela puisse paraître aujourd’hui, de nombreux pieds-noirs marchent sans crainte au milieu de cette foule. Oran la populaire se maintient fidèle à sa vieille tradition cosmopolite. Depuis toujours, dans l’Oran populaire, on cohabitait, on était voisin, la pauvreté partagée était le meilleur lien…

Les derniers Oranais français observent, certains se réjouissent, d’autres tentent de rejoindre leur lieu de travail par volonté ou habitude. Avec le temps, ils se sont habitués aux attentats aveugles, aux grenades, aux brusques fusillades, aux bombes du FLN, aux attaques brutales des groupes OAS, aux mitrailleuses 12,7 et aux canons de 37 de l’armée française. La guerre et la mort n’ont pas réussi à empêcher ce peuple d’âme espagnole à continuer de vivre.

Et puis, cette guerre qui n’a jamais dit son nom, n’est-elle pas finie depuis plus de trois mois ? L’armée française l’a placardé partout ; ce doit donc être vrai puisqu’elle l’affirme. Et puis, et puis elle est bien toujours là ; c’est donc bien que tout va rentrer dans l’ordre. L’Oranais n’est pas avare de contradictions…

Une détonation et la ville s’embrase

Onze heures. Ou quelques minutes avant. Place Karguentah. Soudain un coup de feu, parti d’on ne sait où ; suivi de plusieurs autres. Quelqu’un est tombé. La panique. Des cris, des hurlements ; des doigts se tendent selon un automatisme parfait. « La Maison du colon ! C’est là ! C’est là ! L’OAS ! C’est l’OAS ! »

Presque à la même seconde, devant la cathédrale, même tir, mêmes doigts qui se tendent, eux, vers les balcons des immeubles proches, mêmes cris : « C’est l’OAS ! C’est l’OAS ! » Le massacre peut enfin commencer.

En quelques secondes, c’est la chasse à l’homme blanc. D’abord vont mourir ces Européens présents parmi la foule. Les couteaux jaillissent des poches, des pistolets, des cordes, des haches, des ongles de femmes, de lourdes et tranchantes pierres toutes bien préparées… Le double abattoir qui vient simultanément de s’ouvrir va engloutir en quelques minutes les premières dizaines de victimes. L’horreur ne peut se décrire… Place de la cathédrale, place Karguentah, on tue. On tue comme on chante ; on tue comme on respire…

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    La rédaction de commentaires est impossible pour cet article

    • 9 Juillet 2016 à 13h37

      esprit libre dit

      Merci à Causeur et à Gérard Rosenzweig d’avoir consacré un article sur ce massacre que tout le monde veut passer sous silence.
      Mon père a failli y passer ce jour là il n’a du la vie qu’à un arabe qu’il connaissait depuis longtemps.
      On s’émeut de la barbarie de Daech mais les égorgeurs du 5 juillet n’avaient rien à leur envier.

    • 8 Juillet 2016 à 22h47

      la pie qui déchante dit

      aujourd’hui on enterre un mort ,

      les trois mille de cette sanglante journée attendront qu’on pense a eux quand on aura le temps entre deux repentances …

    • 5 Juillet 2016 à 21h46

      i-diogene dit

      Mais rassurez-vous, le colonialisme n’ est pas mort pour autant..!^^

      Exemple:

      https://www.youtube.com/watch?v=8H-GizK7p98

      • 9 Juillet 2016 à 16h58

        saintex dit

        Ils roulent pour qui ces économistes de bazar, les USA ou la Chine ?

    • 5 Juillet 2016 à 13h09

      ERVEFEL dit

      En dehors de la vengeance et de l’engrenage de la violence, l’islam a toujours fait de l’épuration ethnique/religieuse comme elle le fait dans tous les pays du moyen orient; c’est dans ses gênes coraniques. Quand ils seront suffisamment nombreux et puissants en France ils le feront au niveau du pays comme ils ont commencés à le faire au niveau des immeubles puis des quartiers, puis ensuite des villes, département, etc… Les islamo gauchistes et droitistes chantent toujours leur refrain du pasdamalgame et bienvivreensemble pour soit disant éviter la catastrophe de la guerre civile alors que c’est justement cet aveuglement qui nous y mène tout droit. Quand on nie les problèmes, ce qu’on fait depuis 40 ans, ils finissent par vous exploser à la figure. Inch Allah…

      • 5 Juillet 2016 à 19h34

        Félix dit

        En effet, nous y courons tout droit. Le problème est quantitatif. Le surpeuplement islamique lié à cette croyance qu’il faut “faire autant d’enfants que dieu le veut” entraîne mathématiquement et statistiquement des problèmes insurmontables.
        La pensée islamique est résolument différente de celle de l’Occident matérialiste. Pendant que nous parlons d’écologie pour économiser les espaces et les matières premières, cette pensée prône la prolifération. Et nos abrutis de politiciens croient encore aux “opposants démocratiques”, comme en Syrie.

        • 5 Juillet 2016 à 20h41

          i-diogene dit

          -..” l’ Occident matérialiste..”, c’ est le moins qu’ on puisse dire:

          - T’inqiètes pas pour les économies de matières premières, la France-Afrique se charge de tout l’ approvisionnement nécessaire…
          - Par contre, les populations locales ne profitent pas du pillage de leurs ressources, la France-Afrique ne pa

        • 5 Juillet 2016 à 20h43

          i-diogene dit

          -..” l’ Occident matérialiste..”, c’ est le moins qu’ on puisse dire:

          - T’inqiètes pas pour les économies de matières premières, la France-Afrique se charge de tout l’ approvisionnement nécessaire…
          - Par contre, les populations locales ne profitent pas du pillage de leurs ressources, la France-Afrique ne pas les bénéfices, ni avec eux, ni avec les français..!^^

    • 5 Juillet 2016 à 0h39

      gigda dit

      Le massacre ” Je n’ai pas rencontré un seul Oranais qui ait vécu ces 3 journées (les 5, 6, 7 juillet 1962) et qui m’ait dit ne pas savoir. Un vieux militant communiste Tayeb Malki me raconta qu’à la gare d’Oran, un homme de 40 ans criait, alors qu’on l’arrosait d’essence, et avant d’être immolé: ”Je suis un ouvrier ! Je suis un ouvrier!”. Et à ”Victor Hugo”, quartier arabe où il avait dû s’exiler par peur de l’OAS, tout près du petit Lac où l’on jetait les cadavres suppliciés, il vit un homme tuer un Européen, lui ouvrir le ventre, et manger son foie… Tout comme récemment le commandant de l’opposition syrienne de la brigade Omar Al-Farouq, mutilant puis mangeant le foie du cadavre d’un soldat syrien. Le militant communiste qui me raconta cela, savait comme tout musulman un peu lettré que le meurtrier croyait venger, 14 siècles après, le chef militaire Hamza b. Abdalmouttalib, oncle du Prophète Mohamed, qui une fois tué, se fit dévorer précisément le foie… Un ex-diplomate algérien de l’Onu, Hadj-Chikh Bouchan publia il y a quelques années un récit personnel sur son adolescence à Oran, ”Les barbelés du village nègre”, et son engagement au sein du FLN oranais. Le récit s’achevait le 5 juillet sans un mot pour le massacre. Je lui en demandai la raison. Sa réponse, devant son épouse, fut celle-çi: ”Je n’ai pas pu. Ce que j’ai vu est trop horrible”. Comme j’insistai, il me raconta le fait suivant. Le 5 juillet, il se trouvait dans le quartier ”Ville Nouvelle”, plus précisément sur la terrasse d’une maison. Plus précisément, avec d’autres jeunes, en train de démonter des revolvers, de les huiler et de les remonter (le jour de la ”fête” du 5 juillet…). Un autre jeune arriva et s’empara d’un pistolet abandonné. ”Il est enrayé, laisse tomber !”. Le nouvel arrivé ne se découragea pas, le démonta, le huila, le remonta, et sortit avec. L’auteur poursuit : ”Je le vis sortir de la maison, aller vers un Européen et lui tirer dessus. ” JP Lledo 

      • 5 Juillet 2016 à 0h42

        gigda dit

        ”Je le vis sortir de la maison, aller vers un Européen et lui tirer dessus. (”Ville Nouvelle” était un quartier exclusivement musulman durant la guerre, mais l’Européen, peut-être même un sympathisant de l’indépendance, avait cru pouvoir s’y aventurer, un jour de fête…). L’homme tomba, mort. Le jeune homme remonta à la terrasse, et laconique, dit à ses compères : ”Le pistolet n’était pas enrayé”. Des récits de ce type, de témoins arabes, j’en ai entendu de très nombreux. Ils n’infirment nullement le récit des dizaines de survivants européens durant ces journées sanglantes que l’on peut lire dans les 3 livres de Geneviève de Ternant ‘L’Agonie d’Oran. Pour ce massacre comme pour celui du 20 août 1955 dans la région de Philippeville (Skikda), par lequel commença vraiment la ”guerre de libération”, il n’y a absolument aucune ”guerre de mémoires” (dada de l’historien officiel Benjamin Stora, particulièrement discret à ce sujet). Algériens arabes et pieds-noirs disent exactement la même chose, la même violence, la même tuerie. Ce qui est sûr, c’est que le 5 juillet 1962 pèse lourd, très lourd sur la conscience des Oranais, qu’ils aient été des témoins actifs ou passifs. Quand je demandai à mon copain d’enfance Smaïn, en 2002, lors du tournage d’un film précédent Un Rêve algérien, s’il avait vu quelque chose le 5 juillet (à Oran, inutile de dire ”massacre”, évoquer le ”5 Juillet 62” suffit…), voici quelle fut sa réponse: ”Tu sais Jean-Pierre, quand on se rassemble entre copains de l’époque, on se dit que ce qui nous arrive à présent (le terrorisme islamiste), c’est pour payer ce qu’on a fait le 5 juillet…”. JP Lledo, Cinéaste PN resté en Algérie jusqu’en 93 

      • 5 Juillet 2016 à 1h02

        Jean_Rémy dit

        Quel que soit le nombre de morts durant cette période…mais, au fait , cette période dura combien de temps et combien furent massacrés ? Il ne peut en aucune manière équivaloir le massacre de la France coloniale durant 132 ans soit 48.180 jours de terreur vis à vis des Algériens. Et l’on dénombre le sordide décompte de 1.5 million de victimes Arabes.
        Autrement dit , une goutte de sang  comparée à un océan de sang de ceux que nous n’avons pas fourni l’effort de comprendre. On les considérait bien comme la 5°roue de la charrette. La cocotte oubliée sur le feu pendant 132 ans de présence Française , telle est la réaction des Algériens à moins que tu veuilles que ces Algériens viennent nous féliciter pour reprendre l’odieuse expression du nain : les bienfaits du colonialisme Français en Algérie (sic)  

        • 5 Juillet 2016 à 6h00

          durru dit

          Vous avez quand même oublié les croisades…

        • 5 Juillet 2016 à 10h34

          Vert Gallois dit

          Vous déconnez à plein tube.

        • 5 Juillet 2016 à 11h26

          Ambrosius dit

          Et nous en sommes à combien d’Algériens vivant en France actuellement Jean_Rémy? A-t-on le droit de considérer leur présence de barbus et de voilées comme une Occupation? Vous et les vôtres, porteurs de valises et idiots utiles, êtes la lie du peuple francais.

        • 5 Juillet 2016 à 16h42

          Axiophilus dit

          A jean_remy
          Population indigène de l’Algérie lors du recensement de 1849: 2 millions 598
          Population indigène en 1962: 11 millions 840 habitants soit une coefficient multiplicateur de 4.55
          Population de la métropole pour la même période: 1848: 36 millions 097, 1962: 46 millions 422; coef. multiplicateur 1.28! Et encore, la France s’est enrichie de la Savoie et du comté de Nice.
          Pour une colonisation sanglante, avouez que l’on peut faire mieux. Comparez donc l’évolution de la population indigène en Amérique du nord, en Australie, en Nouvelle Zélande avec celle de l’Algérie. Oui, la colonisation française fut profitable aux indigènes, elle mit fin aux guerres intestines, aux razzias, aux maladies endémiques, à la mortalité infantile.C’est bien la raison pour laquelle une part non négligeable des indigènes restait fidèle à la France pressentant des malheurs à venir. Et même chez les indépendantistes, certains étaient favorables à une union du type traité de Rome.

        • 5 Juillet 2016 à 19h19

          Félix dit

          Sauf que la France, en 1830, a libéré l’Algérie du joug colonial Ottoman et que nos soldats ont été accueillis en libérateurs.

          En 1830, il y avait 1 million d’arabes et de berbères (à peu près). Quand nous en sommes partis (de l’Algérie), sa population avait été multipliée par dix. Tous le contraire des Américains qui nous traitèrent de colonialistes à la tribune des Nations Unies. Pour 20 millions d’indiens, il n’en reste plus que 2 millions.

        • 5 Juillet 2016 à 19h25

          Bibi dit

          Sans compter ceux qui ont préféré rester sujets ottomans, relocalisés (avec d’autres maghrébins et des bosniacs musulmans) par la Sublime Porte au PO.

        • 5 Juillet 2016 à 21h09

          Ambrosius dit

          Bien vu Axiophilus et Félix. De la part de tristes personnages comme Jean-Rémy et idiot-gène, tout est toujours prétexte à dénoncer le méchant colonialiste qui n’a su que piller, martyriser, opprimer…L’aspect social et civilisateur de la colonisation est totalement oublié, voire nié. Et pourtant la colonisation de l’Algérie s’est faite aussi et beaucoup avec des officiers Saint-Simoniens et une administration d’inspiration libérale. La pacification du Maroc par le futur Maréchal Lyautey est un exemple du genre. Mais, tous ces idiots utiles et autres porteurs de valises devraient se souvenir que les pires colonisateurs et esclavagistes ont été les Arabes tout au long des quatorze siècles de leur histoire sanglante, qui n’a connu que quelques décennies de paix et de justice çà et là, en Espagne, aux Indes ou au Liban!

        • 5 Juillet 2016 à 21h09

          i-diogene dit

          Axiophilius, tes chiffres..?

          - Ca voudrait dire que les français copulent moins que les arabes ou que les français est moins fécond..?
          - et les guerres de 1870; 14/18 et 39/45..?

          Les colonies sont toujours profitables .. Pour les colons.. Jamais pour les indigènes qui se font piller et exploiter..

        • 5 Juillet 2016 à 21h16

          Augustin Labiche dit

        • 5 Juillet 2016 à 21h19

          Augustin Labiche dit

          Augmentation due principalement à la baisse de la mortalité.

        • 5 Juillet 2016 à 21h32

          Ambrosius dit

          Baisse de mortalité due à l’apport de la science et de la technologie occidentale… mais cela, il ne faut pas trop en demander à idiot-gène pour le comprendre.

        • 5 Juillet 2016 à 21h35

          i-diogene dit

          L’apport migratoire aussi..

          .. Mais, la question n’ est pas là : ont-ils demandé à être colonisés..?

          En France, avait-on demandé à être colonisé pare l’ Allemagne du IIIème reich..?

          Peut-on dire que la France a été bénéficiaire de cette invasion..?

          Faudrait peut-être arrêter de déconner avec les arguments-sophistes..!^^

        • 5 Juillet 2016 à 21h45

          Augustin Labiche dit

          Cher Monsieur Ambrosius,

          qu’allez-vous discuter avec ce pauvre hère, il n’a plus toute sa tête ?
          Pourquoi l’agitez-vous ainsi ? Il en est tout de même à comparer la IIIéme république et le IIIème reich.
          Soyez un peu raisonnable, il y a longtemps qu’il nous a quitté.

          Votre dévoué,
          Augustin Labice 

        • 5 Juillet 2016 à 21h52

          Ambrosius dit

          Cher Monsieur Labiche, je vous remercie de me prévenir ainsi… je suis relativement nouveau sur ce forum et commence à peine à entrevoir la mauvaise foi abyssale de tristes personnages comme le dénommé idiot-gène. Il est vrai que lui répondre est une perte de temps totale, mais les mensonges et autres pitreries qu’il vient débiter ici ont le don de me faire sortir de mes gonds.

    • 4 Juillet 2016 à 23h00

      Jean_Rémy dit

      N’étant pas de la région Oranaise, je ne peux ni affirmer ni démentir les propos relatés dans le texte.
      Mais, à bien réfléchir, comment peut on expliquer que l’Oranais réputé pour être un être affable, courtois, calme et cool tel un british, se réveille brutalement de son long sommeil pour prendre sa revanche et laver l’affront qu’il a longuement subi sans exprimer sa douleur ?
      Un réservoir de rancune emmagasinée par cet autochtone qui ne pouvait jamais réagir aux humiliations des colons. C’était le trop plein de souffrances cumulées non pas durant un mois ou un an mais c’était le réveil après 132 ans d’exploitation des plus sordides émanant de ceux qui faisaient la pluie et le beau temps en Algérie. Pourquoi cela ? Et comment est-ce arrivé ? Nous savons tous qu’un contenant ne peut déverser que son contenu. Et que contenait ce “contenant” profondément enfoui dans le cœur de celui qui était traité de tous les noms d’oiseaux pendant les 132 ans de présence coloniale soit durant 48180 jours ? Il faut être logique pour aborder le problème des événements d’Oran faisant suite au cessez le feu de Mars 1962. On parle de quelques centaines de victimes Françaises. Toute mort est horrible puisque nous sommes venus au monde pour vivre et non pour être tués. Mais, du moment que nous parlons de morts, et qu’on s’attarde sur les victimes Françaises, dites-moi, je vous en conjure , qui va s’inquiéter sur le cas de tous les Arabes atrocement mutilés durant les 48.180 jours de présence Française ? Un mort est un mort. Peut-on distinguer le cadavre d’un Français d’un autre cadavre ? Le sang de l’un n’est pas plus rouge que celui de l’autre.  On parle de 100 ou 200 ou 300 victimes Françaises et, que représentent ce nombre face à 1.5 million de victimes Algériennes ? Est-ce un “”bienfait du colonialisme Français en Algérie”" ? Qui les a tués ? Comment les a-t-on tués ? Pourquoi s’apitoyer sur les uns et pas sur les autres ?  

      • 4 Juillet 2016 à 23h37

        Jean_Rémy dit

        Par ailleurs, et contrairement à la propagande tendant à enfoncer nos amis Algériens , les harkis de sinistre mémoire tels les collabos Français dans les rangs Nazis, n’ont pas été décimés comme la presse à tendance ne cesse de le claironner.
        Une enquête de Pierre Daum a sillonné le territoire Algérien les a bel et bien rencontrés ce qui démontre qu’ils sont bien en Algérie contrairement aux mensonges que l’on déverse par ignorance et par mépris injustifié.
        Je crois qu’il est temps que nous autres PN , parce que c’est de nous qu’il s’agit, cessons de suivre les extrémistes qui ont du sang de nos frères Algériens ..ces extrémistes qui ne se rappellent de l’existence de nous autres PN qu’à l’approche des consultations électorales. Ces monstres nous ont fait croire à la rumeur qui a semé la panique alors que c’est eux qui sont à l’origine.
        Nous sommes un groupe de PN qui activons pour tourner la page que les nôtres ont créée .
        Que vivent la Paix , l’amour ,  et la fraternité entre nos 2 communautés. La vie est courte alors , pour ce qui nous reste à vivre dans ce bas monde, faisons l’amour et non la guerre.

        Amicalement au nom d’un groupe de PN d’Algérie 

        • 4 Juillet 2016 à 23h49

          Torr’Pen dit

          Je suis sûr que vous vivez paisiblement en cette belle Algérie indépendante, dont l’actualité nous rappelle chaque jour depuis des décennies qu’y coule, enfin débarrassée de l’horreur colonialiste, le lait et le miel.

        • 5 Juillet 2016 à 9h37

          Habemousse dit

          C’est sans doute pour le plaisir de se faire massacrer que les algériens souhaitaient majoritairement rester français, avant d’être invités par la force à demander l’indépendance, qui a multiplié les conflits intérieurs et les morts, sans la participation de la France, cette fois, qui, à n’en pas douter, avait donné le mauvais exemple.
          Quels méchants ces français. 

        • 5 Juillet 2016 à 10h31

          la pie qui déchante dit

          “”Amicalement au nom d’un groupe de PN d’Algérie “”

          Ah bon ???
          Parce que vous êtes plusieurs ???

          Je vous pensais un exemplaire unique et rare , une piece de collection …

        • 5 Juillet 2016 à 11h48

          plouc dit

          faudrait pas prendre tes désirs pour des réalités Papa !!!!
          tout d’ abord les algériens ne sont ni nos amis , ni nos frères !!!
          quand à l’ enquete de ce gugusse pierre daum , je la conteste et je ne reconnais pas non plus son titre de journaliste et encore moins les conneries qu’ il peut raconter !
          par contre toutes ces communautés arabes musulmanes n’ ont rien à faire chez nous et non plus en Europe ! ici ce n’ est pas chez eux !!!
          moi tout ce que je vois c’ est que nous sommes pris en otages par tous ces mécréants de musulmans qui nous font la guerre chez nous maintenant en utilisant le terrorisme , la délinquance , la propagande islamiste des associations sous la couverture de noms grotesques etc etc …
          tu traites les harkis de collabos mais alors comment traites tu tous ces algériens qui viennent immigrer en France maintenant ????

        • 5 Juillet 2016 à 19h21

          Félix dit

          Quand on aime l’indépendance, on reste chez soi, n’est-ce-pas ?

        • 5 Juillet 2016 à 19h56

          i-diogene dit

          Bin, tiens, les p’tits gars:

          - les français colonialistes seraient arrivé en Algérie, dans le but de faire évoluer la société et de la faire prospérer..?

          Vous prenez les autres lecteurs pour des cons..?

          Le colonialisme, c’ est notoirement pour exploiter l’ autochtone et ses ressources, que ce soit au Maghreb, en Afrique, en Asie ou en Amérique..

          Parce que, à priori:

          - ils ne sont pas venus les chercher en occident, les colons..
          - ils ne leur demandaient rien, semble-t-il..

          Le négationnisme, quel qu’il soit, c’ est gerbant..!^^

        • 5 Juillet 2016 à 20h31

          Martini Henry dit

          Quelles ressources en Algérie en 1830? L’Algérie a toujours coûté beaucoup plus cher à la France qu’elle ne lui a jamais rapporté. Quelles ressources donc? Puis, la France a découvert le gaz et le pétrole mais elle ne savait rien de ces ressources naturelles en 1830, ni de leur importance plus tard. Puis, elle n’eut pas le temps de les exploiter, les accords d’Evian qui lui en laissaient l’exploitation n’ayant, là encore, pas été respectés.
          Quelles ressources l’Algérie en 1830? C’est la France qui en a tracé ses frontières, lui faisant don du Sahara qui ne lui avait jamais appartenu. Merci qui?

        • 5 Juillet 2016 à 20h53

          i-diogene dit

          Martini,

          Les colons se sont installés afin de profiter de la main-d’oeuvre locale à bas prix, pour s’ enrichir..

          L’ Algérie n’ a jamais été une colonie bénéficiaire, car les gros propriétaires terriens constituaient une mafia qui n’ a jamais payé d’impôts à la hauteur de leurs bénéfices..

          Idem pour l’ Indochine, l’ AEF et l’ AOF..

          Un colon, ça colonise, t’ y peux rien, c’ est la définition-même de l’ appellation..!^^

        • 5 Juillet 2016 à 20h56

          Ambrosius dit

          Et l’idiot-gène nous fait à nouveau son numéro de cirque. Je demanderai à cette graine d’idiot utile de bien vouloir se renseigner sur le type de population qui peuplait l’Afrique du Nord et le proche-Orient avant l’expansion arabe du 7ème siècle. Où est donc passé la civilisation plusieurs fois millénaires de l’Égypte ancienne.. que restent-ils des populations berbères qui vivaient au Maghreb avant la conquête musulmane? Et je passe ici sous silence la conquête islamique et l’occupation plusieurs fois séculaires de la péninsule ibérique ainsi que la traite négrière sanglante de 14 siècle pratiquée par ces mêmes musulmans.

        • 5 Juillet 2016 à 21h22

          i-diogene dit

          Ambrouilus,

          Pour ce qui est de l’ Egypte, les romains avaient déjà bien élagué ce pays..

          Mais, tu digresse, comme tout les faux-culs: les algériens sont-il venus demander à être colonisés..?

          Partant de là, leur position est indéfendable..

          Ils y ont laissé des plumes..?
          Juste retour de bâton..!^^

          De toute façon, c’ était foutu d’ avance, de Gaulle a sacrifié les Pieds-noirs pour sauvegarder les intérêts financiers des grandes banques et grosses entreprises en AEF et AOF..

          .. Une décolonisation spectaculaire et sur-médiatisée, au profit du maintien d’ une colonisation financière beaucoup plus discrète et surtout plus juteuse…

        • 5 Juillet 2016 à 21h48

          Ambrosius dit

          Ni les romains, ni les grecs n’ont commis de génocide sur la population de l’Égypte ancienne… vous refaites l’Histoire à votre convenance l’idiot-gène et cela ne m’étonne guère de vous. Vous avez d’autre part omis de répondre au sujet des berbères… qui sont à l’heure actuelle toujours sous occupation arabe. 

      • 5 Juillet 2016 à 12h04

        plouc dit

        ben voyez vous ça !!!!!
        t’ as l’ air d’ oublier Papa que la France a tout construit en Algérie !!!!
        quelques centaines de victimes françaises !!!!!!!! ben voyez vous ça !!!!!!
        mais t’ es dans le déni le plus total avec ces mécréants de musulmans !!!!
        mais tu ne regardes pas ce qui se passe avec ces mécréants de musulmans qui tuent qui terrorisent , qui massacrent au nom de cette religion terroriste de l’ islam partout dans le monde !!!!!! l’ Irak , la Syrie , le Yemen , le maghreb , le Pakistan etc etc , les attentats terroristes et les actes de délinquance en occident !!!!!! tout cela au nom d’ une religion crée de toute pièce par un illuminé pédophile , détraqué sexuel et assassin !!!!!!

        • 5 Juillet 2016 à 20h58

          i-diogene dit

          Va-donc te coucher, Plouc, ton islamophobie t’ empêche d’ avoir les idées claires..!^^

        • 5 Juillet 2016 à 21h28

          Ambrosius dit

          Touchant de justesse… bravo!

        • 5 Juillet 2016 à 21h41

          Ambrosius dit

          Et depuis quand est-il interdit, voire négatif, d’être islamophobe l’idiot-gène? je suppose qu’à la belle époque de la catholicophobie (on appelait cela l’anticléricalisme à l’époque) on vous aurait vu répondre présent à la chasse aux curés au nom du droit de critiquer les religions. On ne vous trouve bizarrement plus sur les rangs lorsqu’il s’agit de critiquer l’Islam rétrograde… il est vrai qu’il ne s’agit pas d’une religion mais d’une idéologie totalitaire misogyne et mortifère… c’est peut-être cela qui vous empêche d’être “islamophobe“ comme vous dites.

    • 4 Juillet 2016 à 22h58

      Huron dit

      Je croyais connaître l’histoire de l’Algérie mais j’ignorais ce massacre abominable d’Oran. Merci à Gérard Rosenzweig d’en avoir parlé.

    • 4 Juillet 2016 à 19h49

      IMHO dit

      Qui sème le vent récolte la tempête.

      • 4 Juillet 2016 à 22h57

        Martini Henry dit

        Sauf que, dans la tempête, il y a deux types d’hommes : les capitaines, les vrais, qui savent affronter les éléments pour sauver leur équipage et qui, s’il n’y parviennent pas, sont les derniers à quitter le pont et puis, les lâches, les pleutres, les ratés qui préfèrent sauver leur peau et laisser crever leur équipage, comme De Gaulle, ce général d’opérette qui a mis ses ambitions mégalomanes avant son honneur. Capitaine de Costa Concordia, sauf, sur la terre ferme et qui regarde couler le navire avec la morgue dégueulasse des minables et des traitres à l’honneur. Il refera le même plan en 68, fuyant lâchement la France devant un monôme de gamins pour aller pleurer dans les jupes de Massu, un vrai guerrier, lui…
        La tempête, il faut des hommes pour l’affronter. Pas des baudruches ventripotentes et pleines de vent.

        • 5 Juillet 2016 à 5h59

          thd o dit

          Que penser d’un vague branleur corse qui dit de telles choses de de Gaulle ?

          Qu’il essaie de compenser les défaillances de Napoléon, qui s’est quand même rendu deux fois aux Anglais après avoir conduit tout le monde au massacre ?

          Un capitaine de pédalo au ridicule petit chapeau bossu, posant la main dans sa redingote pour la postérité…la fatuité faite homme.

        • 5 Juillet 2016 à 11h07

          Martini Henry dit

          Penses-en ce que tu veux. Le branleur corse s’en…branle, justement.

        • 5 Juillet 2016 à 11h29

          Axiophilus dit

          Martini et THD O
          Vos propos ne vous honorent pas.
          A Martini, je comprends votre rancœur.Cependant, lorsqu’en 1947 l’Assemblée Nationale voulut donner la nationalité française aux combattants musulmans tous les élus de ce qui était le département d’Algérie menacèrent de faire grève si le texte n’était pas retiré. Il fut retiré. Alors 10 ans après quand tout tournait mal, venir parler d’intégration avec des trémolos dans la voix… La seule chose que l’on peut reprocher à de Gaulle c’est de ne pas avoir demander à l’ O.N.U. d’envoyer une troupe d’interposition.Pour le reste, prenez vous en au peuple français qui en avait plus que marre de ces guerres coloniales qui lui empoisonnaient l’existence et qui a voté oui à 80% à l’autodétermination.
          Quant à THO D traiter Napoléon, l’un des plus grands génies militaires de tous les temps, de capitaine de pédalo s’avère ridicule. Que vous lui reprochiez d’avoir ruiné la France soit mais son génie organisationnel l’avait relevée dès le consulat et c’est encore cette organisation rationnelle qui nous fait vivre. N’oubliez pas que Napoléon fut conduit à guerroyer sans cesse en raison des coalitions ourdies par la perfide Albion. Enfin vos propos concernant les origines ethniques des intervenants à ce e-journal sont inacceptables.

        • 5 Juillet 2016 à 11h39

          Parseval dit

          Napoléon était un fédéraliste européiste fanatique.

        • 5 Juillet 2016 à 11h49

          Martini Henry dit

          “lorsqu’en 1947 l’Assemblée Nationale voulut donner la nationalité française aux combattants musulmans tous les élus de ce qui était le département d’Algérie menacèrent de faire grève si le texte n’était pas retiré. Il fut retiré. Alors 10 ans après quand tout tournait mal, venir parler d’intégration avec des trémolos dans la voix…” Et alors? C’est une raison pour laisser ignoblement massacrer, sans bouger le petit doigt, ses propres concitoyens? C’est une raison pour se comporter comme un monstre de cynisme et d’indifférence? C’est une raison pour masquer ensuite la vérité? C’est une raison pour manquer aussi gravement à l’honneur et à la dignité d’homme et de soldat?
          Pas pour moi! Honte à ce général qui laisse massacrer ses hommes et ses compatriotes!

    • 4 Juillet 2016 à 19h24

      Félix dit

      Merci à Gérard Rosenzweig de rappeler et de commenter ce bien triste épisode de l’Algérie.

      Je suis pied-noir et je l’en remercie du fond du cœur.

      Aucun de nos politiciens ou historiens bien-pensants n’en dit mot.

    • 4 Juillet 2016 à 19h22

      thd o dit

      ” 4 Juillet 2016 à 15h00

      jeanpierre57 dit

      Je ne suis pas un militant mais, très modestement, un agrégé d’Histoire qui a enseigné cette discipline pendant 40 ans dont trois décennies en khâgne. Quant à Pervillé, j’ai été en relation avec lui et ai recensé positivement, dans une revue spécialisée, son ouvrage sur le 5 juillet 1962 à Oran.

      Je pense connaitre aussi bien que vous les notions de “crime d’Etat” et de génocide.”
      .
      .
      Oui, j’avais lu votre recension du livre de Pervillé.
      Et, justement, je ne vois pas très bien de quel crime d’Etat vous voulez parler. Pour qu’il y ait crime d’Etat, il faudrait qu’il y ait un ordre donné par un Etat, mais dans votre recension vous constatez que Pervillé pense ne pas pouvoir conclure sur un ordre algérien, et qu’il respecte en cela la rigueur de l’historien.

      Ce n’est pas non plus un génocide. Sinon, l’expulsion des Allemands des Sudètes (considérablement plus brutale, apparemment, que ce qu’ont connu les pieds-noirs), le 17 octobre 1961, la répression de Sétif pourraient aussi être qualifiés de génocide, ce qui n’est pas le cas.

      Enfin, vous vous en prenez à de Gaulle, qui aurait dit à Pompidou que c’est un avatar (une avanie ?). Il faut se méfier de ces propos rapportés par oral et sortis de leur contexte. Mais on peut constater que le bombardement de Royan, par exemple, à l’échelle de la libération de la France, est un phénomène marginal, quoiqu’en pensent les familles des personnes concernées. Et même le phénomène plus large des bombardements alliés sur la France a longtemps été occulté.

      Personnellement, j’ai plus de sympathie pour les militants pro-pieds-noirs comme ce M. Rozensweig que pour les militants anti-pieds-noirs qui tiennent l’antenne, mais je pense que ce n’est pas une raison pour se laisser déborder par les passions, comme je vous l’indiquais.

      • 5 Juillet 2016 à 10h43

        jeanpierre57 dit

        Désolé de constater que ces propos sont historiquement irrecevables.
        Lisez Peyrefitte et vous constaterez que De Gaulle, malgré les accords d’Evian, avait décidé, dès le mois des mai 1962, de se désintéresser du sort des Pieds-Noirs après l’indépendance, proclamée le 3 juillet. Un Etat souverain qui décide froidement de ne pas assurer la protection de ses ressortissants commet, bel et bien, un crime d’Etat. C’est ce qui s’est passé à Oran le 5 juillet 1962 avec la non intervention jusqu’à 17 h du Général Katz, couvert par Paris.
        Pour ce qui concerne le traitement des sources orales, je n’ai pas de conseil à recevoir concernant ce que m’a dit, dans une réunion publique, le fils du Président Pompidou. Vos allusions aux Sudètes et à Royan sont hors de propos. Sur Sétif, lisez Vétillard en lieu et place de la propagande de Bouteflika. En dernier ressort, les victimes de Sétif ne justifient, en aucun cas, celles d’Oran. Quant au 17 octobre, il s’agit d’une manipulation historique montée sur France Inter par Daniel Mermet et son complice Daniel Einaudi. Lire à cet égard, la mise au point de Brunet.
        Les proches des victimes du 5 juillet ont un droit légitime à l’historicisation de cette tragédie longtemps occultée. Les ouvrages récents de Guillaume Zeller et de Pervillé, les textes plus anciens de Gérard Israël et d’Alain-Gérard Slama y contribuent mais ce travail n’est qu’esquissé, d’autant plus que certaines sources françaises sont inaccessibles jusqu’en 2062 … grâce à Sarkozy.
        En dernier ressort, De Gaulle serait-il plus intouchable que Napoléon à propos de l’assassinat du Duc d’Enghien ou Louis XIV avec la Révocation de l’Edit de Nantes ?
        Merci de m’épargner, désormais, vos considérations éminemment philosophiques sur le « débordement » par les passions.

    • 4 Juillet 2016 à 18h40

      lorenzo84 dit

      Personne ne dit qui faisait fonction de préfet à Oran à ce moment-là. Cherchez bien c’est une grande conscience de gauche dont le silence valait bien celui du général qui consigna la troupe dans les casernes. Enarque, officier des Affaires Algériennes, c’était …….

      • 4 Juillet 2016 à 19h24

        thd o dit

        C’était Chevenement, alors stagiaire de l’ENA. Il faut un peu vous détendre, ce n’est pas lui qui aurait pu donner le feu-vert à Katz…

        • 4 Juillet 2016 à 22h26

          lorenzo84 dit

          tout à fait détendu comme les moghaznis de cette SAS du département d’Oran que commandait mon “camarade” avant de rejoindre les hauteurs de Saint Eugène. Ne fut pas Kheliff, hélas !

      • 4 Juillet 2016 à 19h38

        IMHO dit

        Wiki
        edia.org/wiki/Massacre_du_5_juillet_1962#cite_ref-163

        note n° 56 :

        Sous-lieutenant, Jean-Pierre Chevènement était alors chef de cabinet adjoint du préfet d’Oran, chargé des liaisons militaires. Le général Katz le jugeait trop curieux sur la question des disparus.
        « J’ai bien failli moi-même disparaître dans la tourmente, écrit Jean-Pierre Chevènement, car j’ai été arrêté ce jour-là vers midi par des policiers qu’on appelait ATO — auxiliaires temporaires occasionnels, une sorte de police supplétive composée à la va-vite de gens peu sûrs, qui n’avaient aucune formation.
        Je me revois coincé par un de ces ATO, appuyant sur moi le canon de son pistolet-mitrailleur MAT 49, culasse en arrière s’il vous plaît. » Jean-Pierre Chevènement, Le Courage de décider, Robert Laffont, 2002, p. 23-28.
        Le préfet IGAME, René Thomas, se préoccupait ce jour-là de trouver un embarquement sur un navire militaire. Un préfet algérien était déjà nommé : Souiyah El Houari.
        C’est auprès de ce dernier que le lieutenant Kheliff intervient pour faire libérer des centaines de prisonniers. C’est lui que le général Katz rencontre à 16 h 30.

        Je n’ai rien trouvé sur le Préfet René Thomas.

        • 4 Juillet 2016 à 20h56

          la pie qui déchante dit

          “”Je n’ai rien trouvé sur le Préfet René Thomas.”"

          Il prenait le bateau , pas fou , le sort du consul ne lui plaisait pas trop …

    • 4 Juillet 2016 à 18h32

      da85 dit

      Ce fut une journée terrible que les gaullistes veulent oublier. Ce refus de secourir ces français d’Algérie. Ces ordre donné a l’armée française de rester l’arme au pieds face au massacre laissent une tache de sang qui ne s’effacera jamais de la mémoire de nos frères Pieds-noirs.
      De Gaulle est ruisselant de sang Français et il représente la honte de la France. Un jour cet homme rendra compte de ses crimes: devant Dieu sinon devant l’histoire comme le déclara à son procès le Colonel Bastien Thiry.
      Il ajoutait pour expliquer son action: Nous n’avons fait que mettre en pratique la grande et éternelle loi de solidarité entre les hommes.
      L’exécution du Colonel allait montrer la force de la haine Gaulliste il ne pouvait en être autrement. La déclaration du Colonel avait mis a bas la statue de l’homme providentiel et montré sa forfaiture.
      Sur les derniers moments du 5 juillet à Oran je recommande la lecture de:
      Chroniques de sang et d’or de Georges Clément et également le livre du fils du Général Zeller Oran: 5 Juillet 1962

      • 4 Juillet 2016 à 19h36

        la pie qui déchante dit

        cette exécution fut une ignominie …
        C’est pourquoi je boufferais plutôt ma carte d’électeur que de voter pour quiconque se réclamant du gaullisme …

        • 5 Juillet 2016 à 12h02

          Axiophilus dit

          Si un homme s’aviserait de tirer sur votre épouse ne demanderiez vous pas la tête de cet homme?
          De Gaulle a gracié tous les chefs de l’O.A.S condamnés à mort sauf celui ci parce qu’il n’avait pas hésité à tirer indifféremment sur lui comme sur sa femme.

        • 9 Juillet 2016 à 16h22

          la pie qui déchante dit

          Axiophilus dit

          Si un homme s’avisait de tirer sur votre épouse ne demanderiez vous pas la tête de cet homme?
          ………………
          moi ? … je recommanderai à mon épouse de ne pas bouger …

    • 4 Juillet 2016 à 18h03

      Augustin Labiche dit

      Monsieur La Pie,

       Comme vous le dites vous-même, il faut aller dans le sens de l’histoire. C’est ma devise et comme dit le poète : « Je ne fais qu’un seul geste, je retourne ma veste, toujours du bon côté ! » Vous avez sans doute remarqué que l’islam triomphe ces derniers temps, pourquoi voudriez-vous que je me mette à dos des gens aussi respectables et puissants ? Il n’y a qu’à voir comme tout le monde se tient à carreau dès qu’il s’agit de la religion des seigneurs, et puis ils ont du fric.

      Regardez Monsieur Villepin, c’est un homme prospère, pourtant son cabinet n’a qu’un seul client : le Qatar. Que voulez-vous si un ancien premier ministre de la France n’hésite pas à se mettre à quatre pattes, pourquoi aurais-je des pudeurs moi qui ne suis qu’un tout petit Français ? Même si mon accent laisse à désirer, je n’hésite pas : « Achadou an lâ illâha illa-llâh, wa-achadou anna Mouḥammadan rassoûlou-llâh ! » Et bonsoir M’sieurs Dames.

      D’autre part, nos grands esprits, nos philosophes, nos écrivains, nos plus belles âmes, nos plus belles plumes, et pour finir le sauveur de la France lui-même, nous ont bien dit que ces Pieds-Noirs étaient de la pire engeance. Qui suis-je pour dire le contraire ? Regardez ici même comme on ait accouru pour rappeler que ces gens-là ont bien mérité ce qui leur est arrivé. Regardez comme ils versent des larmes sur Sétif et comme leurs yeux sont secs devant le sort qui fut celui des Harkis. Ils ont l’air si dignes, ils sont si beaux drapés dans leurs principes que je me range immédiatement de leur côté. Et puis je ne veux pas que l’on me montre du doigt et que l’on traite de raciste, d’autant que mes parents (pas moi bien sûr ou rien qu’un peu) étaient pieds-noirs. À l’heure où les gens bien continuent de se lamenter sur le racisme dont sont victimes les musulmans vous pensez bien que je n’ai qu’un seul geste, je retourne ma veste, toujours du bon côté.

       Votre servile.
      Augustin Labiche.
       

      • 4 Juillet 2016 à 18h15

        la pie qui déchante dit

        Non non , ne vous excusez pas , c’est moi qui m’excuse et vous lèche respectueusement la babouche …

        Préférez vous la droite ou la gauche ???

        je ne voudrez pas vous user les deux à la fois car j’ai la langue râpeuse …oh maitre …
        Continuer à nous éclairer : on n’a pas si souvent l’occasion de rire un peu …

        • 4 Juillet 2016 à 18h19

          Martini Henry dit

          J’espère que vous avez compris le second degré, la pie?

        • 4 Juillet 2016 à 18h23

          la pie qui déchante dit

          je ne voudrais pas…
          pan , cent coups de fouet si la charia passe en France …

      • 4 Juillet 2016 à 18h30

        la pie qui déchante dit

        je m’excuse respectueusement de vous demander pardon encore une fois, Maître , et d’abuser d’un temps que je sais précieux , mais je crois que dans :
        “”Achadou an lâ illâha illa-llâh, il n’ya pas d’accent circonflexe sur illa -llah .
        Me tromperais-je ???

        • 4 Juillet 2016 à 18h33

          Augustin Labiche dit

          Manarf, copié collé wikipédia

        • 4 Juillet 2016 à 18h38

          Augustin Labiche dit

          أشهد أن لآ إلَـهَ اِلا الله وأشهد أن محمدا رسول الله
          en VO 

        • 4 Juillet 2016 à 18h39

          Augustin Labiche dit

          Wikipédia c’est très bien, ça doit être islamique non ?

        • 4 Juillet 2016 à 18h43

          la pie qui déchante dit

          augustin dit:
          أشهد أن لآ إلَـهَ اِلا الله وأشهد أن محمدا رسول الله”"

          Je vous ai compris …

    • 4 Juillet 2016 à 16h10

      alainpeulet dit

      Etonnant comme on peut trouver des raisons et similitudes hors propos , fautes d’excuses , face à cet événement monstrueux … Maintenant on nous sort les pas d’amalgames , voire des résultats de foot , les méchants pieds noirs , 1940 ( je ne vois pas le rapport ) !!!
      Toujours est il qu’il s’agit bien d’un massacre perpétré par les algériens , les mêmes qui aujourd’hui viennent profiter du système Français et qui ,comme je l’ai souvent entendu , nous disent de quitter notre pays si nous ne sommes pas content !
      C’est du vécu et entendu ce matin même sur RMC les GG au sujet Dabelslam et ses conditions de détention (dixit une musulmane ) …!
      Les autorités Françaises ont étés en dessous de tout pour rester l’arme au pied ! Etait elle déjà soumise ? comme le sont nos politiques actuels et d’avant ? Cette date (anniversaire ! ) devrait être rappelée et inscrite dans les livres d’histoire et les noms de rues en remplacement de celle des accords d’Evian comme je le rencontre souvent !
      Y aura t il une cérémonie de souvenir à l’Elysée ou à la mairie de Paris en présence de Tartarin le Dhimi ? ou Hidalgo et son petit Juillard pour le ramadan ?
      Et peut être des excuses du gouvernement algérien ? on peut toujours rêver ! non ?
      J’ai honte pour mon pays et des Français ……………………….!