Opus dei: le seul mystère, c’est l’acharnement de ses adversaires | Causeur

Opus dei: le seul mystère, c’est l’acharnement de ses adversaires

Un journaliste publie ses entretiens avec Mgr de Rochebrune

Auteur

Jacques de Guillebon

Jacques de Guillebon
journaliste, essayiste et éditeur.

Publié le 27 octobre 2016 / Politique Religion

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Contrairement à un mythe tenace, absolument rien ne permet d’affirmer que l’Opus dei ait joué le rôle de bras spirituel du Caudillo. L’accusation tombe encore plus quand l’on sait que la Phalange soupçonnait les disciples d’Escriva d’être des francs-maçons…
josemaria escriva opus dei legrand

Saint Josemaria Escriva, fondateur de l'Opus Dei. SIPA 00528637_000029

« Si l’Opus dei était régie par la loi du silence, alors ce ne serait pas l’Opus dei ». La formule d’Antoine de Rochebrune, supérieur de l’Opus dei, résume à elle seule l’exercice auquel il a voulu se plier dans cet ouvrage, soit répondre sans fard ni langue de buis aux questions d’un journaliste qu’il connaissait à peine, Philippe Legrand, de Paris Match, qui en sus ne fait pas profession de catholicisme. C’est dire que l’exercice touche autant que possible à l’objectivité. Une objectivité et une transparence de toute façon nécessaires pour cette « oeuvre de Dieu », qui aura subi sans doute plus qu’aucun autre mouvement d’Eglise, fors les Jésuites qui eurent droit à leur quart de millénaire de suspicion, les conséquences d’accusations fantasmatiques.

En avance sur Vatican II

Qui connaît d’ailleurs Mgr de Rochebrune, son caractère rond, son physique affable et sa charmante simplicité ne peut que faire un sort illico aux images qu’il aura gardées de la lecture de la bluette Da Vinci Code. Disons que Mgr de Rochebrune ne ressemble pas à son nom, qui pourrait bien être celui d’un templier. L’objet de ces « confidences inédites » est donc simple : raconter la naissance de l’Opus dei, évoquer le personnage de saint Josémaria Escriva, son fondateur espagnol, expliquer le fonctionnement de cette « prélature personnelle », en France comme dans le monde. Evidemment, nul n’est tenu de faire confiance aveuglément à ce qu’en dit son supérieur français. Cependant, puisqu’il n’élude aucune question, sur les rapports du fondateur avec le franquisme, sur le financement de son institution, sur la façon dont on y entre et on y vit, la charge de la preuve est maintenant renversée.

Mais alors, qu’est-ce que l’Opus dei ? Elle est née tout simplement, selon les mots de Rochebrune, « pour aider ceux qui le souhaitent à prier et à se rapprocher de la vie des saints ». Par quoi l’on voit, dans son application concrète, que l’institution d’un point de vue chrétien, loin d’être réactionnaire, fut plutôt novatrice puisqu’il s’agissait de proposer à tous les laïcs un processus de sanctification dans leur vie ordinaire, notamment sous ses aspects familiaux et laborieux. L’Opus dei en 1928 pressentait déjà ce que le concile Vatican II graverait dans le texte quarante ans plus tard, c’est-à-dire que l’appel à la sainteté valait dans l’Eglise catholique autant pour les laïcs que pour les clercs. Evidemment, le monde qui juge selon ses propres valeurs, a voulu immédiatement y voir une conjuration quelconque, une sorte de cercle où de puissants initiés se rencontreraient pour dominer on ne sait trop quoi d’ailleurs. Quand l’Eglise catholique est cléricale, on lui en fait reproche ; quand elle se laïcise, par contre, on lui en fait reproche.

Le mythe franquiste

Sur les liens avec le franquisme que l’on a prêtés à l’Opus dei, le prélat fait la lumière : sur 116 ministres qu’a nommés Franco durant sa dictature, sept seulement appartenaient au mouvement de Mgr Escriva. Et encore, précise-t-il, ils héritèrent tous de portefeuilles « techniques ». Rien, absolument rien, ne permet d’affirmer que l’Opus dei ait joué le rôle de bras spirituel du Caudillo. L’accusation tombe encore plus quand l’on sait que la Phalange soupçonnait les disciples d’Escriva d’être des francs-maçons…

Mgr de Rochebrune règle ici aussi leur compte aux rumeurs ignardes de mortifications excessives qui auraient cours dans l’œuvre : les efforts qui sont réclamés à ses membres, et qui sont toujours acceptés librement, comme d’ailleurs le fait d’y entrer ou d’en sortir, ne sont en réalité rien de plus que tout ce que le catholicisme a toujours exigé de ses fidèles, le jeûne et l’abstinence en de certaines époques de l’année liturgique, et de façon extrêmement modérée.

Que l’Opus dei touche, en France surtout, particulièrement des milieux bourgeois et cultivés, Rochebrune le concède aisément : non que cela soit une volonté, mais que cela soit un état de fait, en quoi d’ailleurs il n’y a hélas guère de différence avec le reste du catholicisme occidental qui a déserté pour des raisons multiples les milieux populaires. Qu’en revanche, l’Opus dei exerce un magistère puissant, assis sur un tas d’or, dans les affaires du monde, il le conteste vivement et rien d’ailleurs n’est jamais venu le prouver. En somme, s’il demeure un mystère, c’est dans l’acharnement de certains contre ce mouvement ecclésial qui est loin d’être le plus organisé ni le plus répandu parmi les catholiques.

Opus dei, confidences inédites, Philippe Legrand, entretiens avec Mgr de Rochebrune, 2016.

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    La rédaction de commentaires est impossible pour cet article

    • 1 Novembre 2016 à 20h35

      jacques dit

      Concernant la participation au régime de Franco, les historiens Paul Preston et Brian Crozier (historiens de gauche) soutiennent que les membres de l’Opus Dei qui étaient ministres sous Franco ont été nommés pour leur talent et non leur appartenance à l’Opus Dei. D’autre part, des membres importants de l’Opus Dei étaient critiques envers le régime de Franco tels Rafael Calvo Serer et Antonio Fontan, qui devint le premier président du Sénat de l’Espagne post-franquiste. Selon John Allen, à la fin du régime de Franco, les membres de l’Opus Dei se partageaient à parts égales entre partisans et opposants à Franco.

      Contrairement à ce que certains opposants de l’Opus Dei affirment, il n’y a jamais eu de ministre de l’Opus Dei dans les gouvernements successifs de d’Alberto Fujimori. Au contraire, Fujimori a déclenché l’ire de l’Eglise catholique et en particulier de Mgr Cipriani, membre de l’Opus Dei, en faisant voter une loi autorisant la stérilisation

    • 30 Octobre 2016 à 12h45

      keg dit

      Opus dei, cela sonne comme un cantique laïc.
      La conversion par l’exemple et non par les maux….

      http://wp.me/p4Im0Q-1m8

    • 29 Octobre 2016 à 18h40

      jacques dit

      Le rôle de l’opus dei au sein de la dictature de Franco est plutôt positif. En gros, Franco n’a jamais été dogmatique et il a d’abord confié les reines de l’économie à des nationaux socialistes qui ont ruiné l’Espagne. Quand il a vu que l’Espagne était en ruine, il a appelé des économistes plus libéraux membres de l’opus dei qui ont redressé l’Espagne et qui ont changé le pays qui avant était un pays du tiers monde. C’est les membres de l’opus dei qui ont redressé économiquement l’Espagne et qui ont fait de l’Espagne une destination touristique. L’action fait par les membres de l’opus dei du gouvernement de Franco a été très positif pour toute l’Espagne.
      A part ce rôle de redressement économique, l’Opus dei n’a joué aucun rôle dans le régime de Franco

      • 29 Octobre 2016 à 21h57

        Wil dit

        jacques dit
        “Le rôle de l’opus dei au sein de la dictature de Franco est plutôt positif.[...] l’Opus dei n’a joué aucun rôle dans le régime de Franco”
        Il faut choisir.

        • 30 Octobre 2016 à 3h36

          jacques dit

          Il faut apprendre à lire. J’ai dit “A part ce rôle de redressement économique”. Je ne vois pas comment m’expliquer plus clairement. Soit vous avez écrit votre commentaire en m’ayant mal lu (ce qui peut arrivé à tout le monde) soit vous êtes illetré. Car il n’y a pas de contradiction dans mes propos. Le seul rôle de l’Opus Dei dans le régime de Franco a été le redressement économique. Or, cela l’Opus Dei n’a joué aucun rôle. Qu’est ce que vous comprenez pas là dedans ?

    • 29 Octobre 2016 à 18h37

      jacques dit

      Aujourd’hui, le principal reproche que l’on fait à l’opus dei c’est qu’il aurait un grand pouvoir notamment au vatican. Or, plusieurs journalistes ont mené des enquêtes et tous sont arrivé à la conclusion que l’opus dei avait loin d’avoir le pouvoir que l’on dit. Il suffit de regarder le nombre de cardinaux membres de l’opus dei. Ils n’en y a presque pas. L’Opus dei est loin d’être une organisation aussi puissante que la plupart des gens croient.
      L’opus dei est une organisation conservatrice c’est vrai.
      Les membres de l’opus dei espagnols ont presque tous soutenu Franco. C’est normal toute l’espagne catholique et conservatrice a soutenu Franco. A ceux qui trouvent cela scandaleux qu’ils se renseignent sur les républicains. Loin d’être des démocrates, c’étaient des fanatiques voulant mettre en place une dictature du prolétariat et qui ont dès 31 commis des massacres anticlérical. La persécution du clergé catholique par les républicains explique pourquoi les catholiques espagnols ont massivement soutenu Franco. Le traumatisme des massacres anticléricaux ont été très profond chez les catholiques espagnols. La dictature de Franco Parler de la période franquiste comme un régime abominable comme vous le faites révèle il me semble une méconnaissance ou un oubli des faits historiques. c’est horrible à dire mais la dictature de Franco était une dictature soft. Les espagnols pouvaient rentrer et sortir de l’Espagne librement, certes la société était surveillée par une certaine censure, les livres pornos étaient interdits à la vente et le mariage par l’église était obligatoire. D’ailleurs, les crimes que l’on reproche aux franquistes se sont pratiquement tous passé pendant la guerre civile ou juste après. Les exils politiques se sont passés juste après la fin de la guerre civile.

    • 29 Octobre 2016 à 16h18

      QUIDAM II dit

      Si l’Europe a germé à Athènes, à Rome et à Jerusalem, ses racines, profondes de 1500 ans dans l’Histoire  sont incontestablement chrétiennes.
      Or l’Opus dei n’a pas pu faire adopter l’affirmation des racines chrétiennes de l’Europe : son influence, même occulte, n’est donc pas extrêmement puissante.

    • 28 Octobre 2016 à 14h24

      rolberg dit

      L’Église a toujours soutenu le pouvoir qui la sert bien, en commençant pas Constantin. Elle évite de se mouiller au-dessus des chevilles. C’est ce qui a fait son succès.

    • 28 Octobre 2016 à 14h01

      Orwell dit

      Finissons par le fait que ceux qui ne s’affichent pas en public sont toujours l’objet de suspicions : concernant l’Opus Dei, il s’agit d’une répugnance à toute publicité, du fait même de leur humilité. S’agissant du Grand Orient de France, c’est parce que l’anonymat garantit l’impunité pour ses nombreux méfaits.

      • 28 Octobre 2016 à 14h17

        ericparis3 dit

        Humilité ??!!
        Il n’y a pas plus ostentatoire que les églises de l’OD…

        • 28 Octobre 2016 à 18h53

          lisa dit

          Vous avez un nom d’une de leurs églises à Paris, la grenouille de bénitier que je suis n’en connait pas

    • 28 Octobre 2016 à 14h00

      Orwell dit

      « absolument rien ne permet d’affirmer que l’Opus dei ait joué le rôle de bras spirituel du Caudillo »
      (L’Église catholique s’est montrée durant la Guerre d’Espagne comme étant l’une des institutions des plus rétrogrades à l’égard des Républicains, mais n’oublions pas qu’elle en a payé le prix – églises incendiées, meurtre de nombre de curés, de moines et de nonnes. Mais le fait que l’Opus Dei soit d’origine espagnole est un vulgaire amalgame de la part de la gauche totalitaire de 68)
      « Evidemment, le monde qui juge selon ses propres valeurs, a voulu immédiatement y voir une conjuration quelconque, une sorte de cercle où de puissants initiés se rencontreraient pour dominer on ne sait trop quoi d’ailleurs »
      (c ’est l’obsession caractéristique de nos sociétés occidentales actuelles de se chercher des comploteurs à l’origine de leurs malheurs. Tout serait si simple : supprimons l’Opus Dei et nos problèmes disparaitront)
      « Quand l’Eglise catholique est cléricale, on lui en fait reproche ; quand elle se laïcise, par contre, on lui en fait reproche »
      (pas par les mêmes : les athées dans un premier temps, par les catholiques tièdes dans un second)
      « ne sont en réalité rien de plus que tout ce que le catholicisme a toujours exigé de ses fidèles, le jeûne et l’abstinence en de certaines époques de l’année liturgique »
      (mais la ménagère de moins de 50 ans le voit différemment : se montrer dévot à l’égard des commandements du Christ est une marque de réactionnaire et de machisme – allez savoir où elles se sont figurées cela)
      « En somme, s’il demeure un mystère, c’est dans l’acharnement de certains contre ce mouvement ecclésial qui est loin d’être le plus organisé ni le plus répandu parmi les catholiques. »
      (Ne cherchez pas : la gauche idéologique a besoin de se fabriquer des ennemis pour exister. C’est un trait de l’Histoire : autrefois, ce furent les judéo-maçons qui étaient la cause des malheurs du peuple)

      • 29 Octobre 2016 à 18h08

        jacques dit

        En quoi l’Eglise a été rétrograde ? Les républicains ont largement massacré le clergé dès 31. Ils étaient des fanatiques antireligieux qui ont commis l’un des plus grands massacres anticlérical de l’histoire. On comprends pourquoi l’Eglise a largement soutenu Franco. C’est juste normal c’est une réaction légitime. L’Eglise n’allait quand même pas soutenir ceux qui les massacraient. Les radicaux qui étaient des fervents démocrates et des francs macons ont aussi soutenu le camp national. Pourquoi ? Car ils étaient considérés comme bourgeois donc massacrés par les républicains. Et oui, bizarrement quand des gens vous massacrent, vous avez tendance à soutenir leurs adversaires. Le soutien de l’église à Franco est plus que normal. N’importe quel humain aurait fait pareil. Il suffit de voir comment les républicains ont persécutés les catholiques pour comprendre pourquoi ceux ci ont soutenu le camp national. Les persécutions contre le clergé ont commencé bien avant le coup d’état nationaliste

        • 29 Octobre 2016 à 18h29

          eclair dit

          tout à fait

          mais le dire reviendrais à tordre l’image des gentils républicains.

          on commence seulement à tordre l’image de la gentille révolution éclairée de 1789 après 2 siècles.

    • 28 Octobre 2016 à 0h18

      Wil dit

      Guillebon en plein dénie de réalité.
      L’Opus Dei sont une gentille bande de boy scouts…J’adore.
      Putain,et dire qu’on a accusé des groupes de heavy métal d’être des envoyés du diable avec des paroles à l’envers sur des disques…
      l’OPus Deï est un organisme mafieux.point barre.
      La banque Ambrosiano…

    • 27 Octobre 2016 à 23h23

      Singe bleu dit

      Il demeure tellement peu de catholiques en France que même les anti cathos habituels ne rentrent finalement pas trop dans le mou de l’auteur.

      Si seulement on en était encore à ce genre de polémiques…

    • 27 Octobre 2016 à 20h55

      Aristote dit

      Franco, et l’armée espagnole, n’étaient pas particulièrement cathos dans les années qui ont précédé la guerre civile espagnole.

      Au début des troubles, avant le coup d’état de Franco, les anarchistes se sont livrés dans les zones qu’ils contrôlaient à une persécution violente, meurtrière, des catholiques. Et le camp républicain n’avait qu’un respect épisodique de l’état de droit.

      Franco a alors compris tout le parti politique qu’il pouvait tirer de se poser en défenseur du catholicisme.

      Ce sont les éléments extrémistes du camp républicain qui ont jeté les catholiques dans le camp de Franco.  

      • 27 Octobre 2016 à 21h19

        IMHO dit

        Franco pas catho avant 1936 !

    • 27 Octobre 2016 à 19h07

      Habemousse dit

      Je ne connais pas le rôle joué ou pas par l’Opus Dei dans la guerre civile espagnole : ce que je sais c’est que madame Nuria Amat, un des meilleurs écrivains espagnol actuel et accessoirement parente de Ramon Mercader, le meurtrier de Trotsky, a écrit un livre sur cette tragédie, « Feux d’été » aux Editions Robert Laffont, qui montre que les trois antagonistes, les Communistes, les Anarchistes et Franco se sont combattus à mort sans que l’un d’eux remporte la palme de l’horreur ; on s’est dépêché de mettre tous les crimes sur le dos du Caudillo alors que les communistes ( l’Espagne était la plus grosse base arrière de Staline en Europe à cette époque ) et les anarchistes ont rivalisé d’atrocité.

      La tentation d’associer l’Opus Dei, le goupillon,et le Caudillo, le sabre, est trop tentante.

      Les espagnols, qui ont vécu cet épisode épouvantable sont beaucoup plus nuancés que nous qui savons tout mieux que quiconque, à la manière d’un BHL, interrogé ce matin sur Europe N°1 à propos des quelques jours qu’il a passé en compagnie des Kurdes sur le terrain : son interview se terminait sans accroc quand, patatras, un reporter a fait savoir qu’à découvert, quand il a demandé à grimper dans le véhicule blindé de M. Lévy, ce dernier lui a objecté un refus net et catégorique en le laissant en plan, classe !

      BHL est comme M.Hollande, il ne fait pas monter les sans dents dans son quatre x quatre blindé, m’enfin ! 

      • 27 Octobre 2016 à 22h29

        mogul dit

        Mme. Mercader nous la baille belle.
        Dans une guerre civile, il est toujours difficile d’établir le partage des horreurs entre les différents camps. Mais l’horreur planifiée et organisée etait incontestablement du coté des insurgés franquistes, symbolisée par l’écrasement de Guernica, qui avaient la puissance des armes, l’organisation implacable et le soutien matériel et humain d’Hitler et de Mussolini.
        Le pompon leur a toutefois été disputé par les communistes, qui grâce à une excellente organisation, n’ont eu de cesse de noyauter le front républicain, sans rapport avec la représentation communiste en Espagne, et d’éliminer les “hérétiques” (du POUM notamment, très anti stalinien), à la soviétique…
        Pour les anarchistes, la CNT, les socialistes et autres, les horreurs qu’ils ont pu commettre était surtout le fruit de leur implication, sans retenue mais assez désordonnée, dans ce conflit, et qui les conduira inéluctablement à l’échec…
         

        • 29 Octobre 2016 à 19h29

          jacques dit

          Faire des communistes les méchants dans le camp républicain est ridicule. Les socialistes et anarchistes ne valaient pas mieux. Ils étaient tous aussi fanatiques. L’ensemble du front républicain voulait une dictature du prolétariat. Ils ont tous commis des atrocités avant le coup d’état. Les massacres contre le clergé ont commencé dès 31 et n’ont pas été juste commis par les communistes mais aussi par les anarchistes et socialistes. Calvo Sotelo a été tué par des miliciens socialistes et pas par n’importe qui. Luis Cuenca garde du corps du chef du PSOE et policier est celui qui a dirigé le commando qui a tué Calvo Sotelo. Preuve que ce crime est un crime d’état et non pas juste un crime commis par quelques militants fanatiques. D’autant plus quand on sait que Calvo Sotelo avait été menacé à mort à de nombreuses reprises par des membres du gouvernement du front populaire au sein même du parlement. Le Front populaire a tout fait pour couvrir les assassins de Calvo Sotelo. Les différents parties du front républicain exaltait tous l’idée de révolution et était favorable à la violence. Il suffit de voir que les socialistes, anarchistes, communistes possédaient tous leurs propres milices bien avant le coup d’état. Le sectarisme n’est pas propre au communistes au sein des républicains.

      • 28 Octobre 2016 à 11h02

        ericparis3 dit

        La différence entre les terreurs rouges et blanche est que la première a eu lieu en réaction au coup d’état et que la deuxième s’est poursuivie bien après la guerre.
        À taux de population égal sinon inférieur de l’Espagne avec l’Italie, le franquisme espagnol a été sans doute beaucoup plus sanglant que le totalitarisme mussolinien, et ce jusqu’à la fin en 1945. Le nombre de morts approche les 200 000, pendant mais aussi beaucoup APRES la guerre.
        Quand au rôle de l’Opus Dei, il est un peu comique de se servir de la Phalange comme garante de l’intégrité de l’ordre. Il y a eu lutte pour le pouvoir entre les phalangistes, héritiers de Juan Antonio Primo de Rivera et de Serrano Suñer ‘le beau frère Franco) et les technocrates de l’Opus, arrivés au pouvoir dans les années 60. L’Opus Dei était protégé par le successeur désigné de Franco, l’amiral Luis Carrero Blanco (le premier astronaute espagnol…), et il est certain que la Phalange a tout fait pour nuire à l’ordre. Le scandale Matesa est une parfaite démonstration du mélange des genres qu’il pratiquait sous l’aile protectrice du vieux caudillo. pas besoin d’être ministre pour avoir du pouvoir, il suffit de diriger les banques et les grandes entreprises d’Etat.

        • 28 Octobre 2016 à 12h59

          Habemousse dit

          «… le franquisme espagnol a été sans doute beaucoup plus sanglant que le totalitarisme mussolinien, et ce jusqu’à la fin en 1945. »

          C’est certain ; une fois encore je ne parlerai pas de « bilan franquiste » mais de bilan de « guerre civile » ; les atrocités aussi doivent se partager, même si l’armement franquiste, plus sophistiqué,  à fait de plus gros dégâts.

          On a trop tendance à ne retenir de la guerre civile que les exactions de son vainqueur, le général Franco : je le répète, il n’était pas tout seul.

          Question : que serait devenue l’Espagne si les communistes ou les anarchistes avaient gagné ? Un Eldorado ?

           Une seule chose est vraie : la guerre est horrible. 

        • 28 Octobre 2016 à 14h31

          ericparis3 dit

          La question ne se pose pas. L’URSS n’aurait pas eu autant de poids dans le camp républicain si les démocraties européennes avaient eu un peu de courage. Qui paye commande.
          La terreur rouge, en tous cas, était ciblée, dans la plupart des cas. Aucun massacre systématique de femmes, d’enfants, de civils au hasard, comme lors du massacre de Badajoz par Yagüe,par exemple. Largo Caballero a mis fin aux exactions dès qu’il a pu.
          Et ne me parlez pas de révisionnistes comme César Vidal ou Pio Mora…
          La seule chose avérée, c’est que la guerre une fois finie, les franquistes ont continué une épuration et une répression impitoyables, qui plus est en continuant à nier les droits fondamentaux des familles des survivants. Le tout avec la bénédiction et le soutien actif d’une église rétrograde, dont l’Opus formait l’avant garde.

        • 28 Octobre 2016 à 15h40

          Habemousse dit

          Je sais seulement que l’Espagne connaît, depuis cette guerre, une stabilité certaine et un régime démocratique hérité de Franco : c’est un pays libre.

           

        • 28 Octobre 2016 à 18h56

          lisa dit

          Habemousse,
          oui et un pays où on regarde le présent et l’avenir plutôt que de battre sa coulpe au sujet du passé.

        • 29 Octobre 2016 à 19h01

          jacques dit

          Le coup d’état était légitime dans le sens où la démocratie et l’état de droit n’existait plus. Quand un gouvernement participe à des meurtres d’opposants, il n’a plus de légitimé démocratique.Quand on dit que le front populaire a gagné les élections de 36, c’est loin d’être juste. Les résultats officiels n’ont jamais été publiés. On a juste une estimation. Globalement, on estime que le front populaire a gagné en nombres de sièges mais perdu en nombre de voix. Pour rappel, en 34, la gauche tenta de faire un coup d’état. Cela montre leur attachement à la démocratie. Le front populaire au pouvoir agit de manière antidémocratique: il destitue le président de la république Alcala-Zamora, prive de leur mandat des députés de droite, épure la haute fonction publique, supprime l’indépendance de la justice et laisse faire les émeutiers lesquels en trois mois ont causé de plus de 300 morts, brûlé des centaines d’églises, mis à sac des journaux, des centres culturels et politiques, etc. Calvo Sotelo fut directement menacé de mort par plusieurs ministres et députés. Il fut assassiné avec la complicité de policiers et de garde du corps d’un haut dirigeants du PSOE. Le gouvernement fit tout pour couvrir les assassins de Calvo Sotelo.
          Le front républicain voulait établir une dictature du prolétariat. Il suffit de lire leur programme et leurs discours. Ces gens s’opposaient à la démocratie. A lire: “La guerre d’Espagne : L’histoire face à la confusion mémorielle” de Stanley Payne, le plus grand historien sur le sujet (ses livres ont été interdits sous l’espagne franquiste donc on ne peut pas l’accuser de sympathie franquiste). C’est le meilleur livre sur le sujet. Un autre livre intéressant: Le Temps de Franco de Michel Del Castillo (historien dont la mère républicaine a fui le Franquisme).
          On a une vision fausse de la guerre civile espagnole entre les gentils républicains et les méchants nationalistes c’est juste totalement faux

        • 29 Octobre 2016 à 19h08

          jacques dit

          La république espagnole est une création de la droite modérée et non pas de la gauche. Il est intéressant de voir que les créateurs de cette république viennent de la droite classique (Alcalá-Zamora et Maura, qui unirent les républicains et les poussèrent à prendre le pouvoir en 1931). Les principaux intellectuels fondateurs de la république (José Ortega y Gasset, Ramón Pérez de Ayala, Gregorio Marañón y Posadillo,…) ont rallié Franco et non pas le Front populaire alors qu’ils étaient de fervents démocrates et des libéraux. Il ne faut pas oublié que la droite modérée et les centristes ont eux aussi rallié le camp national. Les radicaux (parti rempli de francs macons) a soutenu le camp national (rien d’étonnant quand on sait qu’ils ont été massacrés par les gentils républicains). Même chose pour les démocrates chrétiens.
          Au fait, Franco n’est pas l’investigateur du coup d’état.Il l’a rejoint après. Il n’était pas le leader du camp national mais l’est devenu au cours de la guerre civile en raison de ses nombreuses victoires.
          ” les technocrates de l’Opus, arrivés au pouvoir dans les années 60″ c’est ce que j’explique plus haut. Ils sont arrivés et ont redressé économiquement l’Espagne ruiné par le national socialisme

        • 29 Octobre 2016 à 19h17

          jacques dit

          vos chiffres viennent d’historiens de gauche dont on peut interrogé la fiabilité. Les républicains commirent pas mal de massacres à froid c’est à dire en dehors de la guerre civile. On assiste à des massacres commis par les républicains dès 31. Le régime de Franco devient une dictature soft. Rien à voir avec le fascisme ou le nazisme. Les espagnols étaient libres de leurs déplacements dans l’Espagne des années 50 et 60. Les crimes franquistes (au sens d’élimination d’opposants) furent commis pendant et juste après la guerre civile.

      • 28 Octobre 2016 à 11h21

        ericparis3 dit

        Il est généralement estimé (sauf par les historiens révisionnistes) que la terreur “rouge” a tué entre 20000 et 75000 personnes, très souvent dans le feu de l’action. On est très loin des chiffres de la répression franquiste, organisée et méthodique, qui a duré jusqu’en 1975…

    • 27 Octobre 2016 à 18h53

      Sancho Pensum dit

      Et Pinochet, on a oublié Pinochet…
      “Pour sa part, l’Œuvre a démenti que l’un des ministres d’Augusto Pinochet a été membre de l’Opus Dei : « Aucun membre de l’Opus Dei n’a été ministre ou conseiller du gouvernement de Pinochet ou n’a occupé une quelconque fonction de direction de haut niveau pendant le régime de Pinochet » L’Opus Dei a cependant offert son aide pour faciliter la libération de Pinochet lors de son arrestation à Londres en 1998.”
      http://la-loupe.over-blog.net/2015/08/opus-dei.html

      • 27 Octobre 2016 à 22h31

        mogul dit

        Mme. Thatcher aussi, et ses admirateurs, encore nombreux, n’en font pas toute une affaire…

        • 28 Octobre 2016 à 0h02

          Sancho Pensum dit

          Ben forcément, puisque ce sont des admirateurs… Après les lapalissades, les mogulades ?
          Le soutien de cette connasse à ce connard a pourtant fait du foin à l’époque.
          Les connards fans de Thatcher pourront toujours mettre ça sur le dos de sa santé mentale…
          http://www.lepoint.fr/culture/pinochet-et-thatcher-heros-d-un-opera-13-06-2013-1680364_3.php

        • 28 Octobre 2016 à 10h27

          mogul dit

          Puisqu’il faut tout vous expliquer (je prie le ciel de m’accorder une patience infinie…) je soulignais que les fans de Thatcher gardent bien cet épisode sous le boisseau, ce qui ne les empêche pourtant pas de distribuer les leçons de morale par ailleurs…
          Capisce ? 

        • 28 Octobre 2016 à 12h54

          Sancho Pensum dit

          A part le dernier mot, rien !

        • 1 Novembre 2016 à 20h28

          jacques dit

          Tatcher a redressé la Grande Bretagne qui était totalement ruiné par le socialisme. Même les travaillistes lui ont rendu hommage. Je piges pas cette haine des francais à son égard. Le jour où un politicard pourra se vanter d’avoir son bilan n’est pas prêt d’arriver. Je le reconnais volontiers je suis un grand admirateur de Tatcher. Je constate que ceux critiquent Tatcher sont soit des ignares soit des propagandistes.
          @Le méchant Pinochet a quand même quitté le pouvoir après avoir perdu un référendu. Je connais peu de dictateurs qui auraient fait cela.On peut difficilement reproché à Pinochet son coup d’état qui a été fait à la demande du parlement en raison du comportement antidémocratique d’Allende. Il a sauvé son pays de la guerre civile, a éliminé les tarés d’extrême gauche qui foutaient la merde et a permis à son pays ruiné et l’un des plus pauvres d’Amérique latine de devenir l’un des plus riches. Le seul reproche que l’on peut lui faire s’est d’être resté trop longtemps au pouvoir et d’être corrompu. Cependant, dans ces pays là, les dirigeants sont presque tous corrompus. Il suffit de voir actuellement la gentille présidente socialiste.
          Je piges pas pourquoi cette haine à l’égarde de Pinochet: son régime était une dictature soft, comparé au nombre de morts, il y a des tas d’autres dictatures qui ont fait bien pires et personne ne connait. Et surtout, la plupart des victimes de Pinochet était loin d’être de gentils innocents mais des extrémistes voulant créer une dictature du prolétariat. Si la plupart des dictatures militaires en Amérique latine ont été une très mauvaise chose pour leur pays, celle de Pinochet ainsi que celle de Fujimori furent bénéfiques pour leurs pays (c’est horrible à dire mais vrai). Il suffit de discuter avec des gens vivant dans ces pays et ayant connu la période d’avant la dictature et d’après. Pinochet et Fujimori ont rétabli l’ordre et permis à leurs pays de décoller économiquement

      • 29 Octobre 2016 à 19h35

        jacques dit

        Je savais pas mais c’est intéressant car Pinochet a énormément de similitudes avec Franco. Dans le sens, où les deux ont pris le pouvoir en raison de la politique sectaire et antidémocratique de la gauche qui a mis leurs deux pays à feu et à sang. Il y a certaines différences: Franco n’était pas l’instigateur du coup d’état contrairement à Pinochet. Le Chili n’a pas connu de guerre civile grâce au coup d’état de Pinochet contrairement à l’Espagne. Quelques mois avant la chute d’Allende, le sénateur communiste Volodia Teitelboim pronostiquait entre 500.000 et un million de morts en cas de guerre civile. l’armée a fait le coup d’état à cause de l’infiltration de mouvements d’extrême gauche dans l’armée. Sans Pinochet, il y aurait eu une guerre civile. La vérité est là, le chili était au bord de la guerre civile (manifestations, greves,….) à cause de la politique sectaire et antidémocratique d’Allende.
        Dans la vie, il faut assumer les conséquences de ces actes. le 4 mai 1973, l’opposition au gouvernement d’Allende a raté de peu la majorité des deux tiers à la chambre (qui lui aurait permis de passer outre les vetos présidentiels) et au sénat (qui lui aurait permis de destituer le président) car il y a eu des fraudes massives organisé par allende. si allende avait respecté le processus démocratique, il n’y aurait pas eu de coup d’état.
        Lisez « Pinochet, l’autre vérité » de Philippe Chesnay. la majorité des vctimes du régime de pinochet furent les chefs de la gauche, des gens qui avaient pour but de créer une dictature du prolétariat.
        Lisez l’historien Pierre Vayssière spécialiste de l’amérique latine. notamment son livre « Le Chili d’Allende et de Pinochet dans la presse française : Passions politiques, informations et désinformation, 1970-2005″ qui montre l’opération de manipulation médiatique orchestré par la gauche francaise.
        lisez La face cachée d’Allende: antisémitisme et eugénisme de Victor Farias

      • 29 Octobre 2016 à 19h41

        jacques dit

        Rappelons que le parlement chilien a appelé l’armée à intervenir contre Allende qui avait élu uniquement grâce au fait qu’il y avait deux candidats de droite (et il y n’y avait qu’un tour aux présidentielles). La guerre civile espagnole comme le coup d’état de Pinochet ont été réécrit par la gauche qui a imposé sa version de l’histoire à la plupart des gens. Seuls les gens lisant les historiens sur le sujet comprennent à quel point l’histoire tel que connu par la plupart des gens est totalement fausse. On a voulu présenté l’histoire comme d’un coté, les gentils démocrates de gauche et de l’autre, les méchants militaires de droite. C’est juste totalement faux. Savez vous qu’Allende était un sympathisant du nazisme ? Allende n’était pas un démocrate( il a gracié les militants du Mouvement de la Gauche Révolutionnaire (MIR) ainsi que d’autres membres de groupes d’extrême-gauche qui avaient été emprisonnés pour faits de terrorisme qui ont repris leur activité terroriste en toute impunité, rachet des actions de la Compagnie manufacturière de Papiers et de Cartons, entreprise clé car seule productrice de papier pour les journaux, fermeture de stations de radios de l’opposition, tentative de fermeture du journal El Mercurio, la nationalisation de la maison d’édition Zig-Zag, attaques contre les journaux d’opposition El Mercurio, La Segunda, Tribuna, Mañana, etc, interdiction faite aux chaînes de télévision de l’Université catholique, Canal 13 et Canal 4, et celle de l’Université du Chili, Canal 9, assassinats politiques (Edmundo Pérez Zujovic,….). le 26 mai 1973, la Cour suprême s’adressa à Allende pour dénoncer l’intromission de l’exécutif dans le judiciaire et pointer une rupture de l’ordre judiciaire ; Allende répondra le 12 juin en déclarant que le gouvernement ne pouvait faire appliquer les décisions de justice « de manière indiscriminée » et qu’il revenait à l’exécutif de juger de l’opportunité ou non de leur application ;

      • 29 Octobre 2016 à 19h43

        jacques dit

        le 25 juin, la Cour suprême répliquera en dénonçant l’arbitraire politique du gouvernement d’Unité populaire qui réduisait à néant les droits des justiciables. le 4 mai 1973, l’opposition au gouvernement d’Allende remporta les élections législatives avec 55,6% des suffrages (87 députés et 30 sénateurs) contre 44,1% pour l’Unité populaire (63 députés et 20 sénateurs) ; l’opposition rata de peu la majorité des deux tiers à la chambre (qui lui aurait permis de passer outre les vetos présidentiels) et au sénat (qui lui aurait permis de destituer le président) ; un rapport réalisé par des professeurs de la faculté de droit de l’Université catholique et présenté le 18 juillet fera état de fraudes électorales de la part du gouvernement. Ceux-ci attiraient l’attention sur le fait que 750.000 nouveaux électeurs avaient été inscrits depuis les élections municipales de 1971 alors qu’ils n’auraient dû être normalement que 500.000. Le rapport décrivait également les énormes disparités dans les augmentations de nouveaux électeurs selon les circonscriptions. Il signalait par ailleurs des cas de fraudes avérés à Santiago ou Coquimbo (carnets d’électeurs ne correspondant pas aux personnes ayant voté, centaines d’électeurs inscrits le dernier jour au même domicile, etc.) Le rapport concluait : « lors des élections parlementaires de mars a eu lieu une fraude électorale de grandes proportions, qui concerne entre 200.000 et 300.000 votes illégaux ». le 23 aout 1973, la Chambre des députés approuva, par 81 voix contre 47, un projet d’accord présenté la veille accusant le gouvernement d’Allende d’avoir violé la légalité, de viser à s’emparer de la totalité du pouvoir afin d’instaurer un système totalitaire, en opposition absolue avec la constitution chilienne ; dans cet accord, les parlementaires chiliens demandaient au président de la République, mais aussi aux forces armées et aux carabiniers de mettre fin aux agissements illégaux du gouvernement d’Unité populaire qui mettent en péril

      • 29 Octobre 2016 à 19h43

        jacques dit

        l’ordre constitutionnel et légal du pays.
        Allende n’était un rien un modéré son but était une dictature du prolétariat, c’était un fervent marxiste. « Notre stratégie écarte de fait la voie électorale comme méthode pour atteindre notre objectif de prise du pouvoir. » « Nous affirmons que c’est un faux dilemme que de se poser la question si nous devons prendre la ‘voie électorale’ ou la ‘voie insurrectionnelle’. » (21e congrès général du Parti socialiste, Linares, 1965) « Le Parti socialiste, comme organisation marxiste-léniniste, pose la prise du pouvoir comme objectif stratégique à atteindre […] pour instaurer un État révolutionnaire […] » ; « La violence révolutionnaire est inévitable et légitime. […] Elle constitue l’unique chemin qui mène à la prise du pouvoir politique et économique, et à sa défense et renforcement » ; « « Seule la destruction de l’appareil bureaucratique et militaire de l’État bourgeois peut consolider la révolution socialiste » ; « Les formes pacifiques ou légales de lutte (revendicatrices, idéologiques, électorales, etc.) ne conduisent pas par elles-mêmes au pouvoir. Le Parti socialiste les considère comme des instruments limités d’action, intégrés au processus politique qui nous emmène à la lutte armée. » (22e congrès général du Parti socialiste, Chillán, 1967). en 1972, le sous-secrétaire général du parti socialiste, Adonis Sepúlveda Acuña rappelait que l’insurrection révolutionnaire restait bien l’objectif final des socialistes chiliens : « Notre stratégie met, de fait, de côté la voie électorale comme méthode pour atteindre notre objectif de prise du pouvoir. » « […] s’il s’agit de répondre à la question de savoir s’il est possible de conquérir le pouvoir par la voie électoral, c’est-à-dire l’instauration d’un gouvernement ouvrier qui exproprie les moyens de production de la bourgeoisie, pour organiser une société socialiste, sans aucun doute possible, aussi bien l’histoire du mouvement ouvrier que les principes marxistes indiquent

      • 29 Octobre 2016 à 19h49

        jacques dit

        clairement que cela n’est pas possible et qu’une politique de cet ordre ne sert seulement qu’à semer de fausses illusions auprès des travailleurs. » « Le parti a un objectif, et pour l’atteindre il devra employer les méthodes et les moyens que la lutte révolutionnaire rendra nécessaires. L’insurrection devra être déclenchée quand la direction du mouvement populaire sentira que le processus social qu’elle a elle-même lancé aura atteint sa maturité et qu’elle se prépare à être l’accoucheuse de la révolution. »

        Allende a totalement ruiné le Chili. La politique d’Allende était un désastre économique. Pinochet a réussi à faire d’un pays ruiné qui était l’un des plus pauvres d’Amérique latine l’un des plus riches pays d’Amérique latine. Pour moi, ce qu’a fait Franco et Pinochet a un nom: légitime défense. Normal qu’ils laissent pas des extrémistes de gauche massacrer en toute impunité tous leurs opposants. Il est normal d’intervenir un moment. Si on suit la logique de la gauche, les gens de droite en Espagne et au Chili auraient dû accepter de se faire massacrer sans réagir. Le sang appelle le sang. Quand on hésite pas à mener une politique violente et antidémocratique vis à vis de ces opposants. Il ne faut pas s’étonner si ceux ci réagissent avec violence sans respecter la démocratie. Dans la vie, il faut assumer les conséquences de ces actes.

      • 1 Novembre 2016 à 20h37

        jacques dit

        Ce que vous dites c’est que justement l’Opus Dei n’a joué aucun rôle dans le régime de Pinochet. Ils auraient seulement aidé Pinochet à le faire libéré. Ce qui est assez étonnant. La GB est anglican. Donc, je doute que l’Opus Dei ait une grande influence dans ce pays. Je vois pas comment ils auraient pu aidé Pinochet

    • 27 Octobre 2016 à 16h56

      IMHO dit

      Pourquoi se défendre contre des accusations que quasi personne ne porte plus ? Cela ne fait que soulever la poussière !

      • 27 Octobre 2016 à 18h54

        Sancho Pensum dit

        Qui se sent morveux se mouche ?…

    • 27 Octobre 2016 à 16h24

      Jeannot dit

      Merci de cet article. Je vais me procurer ce livre d’entretiens.

      Je crois que la réputation faite à l’Opus Dei vient surtout de la discrétion de ses membres. Ceux que je connais ne se mettent pas en avant, font leur job, s’occupent des leurs et des causes auxquelles ils donnent du temps. C’est responsable et évangélique et cela heurte de front les rebelles en peau de lapin d’aujourd’hui. Le démon étant irresponsable et anti évangélique. Et contagieux.

      N’empêche, l’Opus Dei c’est trop dur pour moI. J’aurais besoin d’un Opus Dei pour les nuls.

      Merci J. de Guillebon.

       

      • 28 Octobre 2016 à 18h58

        lisa dit

        Ceux que je connais moi aussi me font plus envie que pitié !