On n’interviendra pas en Syrie…
L’indignation s’arrête à Benghazi
Publié le 21 décembre 2011 à 17:25 dans Monde
Mots-clés : Bachar Al-Assad, ONU, Russie, Syrie

L'ONU discute de la situation des droits de l'homme en Syrie, décembre 2011. Photo : United Nations Information Service - Geneva.
Malgré les dénégations de Bachar al-Assad, un rapport de l’ONU vient de confirmer la mort de cinq mille personnes sous les balles des forces armées syriennes, soldats réguliers et mercenaires du régime confondus. Sur le terrain, le parti-Etat Baath et ses alliés du Front National Progressiste ont organisé des élections locales surréalistes tandis que les habitants de Homs et de Hama enterraient leurs défunts tout en comptant le nombre croissant de déserteurs d’une armée qui occupe son propre pays.
Dans les pays limitrophes aussi, la tension est à son comble. L’attentat contre les forces françaises de la FINUL déployées au Sud-Liban porte sans doute la signature de Damas et son bilan somme toute raisonnable (pour être cynique, exclusivement des blessés) sonne comme un avertissement des services de sécurité syriens à la diplomatie française. Traduction : « Voici un petit aperçu de notre capacité de nuisance, continuez à nous critiquer et vous goûterez à notre plat de résistance ». A la frontière syro-turque, les activités du PKK s’intensifient, les militants séparatistes kurdes ayant désormais les coudées franches côté syrien pour hisser leur drapeau et énerver les ennemis stambouliotes de Damas. Quant au Golan, pomme de discorde entre Israël et la Syrie, il frémit à chaque discours belliqueux du leader du Hezbollah ou menace de Bachar al-Assad qui a prévenu : en cas de tentative de déstabilisation venue de l’étranger, il mettra le Moyen-Orient à feu et à sang.
Qu’entend-il par là, qu’il lancerait ses missiles sur Israël via le Parti de Dieu, coordonnerait des attaques contre son ex-allié Erdogan, susciterait une prochaine guerre civile au Liban ? A ce stade, personne n’en sait rien, peut-être pas même les principaux intéressés. Et il est souhaitable que ce scénario-catastrophe reste dans les tiroirs de l’Histoire, quelque part entre la guerre nucléaire américano-soviétique et la victoire du IIIe Reich sur les armées de Staline.
Bons sentiments en Libye…
Au milieu de pareille fournaise, on comprend que l’ONU ne soit guère enthousiaste à l’idée d’une intervention comparable à l’opération libyenne en Syrie, malgré le coup de gueule de l’ambassadeur de France et la récente volte-face russe – je reviendrai sur ce point. Certes, les 5 000 morts de la répression officielle syrienne ne sont pas plus acceptables pour l’opinion publique occidentale que l’image tragique d’un Africain anémié crevant de faim quelque part sur le globe. Mais, Homs n’est pas Benghazi. Bons sentiments en Libye, boniments en Syrie !
Les services de renseignements aidés de la milice loyaliste de la Chabiha tuent en masse les manifestants. Soit. Mais le réel est infiniment plus compliqué que ce que croient en comprendre la majorité des observateurs, légitimement outrés par les images d’enfants, d’hommes et de femmes aux membres déchiquetés.
Le choc des photos n’épuise pas la barbarie syrienne. Une autre réalité, en grande partie occultée, participe hélas d’une violence tout aussi mortifère mais moins spectaculaire : le début de guerre civile qui couve depuis des mois. Certes, le régime a une responsabilité certaine dans cette situation, soit en encourageant des assassinats ciblés (dont le fils du Mufti de la République, mystérieusement tué à Alep), soit en tenant un discours auto-réalisateur (« Moi ou le déluge ») qui ne fait qu’accentuer la guerre entre communautés. Il n’empêche, certains faits méritent d’être rappelés. Dès le début du mouvement de révolte syrien, des manifestants scandaient dans la banlieue de Damas : « Les Chrétiens à Beyrouth, les Alaouites au cimetière ! ». On peut s’en désoler, mais la propagande officielle syrienne qui dénonce le confessionnalisme et le sectarisme de larges pans de l’opposition et qualifie les ennemis du régime de « terroristes » n’est pas entièrement dénuée de vérité. A la faveur du chaos qui s’installe un peu plus chaque semaine, des groupes armés salafistes mènent une croisade contre le pouvoir « impie » de l’alaouite Assad. Et si le Conseil transitoire syrien, construit sur le modèle du CNT libyen, se défend de tout ancrage confessionnel, puisque des alaouites et des chrétiens y cohabitent avec des Frères Musulmans, ce gouvernement de l’ombre aurait fort à faire en arrivant au pouvoir.
Imaginez une opération onuso-otanienne chassant les Assad de leur palais pour établir la dictature de la majorité à laquelle aboutit immanquablement tout changement de régime dans des pays dépourvus de tradition démocratique. Il y a tout lieu de penser que la spirale des crimes ne s’arrêterait pas avec la chute de la « dynastie républicaine » en place. D’autant que la nomination, par un Assad plus fin stratège qu’il n’y paraît d’un ministre de la Défense et d’un chef d’Etat-major des armées tous deux chrétiens n’augure rien de bon pour les 8% de Syriens censés prier à l’Eglise dans la Syrie post-Assad. Signe de ces temps troublés, le principal site syrien de défense des droits de l’homme nous apprend par ailleurs que bon nombre d’alaouites ont d’ores et déjà franchi la frontière turque, anticipant le massacre interconfessionnel qui suivrait la fin de règne.
Le sabre contre le goupillon
Car contrairement à ce qui s’est passé après la fin du joug kadhafiste sur la Libye, la chute de la maison Assad pourrait entraîner dans la débâcle les millions d’individus, regroupés en communautés, qui forment sa base sociale. Par instinct de survie, une majorité de chrétiens, dont le patriarche maronite libanais Raï, prennent aujourd’hui fait et cause pour Bachar al-Assad, quitte à mettre de côté leurs convictions. On comprend qu’ils n’aient aucune envie de troquer le goupillon contre le sabre.
Sur le terrain diplomatique, la Russie, qui s’érige aujourd’hui en puissance protectrice des chrétiens d’Orient1, a surpris tout le monde en présentant un projet de résolution au Conseil de Sécurité des Nations-Unies. Tout en ménageant la chèvre et le chou, ce texte révèle une nette inflexion de la position russe, même si les violences commises par les forces d’opposition sont mises sur le même plan que la répression d’Etat. Quel que soit le destin de cette proposition jugée trop timorée par Paris et Washington, elle prouve que la Syrie commence à être lâchée par ses derniers soutiens. Plusieurs signes montrent que non seulement Moscou2 mais aussi Téhéran prennent leur distance avec le régime, par exemple en se déclarant prêts à dialoguer avec l’opposition non-violente.
Jusqu’à maintenant, en choisissant l’immobilisme, les principales puissances mondiales ont voulu empêcher le pire. On les comprend. On rétorquera – à bon droit – que la catastrophe a déjà commencé. « Les grands problèmes n’ont pas de solutions », disait De Gaulle. De ce point de vue, il n’y a rien de nouveau sous le soleil de Palmyre…
- Rôle naguère dévolu à une France que le « complexe d’Orphée » (Michéa) a rendu amnésique. A trop refuser de se retourner sur son (glorieux) passé, on se fait chiper sa place dans l’Histoire ! ↩
- Dont la politique d’équilibriste a dernièrement donné lieu à un drôle d’imbroglio diplomatique ↩
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L'auteur
Daoud Boughezala est rédacteur en chef adjoint de Causeur.
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isa dit
@Rotil:
Très beau 8h26
kravi dit
En effet. Mais je doute qu’un non-juif puisse ressentir [et non pas comprendre] cela.
JMS dit
Ça c’est tout à fait exact, kravi.
Mais là c’est indépassable.
Comprendre est une chose, ressentir en est une autre.
Disons pour clore l’échange que les choses sont clairement posées et que chacun se détermine comme il le peut.
RotilBis dit
JMS, votre 07:40 est moins éloigné de ce que je pense que vos interventions habituelles. Je ne suis même pas très loin d’y souscrire.
Une petite observation cependant. Vous écrivez:
“Vous vous attendez vraiment que vos ennemis vous fassent une faveur ?”
Et là, justement, je ne pense pas qu’il s’agisse d’une faveur. Soit ils sont et veulent rester nos ennemis, et alors nous devons les traiter comme tels.
Soit ils veulent sincèrement la paix, et ils nous reconnaissent tels que nous voulons être reconnus.
Et nous pourrons commencer à parler.
JMS dit
Mais…je dois mal me faire comprendre, elle est dans le droit fil de toutes mes interventions.
J’aime bien la clarté en politique, le mélange des genres n’est pas mon truc.
Comme le dit le proverbe Lituanien ”Chaque loup hurle dans sa propre forêt”.
Je ne supporte pas ceux qui ici nous tiennent le discours “Je suis bien ici mais je préférerais être ailleurs”.
Et je supporte encore moins ceux qui voudraient importer en France un conflit qui ne nous regarde en rien.
Les fedayins d’opérette et les sionistes de Prisunic par clavier interposé m’ont toujours fait rigoler.
RotilBis dit
Cela, JMS, c’est parce que vous n’arrivez pas à admettre qu’un juif en diaspora vit plusieurs choses à la fois.
Il a à la fois l’amour du pays dans lequel il vit, les craintes qui résultent d’une histoire très chargée en matière de persécutions, et donc un sentiment particulier à l’endroit d’Israël, à la fois ultime refuge et honneur restauré.
Je suis étonné qu’il vous soit si difficile de comprendre ces sentiments.
JMS dit
Bien au contraire c’est très facile à comprendre et ceci d’autant plus que les protestants ont été eux-mêmes victimes des mêmes persécutions et des mêmes massacres à leur époque.
Seulement dans l’intervalle il y a eu quelque chose qui s’appelle la République.
La République a fait de nous des Citoyens de plein de droit et de plein exercice quelques soient nos religions.
Seul le malheur des temps et l’effondrement de la République de 40à 44 a fait rupture dans le consensus national, encore faut-il y regarder de très près.
En outre tous ceux qui, en France, sont allé chercher ailleurs que dans le destin national ou pire encore à l’étranger des modèles ou des maître à penser ont toujours eu un réveil difficile.
Ça a été vrai pour les fascistes français, pour les communistes français, ce sera vrai demain pour les islamistes français, alors il vaudrait mieux que les juifs de la diaspora (comprendre pour la France des juifs qui sont français depuis des temps immémoriaux) ne se retrouvent pas dans cette situation.
Et là il y a un choix à faire.
RotilBis dit
Israël à l’Europe: “Rééquilibrez votre diplomatie, SVP…”
RotilBis dit
JMS:
“Est que la Russie demande à Israël de lui reconnaître son caractère slave et orthodoxe ?”
Encore une comparaison à la mords-moi-l’doigt…
La Russie n’est pas entourée de pays qui contestent son caractère, elle n’est pas en butte dans les instances internationales à une majorité automatique qui lui conteste son caractère.
Israël demande à ses ennemis de lui reconnaître son caractère juif, ce n’est que normal puisque ceux-ci le lui dénient.
JMS dit
“Israël demande à ses ennemis de lui reconnaître son caractère juif, ce n’est que normal puisque ceux-ci le lui dénient.”
Alors ça, si ce n’est pas un idée baroque, les mots n’ont plus de signification !!!!
RotilBis dit
Et en quoi donc ?
JMS dit
Vous vous attendez vraiment que vos ennemis vous fassent une faveur ?
A votre demande qui plus est ?
Et vous même en tant qu’Israélien vous leur en faite ?
Le problème du gouvernement israélien actuel c’est qu’il s’assoit pour des raisons politicardes évidentes sur les principes mêmes du sionisme.
Encore une fois le sionisme c’est une théorie politique de la première moitié du 20ème siècle qui visait à l’émancipation et à l’autodétermination du peuple juif.
Et bien Israël existe maintenant.
Que le gouvernement israélien assume ses principes fondateurs.
Qu’a t’il besoin de demander son avis sur le caractère juif ou pas de l’Etat d’Israël à Pierre, Paul ou Jacques ?
Ceux qui se sentent sionistes font comme vous, ils deviennent citoyen d’un état étranger et là il se déterminent comme ils l’entendent ça les regarde et ça ne nous regarde pas en tant que citoyens français.
Est-ce que la France demande à Israel de bien vouloir la reconnaître comme un état Laïc?
Bien sûr que non..
Que le gouvernement et le peuple israélien fasse de même pour ce qui le concerne.
Il a envie d’avoir un caractère “juif”…très bien…il n’en n’a pas envie…très bien…c’est son affaire.
Demander à qui que ce soit qui ne soit pas Israélien son opinion est baroque et même farfelu.
JMS dit
Si je voulais faire un mot je vous dirais qu’il ne faut pas confondre “sionisme” et “confu-sionisme”…
Bibi dit
Pour info, le Ministère israélien de la défense vient d’interdire l’exportation de matériel de surveillance avionique Conceived and Made in Israel à la Turquie.
Il paraît que la possibilité de transfert d’informations recueillies par ces systèmes vers l’Iran serait la majeure cause du blocage de la vente, conclue il y a 3 ans.
RotilBis dit
Aucun problème pour discuter de cela…
Sinon, et spécial cadeau de Hanouka pour l’ami JMS qui pense que les USA soutiennent Israël à fonds perdu:
http://www.commentarymagazine.com/article/how-israels-defense-industry-can-help-save-america/
Très, très intéressant…
NB.: C’est pas moi qui ai dégoté ça, c’est Bibi qui l’a mis ailleurs… A tout seigneur tout honneur.
JMS dit
Penser que les USA font quoi que ce soit à fond perdu relèverait de l’infantilisme.
Aujourd’hui l’intérêt des USA consiste à soutenir financièrement Israël, demain est une autre histoire.
Il peut se produire trois choses :
Soit les USA n’en n’auront plus les moyens financier.
Soit les USA trouveront un intérêt supérieur dans un autre système d’alliance.
Soit un peu des deux précédents.
Mais dans tous les cas s’isoler dans un système d’alliance exclusif avec les américains est dangereux et mortifère à terme mais ça c’est le problème d’Israël, pas le problème de la France.
RotilBis dit
La dessus mille fois d’accord… C’est bien pour cela que nous cultivons nos relations avec d’autres pays, dont l’Inde, la Corée du sud, la Chine, et même l’Afrique…
Ce dont on voit déjà des résultats, d’ailleurs.
Bibi dit
Ho-ho-ho!
Nous voici repartis pour un grand tour!
:-) קרבי זה הכי, אחי
kravi dit
Rotil,
“je pense qu’il n’y a pas d’identité juive sans une dimension religieuse, et cela, même lorsqu’elle n’est pas assumée, voire quand elle est niée… ”
Peut-être les commentaires de Daniel Horowitz sur Maïmonide pourraient aider à résoudre cet apparent paradoxe. Je n’ai pas tout compris en raison de mon irréductible rationalité, mais l’intuition m’a aidé à saisir l’essentiel –non pas de Maïmonide qui me parait ardu, mais du commentaire.
isa dit
Rotil, il faudra que l’on ait une sérieuse discussion là-dessus.
Parce que je me sens juive et très peu pratiquante.
Ce n’est pas possible tant il y a de trucs pénibles et la vie n’est pas une punition.
je suis en opposition constante avec des membres de ma famille sur les inetrdits alimentaires et je ne vous dis pas le bazar que cela crée pour mon organisation hannoucah-Noël, parce que je pense que les deux sont compatibles et qu’avec des enfants un sapin, un chapon et du foi gras, c’est super.
Je ne veux pas rentrer dans ce circuit en vivant en France, sinon là vraiment on se remet dans une truc communautariste qui me déplaît souverainement.
Et on fait effectivement votre choix, à ce moment là.
kravi dit
J’aimerais aussi en discuter… Chaque juif doit avoir sa version du sionisme, j’imagine. En fonction de son histoire personnelle et familiale.
[akry, c'est moi : j'ai changé pour un pseudo qui me convient mieux par les temps qui courent.]
isa dit
Genre prêt pour la lutte:))
kravi dit
Genre שנית מצדה לא תיפול
Matsada ne tombera plus
isa dit
Saul, lisez le “ceci” de ackry à 14h et quelques, tout est dit sur juif et Juif.
Saul dit
celui de 14h05 ?
je viens de le lire.
et confusément c’est l’idée que j’en avais : que le caractère religieux n’est pas uniquement religieux mais aussi culturel (et même historique, la religion étant le ciment de la communauté), ce que je disais à Rotil, et que de ce fait on ne pouvait le dissocier, qu’en gros une identité juive même laïque ne peut qu’être affiliée à l’origine religieuse.
Comme déja dit, je ne suis pas bien sur d’être clair, désolé, mais pour revenir sur le caractère juif d’Israël que demande Netanyahu, cette idée soi disant “baroque”, je l’interprete comme une revendication du caractère culturel etc et non pas religieux
Saul dit
bon en me relisant, je m’aperçois que c’est encore plus embrouillé à la lecture, et donc interpretable dans plusieurs sens.
pour résumer, le caractère juif des Juifs (si j’ai bien pigé), n’est pas seulement religieux, mais aussi culturel…
Saul dit
bon j’abandonne, ça éclaircit encore moins…sorry, je ne sais pas comment bien exprimer mon odée
isa dit
Moi aussi, Saul.
Simplement, on “naît” juif, même si on n’est pas pratiquant, athée, on reste juif, au moins pour les antisémites.
Je suis fière de mes origines comme je l’aurais été d’autres car s’il y a une chose que je déteste le reniement.
Je suis donc pour l’existence d’un état juif, bien sûr, dans la mesure où la Diaspora a constamment été persécutée partout et tout le temps.
Pour l’instant, il est encore très facile de vivre en France, évidemment.
Mais…
Le scommunautarismes s’accroissent beaucoup trop à mon goût parmi les jeunes générations.
Bibi dit
Saul,
Le judaïsme est à la fois une religion et une nation.
En diaspora, dans le “contrat” conclu entre l’Etat et “ses” juifs, ces derniers ont volontairement et explicitement renoncé à la partie “nation” de leur judaïsme, pour s’intégrer dans la communauté nationale de l’Etat en tant que citoyens de droit.
Un juif ne peut réunir les 2 composantes de sa judéité que en Israël: patrie ancestrale du peuple juif.
Sur place, il y a plusieurs “dosages” de chacun des éléments, et une société israélienne qui, comme toute société, a ses particularités et ses similitudes avec d’autres sociétés. Ça n’en fait pas pour autant un peuple distinct.
Saul dit
Bibi,
mais concernant ces Juifs ayant renoncé à leur partie “nation” du judaïsme pour s’integrer dans la communauté nationale de l’Etat de droit, ils ne conservent pas seulement que la dimension religieuse non ? je veux dire par là qu’ils gardent avant tout une dimension culturelle ou du moins une conscience de l’origine familiale. Ce que me semble avoir exprimé Isa.
ceux qui renoncent à la partie “nation” du judaïsme ne s’accrochent pas forcément à la religion en elle même pour se sentir Juif/juif, mais que les athées ou non pratiquants ont aussi un sentiment d’appartenance du fait de la culture familiale ?
bon, c’est pas simple…encore sorry, j’ai une vague idée du truc mais n’arrive vraiment pas à l’exprimer. Disons qu’être Juif/juif c’est un ressenti sur plusieurs dimensions, religieuse et/ou culturelle, et/ou nationale pour ce qui concerne les citoyens israéliens, c’est mon interpretation
Bibi dit
Oui Saul,
C’est vraiment compliqué et in fine (mais ce n’est pas fini pour autant), chacun se met en place sa propre solution.
Souvenez-vous de la notion d’attachement dont on a discuté il n’y a pas longtemps?
Saul dit
oui, ça m’a fait penser à ça, le sentiment identitaire n’est pas unidimensionnel
isa dit
@Rotil:
Avec un jMS, on va se contenter du droit au retour, non? Surtout qu’il désirerait bien qu’on se casse tous les juifs français, d’après ce que je crois comprendre.
Passque tous ces juifs qui prennent les bonnes places partout, hein, ça lui en laisserait un peu plus pour lui…
JMS dit
Un petit délire de persécution en fin d’après midi, ça ne fait de mal à personne, ma pauvre isa.
C’est marrant cette fêlure…