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On aurait tort d’avoir tort avec Sartre

Pour le cinquantenaire de la mort de Nimier, plusieurs livres font revivre « l’esprit hussard »

Publié le 30 septembre 2012 à 17:26 dans Culture

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Le hussard Roger NImier mort il y a cinquante ans

Le drame appartient à la légende des années 1960. Le 28 septembre 1962, Roger Nimier meurt dans un accident de voiture, avec la blonde romancière Sunsiaré de Larcône, alors qu’ils se rendaient dans la maison de campagne des Gallimard. En plus de la photo de son cadavre dans Paris Match, Nimier aura droit à quelques nécrologies fielleuses : il a eu ce qu’il méritait. Pour certains, les « hussards » ne sont qu’une invention de Bernard Frank qui, dans Les Temps modernes, a sonné la charge contre une poignée d’écrivains : Roger Nimier, Jacques Laurent et Antoine Blondin − Michel Déon venant s’ajouter plus tard à la fine équipe. Leurs torts sont multiples : ils aiment la vitesse, l’alcool et les jeunes filles. Ils n’écrivent que pour divertir. Ils ont un certain succès. Ils sont de droite. Si Frank se moque, en dilettante, de cet art de vivre qui est pourtant le sien, Sartre, lui, a des comptes à régler. Jacques Laurent l’épingle dans Paul et Jean-Paul, un pamphlet qui fait mouche et qui fait rire, car assimiler le penseur révolutionnaire à Paul Bourget, incarnation XIXe de la bien-pensance bourgeoise, il fallait oser !

[...]

Roger Nimier, collectif, Les Cahiers de l’Herne, éditions de l’Herne, direction Marc Dambre.

Le Bal du gouverneur, Roger Nimier, éditions de l’Herne.

Roger Nimier, Antoine Blondin, Jacques Laurent et l’esprit hussard, collectif, éditions Pierre-Guillaume de Roux, direction Pierre-Guillaume de Roux et
Philippe Barthelet.

Les Hussards, revue Bordel, éditions Stéphane Million.

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  • 3 Octobre 2012 à 12h45

    fmusso dit

    Tout de même, tout de même, prendre Le grand d’Espagne pour un roman, c’est un peu rude.

    • 3 Octobre 2012 à 14h13

      ReCH77 dit

      “La France appartenait encore à la famille, mais on n’en parlait plus qu’à voix basse. On avait pour elle cette gentillesse méprisante que mérite une vieille personne dont on a trop longtemps attendu l’héritage. On a compté sou par sou ce qu’elle pouvait laisser, l’honneur comme le reste. Un jour, on apprend qu’elle a tout dilapidé et qu’il ne manque rien à sa ruine, rien – pas même la honte.”

      Les premières lignes du “Grand d’Espagne”, un essai politique édité à La Table Ronde* en 1950. 1950… 

      * Rééd. en folio 

  • 2 Octobre 2012 à 20h58

    ReCH77 dit

    Alors, ils sont comment ces Cahiers Nimier ? J’ai un peu suivi le travail de Marc Dambre et je suis curieux de découvrir cet hommage collectif.

  • 2 Octobre 2012 à 12h51

    L'Ours dit

    Décidément, Gallimard et les voitures ne font pas bon ménage.