“Tous les abattoirs français ne sont pas des salles de torture” | Causeur

“Tous les abattoirs français ne sont pas des salles de torture”

Entretien avec Olivier Falorni

Auteur

Gil Mihaely

Gil Mihaely
Historien et directeur de la publication de Causeur.

Publié le 21 septembre 2016 / Politique Société

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Olivier Falorni. Sipa. Numéro de reportage : 00639311_000011.

Gil Mihaely. Comme préambule au projet de loi sur la création d’une commission d’enquête parlementaire sur les conditions d’abattage des animaux de boucherie dans les abattoirs français, vous avez choisi cette citation de Gandhi : « On reconnaît le degré de civilisation d’un peuple à la manière dont il traite ses animaux ». Après deux mois de travaux, de visites d’abattoirs, d’auditions d’experts et d’acteurs de la filière, qu’avez-vous conclu du niveau de civilisation du peuple français ?

Olivier Falorni1. Il est encore prématuré de tirer des conclusions définitives sur la situation des abattoirs en France. Ce sera l’objet du rapport qui sera présenté mi-septembre.

J’ai souhaité la création de cette commission d’enquête à la suite des vidéos de L214 qui m’ont profondément choqué comme beaucoup de Français. En effet, on y voyait des actes de maltraitance voire de barbaries absolument odieux et inacceptables. Nous avons interrogé les responsables des trois abattoirs concernés (Alès, Le Vigan, Mauléon) et des procédures judiciaires ont été lancées. Mais tous les abattoirs français ne sont pas des salles de torture. Certes, l’acte d’abattre un animal de boucherie est forcément violent, difficile à regarder, mais nous avons pu observer des établissements, des salariés qui faisaient leur difficile métier en respectant au maximum l’animal et en leur épargnant toute souffrance inutile.

Néanmoins, beaucoup de progrès restent à accomplir mais nous avançons avec détermination. Nous avons voté des changements importants ces derniers mois. D’abord, la modification du statut de l’animal dans le Code civil. Il n’est désormais plus considéré comme un bien meuble  mais il est reconnu comme un être vivant doué de sensibilité. Ensuite, dans le cadre de la loi Sapin 2, nous avons introduit un amendement faisant de la maltraitance sur animaux dans les abattoirs et dans les transports un délit pénal et protégeant les lanceurs d’alertes qui dénonceraient ces faits délictueux.

La législation française progresse donc de façon positive. Encore faut-il qu’elle se traduise concrètement sur le terrain.

Quels sont donc les points faibles des abattoirs français ?

En France, plus d’un milliard d’animaux sont abattus. L’inspection générale diligentée par Stéphane Le Foll en mars a permis de dresser un état des lieux. 259 établissements, soit 460 chaînes de mise à mort de bovins, ovins, porcs ou gibiers ont été contrôlés. Deux abattoirs ont été fermés. Quatre-vingt-dix-neuf avertissements ont été donnés et soixante-dix-sept exploitants ont été mis en demeure d’apporter des corrections à l’organisation de leur travail.

Les très nombreuses auditions que nous avons menées, comme les visites inopinées auxquelles nous avons procédés ont permis de mieux mettre en lumière la situation. Cela se résumerait succinctement en trois points :

-          Des contrôles du bien-être animal parfois défaillants ;

-          Des infrastructures, des équipements trop souvent inadaptés faute d’investissements suffisants ;

-          Une formation du personnel insuffisante voire inexistante.

Ces insuffisances ont-elles pour cause fondamentale un manque de moyens ?

Il y a une grande hétérogénéité des abattoirs en France. Vous avez des grands abattoirs industriels privés qui ont la capacité d’investir de lourdes sommes dans leurs infrastructures. Je pense par exemple à l’abattoir Bigard de Feignies dans le Nord que nous avons visité et qui a coûté 50 millions d’euros. Mais vous avez aussi des petits abattoirs artisanaux de proximité, souvent publics, fréquemment déficitaires car peu rentables, et que les collectivités locales rechignent de plus en plus à renflouer. Tout cela créé bien évidemment des conditions de travail extrêmement différentes. Au-delà, des dérives individuelles qui peuvent se produire, la question du bien-être des salariés étant indissociablement liée au bien-être des animaux.

Existe-il des pays exemplaires dont les abattoirs peuvent servir de modèle à la France ? Que peut-on apprendre des expériences étrangères ?

Chaque pays a ses spécificités mais aucun ne peut, je crois, s’ériger en modèle.  Néanmoins, il est utile d’observer ce qui se pratique à l’étranger et nous avons notamment regardé avec intérêt en Suède le système d’abattoir mobile qui permet de tuer les animaux à la ferme. C’est une idée intéressante qui pourrait être expérimentée en France si le prototype répond bien aux normes sanitaires et environnementales requises.Elle pourrait ainsi répondre en partie à la disparition des petits abattoirs ruraux en offrant une alternative aux éleveurs.

Même dans les meilleures de conditions, la mise à mort des êtres vivants et sensibles – des bovins, des porcs, des volailles, des bovins, des chevaux – n’est pas un beau spectacle. Comment définir les critères définissant un « abattage respectueux » quand la sensibilité de la société ne cesse d’évoluer ?

La loi exige que « toute douleur, détresse ou souffrance évitable soit épargnée aux animaux lors de la mise à mort et des opérations annexes ». C’est la raison pour laquelle l’animal doit être étourdi avant d’être mis à mort, afin que la saignée se fasse dans un état d’inconscience. Il est donc indispensable de s’assurer de l’efficacité et de l’effectivité de cet étourdissement. C’est le rôle du responsable bien-être animal, c’est aussi le rôle de l’inspecteur vétérinaire qui ont, tous deux, l’obligation d’être présents durant l’abattage et qui doivent mieux prendre en charge cette mission. Le transport des animaux qui se fait parfois dans des conditions déplorables, le déchargement des camions, l’amenée vers le poste d’abattage, sont aussi autant de phases qui doivent être surveillées de près afin de s’assurer que les animaux ne seraient pas blessés, stressés ou maltraités.

Mais prôner l’interdiction pure et simple des abattoirs en France me semble être une mauvaise idée car elle aurait des effets inverses au but recherché. Les animaux qui ne seraient plus tués ici seraient tués ailleurs, bien plus loin, à l’étranger, générant des temps de transport considérablement augmentés et donc de la souffrance animale supplémentaire.

A terme, envisageriez-vous la possibilité d’une interdiction pure et simple de l’abattage des animaux en France voire dans l’UE ? 

Je soutiens le combat des associations qui se battent pour la protection animale. Je respecte l’engagement de groupes comme L214 qui militent pour un monde sans viande, pour une société vegane. C’est leur choix et c’est la liberté de chacun de se nourrir comme il le souhaite. Je salue par ailleurs leur travail de lanceur d’alertes qui a été efficace avec leurs vidéos clandestines. Après, nous ne sommes pas dans le même rôle. Nous ne sommes pas dans une logique militante, nous sommes dans une démarche parlementaire qui veut trouver des solutions efficaces, faire des propositions concrètes, pour empêcher autant que possible la maltraitance animale dans les abattoirs. Car tant que nos concitoyens continueront à consommer de la viande, il faudra bien des abattoirs sur notre territoire.

Pensez-vous que l’abattage rituel – juif ou musulman – pose un problème particulier ?

L’abattage rituel est un sujet extrêmement sensible mais nous avons souhaité l’aborder sans tabous. C’est l’absence d’étourdissement de l’animal qui est au cœur de cette question spécifique. Nous avons d’ailleurs toujours associé dans nos auditions des représentants du culte juif et du culte musulman. Car la problématique est la même pour le casher comme pour le hallal.

L’abattage rituel est en effet une technique dérogatoire en France par rapport à la pratique conventionnelle. Nous avons évoqué durant nos travaux la possibilité d’un étourdissement préalable avant la saignée, à condition qu’il soit réversible. Les deux rites interdisent en effet que l’animal soit mort avant l’égorgement, ce qui était d’ailleurs à l’origine une mesure sanitaire.

Or, certains pays musulmans tels que l’Indonésie,  la Malaisie, ou la Jordanie permettent l’importation et la consommation de viande provenant d’animaux abattus avec étourdissement. Au Maroc, certains abattoirs pratiquent également cette technique. Et la Nouvelle-Zélande est le plus grand exportateur de viande hallal au monde qui provient toujours d’animaux abattus après électronarcose. En revanche, le rite juif n’admet nulle part ni l’étourdissement préalable réversible, ni l’étourdissement post-jugulation. Le débat est particulièrement vif en France, entre ceux qui affirment que l’abattage sans étourdissement est indolore pour l’animal quand il est pratiqué «  dans les règles de l’art » et ceux qui disent au contraire qu’il expose l’animal à une souffrance aigüe et prolongée. Ce qui est en tout cas certain, c’est que l’étourdissement préalable ne règlerait pas tout, à la lumière de certains faits horribles observés dans des abattoirs conventionnels comme très récemment  dans l’abattoir de Pézenas et celui du Mercantour. Incontestablement, un contrôle accru apparaît nécessaire. Il me semble évident que la vidéo surveillance pourrait être un apport indispensable.

Après avoir présidé cette commission, avez-vous arrêté de consommer de la viande ?

Non, je n’ai pas arrêté de consommer de la viande mais, en bon Rochelais, je mange de plus en plus de poisson !

  1. Olivier Falorni est député PRG de Charente-Maritime et président de la commission d’enquête parlementaire sur les conditions d’abattage des animaux.

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    La rédaction de commentaires est impossible pour cet article

    • 23 Septembre 2016 à 13h52

      mjpg dit

      Encore un article mensonger, digne de rentrer dans les articles de propagande musulmae ou de l’islam , ce qui est la m^eme chose.

    • 22 Septembre 2016 à 23h45

      jcm dit

      la charia prime déjà la république, on achète la paix sociale comme à molenbecq, dans le silence total des écolos

      • 23 Septembre 2016 à 4h37

        beornottobe dit

        les “soi-disant” “écolos”…… on ne les entend JAMAIS sur ces sujets !….. (COMME QUOI ILS SONT SOCIALOS COMME LES AUTRES)

    • 22 Septembre 2016 à 19h29

      commissaire joss dit

      sacrifié ou abattu après avoir été étourdi, je mange toujours l’agneau rosé accompagné, soit de petits cocos de Paimpol pour changer un peu du flageolet, ou alors, allons-y franco mon général! avec des frites! mais attention, celles-ci doivent avoir été plongées à la méthode Belge dans un bain de blanc de bœuf, bien meilleur que le bain d’huile. Autrefois on utilisait de la graisse de cheval mais comme le cheval vient désormais d’Argentine ou du Canada, je le déconseille car sa chair n’est plus ce qu’elle était. Les chevaux restent trop longtemps sur les bateaux, ils partent gras comme Maradona et arrivent maigres comme des mannequins de Lagerfeld, ça ne donne vraiment pas envie de les becqueter. Merci à Causeur et particulièrement à Babeth Lévy que j’adore de nous laisser exprimer des horreurs en toute liberté d’expression. Et puis moi, quand je peux dire un truc qui fait chier Jeanne Mas, je ne me gêne pas. Salut les vegans! et surtout, lorsque vous bouffez des insectes, essayez d’appuyer sur les moustiques tigres, ça rendra service à tout le monde.

    • 22 Septembre 2016 à 17h06

      Cortisone dit

      Un simple calcul …

      Il nous dit que “Tous les abattoirs français ne sont pas des salles de torture”
      Ok, donc en chiffre :

      178*100/259=68.72%

      Ça fait quand même une grosse majorité. Bien des présidents voudraient la même.

    • 22 Septembre 2016 à 13h17

      Leboulonnais dit

      Dommage que Mr MIHAELY n’ait pas posé à Mr FALORNI la seule question importante : Pourquoi la traçabilité du mode d’abattage ne figure pas sur l’étiquette de la viande à la vente ?
      A part ça, on a ici le numéro habituel de langue de bois de l’élu qui ne veut déplaire à personne…

      • 22 Septembre 2016 à 13h23

        L'Ours dit

        Je vois que nous sommes (presque) tous d’accord!

      • 22 Septembre 2016 à 17h40

        silco dit

        J’ai bien une réponse à votre question: parce que le trop plein de viande sacrificielle est reversé dans la vente “normale” voire de la viande uniquement sacrificielle vendue sans que nous le sachions dans les étalages “normaux”

    • 22 Septembre 2016 à 2h12

      Robinson dit

      Sûr que les viandes kasher ou hallal sont bien meilleures pour la santé, plus bio, mieux découpées, contrôle vétérinaire systématique

      • 22 Septembre 2016 à 13h11

        Leboulonnais dit

        Ah bon ? Eh bien vous ne devez pas être contre la traçabilité du mode d’abattage. On verra si la majorité de la clientèle continue à acheter de la viande qu’elle découvre abbatue de façon rituelle…

        • 22 Septembre 2016 à 17h08

          Cortisone dit

          Je penses que c’était ironique son message.
          Enfin, j’espère !

    • 21 Septembre 2016 à 22h09

      IMHO dit

      Tous ces articles de propagande sont-il payé en cochon ou en cochonnailles ? Autant de centimètres de saucisse la ligne ?

    • 21 Septembre 2016 à 19h10

      Patrick dit

      On ne nous éclaire pas non plus sur le fait que dans la plupart des abattoirs les animaux sont abattus selon le rite halal, ce qui fait que nous mangeons à peu près tous du halal sans le savoir !
      A quand la fin de l’omerta ?

      • 21 Septembre 2016 à 19h38

        IMHO dit

        C’est le contraire, beaucoup de viande hallal ne l’est pas, par exemple la viande des volailles, qui sont toujours électrocutées dès qu’elles sont pendues à la chaîne de découpage ?
        Pourquoi pratiquerait-on l’abattage halal ou casher sans nécessité alors qu’il dure plus longtemps et qu’il augmente la souffrance émotionnelle de l’abatteur ?

        • 21 Septembre 2016 à 22h54

          Patrick dit

        • 21 Septembre 2016 à 23h00

          Patrick dit

          On y lit notamment :
          En revanche, il est vrai que les consommateurs qui se fournissent dans les supermarchés ou les boucheries qui ne signalent pas la provenance précise de leurs bêtes achètent des viandes halal sans le savoir. « Quand Patrick Cohen assure sur France-Inter, ce 21 février, que cela ne change pas grand-chose, il se trompe. Car la bête abattue n’a pas été étourdie et il ne sait pas que quelques centimes perçus pour chaque kilo vendu sont reversés aux établissements religieux. » Il y a, selon Véronique Blanc, 400 sacrificateurs répartis sur tout le territoire français, qui collectent ainsi des sommes dont une partie sert à les rémunérer et l’autre à financer les établissements religieux, mosquées comme synagogues. Tous les religieux pratiquants qui se rendent dans une boucherie kasher ou halal s’acquittent, bien volontiers, de cette dîme prélevée sur tout achat. La France qui reconnait et défend la liberté de culte se doit d’autoriser cette pratique. « En l’occurrence, ce qui pose problème, reconnait Véronique Blanc, c’est que le client n’est, bien souvent, au courant de rien quand il achète sa viande et que la loi n’est pas respectée. »
          Je pense que le risque d’acheter kascher est extrêmement faible, vu que la population juive est peu nombreuse. Par contre le risque de manger halal sans le savoir est énorme.

      • 22 Septembre 2016 à 17h49

        silco dit

        Mangez du porc, la vous serez sur

    • 21 Septembre 2016 à 16h02

      L'Ours dit

      Je suis scandalisé par le fait qu’il n’aborde le sujet des abattages rituels que par le biais de l’étourdissement et non par l’information du consommateur sur la façon dont a été abattue l’animal dont il achète la viande.
      J’estime que dans les rayons soi-disant non halal, le consommateur se fait floué en ne sachant pas cela.
      Par ailleurs j’en ai assez qu’on amalgame le cacher et le halal alors que ça n’a rien à voir.
      In fine, si les animaux doivent être étourdis avant l’abattage, c’est au cacher et au halal de se soumettre, pas l’inverse.

      • 21 Septembre 2016 à 16h04

        Sancho Pensum dit

        “le cacher et le halal alors que ça n’a rien à voir.”
        Au niveau de l’animal, ça ne fait pourtant pas une grande différence…

        • 21 Septembre 2016 à 16h25

          L'Ours dit

          Comme d’habitude, vous avez des opinions sur ce que vous ne connaissez pas.

        • 21 Septembre 2016 à 16h28

          Sancho Pensum dit

          Eh bien, éclairez-moi, dites-moi en quoi l’égorgement casher sans étourdissement diffère de l’égorgement halal sans étourdissement.
          A part le prix, bien entendu, le premier étant dix fois couteux pour le consommateur que le second.

        • 21 Septembre 2016 à 17h02

          L'Ours dit

          J’ai déjà expliqué mille fois. De toute façon, c’est sur mon dernier paragraphe que vous auriez dû vous attarder. Mais comme il faut toujours que vous excusiez l’islam par le judaïsme, d’une façon ou d’une autre…

        • 21 Septembre 2016 à 18h57

          Surbranĉa Birdo dit

          Inutile de dire que vous avez déjà expliqué mille fois : nous n’allons pas passer notre existence à fouiller toutes vos contributions pour voir où vous avez pu parler de l’affaire. Indiquez-nous plutôt un site où nous seront expliqués l’honneur pour une bête de mourir casher et l’horreur de mourir halal. Pour moi je réclame simplement le droit à un étiquetage informatif ; je veux pouvoir trouver cette précision pour une viande : « garantie sans abattage rituel ».

        • 21 Septembre 2016 à 19h14

          IMHO dit

        • 21 Septembre 2016 à 19h46

          L'Ours dit

          Surbranĉa Birdo ,
          si vous avez bien lu mon message, vous avez constaté que je réclame la même chose que vous.

      • 21 Septembre 2016 à 16h32

        GigiLamourauzoo dit

        La seule soluce,un coup de boule à l’animal!Après,tu le bouffes,toi,ta famille,tes potes.

    • 21 Septembre 2016 à 15h58

      Sancho Pensum dit

      Le sens de l’Histoire, c’est la fin de l’abattage rituel en France et partout en Europe.
      Je suis surpris que la France, jamais la dernière quand il s’agit de pondre des lois répressives, renacle à mettre fin, sur son sol, à ces dérogations.

      • 21 Septembre 2016 à 16h03

        Sancho Pensum dit

        La France, pays où l’on n’hésite pas à précariser les prostitué(e)s pour leur bien, où l’on vient d’imposer les gants aux motards – l’Etat pense qu’ils sont trop cons pour le faire par eux-mêmes – la France donc hésite à prendre enfin les mesures qui s’impose pour le “bien-mourir” animal…

      • 21 Septembre 2016 à 17h11

        Sancho Pensum dit

        Si mes propos ne sont pas clairs, je les précise :
        L’Etat français est capable d’emmerder des gens qui ne font de tort à personne, mais infoutu d’emmerder ceux qui font du tort aux animaux.
        La classe politique actuelle me fait penser à ce que le groupe Trust disait, jadis, de Saumur :
        Le bastion de l’ordure,
        Le fief des bourgeois
        Mentalité de rats.
        Population mesquine
        Mentalité rupine.

    • 21 Septembre 2016 à 15h22

      Habemousse dit

      « Il est encore prématuré de tirer des conclusions définitives sur la situation des abattoirs en France. »

       « Véronique Blanc, auteur de l’enquête d’ Envoyé Spécial , assure que la plupart des abattoirs français pratiquent l’abattage rituel. La journaliste dénonce le non respect de la loi et la récupération du FN « Il est très désagréable de se retrouver instrumentalisé sur l’enquête que nous avons réalisé sur les abattoirs de France par Marine Le Pen, déclare Véronique Blanc, rédactrice en chef de Camicas, la société qui a conçu l’enquête d’ Envoyé Spécial qui défraye la chronique. Notre propos n’a jamais consisté à faire le procès de telle ou telle religion mais de révéler que, par souci de rentabilité, des grandes sociétés, comme Charal ou Soviba, pratiquent l’abattage rituel et ne respectent plus la loi de 1964 qui leur imposent de tuer les bêtes en les étourdissant. » » Figaro du 22-2 2012 Emmanuel Schwartzenberg 

      M. Falorni peut-il nous dire ce qui a changé en cinq ans ? 

      • 21 Septembre 2016 à 15h24

        Habemousse dit

        Et dénoncer cet état de fait, comme le fait le FN, c’est récupérer ?

      • 21 Septembre 2016 à 15h56

        Sancho Pensum dit

        Vous avez compris, entre les lignes, j’espère, ce qui s’oppose le plus, en France, à la fin de l’abattage rituel ? C’est le circuit casher…