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Comment j’ai déprogrammé l’obsolescence

Panne de lave-vaisselle : complot capitaliste ou légende urbaine ?

Publié le 07 septembre 2013 à 9:00 dans Économie

Mots-clés : ,

obsolescence programmee capitalisme

C’est arrivé ce matin. Notre lave-vaisselle familial, que nous avions programmé pour tourner la nuit dernière, n’avait pas fonctionné. Mon épouse, étonnée par cette inhabituelle défaillance, a essayé de le relancer : rien à faire, le bestiau ne fonctionnait plus. Dépités, nous convînmes donc, ma dulcinée et moi-même, qu’il était temps de lui trouver un remplaçant. Cette fois ci, nous disions nous pas plus tard que ce matin, nous n’achèterons pas la première camelote venue à 300 euros : rendez-vous fût pris en début de soirée pour faire l’acquisition d’une bête de course qui, nous l’espérions, durerait vingt ans, comme celle de belle-maman.

Dans les entrailles de la bête

Mais la journée avançant, cette histoire ne sort pas de ma tête. Le lave-vaisselle en question, nous l’avions tout de même acheté il y a à peine plus de trois ans : ce n’est pas Dieu possible que ce machin, même s’il ne nous avait objectivement pas coûté grand-chose, nous lâche aussi vite. Si ça se trouve, me suis-je dit, ce n’est qu’une petite panne. Il faut préciser ici que je suis à peu près aussi compétent en électronique qu’Arnaud Montebourg l’est en stratégie industrielle. C’est dire. Alors j’ai fait comme d’habitude : quand je suis confronté à un problème que je ne sais pas résoudre par mes propres moyens, je consulte les forums spécialisés de l’internet sauvage et dérégulé.

Après quelques minutes de recherche, je tombe sur l’appel à l’aide paniqué d’une ménagère dont la machine – même marque, même modèle – présente des symptômes tout à fait similaires à la mienne. Je parcoure le fil de discussion et y découvre, d’une part, que mon problème vient certainement de l’évacuation des eaux usées, un tuyau bouché ou une pompe qui ne fonctionne plus et, d’autre part, que ces engins-là se démontent aisément ; il arrive même, lis-je avec incrédulité, qu’avec deux sous de jugeote et un peu de patience, des utilisateurs aussi peu avertis que moi parviennent à les remettre en marche. Eh quoi ? Quitte à en racheter une neuve, autant tenter le tout pour le tout !

Ainsi donc, alimentation électrique dûment débranchée et sortie d’eau soigneusement vidée au préalable, me voilà qui couche la bête sur son flanc pour en démonter le capot. Je trifouille un peu, me familiarise avec les entrailles de l’animal, débranche quelques tuyaux et finis par repérer ce qui semble être une pompe. Après quelques vaines tentatives et, avouons-le, quelques jurons, je fini par démonter l’appareil et là, à ma plus grande surprise, je constate qu’un bout de verre est parvenu, on ne sait comment, à se frayer un passage jusque-là. Celui-là, me dis-je en mon for intérieur, il a une tête de coupable idéal. J’extirpe l’intrus, remonte la bête, lance un cycle rapide et – Ô miracle – l’animal ronronne comme au premier jour !

Une légende urbaine

Si je vous raconte cette histoire, c’est parce que rétrospectivement, je me demande ce qu’aurait fait Jean-Vincent Placé s’il s’était trouvé dans la même situation. Le sénateur Placé, vous le savez sans doute, c’est ce parlementaire biocompatible qui s’est donné pour mission de venir à bout de l’obsolescence programmée, l’idée selon laquelle les industriels raccourcissent volontairement la durée de vie de leurs produits pour nous obliger à en acheter plus. Ça ne fait aucun doute dans mon esprit : Jean-Vincent Placé, pestant et fulminant, persuadé d’être victime de l’odieux complot capitaliste, aurait condamné sa machine à la casse.

C’est qu’une des grandes différences entre l’écolo-sénateur et moi, c’est que quand lui croit monter à l’assaut d’un géant envoyé par quelque méchant magicien, je sais, moi, que c’est un moulin à vent qu’il charge. Disons-le tout net : à quelques rares exceptions près – et encore, ça reste à prouver –, l’obsolescence programmée est un mythe, c’est une légende urbaine qui, parce qu’elle confirme les aprioris anticapitalistes de certains de nos contemporains, est parvenue à se frayer un chemin jusque dans l’esprit encombré du législateur.

À vrai dire, l’hypothèse n’est même pas crédible. Il suffit, pour s’en convaincre, de considérer ceci : pour qu’une stratégie d’obsolescence programmée fonctionne – c’est-à-dire pour qu’elle se traduise effectivement par une augmentation des ventes de l’entreprise qui s’y adonne – il faut non seulement que les consommateurs remplacent effectivement le produit périmé mais aussi et surtout, qu’ils le remplacent par un produit de la même marque. Dans le cas contraire, une stratégie d’obsolescence programmée revient purement et simplement à nourrir les ventes de vos concurrents.

Or, les constructeurs automobiles américains m’en sont témoin, les consommateurs sont loin d’être stupides : quand la qualité de vos produits se dégrade, ils changent de crèmerie et en profitent même souvent pour vous tailler un costard dans les enquêtes de satisfaction ou sur les forums d’internet. C’est-à-dire que, pour qu’une telle stratégie ne se traduise pas par un effondrement de vos ventes, il faut que vous disposiez d’un monopole ou que vous fassiez au moins partie d’un solide cartel ; choses qui, hors intervention de l’État, sont extrêmement rares. Très clairement, si j’avais du racheter un lave-vaisselle, je n’aurais certainement pas racheté un lave-vaisselle de la même marque.

Le biais du survivant

Et pourtant, la légende urbaine fait florès et je ne compte plus, autour de moi, les témoignages d’appareils qui tombent en panne juste après l’échéance de la garantie du constructeur (« comme par hasard… ») tandis qu’un vénérable lave-vaisselle d’autrefois, celui de belle-maman, continue vaillamment à remplir son office quotidien après trente ans de bons et loyaux services. C’est l’occasion pour votre serviteur d’aborder un biais cognitif bien connu des économistes, j’ai nommé : le biais du survivant.

En effet, l’antique engin de votre belle-mère est un survivant. C’est-à-dire que, pour cet appareil qui continue à fonctionner, il a existé un certain nombre de lave-vaisselles de la même génération – de la même marque, du même modèle – qui ont, depuis, terminé à la casse. Le biais du survivant consiste à croire que, parce que la machine de belle-maman fonctionne toujours, les machines de cette lointaine époque avaient toutes une durée de vie supérieure aux machines actuelles. De la même manière, même si votre lave-vaisselle a rendu l’âme après trois ans, il est tout à fait possible qu’un de ses petits frères dure vingt ou trente ans : il faudra attendre quelques décennies pour le savoir.

Entendons-nous bien : qu’un lave-vaisselle acheté ces dernières années pour moins de 300 euros soit – a priori – moins robuste que la vénérable machine pour laquelle vos beaux-parents se sont saignés à blanc il y a trente ans1, c’est tout ce qu’il y a de plus probable. Cela n’a rien à voir avec une stratégie d’obsolescence programmée et tout à voir avec le fait que, pour vous proposer une machine bourrée d’électronique 2à un prix aussi dérisoire, le constructeur a naturellement rogné sur tout un tas de choses et notamment la qualité des matériaux utilisés. Il est, aujourd’hui encore, possible de transmettre un lave-vaisselle à ses enfants mais l’appareil en question vaut sans doute un bon millier d’euros.

Autres temps, autres mœurs

Et c’est justement cette chute vertigineuse des prix qui vient renforcer notre biais du survivant. La ménagère des années 1980 qui avait la chance de posséder un lave-vaisselle en prenait le plus grand soin : lorsqu’on lui suggérait de nettoyer le filtre une fois par semaine, elle le faisait et si son appareil tombait en panne, elle appelait un réparateur. Or voilà : à une époque où l’on trouve des lave-vaisselles pour un quart de Smic net mensuel, il va de soi que cette discipline tend à se relâcher et que le métier de réparateur d’appareil électroménager a presque complètement disparu3. Le problème, somme toute, c’est que nous vivons dans un monde où remplacer ce genre d’appareils ne coûte pas grand-chose.

On peut le regretter, bien sûr, mais c’est aussi ce qui explique la longévité de la machine de belle-maman. Là où mon épouse et moi-même étions à deux doigts d’en racheter une neuve, beau-papa n’aurait pas hésité une seconde : il aurait immédiatement démonté l’engin pour le réparer lui-même et ce n’est qu’en désespoir de cause qu’il aurait fait appel aux services d’un réparateur professionnel. L’obsolescence programmée de Jean-Vincent Placé c’est souvent ça : un bête morceau de verre coincé dans une pompe, un fil débranché, un joint usé… Bref, tout un tas de petites pannes dues à l’usure du temps ou à une utilisation un brin désinvolte que nous ne prenons plus la peine de réparer.

Finalement, vouloir combattre l’obsolescence programmée par voie législative, c’est contraindre les industriels à monter en gamme et donc en prix de vente. C’est aussi simple que ça. Jean-Vincent Placé peut sans doute s’offrir un lave-vaisselle capable de tenir 2 500 ou même jusqu’à 5 000 cycles4 mais je crains que pour nombre d’entre nous, une éventuelle action du législateur se traduise par le retour en grâce du liquide-vaisselle et des gants en latex rose.

*Photo :  basheem.

  1. En 1980, seuls 17% des foyers français étaient équipés d’un lave-vaisselle. 
  2. Électronique qui, rappelons-le à nos amis écolos, a permis de réduire la consommation moyenne d’eau et d’électricité de nos appareils de 56 et 36% respectivement en une décennie à peine.
  3. À côté de chez moi, comptez 55 euros plus 25 euros de main d’œuvre par demi-heure ; soit, au bas mot, la moitié du prix d’un appareil neuf. Si ça vous semble cher, demandez-vous ce qu’il reste à l’entrepreneur une fois ses charges et impôts payés.
  4. Je vous laisse deviner la marque.
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  • 25 Avril 2014 à 8h19

    trashounet dit

    Bonjour, Je suis ravi de voir que certains poussent la réflexion. Les complotistes ne veulent surtout pas être pris pour des moutons mais ne font pour la plupart que suivre un autre troupeau. J’apprécie donc la démarche. Cependant, vous me semblez bien catégorique sur un sujet controversé que j’estime plutôt pertinent :) Ce documentaire contient quelques arguments. http://www.youtube.com/watch?v=XMfz8Cbyxl0
    De mémoire : certaines imprimantes ont une puce qui compte le nombre de copies et affiche un message d’erreur définitif une fois le compte atteint. Les ampoules seraient conçues pour une durée de vie équivalente quelle que soit la marque, sans parler de l’exemple connu des bas nylon dont la résistance fut arbitrairement amoindrie. L’existence de l’OP me semble avoir été clairement démontrée dans ces cas là. Pour ma part, l’arme secrète de mon imprimante est la désactivation du noir passé un certain nombre de copies. Remplacez-la ! M’a-t-on dit. J’ai contourné le pb et je l’ai toujours. Maintenant, foutu pour foutu, je tourne avec des encres bon marché. Question lave linge, je suis ravi pour vous qu’il ne s’agisse que d’un bout de verre mais de vous a moi, je pense qu’il était trop tôt pour se poser la question de l’OP. 3 ans c’est trop court. En revanche, si dans 2 ou 3 ans vous vous retrouvez comme moi avec un problème d’ordre électronique, il sera peut-être temps. je viens en effet de tomber en rade. 5 ans de bons et loyaux services. C’est la carte mère. Comme vous, j’ai regardé sur les forums mais n’ai pas trouvé de solution. En revanche, j’ai trouvé quelques cartes mères à vendre. Toutes HS. Autour de 20€ pour ceux qui récupèrent les composants. J’ai aussi trouvé des organes internes d’occasion (tout sauf la carte). C’est bien elle qui semble craquer en premier. Toutes ces annonces sont récentes et parmi la quantité de machines différentes en circulation, une vague de pannes identiques semble frapper ce modèle. Je contacte alors la marque (numéro supertaxé). En tant que particulier, je peux acheter la carte seule 170€… Mais elle est vendue vierge. Il faut acheter un lecteur propriétaire pour pouvoir écrire/lire dedans (comme la “valise” pour les bagnoles), et le programme. Je demande alors pour une intervention, on me répond que pour cette machine, c’est un forfait à 170€ avec une garantie de 3 mois. Je sais que çà ne prouve rien, mais j’ai ri.
    L’ennui avec l’OP, c’est que si çà existe, çà nous est caché, et si c’est le cas, c’est GROS.
    Lorsqu’on oppose la durabilité des anciens appareils avec les nouveaux, on croit constater une différence. Le biais du survivant, j’adore. Il est vrai qu’on a remplacé la manette en ferraille par la même en plastique, d’une résistance tout juste suffisante. Plus économique. On a donc des dinosaures increvables d’un côté et des bouses en plastique de l’autre. C’est indéniable. A qualité égale, un appareil fabriqué à l’ancienne de nos jours coûterait un bras. Sauf que les matériaux actuels sont à la fois moins chers et plus résistants qu’avant. On peut donc logiquement faire aussi bien et moins cher.
    La grosse différence réside dans l’électronique omniprésente. On peut croire que c’est fragile. Rappelons que les meilleurs amplis sont les vieux à lampe. On en fabrique encore. Les meubles radio, les vieilles chaines hi fi… Vous savez, j’ai démonté la carte de ma machine a laver pour voir. Il y a plus d’électronique dans ma vieille TI80 (calculatrice) des années 90 et elle marche encore. Ca fait beaucoup de survivants. D’autre part, l’électronique de surcroît programmable est une excellente planque pour toutes les saloperies imaginables. Les hackers de tout poil savent de quoi je parle. L’OP concernant les produits purement électroniques me semble carrément évidente (portables, tablettes, gps). Mais pourquoi ? L’argument de la marque souhaitant conserver son client me semble dépassée. Les 3 grands opérateurs téléphoniques s’étaient mis d’accord sur leurs tarifs. Ils se partageaient la France a 3. Pour 1 client qui part chez l’un, un autre arrive de chez l’autre. Maintenant, ils sont 4 mais le principe reste le même : çà tourne. J’en reviens aux constructeurs. Savez-vous combien il en reste ? (moi pas) Si vous enlevez les sous-marques et les filiales du même groupe… Sûrement pas bezef. S’ils se partagent le monde à une dizaine, qu’est-ce qui les empêche de se mettre d’accord sur les durées de vie des appareils pour en faire des consommables ? Subsiste-t-il une “Rolls” en la matière ? Je crains que le prestige n’ait disparu au profit du débit.  
    Tout çà pour dire que selon moi, l’OP, c’est affreusement plausible.
    Merci à tous ceux qui auront tenu jusque là. 

  • 25 Septembre 2013 à 11h12

    squarcio dit

    En fait, j’en veux aux médias (Hors Causeur), de monter en épingle tout “buzz” passant a porté et ensuite en cas d’erreur, d’oublier de faire part de cette erreur dans les mêmes conditions que l’annonce.

  • 11 Septembre 2013 à 14h20

    albipsy dit

    “Il faut être riche pour acheter bon marché” :  mieux vaut un lave vaisselle à 900 € tous les 30 ans qu’un modèle à 300 € tous les 3 ans. Vous voulez la marque ?
    Malheureusement j’ai du remplacer mon four de 25 ans, faute de joint de porte : plus disponible. Dommage, il marchait bien.
    En  cas de panne il faut en effet se poser la question du maréchal Foch : “de quoi s’agit-il ?”. Et extraire le bout de verre qui bouche l’évacuation.
    Dans le même ordre d’idée, comment expliquer qu’une voiture de plus de 100 000 km soit considérée comme bonne à jeter, alors qu’un autobus  sorti de l’usine voisine est toujours bon pour le service après 800 000 km parcourus..
    Levez le capot de temps en temps vous dis-je… Et choisissez la marque.

  • 10 Septembre 2013 à 14h58

    Aël dit

    @zelectron : Un ton modéré me dites-vous? Une paille, Voyez plutôt le ton que vous avez pris avec l’auteur du billet en le traitant de candide ou de vendu. Il émet pourtant un jugement pondéré. Lisez bien par exemple qu’il ne conteste pas d’une dégradation qualitative des produits du marché mais qu’il vous en donne une cause certes autrement plus simple mais surtout autrement plus sensée que par l’OP, car oui la ménagère veut toujours moins cher et/ou dernier cri et s’en fout des compromis! Compromis ? Scandale des indignés et c’est là que pour les impénitents qui ne veulent jamais remettre en cause leurs comportements arrive à point nommé l’excuse de la méchante obsolescence programmée.
    Si je ne veux pas savoir? Ben voyez-vous, en-deçà de la conception de produits grand public dont je prétends connaitre quelque chose, concernant mon lave-vaisselle je sais pour le mien qu’il est démontable tandis que vous, permettez-moi d’avoir de gros doutes puisque vous n’avez pas répondu à ma question. Et oui, moi aussi mon indispensable lave-vaisselle est tombé en panne, dans mon cas parce que j’étais insouciant/négligent avec l’entretien inhérent aux machines récentes. Mais comme l’auteur je ne me suis pas « indrésigné » façon croco (grande gueule & petits bras). J’ai pris la chose en main et j’ai retenu la leçon sur l’entretien et la compréhension de ce que je possède. Le résultat : +5 ans de gagné à ce jour sur la durée de mon lave-vaisselle. D’autre exemple ? Oui, j’ai gagné de la même façon + 7 ans sur mon micro-onde en changeant seulement un plomb, + 2 ans sur une poussette-canne en bricolant un axe et j’en passe… Voir c’est bien, y mettre les mains c’est mieux …comme avec ces dames monsieur :P D’avoir fait beaucoup de tourisme dans des ateliers de fabrication c’est bien (j’aime bien faire ça moi aussi ) mais ne fait pas nécessairement de vous un expert en problématique de conception et fabrication de produits GP. Vous y avez vu des pratiques douteuses ? La grande affaire ! Sachez mon bon monsieur qu’il y en a partout où il y a des hommes alors passons lapalissade.
    Si vous avez travaillez comme vous dites dans la robotique, vous savez forcement que lorsque techniquement le fabricant a le choix, que c’est essentiellement pour des raisons de garanties et de normes de sécurité qu’il choisit de rend des parties d’un mécanisme indémontable. Oui, avec les prix, les garanties et la sécurité, le fabricant n’a pas toujours le choix – ben oui, justement à cause des pratiques douteuses de certains avec la sécurité et avec les garanties. Ah oui ça embête souvent les honnêtes gens mais vous savez aussi que dans une société procédurière, si vous n’avez pas prévu ce que l’imbécile pourrait faire, c’est lui qui ne vous loupe pas.

    • 10 Septembre 2013 à 15h26

      Aël dit

      Oups, dsl pour les fautes…

  • 10 Septembre 2013 à 12h38

    thierry piot dit

    Le trait marquant d’un électeur de droite, c’est sa mauvaise foi : tout est bon pour justifier
    - que les nantis qui ont un travail feraient mieux de bosser plus en gagnant et en ralant moins, histoire que le marché et les finances puissent travailler, eux.
     Là, c’est le discours écolo qu’il faut démonter : à droite, le message est clair : consommez toujours plus, même si vous n’en avez pas besoin, ce qui compte, c’est que le marché fonctionne.
    Bref, C’est bien connu, un frigo des années 2000 sera toujours fonctionnel en 2020.
    Pareil pour les ordinateurs et leur système. J’imagine que vous travaillez toujours sous ms dos ? Et que l’appareil photo que vous avec acheté en 2001 se connecte toujours sur votre ordinateur ? Et que vous trouvez comme vous voulez les pièces électroniques d’un carburateur électronique d’un Berlingo d’il y a 10 ans.
    Et puis, dites moi, mr bricoleur, comment réparez vous des objets dont les pièces de rechange n’ont pas été construites au départ ?
    Mr bricolo… quand tout le monde sera sur le bon coin, et cessera réellement d’acheter du neuf périmé en 6 mois, ils feront quoi les constructeurs ?
    Vous pensez réellement que les gens ont les moyens de se renouveler tous les deux ans ?
    Vous ne voulez pas réfléchir à une autre organisation de la société, plutôt que de continuer à réfléchir comme au XIXème siècle ?
    Construire moins mais mieux, ça ne vous fait pas rêver ? Ou alors vous aimez bien les monceaux de déchets qui s’accumulent d’années en années ?  

  • 9 Septembre 2013 à 17h20

    zelectron dit

    Cher auteur,
    Vous êtes ou bien à la solde de ce fabricant, ou encore tombé sur un modèle de machine “démontable” ! :-)
    Ce n’est pas le bon exemple du tout, je n’ai pour ma part aucunes accointances avec quelques mvts écolos que ce soit et qui plus est ma dernière aventure fut roboticienne (dans le domaine professionnel, ce qui n’a pas grand chose à voir avec le grand public, quoique…!)
    Vous avez eu de la chance, aujourd’hui, rivets, vis spéciales, soudures à ultra sons, collages, clipsages définitifs empêchent partiellement ou en totalité tous démontages.
    et même si vous pouvez accéder à la cause de la panne vous vous apercevez que la pièce défectueuse est définitivement indisponible ou ne se vend pas sauf à prendre tout l’ensemble dont elle fait partie et ce à prix ahurissant!

    • 10 Septembre 2013 à 11h01

      Aël dit

      Sans rire, votre lave-vaisselle n’est pas démontable? pas d’accès à la pompe? pas d’accès à la boite-à-eau? Y avez vous déjà mis les mains une fois pour voir? Pour quelqu’un qui prétend avoir une expérience dans l’industrie je n’irais pas me vanter à votre place: soit vous ne parlez pas en connaissance de cause , soit vous l’avez bien cherchée pour la trouver cette bouse de machine!

      • 10 Septembre 2013 à 12h13

        zelectron dit

        soit c’est vous qui manquez d’éléments probants ou bien “on” vous a mis un bandeau devant les yeux ou encore ne voulez pas savoir…
        Je vous prie de ne pas imaginer un seul instant que je puisse participer à ces commentaires sans avoir été témoin de certaines pratiques à tout le moins peu reluisantes.
        Gardez cependant un ton modéré quant aux qualifications que vous employez à l’égard de d’autres interlocuteurs…
        J’ai eu l’occasion de visiter un nombre d’usines assez substantiel, tous secteurs confondus, pour avoir de visu constaté les dérives que nous connaissons aujourd’hui.
        Votre polémique n’a pas lieu d’être.
        Que l’obsolescence soit programmée ou non, peu me chaut, cela reste un constat alarmant, ne vous en déplaise.

  • 9 Septembre 2013 à 15h56

    destartin dit

    Article consternant. L’obsolescence programmée a été prouvée par des reportages en caméra cachée. Quant à l’argument “Si ça tombe en panne, je change de crèmerie”; oui, mais si toutes les marques font pareil?

    • 10 Septembre 2013 à 10h47

      Aël dit

      Oué! c’est vu à la TV=c’est prouvé :D
      Toi, fait bien attention aux nettoyeurs qui vont passer! Vrai j’te jure, j’l'ai vu au ciné, sans déconner!

  • 9 Septembre 2013 à 12h48

    Aël dit

    . Cher Patrick, comprenons-nous bien : je ne conteste pas la réalité qu’il y ait une tendance des fabricants à nous proposer des produits de plus en plus contrariants pour l’usager en quête d’autonomie. Par contre j’affirme que prêter à toutes les entreprises de produits grand public des intentions délibérées d’escroquer le client est une contrevérité. Pour avoir un peu d’expérience en matière de conception industrielle, je peux vous assurer que dans les multiples univers produits pour lesquels j’ai travaillé -dont les produits GP – je n’ai jamais vu une seule fois qu’on préméditait d’arnaquer le consommateur. Oui les escrocs existent, personne n’en doute mais de là à se mettre en tête que chaque industrie est une entreprise d’escroquerie organisée, c’est faire preuve de beaucoup d’imagination, de beaucoup de défiance en son prochain et de peu d’expérience du terrain! Par contre de toutes ces faiblesses humaines qui sont autant de manquements à l’intelligence et qui auront impacté négativement les qualités d’un produit – ça oui j’en ai vu passer! …la plus dangereuse pour l’utilisateur final étant l’avarice ! Et aussi par ailleurs, quand on regarde parfois l’intention bienveillante qui a engendré tel ou telle contrainte au cahier des charges ou telle norme de fabrication/sécurité et ensuite le résultat ennuyeux qui en découle pour l’utilisateur, force est de constater qu’il y a une aberration dans les raisonnements qui ont mené à ça. Et sur le constat que vous rencontrez en bien d’autres domaines de tels fourvoiements partis d’intentions louables, vous réalisez qu’il est vain de s’attaquer à cette chimère d’”obsolescence programmée” autant qu’à suspecter la libre entreprise. Je crois depuis longtemps que toutes nos défaillances individuelles cumulées suffissent amplement à créer des désordres ici-bas sans qu’il n’y ait besoin d’envisager systématiquement qu’une conspiration maligne soit à l’origine de toutes nos misères.

  • 8 Septembre 2013 à 21h07

    Patrick dit

    Aël dit – 8 Septembre 2013 à 20h08
    c’était petit prétexte et angle d’attaque pour dégonfler cette baudruche complotiste qui comme toujours mixte méconnaissance (ou connaissances très approximatives) et refus de notre part de responsabilité dans nos déboires personnels.
    Ne vous méprenez pas sur mes propos : je ne parle pas de complot, mais de pratiques malsaines de plus en plus de fabricants qui cherchent à pousser à la consommation.
    Si les autorités veulent imposer le développement durable, qu’elles luttent contre ces pratiques, et qu’elles imposent des boutons marche-arrêt sur les appareils au lieu de nous gonfler avec des pubs stupides nous enjoignant à acheter des blocs multiprises avec interrupteur.

    • 8 Septembre 2013 à 21h53

      Naif dit

      vous avez raison tout en ayant tort.
      Effectivement à la fin des années 70 les fabricants d’automobile ont chercher à faire des voitures qui durent moins longtemps pour en vendre plus mais le problème dans ce type de raisonnement c’est que tout les fabricants doivent en faire autant et ce n’est pas ce qu’on fait les allemands qui ont continuer à faire des véhicules solides. Moralité : 40 ans plus tard les français sont incapables de faire aussi bien que les allemands et ils perdent un marché qui leur était normalement acquis.
      à moins de prouver l’existence des gremlins je ne vois pas comment vous pourrez prouver l’existence de l’obsolescence programmée. 

      • 8 Septembre 2013 à 22h10

        Pampam dit

        Pour être au coeur de la chose je peux vous dire que l’obsolescence programmée existe bel et bien. Pas besoin de gremlins.
        C’est même un exemple caricatural (mais de plus en plus répandu). Les cartouches d’imprimantes (jet d’encre) contiennent un certain volume d’encre. Qui permet d’imprimer un nombre donné de pages (fonction bien sûr de la taille de la page, de la densité dans la couleur concernée etc). Le vieillissement est un facteur, mais relativement négligeable (les cartouches s’auto-nettoient, se recalibrent…).
        Mais il est très facile de déclarer une cartouche comme hs, même pleine, à un âge bien plus précoce que ce qu’elle pourrait faire en réalité.
        Le constructeur va donc programmer la cartouche pour qu’elle soit déclarée obsolète bien avant son heure. Sans que cela soit spécifié au client (par une mention genre “utiliser avant le…”.
        Toutes les justifications du constructeur sont du pipeau (préserver la qualité…). Ce qui a été admis lors de plusieurs procès aux us.
        Par ailleurs j’ai déja écrit que l’OP existe depuis 30 ans, et que cela se modélise très facilement.

      • 8 Septembre 2013 à 23h42

        Aël dit

        @naïf: Opel c’est francais ça? :)))
        et sinon vous la tenez d’où cette affirmation: “effectivement les fabricants automobile ont cherché à faire des voitures qui durent moins longtemps pour en vendre plus” ?

      • 9 Septembre 2013 à 0h42

        Aël dit

        @Pampam: uh? au coeur de la chose? vous voulez dire que vous êtes vendeur chez Darty c’est ça?
        Bon trève de plaisanterie, c’est un truisme que de faire remarquer que le “business model” des marques d’imprimantes grand public s’appuie fortement sur la vente des cartouches. Pas plus que pour leur téléphone mobiles à 1€ avec forfait opérateur, le gens ne sont dupes que les prix d’appel de ces imprimantes GP soient rentables sans la dépendance aux cartouches derrière. En vertu de quoi, tout le monde peut comprend qu’il est de bonne guerre qu’ils fassent obstacle de toutes leurs force à l’utilisation de cartouches “générique” sans quoi il nous faudrait acquérir ces machines hyper-sophistiquées à plus cher. C’est exactement le même principe pour les machines à café qui n’utilisent exclusivement que les capsules de la marque leader: leur prix en rayon sont subventionnés par ce vendeur de café. Pour revenir aux imprimantes, de là à dire que le constructeur a intérêt à faire des mauvaises cartouches estampillées sous son nom, faudrait pas pousser non plus. Vous savez très bien qu’il y a quantité de fabricants de cartouches génériques qui ne se privent pas d’offrir leur produits à moins cher ; alors si en plus elles étaient meilleurs que celles de la marque autant dire qu’à la vitesse où les infos se propagent sur le net, la marque se tirerait une balle dans le pied avec une telle stratégie.

  • 8 Septembre 2013 à 20h59

    Patrick dit

    Et j’ajoute : on nous bassine avec le développement durable, ce n’est que pure hypocrisie.

  • 8 Septembre 2013 à 20h58

    Patrick dit

    @ Aël,
    Les vis indévissables :
    Je cite un cas précis : un aspirateur d’une marque nordique connue (genre poisson du Nil). Pour ouvrir l’accès au moteur, il y a des vis situés dans des orifices à au moins 15 mm de l’extrémité. Ces vis peuvent être serrées, mais pas desserrées car n’offrant pas de prise au tournevis. Impossible donc de l’ouvrir pour changer par exemple les balais du collecteur.
    Je ne suis pas un néophyte et autrefois j’arrivais à ouvrir n’importe quoi, ce n’est plus le cas. Impossible de faire sauter la tête de vis au burin du fait que la vis se situe en profondeur.
    Donc de fait, soit on apporte l’appareil en réparation (avec immobilisation pouvant être longue), et on paie le prix fort, soit on jette et on rachète du neuf.
    Autre exemple : essayez donc de changer une ampoule d’un feu avant sur certains modèles de voitures. Impossible, il faut aller chez le garagiste qui est obligé de démonter des éléments ou des accessoires du moteur pour pouvoir accéder à l’ampoule à changer. Là où vous auriez dépensé quelques euros pour une ampoule et consacré quelques minutes, vous allez dépenser des dizaines d’euros chez un garagiste.
    Elle est belle, la vie moderne, n’est-il pas ?

    • 8 Septembre 2013 à 21h57

      Naif dit

      Pour votre vis si vous avez la serrée vous pouvez la desserrée sauf si vous avez vissé comme un malade il vous faudra un tournevis particulier.
      Pour la voiture vous avez tout à fait raison : à cela plusieur chose d’abord la technologie utilisée dans les phares ne facilite pas la fabrication de pièce détachées en grand nombre sans compter que les stocks de pièce détachées seraient exorbitant et ingérable, mais il y a aussi une volonté des fabricants d’obliger un propriétaire d’un véhicule à passer par les garages de la marque.  

      • 8 Septembre 2013 à 22h01

        Parseval dit

        Volonté, car ce passage par les garages de la marque est vital pour eux ; comme l’est le fait de vendre des services bancaires : ça rapporte plus que de vendre des voitures…

      • 8 Septembre 2013 à 23h04

        Patrick dit

        Mais enfin Naif, je n’ai rien serré du tout ! Je parle d’un appareil que je veux démonter et dont les vis peuvent être resserrées, mais pas déserrées. Est-ce que vous pouvez comprendre cela ?

    • 9 Septembre 2013 à 14h33

      JeanBart dit

      Il se trouve que je connais bien la conception automobile…
      Si j’ai bien constaté, comme vous, l’insondable bêtise de l’accessibilité des ampoules… je peux vous garantir qu’il ne s’agit pas du tout d’une volonté retorse de vous amener chez le garagiste ! Simplement, les autres contraintes (design, sécurité passive essentiellement) sont jugées plus prioritaires.
      Comme disent les anglais : “Never attribute to malice that which can be adequatly explain by stupidity”

  • 8 Septembre 2013 à 18h18

    Lauro dit

    L’obolescence est programmée en vue d’inciter les consommateurs à consommer de nouveau, sinon ils ne consommeraient plus, par le passé les produits quels qu’ils soient pouvaient tenir durant de très nombreuses années, mais les temps n’étaient pas les mêmes, c’était la Reconstruction après guerre, aujourd’hui que les consommateurs ont tout, comment les inciter à consommer autrement ?

    Mon blog : http://bougerlafrance.kazeo.com/

  • 8 Septembre 2013 à 16h26

    disco dit

    A la lecture de ce fil de commentaire j’ai envie de m’auto-citer. L’OP c’est une vision complotiste de la consommation.
    Et j’ai une question à poser : Pensez-vous que des vis indévissables soient mêlées au 11/09 ? (oui je trolle un peu mais quand même…).

  • 8 Septembre 2013 à 15h58

    Leeming dit

    des vis indévissables, à tête spéciales… sont plus chères que des vis classiques. Or le faible coût de fabrication est une des conditions de l’OP. Quelque chose cloche, non?

  • 8 Septembre 2013 à 15h30

    Aël dit

    @Patrick : Personnellement, je ne connais pas de “vis ne pouvant être tournées que dans le sens du vissage” et hum… je serais curieux de voir à quoi ça pourrait ressembler ? Par contre il y a des vis à têtes spéciales cela pour qu’un non-spécialiste où un enfant n’accède à des parties dangereuses d’un mécanisme. Ensuite il y a des matériaux dont la fragilité s’accommode mal de visseuses non dynamométriques qui peuvent vous bousiller les filetages ou la tête de la vis. Ici ce sont les choix de matériaux de la vis ou du support contraints par le coût, poids, normes etc… ou les économies faites sur les machines d’assemblages et les cadences qui sont en cause. Quand on veut rendre quasi indémontable des vis, on les préenduit de frein-filet. Pour pourvoir dévisser dans ce cas, il faut brûler la colle (au chalumeau ou au décapeur thermique). Ces vis-frein sont essentiellement utilisées pour des raisons de sécurité, par ex. lorsque des vibrations ou des chocs mécaniques répétés sur l’objet risquent d’engendrer un dévissage.
    Concernant maintenant l’absence d’interrupteurs sur des produits électroniques, voyez là l’effet de la méthode « rasoir d’Ockham » appliquée à la conception industrielle: pour le produit visé, ce composant a été diagnostiqué “non-nécessaires” ou « source de panne/maillon faible » par le bureau d’industrialisation. Au B.I. tout est pesé et calculé et pas nécessairement à votre détriment quoique parfois, il arrive que là comme partout ailleurs, l’avarice de certains – côté production comme côté achat – mène à des catastrophes. Le coût d’un composants et les économies d’échelle d’un appareil produit à des centaines de milliers, voire des millions d’exemplaires n’est jamais négligé pour d’un côté satisfaire « la ménagère qui voudrait toujours moins cher” et de l’autre des actionnaires qui voudraient toujours plus de marges car voyez, dans les faits la philanthropie est un luxe qui n’anime que peu de gens.

    • 8 Septembre 2013 à 15h49

      Pampam dit

      Il existe des vis (dites “indévissables”) dont la tête n’offre d’appui au tournevis que dans le sens du vissage.
      Bien sur on peut les attaquer au mateau et burin ou à la pince mais ça va finir par se voir.
      Curieusement, il n’existe pas de vis que l’on peut seulement dévisser :-) 

      • 8 Septembre 2013 à 16h56

        Aël dit

        oui et ce n’est jamais qu’une tête spéciale et donc en fait la vis reste dévissable: explication ici: http://fr.answers.yahoo.com/question/index?qid=20110328230427AA83G12 Vous avez le plus sophistiqué ici: http://www.dailymotion.com/video/x7j0nq_une-vis-indevissable_news et vous noterez comme le dit l’inventeur du modèle que ces vis sont conçues “pour protéger nos systèmes, mécanismes et autres” cqft: “protéger le fabricant contre l’usager – cf. les procès pour défauts de sécurité ou de mode d’emploi – et nous protéger contre nous-même” : ex. éviter les électrochocs, la tentation de débrancher un système de sécurité contraignant, ou encore depuis quelques années sur le hardware pour éviter les tentations de hacking du matériel que le constructeur ne peut et surtout ne veut pas garantir. Alors oui, on me demandera: “est-ce une protection pour ou contre notre intérêt?” Hé bien justement vous voyez-la que le débat glisse de la polémique de l’obsolescence programmée vers celle choisie ce mois sur Causeur.

      • 8 Septembre 2013 à 18h12

        Naif dit

        une vis est par définition dévissable ou alors il faut faire comme dans l’aéronautique utiliser des rivets !

      • 8 Septembre 2013 à 20h08

        Aël dit

        @Naif: exactement, vous avez parfaitement compris. C’était de là que partait mon “étonnement” à l’affirmation de Patrick. Bon j’ai chipoté c’est vrai et qu’il m’en excuse ; c’était petit prétexte et angle d’attaque pour dégonfler cette baudruche complotiste qui comme toujours mixte méconnaissance (ou connaissances très approximatives) et refus de notre part de responsabilité dans nos déboires personnels.

      • 8 Septembre 2013 à 21h39

        Pampam dit

        Naif, un coup de perceuse au centre d’un rivet et on l’enlève. Donc une attaque “violente” sur une vis “indévissable” va avoir le même effet, mais avec destruction de la vis et probablement du filetage.
        Donc tricher n’est pas jouer :-) 

      • 8 Septembre 2013 à 21h48

        Naif dit

        @ pampam
        sauf qu’une vis même indevissable finie toujours pas se dévisser sous les effets des vibrations ce qui n ‘est pas le cas du rivet. 

  • 8 Septembre 2013 à 15h01

    valy dit

    Juste pour info: 
    Ma voiture: 29 ans 295000 kilometres ( occas polo achetée en 1989)
    Lave linge :  37 ans  (miele)
    Lave vaisselle : 15 ans – mon premier (celui de maman est parti à l’âge de 42 ans faute de pièces decrechange)
    Et: miele  a réduit de moitié la période où l’ on vous garantit la disponibilité de pièces de rechange de 40 à 20 ans…

  • 8 Septembre 2013 à 13h32

    ptg dit

    Comment laisse t’on les gens écrire des articles sans une seule connaissance du sujet ?
    L’article est d’un : pas du tout objectif, de deux : sans source.
    Et quelle histoire!! Bien sûr il est tout à fait possible que la panne de votre machine soit dû à un bout de verre ou autre (au final une panne classique) mais cela ne veut aucunement dire que l’obsolescence programmée soit une affabulation.
    Avez-vous effectué quelques recherches avant d’écrire cet article bidon? Il est vrai que Jean-Vincent Placé ne connait et ne comprend rien au sujet, mais cela ne veut pas dire qu’il ne soit pas d’actualité (vous même vous fourvoyez à ce sujet).
    L’OP est une technique qui fût mis en place à la fin des années 1920 afin de réduire la bulle spéculative de l’époque et prévenir le grand Krach de 1929 (de gros investissements industriels: moyens de production, productivité et capacité de production; alors que la demande est satisfaite de plus en plus durablement: voir les ampoules avec OSRAM, voir les bas en nylons…). 
    Le grand Krach aura les conséquences que nous connaissons, en Europe nous entrons dans une économie de guerre alors que les USA tente de mettre en place cette OP dans la plupart des secteurs de leur économie. Lorsque le marché intérieur commence à être saturé il leur faut absolument regagner l’incroyable marché extérieur que représente l’Europe. Les Boys entrent en guerre. En nous libérant ils ne nous laisseront pas que leur chewing-gum. En effet l’es USA importent leur industrie et forment nos ingénieurs à la technique de l’OP. Cette technique est un pansement qui fonctionna très bien pendant plusieurs années (les 30 glorieuses) mais connait des limites (on ne peut décemment pas vendre une machine à laver qui ne dure que 6 mois). Afin de permettre à notre économie de croitre encore et toujours, nous avons développer les marchés financiers autour des années 1970 afin de permettre aux grands capitaux (qui stagnent et ont peur de se remettre à l’eau depuis la mauvaise expérience de 1929).
    Le grand problème aujourd’hui c’est que ces “techniques” (OP et marché de l’économie irréelle) ne sont que des pansements posés sur la crise de 1929.
    l’OP n’est absolument pas un mythe! C’est au contraire une forme de notre refus de voir évoluer notre économie vers une forme plus décroissante. 

    • 8 Septembre 2013 à 14h49

      Habemousse dit

      D’accord, est-ce pour cela quelle affecte toute l’industrie ? Je ne crois pas.
      La vraie obsolescence programmée, c’est l’homme, à condition de ne pas avaler de bout de verre : cent vingt ans si zéros pépins ? J’ai confiance, même l’obsolescence ça se soigne.

      • 13 Septembre 2013 à 15h37

        ptg dit

        justement l’OP a fini par toucher la grande majorité de l’industrie. et la raison est très simple: une entreprise qui vend un produit “trop” durable commet un suicide économique, elle ne peut pas garantir une croissance à long terme et donc ne pourra pas satisfaire ces investisseurs sur le long terme. Le seul moyen de garantir de la croissance pour ces entreprises serait de se diversifier très régulièrement. Et surtout cela signifierait un véritable changement de paradigme économique et social puisque si cette logique est mise en place, nous entrerions dans une phase de décroissance assez importante et longue (jusqu’à ce que de nouveaux marchés voient le jour).

        En effet le consommateur est responsable pour grande part du gaspillage énorme que nous observons aujourd’hui, mais pas seulement. Il est vrai que le marketing direct ou indirect influence nos mode de consommation et que nous avons tendance à remplacer un produit non pas à cause d’une défaillance mais d’un effet de mode. Mais il ne faut pas se rendre responsable de tous les maux actuels: même en y accordant la plus grande attention une ampoule ne durera jamais plus de 1000h (bien que l’un des premier modèle conçu par T. Edisson durait 1500h), et il en va de même pour les réfrigirateurs, les télévisions, l’automobile, les vêtements ou par exemple les téléphones (le fait qu’une batterie ne soit pas amovible n’est pas le fruit du hasard).

        Tout ça pour dire qu’en effet tout n’est pas noir ou blanc mais l’OP est bien une technique très pratiqué par nos industriels.

        voici un petit lien à ce sujet:
        http://www.institutmomentum.org/2013/02/lindustrie-peut-elle-sortir-de-lobsolescence-programmee-seminaire-du-vendredi-15-fevrier-par-corinne-coughanowr/ 

    • 8 Septembre 2013 à 15h06

      Aël dit

      Comment laisse-on les gens écrire des articles sans une seule connaissance du sujet ? et vous cher ptg, puis-je donc à mon tour me permettre de vous demander quel est votre cv? une expérience personnelle dans l’industrie des produit GP? Vous êtes ingénieur mécanicien, designer industriel, ou projeteur-dessinateur CAO avec quelques années en BE ou en BI peut-être? bref quelque chose de consistant qui nous assurerais que votre opinion n’est pas seulement le fruit mal digéré de quelque reportage qui vous aura révélé l’inconnu façon “envoyé spatial”?

      • 9 Septembre 2013 à 14h48

        JeanBart dit

        PTG, you made my day !
        “une forme de notre refus de voir évoluer notre économie vers une forme plus décroissante.” C’est beau comme de l’antique.

      • 16 Septembre 2013 à 22h45

        ptg dit

        je ne suis ni ingénieur, ni mécano, je suis étudiant en master de marketing. ma “connaissance” du sujet ne me vient pas de cours (ou peu) mais de la lecture (principalement) d’ouvrages concernant cette technique. C’est en effet un sujet qui m’interesse depuis maintenant quelques années et que je pense avoir un peu creusé.
        Pourquoi serait il le fruit de quelques reportages absurdes?
        C’est un sujet passionnant et non pas seulement des rêveriesde complotistes comme nombreux semblent croire.. 

        @JeanBart:
        je ne sais pas si je me suis bien exprimé, là ou je voulais en venir c’est: nous sommes emprisonné dans notre paradigme économique et avons énormément de mal à réfléchir en dehors de ces limites. Nous sommes obnubilés par la croissance (du PIB) et sommes persuadés que cette dernière est source de progrès, et par extension, de bonheur. 
        Nous sommes persuadés que la relance de l’emploi, quel qu’il soit, nous sera bénéfique. 
        C’est une folie de penser que nous allons retrouver des taux de croissance équivalent à ceux des 30 glorieuses (ou bien c’est ne pas comprendre de quoi on parle). La croissance du PIB cela signifie concrètement un nombre de produit crée et vendu en augmentation chaque années (à un taux de croissance de 1% de PIB par an, une économie DOUBLE en 70 ans), hors il est normal qu’arrivé à un certain point le produit n’est plus besoin d’être crée ou vendu car le besoin auquel il correspond est rempli (par exemple on ne change pas de voiture tous les ans). C’est le cas de la plupart des secteurs économiques actuels.
        Donc lorsque je dis “évoluer vers une forme plus décroissante” c’est plutôt accepter que notre économie ralentisse (car il est inutile et idiot de construire toujours un peu plus si l’on à besoin de moins) et ne soit plus au centre de notre civilisation.
        Ceux qui vous vendent le retour de la croissance et du plein emploi sont des utopistes. 

  • 8 Septembre 2013 à 4h19

    eclair dit

    @ylx
    Vous racontez n’importe quoi.
    Les fabricants français faisait de la qualité.
    Simplement est arrivé des produits de moindre qualité qui ont tués les entreprises françaises à cause du consommateur!

    De la qualité à bas prix. Un composant de qualité cela se paie. 

    • 8 Septembre 2013 à 9h17

      ylx dit

      Vous confirmez ce que je disais, les entreprises françaises d’électro-ménager ont réalisé le rêve du consommateur français “fournir des produits de qualité vendus très peu chers “, et donc faire des pertes monstrueuses. C’est uin principe qu’il faudrait généraliser…sans délais ! Renault devraient fabriquer des berlines de luxe (suivez mon regard) au prix de ses modèles Dacia d’entrèe de gamme. Le rêve vous dis-je, et il est là à portée dela main, il suffit d’une toute petite loi décrétant en une phrase que désormais en France tout bénéfice est illégal.Ainsi nos produits s’exporteront en masse (comme ce vieux sabotier qui me isait “je perds un peu sur chaque paire de sabots, mais qu’est-ce que j’en vends!”

  • 8 Septembre 2013 à 2h51

    Sophie dit

    Pourquoi “urbaines”, les légendes? Y sont moins jobards, à la campagne? Ou y zont pas de lave-vaisselle?

    • 8 Septembre 2013 à 8h02

      thdo dit

      En effet, l’expression n’est pas très heureuse ici.

      Une utilisation plus appropriée :

      http://www.telegraph.co.uk/science/science-news/10289862/Cow-tipping-myth-dispelled.html

      “The idea that drunk men are able to steal into fields and shove sleeping cows onto their sides is not only absurd but scientifically implausible, researchers claim.

      Even if urban legends were right and the animals did sleep standing up – which they do not – it would still take at least two strong men to overturn one, and as soon as the cow responded by bracing itself the task would become even trickier.”

      car ce sont bien les gars de la ville qui pensent que les vaches dorment debout.