Quand l’Observatoire des inégalités réinvente la réalité | Causeur

Quand l’Observatoire des inégalités réinvente la réalité

La post-vérité sort de la bouche des enfants

Publié le 07 juin 2017 / Société

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Monopoly. SIPA. 00744681_000005

L’Observatoire des inégalités est une association de bonne réputation, partenaire entre autres de la fondation Abbé Pierre et d’Alternatives économiques. Ses études font souvent autorité dans les médias. Mais l’Observatoire ne fait pas qu’observer, il s’engage aussi. Ainsi vient-il de lancer une campagne de sensibilisation en faveur de la discrimination positive. Jusque-là, rien de très anormal, hélas, tant cette panacée est devenue universelle à gauche. Ce qui est franchement gênant, c’est le biais choisi pour vendre cette pseudo-évidence : s’adresser aux enfants, avec des enfants.

Sur la vidéo de l’asso, réalisée par l’agence Herezie, on voit un groupe de gamins de 8-10 ans s’apprêtant à entamer une partie de Monopoly. Sauf que les règles ont été changées pour révéler l’horreur d’un monde de discriminations : l’adulte qui les encadre confère des conditions de départ inégalitaires aux enfants. Toutes les inégalités sont envisagées. Par exemple, certains (des « Gaulois ») obtiennent 1 500 euros de mise de départ, quand d’autres (des « issus de ») doivent se contenter de 750 euros.

De la même manière, chacun ne reçoit pas la même somme en passant par la case départ : 200 euros pour les garçons, 150 euros pour les filles. Un enfant (encore un « de souche », vous l’aurez deviné) démarre en étant d’emblée proprio de trois rues et deux maisons, quand d’autres n’ont que

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    publié dans le Magazine Causeur n° 105 - Mai 2017

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    • 9 Juin 2017 à 21h02

      Lafaux dit

      C’est intéressant avec ce genre de jeux sur la discrimination positive ou les inégalités c’est que pour les réduire on est adepte de discriminations et d’égalitarisme. Sans vouloir nier les abus, l’égalité pour le féministe c’est l’égalitarisme, représentation et pourcentage de femme sans oublier le “pour femme” et son lot de sexisme et de discrimination masculine. Pour le reste faut être adepte d’une vision communiste marxiste. Les inégalités de salaires (entre les sexes, l’ethnie, le milieu social,… ) on les expliques en grande partie on peut remplacer aussi par discrimination ou inégalité par des choix et différence après on peut adapter les normes féministes (rendre obligatoires) les adaptations, les répartitions de sexe,les mesures pour les femmes,… . Le problème de ces méthodes c’est que ce n’est pas libéral et plus discrimatoires et sexiste en plus autorisé.
      Le SMIC femme et à combien ? Un homme fait plus d’heure q’une femme, les hommes comme les femmes entre eux n’ont pas les mêmes salaires ne sont rémunérés de la même manière
      On ne doit pas laisser les enjeux de société à la pensée gauchiste féministe

    • 9 Juin 2017 à 15h12

      accenteur dit

      Une vidéo pour montrer aux enfants ce qu’il ne faut pas faire ? Attention dangereux. Il est plus efficace de montrer ce qu’il faut faire, sinon le message d’être brouillé.

      • 9 Juin 2017 à 15h13

        accenteur dit

        le message RISQUE d’être

    • 8 Juin 2017 à 20h53

      Anouman dit

      Même les enfants savent faire la différence entre le jeu et la réalité. Même en CP ils sont capables d’appréhender les différences de capacités d’apprentissage de leurs congénères. Les “inégalités” sociales n’expliquent rien, elles sont juste un substitut à la recherche d’une explication plus rationnelle mais moins politique.

    • 8 Juin 2017 à 19h25

      Hannibal-lecteur dit

      À qui est destiné ce clip? À part susciter la haine du favorisé, on n’en voit pas l’objectif. 
      Quand il pleut, ça mouille, l’inégalité c’est pas bien etc. …mais les solutions? Ah y a pas de solution . Ah bon. Donc faut faire avec. Ah bon.

    • 8 Juin 2017 à 19h18

      conrad dit

      Quel scandale! Quel mensonge éhonté! Je constate que le fascisme rose a encore de beaux jours devant lui. Et que penser de ces gauchistes bien-pensants qui s’auto-flagellent sans même se rendre compte du mal qu’ils font, à tous et à eux-mêmes?
      Culpabiliser les blancs et victimiser les “issus de”?! Comment peut-on penser une seconde que c’est la solution à nos problèmes de “cohabitation”? Navrant et affligeant…

    • 8 Juin 2017 à 18h40

      Livio del Quenale dit

      Fausse bonne idée !
      Elle attise, comme s’il en était besoin, les tensions sous-jacentes entretenues dans la rue et les foyers.

       APPRENEZ LEUR PLUTOT A LIRE ECRIRE ET COMPTER
      plutôt que d’inventer des extravagances …
      pompeusement “progressistes” pour vous faire mousser.
      – 

    • 8 Juin 2017 à 12h20

      Ar Braz dit

      La “discrimination positive” est tout simplement incompatible avec le principe en vertu duquel “toutes les personnes sont égales en droit”, lequel fonde la démocratie.
      Est-il encore besoin d’ajouter autre chose ? 

      • 9 Juin 2017 à 12h46

        saintex dit

        Oui, ce n’est pas la démocratie qui dit que toutes les personnes sont égales en droit, mais notre république et bien d’autres état. La démocratie donne parole égale et droits égaux aux citoyens. Mais à l’époque de l’invention de la démocratie à Athènes, les femmes n’étaient pas des citoyens, les métèques n’étaient pas des citoyens et bien sur les esclaves n’étaient pas des citoyens.

    • 8 Juin 2017 à 11h36

      Pipelettoide dit

      Discriminer c’est différencier des individus et le terme “positif” n’enlève rien à l’affaire. Il y a toujours des lésés. À quand les cotas de nains dans les équipes de basket-ball pour qu’ils jouissent eux aussi de rémunérations faramineuses ?

    • 8 Juin 2017 à 2h11

      Sadim dit

      J’aimerais lire un jour une description fine de l’ensemble de la chaine gaucho-progressiste, du milliardaire cynique jusqu’a la post-soixante-huitarde paresseuse qui s’auto-congratule de consumer du prêt-a-penser comme elle s’auto-congratulaie de consommer du prêt-a-manger comme un signe de progrès pour l’humanité, en passant par le male vicieux qui lui sert de compagnon intermittent et lui répète a l’envie qu’elle a bien raison juste pour pouvoir la baiser et la quitter ensuite pour une jeunette quant elle atteint la cinquantaine…

      Il faut dénoncer l’économie de cette deconstruction dans son ensemble et non dans ses parties sinon on court toujours d’une “innovation” a l’autre (cf l’objet de cet article). Dans la guerre de mouvement, il faut être capable de prévoir le coup suivant et pour cela avoir une vision générale de l’économie de l’ennemi. 

    • 7 Juin 2017 à 22h29

      Boomer dit

      Quel est rapport de cette histoire avec la discrimination positive?  

      En effet dans ce jeu pour enfants, les règles sont carrément discriminantes et aux dépens des catégories sexuelle ou raciales habituelle.  Où est le “positif” là-dedans?  Cette démontration est bien malhabile et illustre très bien combien les Français ne sont pas familiers avec la véritable discrimination positive telle qu’elle est pratiquée au Canada.  Or une des conditions «si ne qua non» de ce genre de disposition, c’est le principe des quotas. Où la composition ethnique, raciale, sexuelle, religieuse même,  de tout le personnel doit être connu en pourcentage.  Et dans le cadre de ce genre de programme, il est constitutionnellement (je l’ai enfin placé ce mot…) autorisé au Canada, de faire le recensemenent statistique des minorités dites visibles au sein de chaque entreprises publiques (Université, services publics, ministères, hôpitaux, etc).

      Au Canada on a cru avoir surmonté le critère de la couleur de la peau pour identifier la “haute visibilité” en rattachant sur le plan administratif cette visibilité à l’origine nationale (né ou issu de).  Par exemple une personne née au Canada d’un couple chilien est considérée comme hautement visible, peut importe que ces Chiliens soient d’ascendence allemande, C’est-à-dire blonds aux yeux bleus.  Mais au Canada tout ce mic-mac a lieu derrière les portes des services des relations du personnel.  Mais cela est bien connu là-bas.

      Bref je vois mal comment les Français, surtout à gauche, peuvent promouvoir une telle règlementation de discrimination positive (individualisée par définition) alors que cette même gauche refuse tout recensement hexagonaux de l’INSEE avec catégorie raciale, religieuses ou ethnique ou même linguistique.

      Ces gens-là brandissent depuis des années ce genre de revendication, mais ils ne sont même pas foutus de comprendre l’usine à gaz ethno-raciale que cela implique, avec mis en place de fichiers racialisés.

    • 7 Juin 2017 à 17h01

      julien_j dit

      Ils démontrent ainsi eux-mêmes la puérilité de la mesure. Pour la gauche Caliméro, il n’est jamais trop tôt pour rééduquer. Attendez la récré, le réel reviendra au galop.

    • 7 Juin 2017 à 16h46

      GontranB dit

      Il faudrait surtout jouer une partie avec de la vraie discrimination positive : le petit noir obtiendrait plus d’argent public à chaque tour, des remises de peine, 3 maisons au lieu de 2, que sais-je… pour singer les privilèges raciaux que nos dingues de la discrimination positive veulent instituer.

      On verrait si les petits blancs seraient contents, et si tous trouveraient ces règles équitables.