Comment L’Obs m’a diabolisée | Causeur

Comment L’Obs m’a diabolisée

Quand le camp du Bien s’autorise l’amalgame

Auteur

Ingrid Riocreux

Ingrid Riocreux
est agrégée de lettres et auteur de "La Langue des médias".

Publié le 03 août 2016 / Médias Politique

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Ingrid Riocreux s'est rendue à la Fête de Radio courtoisie pour promouvoir son essai de critique des médias. C'était sous-estimer la propension à l'amalgame, aux insinuations malveillantes, voire à la calomnie pure et simple de certains journalistes militants. Quand il s'agit de traquer la "droite dure", réelle ou imaginaire, tous les coups sont permis.
ingrid riocreux lesquen obs

Domino nazi.

« Si tu y vas et que cela se sait, tu es grillée à vie », m’avaient prévenue les copains. Variante : « ta carrière est foutue ». Eh bien moi, j’ai la faiblesse de croire que je peux aller dédicacer mon livre (La Langue des Médias, L’Artilleur, 2016) à la Fête de la Courtoisie et y donner une petite conférence sans mettre en jeu ni ma vie ni même ma carrière. On m’a invitée, je suis venue. Si demain, on m’invite à la Fête de l’Huma, j’irai aussi.

Il était une fois Anne Crignon

J’ai seulement refusé la présence du Petit Journal, show comique reposant sur la dérision, moins correct même que Touche pas à mon poste : quand Hanouna fait verser des nouilles dans le caleçon de Delormeau, il a du moins la délicatesse de rémunérer sa victime. Si Camille Crosnier (la journaliste de Canal+ qui demandait à filmer ma conférence) veut faire rire à mes dépens, il faudra donc d’abord qu’elle allonge la monnaie. Rassurée donc : les zigotos de Canal éconduits, mon passage à la fête de Radio Courtoisie n’a intéressé personne. Cependant, mon papa (le vrai, cf. infra) est tombé récemment sur un article de L’Obs signé Anne Crignon. Intitulé « À la Fête de la courtoisie, le salon du livre de la droite dure », le texte ne porte pas spécifiquement sur moi mais j’ai droit à quelques paragraphes en fin d’article.

Anne Crignon estime que mon livre constitue « un brillant travail, à vrai dire ». Je serai donc honnête : le passage qui me concerne n’est pas outrageant. Mais il illustre si bien certains travers du journalisme dénoncés dans mon livre (et dans ma conférence, à laquelle Anne Crignon a assisté) que je ne résiste pas au plaisir de pointer ces procédés typiques puisque, une fois dans ma vie, j’en aurai été la cible.

La diabolisation par proximité supposée

Le début de cet article de L’Obs est consacré à la cuisine interne de Radio Courtoisie, le directeur de la station, Henry de Lesquen, étant en bisbille avec des patrons d’émissions. Ce ramdam versaillo-parisien ne me concerne ni ne m’intéresse. Je ne reverrai probablement jamais Henry de Lesquen, que je rencontrais ce jour-là pour la deuxième fois de mon existence. Toutefois, grâce à Anne Crignon, je deviens la « protégée » de ce monsieur. Sa protégée ? Le mensonge calomnieux d’Anne Crignon confirme plutôt que j’ai pris un énorme risque en m’affichant avec quelqu’un d’aussi… sulfureux  (on dit comme ça, pas vrai ?) !1

« Alors tu étais “à droite” de Bruno Mégret ? Ça craint ! » C’est le SMS hilare que m’a envoyé la fille de Jean-Paul Riocreux (la vraie, cf. infra), après avoir lu l’article d’Anne Crignon. Un petit « à côté » aurait sans doute été moins perfidement suggestif, madame la journaliste. En arrivant là-bas, j’avais écrit ce texto à mon mari : « figure-toi que je suis à gauche de Mégret ! » Comme quoi tout est question de point de vue. L’article d’Anne Crignon manque d’ailleurs de précision : j’étais également en face du Dr Dor, à moins de dix mètres de Christine Boutin et dans la même pièce que Jean Raspail. Et surtout, si j’étais arrivée une heure plus tôt, j’aurais été à droite de… Renaud Camus : sa petite étiquette était encore sur la table. Voilà qui aurait eu de la gueule ! Dans un monde où il y a des Anne Crignon, toujours regarder à côté de qui on pose ses fesses.

Le pouvoir suggestif de la description

Je consacre plusieurs pages de mon livre2 à la manière dont les journalistes décrivent les gens. En général, ils sélectionnent un seul élément, jugé significatif en ce qu’il permet de créer tout de suite un type humain (je cite l’interview d’un militant néo-nazi dont on saura seulement qu’il est « blond »!).

Ainsi une dénommée Aude de Kerros est-elle, sous la plume d’Anne Crignon, réduite à son « imposant serre-tête ». Pour me décrire, ce jour-là, la journaliste avait le choix : femme, trente ans, cheveux châtains relevés avec une pince noire, grands anneaux dorés aux oreilles, ballerines noires, robe noire ornée de quelques motifs végétaux stylisés verts et jaunes (modèle « maternité » de la marque anglaise ASOS). Accessoirement, enceinte jusqu’aux yeux (c’était sans doute le détail le plus marquant). Pour Anne Crignon, je serai « une jeune personne en robe fleurie » : autant dire la godiche emballée dans le rideau de sa grand-mère, bien à sa place donc parmi les « retraités aux allures de colonels royalistes désœuvrés et nostalgiques d’un régime ancien » qui portent des « pantalons ceinturés bien au-dessus du nombril » (dixit Anne Crignon). Quand je pense que j’avais renoncé au confort de jean/t-shirt/blazer ! J’aurais été plus à l’aise durant mes deux heures de trajet et puis, cela aurait coupé la chique à L’Obs. À vous dégoûter de l’élégance.

L’insinuation malveillante

Anne Crignon a aimé mon livre (qu’elle juge « brillant », je le rappelle). Mais elle ne peut pas en dire trop de bien parce que, dès lors que j’ai accepté de venir à la Fête de la Courtoisie, je sens un peu le soufre. Alors elle ajoute : « quelques pages révèlent ici aussi un esprit droitier inflexible et une défiance pavlovienne vis-à-vis des immigrés. »  « Ici aussi » ? Je pense qu’elle veut dire « comme dans les autres livres dont je viens de mentionner les titres » : belle énumération de bouquins conspirationnistes, racistes, antisémites, etc. Aïe. « Quelques pages » ? Diantre, lesquelles ? « Une défiance vis-à-vis des immigrés » : gloups ! Je feuillette mon livre : de quoi parle-t-elle ? Du scepticisme que m’inspire des notions médiatiquement cocasses comme « islamisme modéré » ? De mon analyse du traitement médiatique de la crise syrienne ? Mon essai est recommandé par des professeurs d’Université, des chercheurs du CNRS m’ont dit l’avoir apprécié et des professeurs de lycée, dont certains l’ont fait acheter par le centre de documentation de leur établissement, m’invitent à intervenir dans leurs classes ; j’ose croire que ce ne serait pas le cas si mon livre était idéologiquement dangereux. Il est si peu scandaleux que je n’ai pas jugé utile de le signer d’un pseudonyme. De fait, il ne vise pas les immigrés mais bien les journalistes !

Et « pavlovien » ? C’est un automatisme journalistique3: dans les médias, un pari est toujours pascalien, un choix toujours cornélien, un réflexe toujours pavlovien. En réalité, « droite dure », « esprit droitier inflexible » et (plus loin dans l’article) « fachosphère », ça c’est pavlovien. Ces mots servent seulement à discréditer quelqu’un en le classant d’office dans une catégorie moralement connotée (le camp du mal). Ils n’ont rien à faire sous la plume d’une journaliste. Je l’ai rappelé lors de ma conférence mais Anne Crignon devait discuter avec sa voisine à ce moment-là.

Le compte-rendu sélectif

L’Obs ne me prête pas des propos que je n’aurais pas tenus. Mais mon exposé est réduit à des lambeaux perfidement sélectionnés et agencés qui tendent à me transformer en caution intellectuelle de la réinfosphère. Je parlais dans ma conférence du sentiment de toute-puissance jubilatoire que doit susciter chez les journalistes cette possibilité de falsifier un discours par simple montage4 et de nazifier ainsi n’importe qui. Anne Crignon connaît ce sentiment. Elle veut me faire coller au portrait qu’elle se faisait de moi avant même que j’ouvre la bouche ; alors tant pis si pour ce faire, elle doit, disons, tordre un peu la vérité. Certes, elle écrit : « Ingrid Riocreux avance que ce travers délétère [la production d’un discours idéologique sur le réel] affaiblit les radios d’Etat, les grands journaux traditionnels et bien sûr la télévision, mais aussi la fachosphère – pardon, la “réinfosphère” ». Mais elle ne précise pas (et c’est peu étonnant) que, dès mon introduction, j’ai insisté sur le fait que je désapprouvais le concept de réinfosphère et que mon propos visait à démontrer les similitudes entre les grands médias et les médias alternatifs, les deux proposant des informations orientées, les deux pratiquant parfois la manipulation. « “Si vous tenez le dictionnaire, vous tenez le pouvoir”, dit Ingrid Riocreux (soit dit en passant, c’est sans doute pour cela que les identitaires ont mis en circulation leur contre-lexique). Ce sera sa conclusion. » Anne Crignon ment. D’abord, merci de me coller avec les identitaires par la magie d’une parenthèse. Ensuite, ce n’était pas ma « conclusion » mais un bout de ma réponse à la question d’un monsieur. Et j’ai ajouté : « si vous prenez le pouvoir, vous imposerez vos mots ; vous aurez l’impression que ce sont les bons, mais ce seront seulement les vôtres ». Elle ne voulait pas citer cela, Anne Crignon ?

Et d’ailleurs quelle était ma vraie conclusion ? Je reprends mes notes : « Notre esprit critique ne doit pas être sélectif ; il ne faut pas céder au confort de la connivence idéologique mais développer une saine méfiance, y compris vis-à-vis des médias dont on se sent politiquement proche. Internet a levé toutes les barrières, quel dommage que son développement s’accompagne d’une communautarisation de l’information. Au contraire, il faut en profiter pour aller lire les informations des adversaires. Humainement, c’est excellent de voir le monde à travers les yeux de l’autre, de constater qu’il n’est pas un monstre. Et puis, c’est utile car cela permet d’aiguiser son argumentation ». C’est drôle, on comprend sans peine pourquoi Anne Crignon n’a pas jugé bon de citer ce passage. C’était pourtant ma conclusion, la vraie.

Les fausses informations

Durant cette conférence, j’ai également fait allusion au dernier rapport de l’Observatoire de la Déontologie de l’Information (organisme auquel collaborent l’AFP, Le Monde, l’ESJ etc., donc peu suspect de collusion avec la « fachosphère ») qui dénonce la propension des journalistes à diffuser des informations non vérifiées, donc fausses. Anne Crignon aurait pu en prendre de la graine.

En effet, je ne suis pas plus « enseignant-chercheur » que je ne suis « la protégée d’Henry de Lesquen », et je ne suis pas non plus « la fille de Jean-Paul Riocreux » ! Inspecteur d’académie à la retraite, agrégé de lettres classiques (et non « modernes », Mme Crignon), auteur d’un pamphlet contre Philippe Meirieu (et non « Mérieux », Mme Crignon) et d’un livre intitulé l’École en désarroi (et non « du désarroi », Mme Crignon), Jean-Paul Riocreux n’est pas mon père : n’étant pas née Riocreux, je n’ai pas une goutte de sang en commun avec le monsieur dont Anne Crignon fait mon géniteur et qui se trouve être, en réalité, le père de mon époux. Ce n’est pas trop grave et après tout, de même qu’elle a trouvé mon livre « brillant », Anne Crignon qualifie de « passionnant » celui de mon beau-père ; non sans ajouter que Jean-Paul Riocreux serait, lui aussi, un représentant de la « droite dure et cultivée » : décidément, chez elle, c’est pavlovien. Mais, outre l’étiquetage politique désobligeant, l’accumulation d’inexactitudes est tellement symptomatique des méthodes de travail d’un certain journalisme ! Le livre d’untel est en vente à la fête de Radio Courtoisie : c’est donc un auteur d’extrême droite. Une personne est assise à côté de M. Machin : c’est donc sa protégée. Elle porte le même nom de famille que M. Chose : c’est donc sa fille. Mon nom de jeune fille est Gicquel. Gageons que s’il figurait sur la couverture du livre, Anne Crignon aurait fait de moi « la fille du célèbre journaliste (normal qu’elle publie un livre sur les médias) » ou « la sœur du tennisman », pourquoi pas.

Voilà comment on fait du journalisme aujourd’hui en France : par supputation. Inutile de préciser que dans le contexte actuel, extrêmement tendu, ce n’est guère rassurant…

Anne Crignon s’est approchée suffisamment de moi pour voir ma « robe fleurie » et les « piles de livres » de Jean-Paul Riocreux sur la table, mais elle n’a pas jugé utile de m’interroger directement. Résultat, elle apparaîtra sans doute dans le prochain rapport de l’ODI. Elle y aurait déjà sa place : « erreurs passives et fautes d’ignorance » (p. 15), « mauvaises identifications » (p. 17), « manque de rigueur » (p. 19), « approximations et confusion » (p. 22), « amalgames et partis pris » (p. 24), tendance à « remodeler la réalité » (p. 27). Dira-t-elle alors que l’ODI fait preuve d’un « esprit droitier inflexible » ?

Je ne sais pas si Anne Crignon voulait nuire à mon livre. Mais elle lui fait une belle publicité en prouvant combien mes thèses sont exactes et en me fournissant de nouveaux exemples pour les illustrer. Et c’est peut-être précisément parce qu’elle s’est reconnue dans mon portrait, pourtant peu flatteur, du journaliste-type, que cette Mme Anne Crignon peut juger mon travail… « brillant »

  1. Voir mon livre p.187 et p.233.
  2. pp.168-171.
  3. Voir mon livre p.132-163 et p.180-188.
  4. Voir mon livre p.171-188.

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    La rédaction de commentaires est impossible pour cet article

    • 8 Août 2016 à 20h54

      Yanick Toutain dit

      Ce n’est pas par la promotion des racistes qu’on stoppera le COMPLOT des maitres de DAECH, la CIA CIAbis et autres comploteurs des USA
      Le monstre créé à camp Bucca et dirigé avant sa mort par le mécréant colonel Haji Bakr (ex des services secrets de l’armée de l’air de Saddam Hussein) pour le compte de la CIA a pour but la DICTATURE en EUROPE
      Et donc le coup d’Etat de l’OTAN comprend 3 projets parallèles : 3 FASCISMES
      1° Islamofascisme faux islam terroriste des banques du GOlfe, avec l’idéologie QARADAWI promotionnée par les UOIF et Young leaders, à commencer par Edouard Philippe qui prête des salles municipales au groupe terroriste Havre de Savoir
      2° Hitlérofascisme faisant le pendant aux premiers
      L’Ukraine et la Grèce sont les premières étapes de ce complot
      PEGIDA allait créer la suite en Allemagne, France, Belgique , Pays Bas…..

      Et Statofascisme instaurant la dictature NATOCoup en Europe sous prétexte des deux précédents
      #HollandeCoupdEtat et ses lois liberticides !

      le but ?
      Mettre l’Europe au niveau de la Tunisie….. diviser les salaires par 5
      Le plan 2013 de JP Morgan

      Promotionner le racisme c’est une PARTIE DU PLAN…. et Cazeneuve nous a avoué juste avant les crimes de Nice qu’il espérait voir se produire des ratonnades…… de la même façon que De Villiers appelait l’armée à TIRER en ville une semaine avant le Bataclan (cf Canard Enchainé)

    • 7 Août 2016 à 9h41

      beornottobe dit

      ils en sont passé “maîtres”!
      rassurez vous vous en verrez d’autres avec les…..”GAUCHES”

    • 5 Août 2016 à 22h39

      IMHO dit

      Ecrire :

      se dit inquiet, et non : est inquiet
      idem pour tous les sentiments, par définition invérifiables
      mécontent, certain, etc

      nie, et non: réfute ( sauf si c’est une réfutation )

      les Français, et non: la France

      le parti X a perdu la majorité qu’il avait à l’assemblée
      et non :
      le parti X a gagné les élections ( parce qu’il a le plus de voix )

      La coalition au pouvoir va-t-elle remporter les élections législatives?
      et non:
      La chancelière Y va-t-elle gagner ces élections ?

      Les chiffres mesurant l’activité économique augmentent à nouveau
      et non:
      La croissance est de retour

      L’augmentation du nombre de salariés
      et non:
      La création d’emplois

      Les intérêts communs à la nation X et la nation Y
      et non:
      l’amitié X-Y

      Etc

      Ce ne sont pas les euphémismes qui sont un problème, ce sont les
      mots inexacts ou ceux dont le sens est indéfinissable .
      C’est dans les médias religieux, dans les articles bas-de-gamme sur l’économie, dans les articles de politique internationale que se trouve le poison du langage journalistique .

    • 4 Août 2016 à 23h30

      aregundis dit

      A Kelenborn. Ma phrase finale est équivoque, c’est vrai. Il faut bien sûr la lire dans le sens de ce qui précède, qui sympathise avec le texte d’Ingrid et non l’inverse ! On ne se relit jamais assez, décidément…

      A Villaterne. Notre cher Revel n’est plus parmi nous. Je lui dois beaucoup de m’avoir – comme disaient les gens d’un autre temps « fait tomber les pelures d’oignon » qui m’obstruaient la vue et la cervelle. Je ne sais pas d’où vient cette expression populaire. Non pas à propos du communisme – ma religion était faite depuis longtemps avec Le Zéro et l’Infini de Koestler que j’ai lu après la guerre, mais sur le sujet de l’indécrottable jobardise de la gauche non-communiste (Le Nouvel Obs, Le Monde…), celle qui « déplore les effets dont elle chérit les causes ». C’est de Bossuet comme on sait, mais Revel l’a maintes et maintes fois redis à sa façon, avec toute la force de sa vaste érudition, son ironie mordante. Il manque terriblement.

      • 5 Août 2016 à 22h42

        IMHO dit

        Si JF Revel était encore parmi nous, il aurait quatre-vingt-douze ans.

    • 4 Août 2016 à 20h59

      aregundis dit

      Première remarque : Le Nouvel Observateur est un journal d’opinion. Ce n’est pas un journal d’information. J’avoue avoir été long à le comprendre. Aujourd’hui, le public est instruit des perversités d’un système de pensée paré du péplum de la vertu citoyenne. Le fait d’une très petite, mais très influente camarilla de cultureux narcissiques qui se tiennent pour dépositaires de la vraie foi.

      L’Obs en est l’organe de référence qui a fini par contaminer tous les autres. C’est l’usage massif de l’argument d’autorité pour décréter ce qui est conforme ou non, selon les critères de la pensée autorisée. Inquisitio moderna. Quiconque n’est pas « dans la ligne » est un Intouchable. L’autodénigrement, le relativisme culturel, et l’ethnicisme dévot – sources de tant de réquisitoires (et aujourd’hui de bien des malheurs) sont nés ailleurs, dans un tout autre contexte. L’Obs n’en est pas l’inventeur, ni le seul propagandiste.

      C’est au niveau de la critique littéraire que tout se passe. La critique d’un article de presse ou d’un livre ne dépend pas de ce que l’auteur écrit mais « d’où il parle », de quelle tribu il vient. Elle se fait a priori ; « à côté de qui elle s’assoit », nous dit Ingrid. On s’attaque aux opinions supposées de l’auteur. On le soupçonne d’affinités politiques censées transparaître dans ce qu’il – ou elle – écrit. On peut même démolir un bouquin sans en avoir lu une ligne !

      Évidemment, le lecteur non averti ne saura rien du sujet, ni le pourquoi de tant d’hostilité. Sauf à penser qu’un plumitif qu’on débine avec autant d’acharnement a sûrement des choses intéressantes à dire. Ce que nous raconte Ingrid Riocreux n’étonne pas les anciens lecteurs de l’Obs.

      • 4 Août 2016 à 21h36

        Villaterne dit

        Les journaux d’opinion ne posent aucun problème à la condition, comme le soulignait JF REVEL, que l’information précède le commentaire, c’est-à-dire que l’information donné au lecteur soit exhaustive et non triée pour servir une cause politique. En oubliant volontairement ce préalable, l’Obs comme d’autres, ne peut se prévaloir du titre de journal d’opinion mais glisser vers celui de journal partisan. Là nous versons dans le militantisme et son corollaire propagandiste ce qui bien évidemment va à l’encontre de l’honnêteté intellectuelle et de cette fameuse indépendance d’esprit tant revendiquée.
        Pour le reste je suis d’accord

        • 4 Août 2016 à 22h12

          kelenborn dit

          Non je pense qu’Aregundis a raison même si j’ai du mal à décrypter la fin du post. Le Nouvel Obs est un journal d’opinion et a parfaitement le droit d’écrire ce qu’il veut, y compris de travestir la vérité ce qu’il ne manque pas de faire. Personne n’est obligé de le lire et il faut reconnaitre que la quasi totalité de la presse écrite a été contaminée par la pensée unique, y compris l Figaro, en voie de terranovisation.
          Le même raisonnement ne peut être transposé à la presse radio ou TV où nous avons des chaines publiques et s’agissant de celles ci, le traitement de l’information y est scandaleux mais aussi des chaines ne s’affichant pas comme d’opinion et la c’est un problème de déontologie.
          Mais Causeur est là non?

      • 4 Août 2016 à 21h58

        Pierre Jolibert dit

        Reste à savoir si l’assistance de la fête du 12 juin dernier fut étonnée, elle, de s’entendre dire (sauf ceux qui sont partis trop tôt) : « si vous prenez le pouvoir, vous imposerez vos mots ; vous aurez l’impression que ce sont les bons, mais ce seront seulement les vôtres ». Suite dans un mois et demi ?

    • 4 Août 2016 à 17h13

      mogul dit

      J’aime bien cet article.
      Mais c’est bien trop d’encre gaspillée pour pointer un de ces attentats à la déontologie de la presse dont les pisse-copies de la presse officielle sont coutumiers. On en avait déjà eu un aperçu, si besoin était, avec un portrait récent consacré par Libé à la jeune Bastié, tissu d’insinuations, d’approximations et d’amalgames orientés effectué dans les règles de l’art, si l’on peut dire.
      Mme. Riocreux ne manque pas de pétillant, mais il va falloir qu’elle apprenne à être plus méchante et lapidaire, pour dire du papier de Mme. Crignon ce qu’il est réellement : un torchecul.

      • 5 Août 2016 à 13h45

        Ayinair dit

        @Mogul
        j’aime bien vos remarques !

    • 4 Août 2016 à 13h35

      i-diogene dit

      au bout du compte, cet article est le plaidoyer d’ une pucelle qui s’ est faite remarquer dans un quartier chaud où elle était allée par curiosité (ou pour s’ encanailler un peu), par la commère de sa rue..!^^

      Panique, honte, justification de sa présence en ces lieux et discrédit de la commère..! Ptdr..

      .. Avec le temps, elle s’ endurcira sûrement..!

      • 4 Août 2016 à 23h11

        kelenborn dit

        Ah pour une fois Eugene t’es marrant !!

    • 4 Août 2016 à 12h46

      eclair dit

      l’auteur a vraiment du mal.
      ” “Si vous tenez le dictionnaire, vous tenez le pouvoir”, dit Ingrid Riocreux (soit dit en passant, c’est sans doute pour cela que les identitaires ont mis en circulation leur contre-lexique)”

      Cette phrase ne signifie nullement que les identitaires sont accolés à l’auteur . C’est juste un exemple pour montrer la veracité de votre propos.
      Vous prenez des exemples dans le journalisme, la journaliste prend un exemple chez les identitaires? Les deux vous prenez pour exemple des adversaires?

      • 4 Août 2016 à 12h47

        eclair dit

        l’auteur semble atteint du même travers qu’elle dénonce.

        • 4 Août 2016 à 13h13

          Pierre Jolibert dit

          Il me semble plus mieux beau de dire “du travers même qu’elle dénonce” ou que “du même travers que celui qu’elle dénonce”, car ce n’est pas similitude entre deux travers mais unité de la chose, qui affecte tout le monde dont nous.

      • 4 Août 2016 à 13h09

        Pom’ Potes dit

        eclair, soyez raisonnable voulez-vous!

        Anne Crignon ne s’est jamais départie dans tout son article de son mode narratif. Elle procède par touches impressionnistes. Elle s’ancre dans le registre émotionnel.

        La phrase que vous citez arrive bien loin dans son histoire. Et on a ainsi pu voir de nombreuses fois Anne Crignon effectuer de nombreux rapprochements narratifs, qui s’exprime au minimum dans la syntaxe (votre exemple) quand ils ne sont tout simplement pas eux-mêmes tournés de façon à nourrir cette histoire et l’embellir, pour donner une cohérence et un sens qu’ils n’ont pas, en tout cas, pas de manière aussi claire (ahem! manichéenne ahem!).

        Si l’exemple que vous donniez prenait place dans un texte écrit différemment, la suspicion de rapprochement serait bien moins justifiée, au point même que les lecteurs pourraient alors suspecter Mme Riocreux d’être très partiale envers elle-même.

    • 4 Août 2016 à 12h04

      agatha dit

      à Pierre Jolibert,
      Bonjour, je préfère vous répondre ici parce que c’est plus pratique qu’au trente-sixième dessous.
      Finalement, nous sommes d’accord, et j’aime bien votre deuxième paragraphe de 17h50, ” le compte-rendu ethnographique plaisant du folklore local”, c’est bien vu. Cela dit, je n’ai pas lu l’article contesté et je ne sais pas si Ingrid Riocreux s’applique scrupuleusement les préceptes qu’elle préconise. Peu importe, elle s’est sentie dénigrée, ça ne doit pas nous étonner, et j’aime bien qu’elle réagisse comme elle le fait avec force, et une certaine spontanéité ( je ne suis pas du tout d’accord avec ceux qui disent qu’elle “pleurniche”).
      Quant aux tensions entre les différentes “extrémités de la droite”, come vous dites, je ne les connais pas, voilà encore un sujet “folklorique” qui pourrait avoir sa place sur Causeur!

      • 4 Août 2016 à 12h55

        Pierre Jolibert dit

        Bonjour,

        moi aussi j’apprécie la réaction et elle ne me paraît en effet pas du tout pleurnicheuse. Je suppose que la 1ère pulsion de cette réaction c’est tout simplement de rétablir le vrai concernant les faits. En tout cas pour moi c’est le plus important et ça le méritait.
        Or, il y a un seul fait faux et rectifié, il me semble, qui semble incliner à une diabolisation d’Ingrid Riocreux, c’est d’être appelée la “protégée” de Lesquen. Je pinaille mais l’intention d’A. Crignon ne me paraît pas si claire. La phrase de départ est : “Devant Lesquen, qui a pris place à la tribune pour présenter à une salle bondée sa protégée, elle avance que ce travers délétère affaiblit les radios d’Etat, les grands journaux traditionnels, et bien sûr la télévision, mais aussi la “fachosphère”, etc.” Le mot protégée est vraiment très ennuyeux et pourrait très bien vouloir dire en effet : personne lancée sur le long terme par Lesquen, qui doit tout à Lesquen, etc. Mais ça pourrait peut-être aussi un mot très malheureusement choisi pour dire ceci : personne que Lesquen introduit et présente à la foule durant les quelques minutes nécessaires à ce que celle-ci tende l’oreille et puis c’est tout. Contrairement à mes habitudes je pencherais pour la 1ère.
        Or c’est très important par rapport à l’une des querelles entre les extrémités de la droite. tiré de l’article contesté : “sa fête est quelque peu troublée par une pétition publiée la veille sur le blog catholique intégriste, le Salon beige : une dizaine de patrons d’émission y demandent la démission d’Henry de Lesquen pour ses “déclarations publiques inacceptables”, etc.” Ingrid Riocreux a beau dire que ce ramdam ne la concerne pas, la précision immédiatement suivante que c’est le 2ème fois qu’elle rencontre un homme qui n’est donc pas un protecteur est très importante dans ce contexte.
        D’ailleurs A. Crignon prétend que des absents de la fête le sont à cause de ça, mais comment le sait-elle ?

        • 4 Août 2016 à 13h05

          eclair dit

          pierre
          il y a un troisième sens.

          Cette petite fête est organisé par lesquen avoir un stand et parler est donc directement lié à son bon vouloir.

          Elle est donc bien saprotegée lors e cette “fête”

        • 4 Août 2016 à 13h25

          Pierre Jolibert dit

          A. Crignon maîtrise-t-elle les 3 sens et les fond-elle dans un savant flou délibéré ?
          Cache-t-elle donc une réelle intention de distiller des mensonges très dosés sous l’apparente désinvolture de son panachage allant dans tous les sens ?
          Et le ton volontairement plaisant de ces questions mi-sérieuses (car l’organisation de la fête et son fonctionnement sont en effet un sujet très intéressant) ainsi enchaînées est-il discernable sans qu’il faille pour cela les enter d’un smiley à la con ?

      • 4 Août 2016 à 15h45

        Lector dit

        oh oui toutes ces justifications à propos de robe fleurie etc. c’est peut-être “très brillant”… Vous trouvez ? Pas moi. C’est tout de même cocasse que l’on dise parfois ici à de simples internautes qu’il ne faudrait pas répondre au dénigrement que produisent d’autres à leur endroit (et vous deux, Agatha et Pierre avez raison il me semble sur ce point) tout en se félicitant qu’en une moins modeste occasion un rectificatif s’abaisse à reprendre point par point le plus trivial des procès d’intention qui a été fait à l’auteure d’un essai (par la-dite essayiste elle-même). Voilà où se tarie le docte en l’espèce.
        Un peu de cohérence svp, fut un temps dans ce genre de cas l’intéressée aurait demandé à un autre de répondre à sa place. De nos jours la bave du crapaud atteint donc la blanche colombe…

        • 4 Août 2016 à 16h39

          Pierre Jolibert dit

          Oh pour la robe fleurie ça se voulait surtout drôle, la justification. En tout cas j’ai trouvé ça drôle.
          Or il faut bien de l’humour pour varier un peu sur un thème qui est très vieux, comme vous le disiez plus bas si j’ai bien compris.

        • 4 Août 2016 à 20h36

          kelenborn dit

          L’Hector!!!
          Un sujet, un verbe, un complément d’objet… Au delà ce n’est plus Clémenceau mais Casimir qui te le dit! c’est un Gloubigoulba!

        • 4 Août 2016 à 21h02

          Lector dit

          Pierre, de l’humour pour des clients faciles alors.

          Machin, la leçon de Casimir ? Pauvre Isidore.

    • 4 Août 2016 à 11h03

      eclair dit

      “qui dénonce la propension des journalistes à diffuser des informations non vérifiées, donc fausses”

      Cette assertion est fausse. ils donnent des informations dont ils n’ont pas verifiées l’authenticité. L’information peut etre vraie comme elle peut être fausse

      • 4 Août 2016 à 12h08

        Pierre Jolibert dit

        L’assertion peut-elle être dite fausse ? La logique de sa construction prête à critique.
        *
        Bon, autant pour moi, j’ai dit plus bas quelque chose de faux, je relis mieux le passage sur la conclusion, et je vois que cela voulait dire d’abord : Anne Crignon coupe la phrase même que j’ai dite à cette personne en deux : elle s’arrête à “vous tenez le pouvoir”, alors que j’ai complété par : « si vous prenez le pouvoir, vous imposerez vos mots ; vous aurez l’impression que ce sont les bons, mais ce seront seulement les vôtres ».
        (rectification de fait qui ne fait pas varier mon opinion)
        Je redemande très sincèrement mais grossièrement : est-ce qu’on a vu sortir de la fête d’autres visages que celui que s’est contenté de voir Anne Crignon dans le métro (voir la fin de son article), c’est-à-dire des faces altérées par le doute et l’interrogation sur leur propre rapport à la langue ?

      • 4 Août 2016 à 22h37

        Félix dit

        Mon père était journaliste à l’AFP, après avoir été dans un journal (en papier)

        La première qualité d’un journaliste est précisément de vérifier les informations avant de les diffuser ou de les relayer.

    • 4 Août 2016 à 10h50

      bartolomee dit

      @jo1934edunom

      Je partage votre avis. Je me suis inscrit sur “Causeur” il y a une semaine imaginant trouver des rhéteurs de la trempe de Mme Levy. Pour un commentaire pertinent, il faut “s’en farcir” cinquante hors sujet.
      Diarrhée de polémiques, constipation d’idées un peu innovantes ou à tout le moins hors des sentiers battus avec un minimum de hauteur de vues.
      Quelques querelles d’érudits…de “sorbonagres” du Moyen-Age. Bref, un peu décevant.

      • 4 Août 2016 à 11h53

        Pierre Jolibert dit

        Surtout restez abonnés.
        (Des sous.)
        Gardez la hauteur des articles. Ne perdez pas de temps à nous lire.
        Tenez votre rang, comme diraient Durru et Lector. ;)

        • 4 Août 2016 à 12h01

          durru dit

          Ah non, moi j’ai pas de rang à tenir. Et encore moins de conseils à donner.
          Ma proposition serait seulement de s’habituer aux intervenants et faire le filtre ensuite, car on trouve assez souvent des vraies perles dans la “diarrhée de polémiques”. Au fait, mon impression est que la qualité des interventions est inversement proportionnelle à la qualité de l’article, le plus souvent.

        • 4 Août 2016 à 12h22

          Pierre Jolibert dit

          C’est que j’avais un peu lu en diagonale, bien que cela m’eût paru furt intéresseunt. Désolé s’il y a eu amalgame indû.
          Il me semble que ce n’est pas la 1ère fois que ces histoires de répliques du critiqué au critique aboutissent à des considérations sur les rangs, les statuts, mais enfin qu’a-t-elle à répondre à Machin qui n’est que sous-fifre à la Revue de Bidule.
          Comme la scatologie s’en est mêlée on se serait cru dans la Recherche avec Charlus : que vous alliez faire pipi chez, etc.
          Je ne sais pas si la qualité est à ce point évaluable, mais il me semble que la frénésie de l’ensemble des interventions est assez souvent liée au fait qu’un sujet en lui-même est un noeud où concourent beaucoup de polémiques habituellement disjointes, sans qu’on le soupçonne immédiatement.

    • 4 Août 2016 à 7h36

      Augustin Labiche dit

      Monsieur Lector,

      Autosuggestion ? Que voulez-vous dire ? Fantasme ? Non, je cherche, et je ne suis pas le seul, la raison de toute cette amertume. Vous vous répandez sur ce fil en fulminations à propos d’un article plutôt sympathique : cela semble disproportionné.
      Oubliez la prostate, du dépit amoureux peut-être, alors ?

      Mes sentiments amusés.
      Augustin Labiche. 

      • 4 Août 2016 à 15h49

        Lector dit

        et vous donc, Mr Prostate ?! Au lieu de répandre un pseudo “dépit amoureux”, que nous dites-vous de si docte ? Rien. Vous ne m’amusez nullement.

        • 4 Août 2016 à 19h17

          Augustin Labiche dit

          Monsieur Lector,

          si quelqu’un veut paraitre docte ici c’est bien vous et ce n’est certainement pas mon ambition. Vous devriez vous amuser un peu, je suis certain que ça vous ferait du bien : il y a une vie après Bourdieu, vous savez.

          Mes sentiments toujours aussi amusés.
          Augustin Labiche. 

        • 4 Août 2016 à 21h12

          Lector dit

          mais non, pas docte mais un peu plus exigeant que vous. Et comme l’ai déjà dit Bourdieu tient une place très minime dans ma bibliothèque (2,3 ouvrages pas plus); simplement sur le sujet il a fait partie de mes lectures de jeunesse et comme les cancres qui ne l’ont pas lu ne citent souvent que son nom pour discriminer la sociologie en général, ça m’amuse de le défendre ici qqs fois. Gardez donc vos piètres conseils en matière de lecture et de socio mon cher. Libre à vous de préférer le beaujolais aux bourgognes et bordeaux. Il y a eu dans ce pays une vie intellectuelle bien avant Riocreux, sachez le.

    • 4 Août 2016 à 7h34

      Broquere dit

      Je vais acheter le livre bien qu’une certaine confusion dans l’article(ou complexité qui me dépasse…)m’inquiète un peu mais étant ‘pour ce qui est contre’ ce seront 20 euros mieux employés qu’en subventions partisanes ou détournements divers.

    • 4 Août 2016 à 7h27

      Augustin Labiche dit

      Monsieur Kelenborn,

      Est-ce bien vous ? Je ne sais pas pourquoi cette vidéo me fait penser au constant de Malraux : “Toute vieillesse est un aveu.”

      Avec toute ma commisération. 

      Augustin Labiche. 

      • 4 Août 2016 à 11h51

        Augustin Labiche dit

        au constat de Malraux, pardon…

        • 4 Août 2016 à 20h44

          kelenborn dit

          Je ne sais si c’est un aveu mais votre constant est un lapsus!! Vous vouliez dire continent dont le contraire est incontinentincontinent ! Je me trompe ? parce que c’est bien l’impression que vous donnez quand, essayant d’écrire vous vous compissez pour utiliser au mieux votre langage chiottier ( faute de frappe, s’agissant du langage je voulais dire chatié)

    • 4 Août 2016 à 6h55

      L’Imprécateur dit

      Cet article de Mme RIOCREUX témoigne d’une cruelle réalité: le monde médiatique, au sens très large du terme, est traversé par des courants idéologiques fondés sur des a priori sectaires, qui empêchent de facto une lecture positive des textes qui n’entrent pas dans le système politiquement correct. Le phénomène “Nuit debout” a caricaturé à l’extrême cette attitude du “terrorisme intellectuel” contemporain.
      Mais ce qui me surprend encore plus, c’est que de nombreux commentaires s’enferment dans des propos solipsistes qui leur donnent plus le caractère d’un transfert de défoulement que celui d’un apport intellectuel constructif.
      J’ai eu maintes fois l’occasion de le constater cela ici ou ailleurs. je me contenterai donc de cette seule remarque, pour n’en pas rajouter au cercle des pleureuses.

      • 4 Août 2016 à 6h58

        L’Imprécateur dit

        Dans les lignes précédentes, le lecteur supprimera “le” dans j’ai eu maintes fois l’occasion de le constater…” (dernier alinéa). Merci.

    • 3 Août 2016 à 22h38

      francause dit

      Je trouve très intéressant cette analyse du langage utilisé dans le journalisme et dans la société en général. Beaucoup de gens n’ont pas les bases littéraires pour se poser des questions sur les mots utilisés par nos élites, politiciens ou médias. Il serait bon que les journalistes fassent ce travail au moins partiellement. Par exemple que comprendre lorsque notre représentant suprême associe très récemment ‘République’ et ‘profanation’? Voilà un rapprochement (et non un amalgame!)qui mériterait une analyse dans les médias, à mon avis. Car le langage reflète une pensée, renvoie à une Histoire, révèle des évolutions souterraines, ou encore des valeurs nouvelles qui méritent vraiment d’être explicitées. Et qu’y-a-t-il de subversif à demander de telles explications?

      • 3 Août 2016 à 22h59

        Wil dit

        “Beaucoup de gens n’ont pas les bases littéraires pour se poser des questions sur les mots utilisés par nos élites, politiciens ou médias.”
        Bonsoir,si tu étais angliciste ce que tu es surement je te dirais:’FUCK YOU!”et dis quelque chose d’intéressant.
        Je n’ai comme tu dis aucune base littéraire mais tu vas voir comme j’adore les gens qui sont sûr d’eux comme toi…

        • 3 Août 2016 à 23h19

          himavat dit

          wil

          quelle horreur, je vous y reprends!
          monsieur fait partie de l’ élite, il le dit, restons polis!

          il ne faut pas se laisser enfermer dans le “aucune base littéraire”, ce n’ est pas une honte (et d’ ailleurs, je ne sais pas si certaines “élites” en ont vraiment une, un vernis)
          et vous avez le droit que, les bases littéraires, ça vous fasse … ce monsieur ne rend pas compte à quel point il est méprisant (je l’ espère pour lui)
          et vous avez le droit aussi d’ apprendre de vôtre côté
          ou alors c’ est de l’ humour et on n’ a pas compris

        • 3 Août 2016 à 23h31

          Wil dit

          himavat,Ok on a compris t’as un truc contre moi,je sais pas pourquoi,mais en fait tu veux quoi?
          Dis moi ce que tu veux et je verrai ce que je peux faire pour toi,ok?

        • 4 Août 2016 à 0h05

          himavat dit

          non
          sa réaction lme paraît déplaisante
          la vôtre est un peu brutale, mais compréhennsible
          ou alors c’ est qu’ il faisait de l’ humour, mais ni vous ni moi (qui sommes visiblement assez différents) n’ avions compris

      • 4 Août 2016 à 1h04

        Livio del Quenale dit

        @francause
        il me faut vous lire plusieurs fois pour ne pas saisir le sens de ce que vous écrivez, je ne dois pas avoir le niveau requis pour seulement poser les question qui expliqueraient qui est qui et quoi est quoi. Je passe mon tour.

        • 4 Août 2016 à 1h23

          Lector dit

          :D eh bien ne le lisez donc qu’une seule fois !

      • 4 Août 2016 à 8h48

        i-diogene dit

        Francause.. Toujours:

        Le langage politicien est avant toute chose la vente de rêves, de justifications foireuses, de promesses hypothétiques… AUCUN INTERET A DECRYPTER CE BROUET…!^^

        Il est nettement plus judicieux de s’ attacher aux faits, de rechercher leur origine et motivations, puis de tirer les conclusions logiques qui en découlent…

        Les polémiques politiciennes télévisées, c’ est juste de la masturbation idéologique et n’ont jamais accouché de la moindre proposition cohérente… Et pour cause…!^^

        Maintenant, à chacun ses petits plaisirs, la masturbation est une forme de sexualité et cela vaut mieux que de n’ avoir aucune sexualité, source de refoulement d’ après S. Freud..!^^