Obama joue au bon flic. Pour l’instant…
Mais qui sont les méchants ?
Publié le 24 mars 2009 à 12:00 dans Monde
Mots-clés : Barack Obama, États-Unis
L’idée commence doucement à faire son chemin dans les têtes des obamaniaques de tous les pays : le métis de Chicago n’a pas été élu président du monde, mais installé pour quatre ans par les électeurs des Etats-Unis dans une fonction qu’eux seuls peuvent décider de prolonger pour un nouveau bail.
Toute l’action du nouveau président, à l’intérieur comme à l’extérieur, va donc être orientée vers un seul objectif : créer les meilleures conditions pour sa réélection en 2012. La réponse aux attentes de ses admirateurs à travers le monde, variées et parfois contradictoires, n’est pas son principal souci, et nos obamaniaques de novembre risquent fort de devenir des barackodéçus une fois les beaux jours revenus.
Barack Obama sait fort bien ce que son élection doit à la crise financière, puis économique, qui a éclaté lors de la campagne pour la présidentielle de 2008. La demande de sécurité du peuple américain n’est plus, aujourd’hui, liée à la crainte d’une attaque terroriste, mais à celle d’une panne durable de l’économie mettant à mal ce rêve américain incarné, justement par Barack Obama.
Signalons, en passant, que l’effacement, dans les consciences de la menace terroriste est à mettre, au moins partiellement, au crédit de l’administration Bush qui a fait en sorte qu’aucun attentat d’envergure ne se produise sur le sol des Etats-Unis depuis 2001.
Cela a été possible, quoiqu’en disent les détracteurs systématiques de l’ancien président, en préservant l’essentiel des libertés publiques garanties par la Constitution, et surtout en mettant en place sur le territoire des Etats-Unis des moyens de défense anti-terroriste type plan Vigipirate, dont le pays était jusque-là dépourvu. Une fois éliminé l’injustifiable Guantanamo, ce dispositif reste en vigueur, et semble raisonnablement efficace.
Une politique extérieure anti-crise est avant tout pragmatique. Il ne s’agit plus de rendre le monde meilleur, plus démocratique et moins brutal, mais de créer les conditions susceptibles de redonner confiance au marché, c’est à dire à vous et moi, consommateurs et producteurs mondialisés.
Et s’il y a bien une chose dont le marché a horreur, c’est l’instabilité politique, une marche erratique des affaires d’un monde où plus personne n’a les moyens ou le courage de mettre de l’ordre.
Le premier souci diplomatique du nouveau président a donc été de garantir aux dirigeants chinois que les Etats-Unis ne se mêleraient pas de leurs histoires internes, genre Tibet ou Sinkiang, pour autant que la Chine continue à financer le déficit commercial américain par des achats massifs de bons du trésor US. Ce fut fait lors du voyage à Pékin d’Hillary Clinton en février 2009.
C’est également à la lumière de cette priorité des priorités, le rétablissement de l’économie des Etats-Unis qu’il faut analyser l’attitude de l’administration Obama dans sa gestion des deux conflits armés hérités de son prédécesseur, l’Irak et l’Afghanistan. Contrairement à une idée largement répandue, l’arrêt de ces opérations et le transfert des sommes et des hommes qu’elles mobilisent vers des activités civiles n’est pas un remède anti-crise radical. C’est même l’inverse: plus que les grands travaux de la première phase du new-deal de Franklin D. Roosevelt, c’est l’économie de guerre qui a produit la formidable prospérité et la puissance des Etats-Unis au lendemain de la seconde guerre mondiale. Aujourd’hui, il est un plan de relance silencieux, dont personne ne parle, mais qui fonctionne à plein : c’est le maintien, voire l’augmentation, des budgets militaires qui “tire” des pans entiers de l’économie – aéronautique, systèmes avancés, informatique – sans risquer d’accroître le déficit extérieur. Pour l’essentiel, en effet, ces industries ne sont pas délocalisables. C’est pourquoi Barack Obama se hâte lentement dans son programme de retrait des troupes d’Irak, faisant passer de seiez à dix-neuf mois le calendrier de ce retrait par rapport à ses promesses électorales, et encore, en se réservant de modifier ce calendrier en fonction de la situation sur le terrain. Il reste fidèle, en revanche, à son discours de campagne en augmentant la présence des GI en Afghanistan. Au total, c’est un maintien, sinon un accroissement de l’engagement militaire extérieur américain et du périmètre de l’armée, qui résulte, pour l’instant du changement d’administration à Washington.
Le discours, en revanche, a notablement changé: l’axe du mal n’existe plus dans le langage produit à la Maison Blanche, et l’heure est aux propositions de dialogue tous azimuts: avec les Iraniens dans l’adresse télévisée d’Obama au peuple et aux dirigeants persans à l’occasion de leur nouvel an, avec les Russes à qui on fait miroiter l’abandon de système de défense anti-missiles si Moscou coopère pour empêcher l’accès de Téhéran à l’arme nucléaire, au monde arabo-musulman en général auquel le nouveau président tend la main alors que Bush leur tendait le poing.
C’est donc l’option « good cop » qui semble s’imposer, le bon flic espérant amener par la douceur et la persuasion le mauvais sujet à avouer ses fautes et s’amender, relayant le « bad cop » aux méthodes musclées.
Barack Obama n’est pourtant ni un naïf, ni un idéaliste: il sait fort bien que cette attitude peut produire l’inverse des effets attendus. Soit l’Iran est rationnel, comme le proclament certains analystes américains et européens, et saisira la perche tendue par Washington, soit il reste sous l’emprise d’une idéologie islamiste radicale, et considèrera la nouvelle attitude des Etats-Unis comme une victoire lui permettant de poursuivre son objectif hégémonique régional. La réponse pourrait sortir très rapidement des urnes, lors de l’élection présidentielle du 12 juin 2009. La reconduction de Mahmoud Ahmadinejad marquerait l’échec de cette stratégie. La présence d’Obama en Turquie début avril, à l’occasion du “forum de l’Alliance des civilisations”, un bidule mis en place par l’ONU pour faire pièce aux prophéties de feu Samuel Huntington, est également conçue comme un message à l’ensemble du monde arabo-musulman: on peut être de bons musulmans comme Erdogan et ses amis de l’AKP, et entretenir des relations diplomatiques et commerciales avec Israël, avoir des perspectives économiques prometteuses et des bonnes relations avec les Etats-Unis.
Il ne s’agit pas d’un appeasement au sens classique, et dépréciateur, que le terme évoque depuis Munich 1938, mais de l’essai d’une méthode « soft » pour tenter de maintenir le minimum de stabilité sur la planète en attendant que la crise économique s’éloigne. On désigne le bon élève comme modèle à imiter par les cancres et les voyous, une méthode, qui, en matière éducative ne marche pas à tout les coups, mais vaut tout de même la peine d’être tentée.
La règle dans ce genre de situation est de ne pas tenter d’apporter des solutions à des conflits lorsque les chances qu’elles puissent être mises en œuvre ne sont pas optimales. Une situation bloquée, par exemple dans le conflit israélo-arabe, est préférable à la mise en mouvement incontrôlable d’une région, ou d’une sous-région. Tant que le conflit intra-palestinien n’est pas réglé, et il n’est pas près de l’être, il est inutile est même dangereux de se presser d’aboutir aux « deux Etats pour deux peuples ». C’est pourquoi on ne peut constater aucun activisme réel de l’administration Obama dans ce dossier, qui n’est géré que par signaux lancés aux uns et aux autres: de l’argent pour Gaza d’un côté, mais donné à Mahmoud Abbas, les gros yeux à Israël pour quelques immeubles détruits à Jérusalem-est, mais l’assurance donnée au chef d’état-major de Tsahal, Gabi Askenazi, que l’option militaire en cas d’accès de Téhéran à l’arme nucléaire était toujours sur la table…
À la différence de George W. Bush, l’Administration Obama n’est pas peuplée par les partisans d’une conception unique – et messianique – de la politique extérieure des Etats-Unis. Les tyrans peuvent donc dormir tranquille, à l’exception du despote soudanais Omar El Bechir, auquel est dévolu le rôle de bad guy, parce qu’il en faut toujours sur la scène internationale. Mais même celui-là, il n’est pas du tout certain qu’on ira le chercher manu militari pour le transférer à La Haye.
Obama place, ou tente de placer des “progressistes” (lire capitulards) tendance Jimmy Carter à des poste importants du Conseil national de sécurité, comme l’ex-journaliste Samantha Power ou l’ambassadeur Charles “Chas” Freeman, lequel a été contraint de se retirer en raison de ses prises de positions violemment anti-israéliennes. Mais il nomme également Dennis Ross, ancien négociateur de Bill Clinton pour le processus de paix israélo-arabe et proche de la communauté juive américaine, à un poste d’envoyé spécial pour les questions du Golfe et de l’Iran. Il fera son marché dans les propositions des uns ou des autres, en fonction de son analyse de ce qui est bon pour Obama, donc pour l’Amérique.
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L'auteur
Luc Rosenzweig est journaliste.
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Franklin D. dit
A propos, que penser de la “blague” très lourde d’Obama sur les jeux paralympiques chez Jay Leno ? Ne montre-t-elle pas, bien que cela ne reste qu’une anecdote, qu’Obama est au fond une baudruche politique un peu trop vite gonflée ?
offtheroadagain dit
Monsieur Rosenzweig cumule dans une “analyse” plutôt creuse, contre vérités et mauvaise foi. Monsieur Chas Freeman a été l’objet d’une campagne haineuse et insultante orchestrée par l’AIPAC, c’est l’unique raison de son retrait au poste que lui proposait Obama. Cette rhétorique qui présente l’axe du bien et du mal sous le prime des intérêts israëliens est éculée, comme celle de l’antisémitisme dont sont taxés tous ceux qui critiquent l’état hébreu.
Shaïma dit
“les gros yeux à Israël pour quelques immeubles détruits à Jérusalem-est”
La personne ayant écrit cet article est négationniste.
Pirée dit
Bouche à bouche :
on tire sur une ambulance; sur un corbillard, c’est trop tard.
L’Ours dit
Je suis encore sur mon quant-à-soi concernant Obama.
Par élimination, j’aurais voté pour lui. Les circonstances économiques exceptionnelles font qu’il est difficile d’y voir très clair dans les mesures prises.
En politique extérieure, venant de prendre le pouvoir, il peut essayer de tendre une main à l’Iran pour voir s’il peut ramener un modéré!
Mais il n’y aura pas de temps à perdre si, comme cela se dessine, l’Iran ne fait aucun pas vers du mieux!
J’aurai une vraie appréciation sur ce président, d’ici peu, pour le moment je lui donne quitus.
(Tous les “je”, sont une façon de parler bien sûr, mon avis importe peu, vu son influence nulle sur les affaires du monde!)
sol invictus dit
Une etude attentive du droit constitutionnel americain me confirme qu helas il n est pas possible quelles que soient les circonstances a un citoyen de ce pays d exercer plus de deux mandays de president .Donc mon reve de voir georges w revenir aux affaires s effondre .Je remercie les deux personnes qui m avaient rejoint dans l enthousiasme pour l arracher a son ranch et a ses bibines.NOUS METTONS NOS ESPOIRS DANS UNE REVISION DE LA CONSTITUTION AMERICAINE .
expat dit
@ robespierre : mon ami, lizez cela : (http://online.wsj.com/article/SB123664226505177651.html)
et il y en a plein d’autres….
Raymond2 dit
Amicalement, à Gérard qui dit: “Le vrai Robespierre,brillant élève des bons pères du 18ème siècle, ne faisait pas de faute d’orthographe. (Et non : pas de fauteS)”
Si vous faites des remarques sur l’orthographe, attention. Il est tout à fait légitime (et correct) d’écrire: « Je ne fais pas de fauteS d’orthographe » en considérant le fait que pourrais en faire plusieurs. De la même façon on doit écrire: « Le serpent est un animal sans patteS » parce qu’il n’existe pas d’animaux (ou d’animal) unijambistes (ou unijambiste). Autre exemple avec un mot dont le pluriel s’entend en français: « Hier, à cause de la grève des NMPP il n’y a pas eu de journaux (et non de journal) dans les kiosques. »
P.S. J’espère que je me suis bien relu et n’ai pas laissé traîner de fautes moi-même!
robespierre dit
@gerard : les fautes je vous les concède.
Quand à mon odeur et ma vision puisque que vous me SENTEZ moins REGARDANT, comme argument, à VUE de NEZ, il me parait franchement nul. J’aurais en sympathie des génocideurs ? Si vous n’aviez pas raison, vous me feriez un procès d’intention. Dois-je porter un badge “Non à Hitler” ?
Car oui, je l’admet, j’ai soutenu très récemment un génocidaire, fort heureusement largement dénoncé par les médias : Benoit 16.
A part ça votre commentaire est à la hauteur de l’article de Luc Rosenzweig, aucun argument digne de ce nom et beaucoup de mauvaise foi.
Le plus drôle est que je n’attaque même pas W Bush, il est mort, RIP.
J’attends juste des éléments concrets:
- les déclarations VIOLEMMENT anti-israéliennes de Freeman (quand, quoi, où) ?
- l’efficacité des mesures de sécurité prises par Bush/Cheney (l’absence d’attentat n’est pas une preuve)
- leur absence totale d’impact sur les libertés même en se limitant aux libertés “fondamentales” bien sur, les autres n’ont pas beaucoup d’intérêt pour Luc R qui pourrait néanmoins préciser lesquelles sont fondamentales, lesquels sont superficielles (à quoi diable peut bien ressembler une liberté superficielle ?)
- tout conseiller un peu trop proche d’une ligne politique démocrate traditionnelle est qualifié de “capitulards” (heureusement que Freeman n’est pas juif, Luc R. se ferait traité illico d’anti-sémite) !
Il se passe aux USA aujourd’hui une chose importante, la perte d’influence très nette et un certain ressentiment contre le lobby pro-israélien à Washington (il y a aussi des lobby pour le chocolat, le coton, les sextoys, bref sur tout sauf pour la France, à Washington K Street).
Face à cette situation, les jusqu’au boutistes comme Luc R sont dévastateurs car leur exagération et leur mauvaise foi ne vont qu’empirer la situation.
Bref, cet article de Luc R est tout juste digne d’un Monde Diplomatique à l’envers.
gerard dit
à robespierre;
Le vrai Robespierre,brillant élève des bons pères du 18ème siècle, ne faisait pas de faute d’orthographe. (Et non : pas de fauteS). A part cela vous reprochez à Bush d’avoir désigné un axe du mal. Est-ce plus mal que ceux qui ont désigné à la vindicte de tous les lou ravis des démocraties les Américains et les Juifs.
De ce point de vue on vous sent moins regardant envers de sympathiques génocideurs dont la liste est malheureusement interminable.
robespierre dit
dernier point :
“Freeman, lequel a été contraint de se retirer en raison de ses prises de positions violemment anti-israéliennes. ”
Je lie bien “VIOLEMMENT”. Freeman en fait c’est le Dieudonné dans l’entourage d’Obama ?
Je défie quiconque de me trouver des propos “violemment anti-israéliennes” de Freeman.
Le subjectif oui, la propagande, sur causeur, ça fait un peu mauvais genre.
robespierre dit
Je ne sais comment qualifier ce billet autrement que comme un tract, une volonté de racheter Bush à tout prix ?
” au crédit de l’administration Bush qui a fait en sorte qu’aucun attentat d’envergure ne se produise sur le sol des Etats-Unis depuis 2001.” (op cit)
Affirmation recevable uniquement si on peut prouver que des tentatives d’attentat ont bien eu lieu sur le territoires US. Curieusement, les anglais et les espagnols, plutôt bien équipés en matière de politique anti-terroriste (IRA, ETA) n’ont pas bénéficié du bouclier US ? Bref argument comique s’il ne s’agissait pas de vies humaines.
“Cela a été possible, quoiqu’en disent les détracteurs systématiques de l’ancien président, en préservant l’essentiel des libertés publiques garanties par la Constitution”
Combien de citoyens US dans les bases de données anti-terroristes ? Ne pas pourvoir prendre l’avion car on n’est black listé ne pose pas de problème en terme de liberté ? Luc R., grand défenseur des Edwige à travers le monde.
“et surtout en mettant en place sur le territoire des Etats-Unis des moyens de défense anti-terroriste type plan Vigipirate, dont le pays était jusque-là dépourvu.”
CIA, NSA, FBI, sont des organisations scouts bien connues. De même que nos soldats du plan vigipirate patrouilles avec des fusils non chargés, les boyscout de la NSA patrouillés avec des opinels ?
Pas du niveau de causeur cet article
azamael dit
@Jules
Peut-être. Peut-être pas. Mais en tout cas pas parce que vous l’affirmez. De quel observatoire tranchez-vous ? Et avec quels arguments ?
Pirée dit
Il est difficile d’apprécier jusqu’à quel point les exaltés sursimulent. C’est leur force.
John dit
L’erreur politique fondamentale de l’Occident vis-à-vis de l’Iran depuis 30 ans ce sont ses efforts continus mais inutiles pour trouver “un modéré” dans une élite dirigeante corrompue dans l’espoir de changer son comportement dans certains domaines controversés. L’incapacité fondamentale du régime à se réformer, cependant, a annulé ces efforts dès le début. Le changement véritable en Iran ne viendra donc pas de l’intérieur d’une dictature religieuse rigide. Il semble plutôt que les Iraniens et leur résistance démocratique seraient les acteurs réels d’un changement. C’est pourquoi Barack Obama a intérêt à traiter avec l’opposition démocratique iranienne et non pas avec Khamenei et son régime qui sont haïs par les iraniens.
Jules dit
Luc Rosenzweig est sans aucun doute le meilleur journaliste du Causeur.
Pascal dit
@ Jean
Personnellement,je parierais davantage sur la rationalité d’une administration présidentielle américaine,en dépit de ses petits calculs domestiques que sur les menaces millénaristes d’un exalté comme Ahmadinejad,l’arme nucléaire entre les mains,en prime.
Jean dit
Les Iraniens sont-ils rationnels ? Le régime est probablement rationnel d’un point de vue stratégique, c’est-à-dire qu’il recherche les moyens les plus efficaces de de procurer l’arme nucléaire afin de renforcer l’hégémonie iranienne dans la région et afin d’accroître sa liberté d’action au niveau mondial notamment en matière de terrorisme et de lutte contre Israël. Les objectifs ponctuels peuvent varier, mais l’objectif intermédiaire de l’arme nucléaire est probablement central et non négociable, précisément en raison de la rationnalité des dirigeants iraniens. Obama n’a en effet pas grand-chose à leur offrir qui puisse les faire changer d’avis.
L’administration Obama est-elle rationnelle ? Elle ne peut pas l’être totalement parce que le régime américain est en grande partie collégial et ses décisions dépendent largement des événements de politique intérieur ainsi que de l’évolution du lobbying. Les initiatives diplomatiques d’Obama peuvent sans doute s’analyser en partie comme vous le faites, mais le plus probable est que l’administration Obama cherche à concilier une vague vision stratégique avec les impératifs domestiques, comme toutes les administrations. Il ne faut donc pas négliger la possibilité d’erreurs monumentales ou d’actes de lâcheté pure et simple. Ces choses arrivent parfois.
Pirée dit
Les chaussures que le président Obama expose complaisamment au premier plan de la photo sont-elles un legs de son prédécesseur?
Fikmonskov dit
“Signalons, en passant, que l’effacement dans les consciences de la menace terroriste”
C’est plus français sans la virgule.
Un SR ponctuatio-maniaque (et qui ne fait rien pour se soigner)
(Ce message est supprimable, bien sûr…)