Notre sol a des droits !
Voulons-nous encore faire France ?
Publié le 09 novembre 2011 à 9:30 dans Société
Mots-clés : Alain Finkielkraut, vivre-ensemble

« C’est moi qui décide ! ». Cette formule, inscrite sur le T-shirt que m’a offert un ami socialiste et facétieux pour la « primaire citoyenne », pourrait être une définition de la « laïcité libérale » dont Alain Finkielkraut montre qu’elle domine l’esprit du temps et que, sans notre pratique obstinée du « doux commerce des sexes », elle aurait peut-être intégralement triomphé de son ancêtre républicaine. C’est moi qui décide. Qui résisterait à cette séduisante injonction ? Fais ce qui te plaît. Sois ce que tu veux. Seulement voilà, comment fabriquer un « nous » avec ce patchwork de moi qui décident, ne répondant qu’à l’appel impérieux de leurs désirs ? Nous ne le savons pas, peut-être même que nous ne le voulons pas et c’est cela qu’on appelle la crise du vivre-ensemble, expression probablement forgée par un communicant chargé de vanter la « politique de la ville » − entendez de la banlieue − soucieux de tisser du lien social, de ré-enchanter l’avenir et de brasser les différences. Cette pénible invention lexicale s’est imposée au cours des dernières décennies, la fortune du mot allant curieusement de pair avec la déroute de la chose.
Il faut bien faire avec les mots disponibles. Va, donc, pour « vivre-ensemble ». Lorsqu’Alain Finkielkraut m’a parlé du cours magistral qu’il devait donner sur ce sujet devant la nouvelle promotion de l’École Polytechnique, j’ai pensé que, décidément, il n’avait peur de rien. J’avais tort, bien sûr. Il avait peur. Il aurait fallu être inconscient pour s’aventurer sans crainte dans ce champ de mines balisé par la doxa, où tout pas de côté peut valoir brevet d’infamie. Mais il ne suffisait pas de déjouer les pièges du politiquement correct pour percer la vérité profonde d’un phénomène qui se déploie dans la grammaire fragmentée de l’actualité. Cheminant à travers les événements du présent en compagnie des auteurs du passé, explorant les soubassements, repérant les minuscules fissures qui deviendront des lézardes béantes, Alain Finkielkraut expose la généalogie cachée de ce qui nous arrive.
On gâcherait bêtement le plaisir du lecteur en essayant de résumer ce propos foisonnant. On tentera plutôt d’ébaucher un état des lieux en plongeant les mains dans le cambouis du réel.
Inutile de se raconter des histoires. Si la crise prend ses racines dans le moment où, sous les injonctions de la modernité libérale, la France entreprend de défaire les liens qui l’unissaient à son passé, c’est à travers les transformations engendrées par l’afflux massif d’immigrants musulmans, venus d’Afrique et du monde arabe, que la déroute du vivre-ensemble s’invite aujourd’hui dans notre quotidien. Qu’une partie de la population désigne ses concitoyens par l’expression « les Français » montre bien que nous avons échoué à « faire France ».
Au moment où nous mettons sous presse, on ne connait pas les auteurs de l’incendie qui a détruit le siège de Charlie Hebdo, coupable de crime de lèse-Mahomet. De tels actes sont heureusement exceptionnels et minoritaires. Certes, les musulmans conviés à s’exprimer sur les plateaux de télévision ont unanimement condamné l’agression, mais parfois du bout des lèvres et toujours avec un mais permettant de renvoyer dos à dos coupables et victimes : « La violence est inacceptable mais les attaques de Charlie Hebdo aussi. » Et au lendemain du sinistre, ce n’est pas par des messages de sympathie ou de soutien que la page Facebook de l’hebdomadaire était envahie, mais par des menaces et autres récriminations de musulmans en colère. Ce refus de la critique ou de la caricature, systématiquement disqualifiées sous le signe de « l’islamophobie », est tout sauf anodin. L’incapacité à distinguer la loi humaine de la loi divine, et la revendication qui en découle d’un statut particulier plaçant la religion à l’abri de la critique, sont parmi les principaux obstacles à l’acculturation de l’islam. En même temps, la solidarité affichée avec le journal, même dans les franges de la gauche, habituellement promptes à dégainer l’accusation de « stigmatisation », témoigne d’un attachement viscéral à la liberté d’expression et à la laïcité.
Il ne s’agit pas, cependant, de nourrir la mythologie d’une guerre ethnique larvée qui menacerait à chaque instant d’enflammer nos banlieues. Plus qu’à une montée des tensions et des frictions, on assiste à la progression d’un séparatisme culturel et géographique qui voit une fraction de la population immigrée vivre dans l’entre-soi. Comme l’explique Christopher Caldwell dans sa minutieuse enquête sur cette révolution qui se déroule sous nos yeux, ce n’est pas l’immigration en tant que telle qui pose problème, mais son ampleur et sa rapidité qui ont abouti à créer des enclaves ethniquement homogènes dans lesquelles on peut, grâce aux technologies de la communication, vivre à la mode du bled ou du village. À la différence de ceux qui l’ont précédé dans les années 1960 et 1970, l’immigré d’aujourd’hui n’est nullement incité à couper les ponts avec sa culture d’origine. La même prudence s’impose avec le vocable d’« islamisation » volontiers brandi par certains. Cette islamisation est à la fois une réalité et un fantasme, une réalité car, quand le nombre de musulmans augmente, la société s’islamise « naturellement », et un fantasme, car elle suggère une volonté consciente et organisée dont il n’existe pas la moindre preuve.
Si l’on admet, avec Alain Finkielkraut, que la tradition ancienne de visibilité des femmes est au cœur de l’habitus français − ou ce qu’il en reste −, on comprend que la question du voile ait été et soit encore l’enjeu des plus vives polémiques. Ce qui est en cause, au-delà de l’égalité entre les sexes, c’est un régime particulier de leur coexistence qui se caractérise par « la circulation de la coquetterie et de l’hommage », selon l’heureuse formule de Claude Habib – et qui, à vrai dire, scandalise autant les Américains que les musulmans. Dans les années 1980, on pensait que les femmes seraient le fer de lance de l’intégration − et elles l’ont été dans une large mesure. Depuis une décennie au moins, on a l’impression que le balancier est reparti dans l’autre sens et que le groupe a repris ses droits sur l’individu, surtout quand celui-ci est une femme.
Reste que dans la négociation, implicite ou explicite, qui définit les modalités de la coexistence des cultures, c’est à l’accueillant de fixer les règles du jeu, l’accueilli ne pouvant que s’engouffrer dans les brèches existantes. Or, la France s’est volontairement dépouillée de ce qui faisait son identité, au point que le terme lui-même a été proscrit, comme s’il ne véhiculait rien d’autre qu’une histoire criminelle, comme s’il était dangereux par nature de se demander qui on est. Bien entendu, cette mise au ban de l’identité française est allée de pair avec l’exaltation de toutes les autres identités, pour peu qu’elles pussent invoquer un passé de dominé. C’est ainsi que l’ancienne conception du pluralisme a cédé la place à l’idéologie de la diversité qui assigne chacun à résidence ethnique ou religieuse. C’est ainsi que la méritocratie républicaine s’est sabordée en accédant à l’exigence de « reconnaissance » de toutes les singularités. Dans ce sens, le délitement du vivre-ensemble est l’autre nom de la « fatigue d’être soi » française.
Le texte qui suit a été écrit par Alain Finkielkraut à partir du cours qu’il a donné en septembre et octobre à l’Ecole polytechnique qui nous a aimablement accordé l’autorisation de le publier. Nous remercions particulièrement Dominique Rincé et Roselyne Bernard du département « H2S », ainsi, bien sûr, qu’Alain Finkielkraut.
Cet article en accès libre est issu de Causeur magazine n°41.
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Inédit
Article inédit
publié dans
Causeur n° 41Novembre 2011

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L'auteur
Elisabeth Lévy est journaliste et essayiste.
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491Bibi dit
Votre message
Bibi dit
Sorry!
Je voulais juste dire “salut droitdesolistes!”
rackam dit
“L’injustice de la guerre: les femmes y meurent moins que les hommes” Henry de Montherlant
pirate dit
Montherlant n’a pas fréquenté les guerres modernes, depuis Dresdes et Hirochima, en passant par Bagdad, Alger ou Saïgon c’est notoirement les civiles qui meurent le plus souvent à la guerre. Injustice réparé, et même mieux puisque les enfants et les vieux sont généreusement convié également. .
rackam dit
Il est tout de même mort en 72… mais c’est vrai que, comme beaucoup, c’est la Grande Guerre qui l’aura marqué.
livia dit
Il me semble qu’oublier que depuis les années 1960 seulement les jeunes hommes ne sont plus appelés pour aller à la guerre, change la vision des choses des jeunes générations et l’oubli est un tort ( et le tort tue)aussi
C’est sur qu’une armée de métier tous volontaires, çà marque moins dans les chaumières, ce n’est pas une raison pour dire ce que vous dites Pirate et je ne suis pas du tout d’accord avec vous.
pirate dit
Ah bah oui et récipripoquement, shit happens.
skardanelli dit
Rackam, Pirate, la prochaine fois que vous passez, je vous le présenterai et vous verrez bien !
skardanelli dit
Pirate, Koontz qui n’est peut-être pas le plus grand auteur qui soit mais qui a bien vendu à écrit un bouquin dont le héros est un Golden : “The watchers”, c’est dire. Je passe la majeure partie de mon temps avec le mien, franchement je me demande si c’est bien un chien.
rackam dit
Ce serait pas une pomme? J’ai connu une polonaise…
pirate dit
Non ,c’est un truc globalement con-tant. Si ça se fumait, les rasta en ferait une religion.
skardanelli dit
Sausage, si vous passez là. Ils ont été magnifiques.
skardanelli dit
C’est Sausage le montpelliâtre non ?
Sophie dit
Merci pour l’information, Patrick. Mais ça va être un peu juste pour courir jusque là en un quart d’heure…
Même si l’appellation “tour préliminaire” de votre lien est très prometteur!
skardanelli dit
Sausage, tel maître tel chien ?
sausage dit
Juste la nature, Skardanelli, rien à voir avec moi !
Sophie dit
“trente solides gaillards ”
Où ça?
Patrick dit
“Montpellier va découvrir le parfum de la H Cup ce samedi avec la réception au stade de la Mosson du Leinster (14h30).”
Rugby
Sophie dit
Sausage, quelle horreur!
Moi, mon chien n’est pas comme ça! D’abord, c’est une chienne (!), ensuite, c’est elle qui avait élevé les chatons!
Elle est gentille comme tout!
Sophie dit
C’est adorable! Mes chats aussi se blottissent contre mon chien qui adore ça!
sausage dit
Un des sports préféré de mes chiens est de se chamailler avec les chats égarés, ces cabotins ! J’en retrouve souvent un pendant de la gueule de l’un d’eux. C’est adorable.
rackam dit
Et dire qu’en ce moment même trente solide gaillards se chamaillent pour un ballon qui n’est même pas rond!
RotilBis dit
Moi, j’avais une bergère allemande, elle était tellement faite à vivre avec les chats qu’un jour, alors que je l’avais emmené chez un ami dont le chien a voulu agresser un chat qu’elle lui a volé dans les plus pour défendre le félidé…
Elle était aussi la babby-sitter de sa grande amie, la chatte de mon frère, dont elle surveillait les chatons quand elle partait chasser les souris. Ces deux-là étaient absolument inséparables.
rackam dit
Rotil,
moi aussi j’avais une bergère allemande. Ils l’ont tondue à la libération.
skardanelli dit
En rentrant de notre visite au monument aux morts de la Vallée aux Loups mon pauvre chien s’est fait agressé.
rackam dit
Encore un exemple de la hargneuse lascivité féline, dans sa tentative éhontée, infructueuse et impudique de troubler la sérénité canine. Plût au ciel que vous n’allâtes pas à la Vallée aux Chats!
Patrick dit
C’est mignon tout plein.
Et on dirait que le chien apprécie ce genre d’agression.
;-)
pirate dit
J’adore les Goldens, c’est pas des chiens c’est des canapés en pantoufle. Le modèle avachi.
Un chien pense :”ces gens là me nourrissent, me logent, me caressent… ça doit sûrement être des Dieux”
Un chat pense : “ces gens là me nourrissent, me logent, me caressent…je doit sûrement être un Dieux”
rackam dit
:)
et ravi d’apprendre que tu adores enfin quelque chose, enfin… un être, et même plusieurs. Ce week-end est plein de surprises.
Saul dit
Pirate
non, point barre aussi. Faites du bruit, faites la fête et arrêtons de nous astiquer avec des cadavres. Ouh la anticléricale, antipatriote moi l’noeud, je vais encore avoir des décorations de noel
ouais super t’es un rebelle…
faudrait aussi cesser d’enroler les morts passés sous la bannière de nos opinions propres pour mieux faire ressortir sa propre posture iconoclaste….
bien sur on ne sait pas ce qu’auraient vraiment pensé ces fusillés là, mais la plupart ne le furent pas par antipatriotisme, anti guerre ou dieu sait quoi…aussi inutile de vouloir en faire les symboles de l’antimilitarisme etc, ça pourrait même étre malhonnète…
sans compter que la plupart des familles de ces fusillés n’ont eu de cesse de réclamer leur réhabilitation et leur inscription aux monuments aux morts.
Croire que le 11 novembre, c’est une occase de sortir les flons flons , faire du patriotisme et exalter le militarisme, c’est vraiment rien y piger. Le 11 novembre, c’est le jour de recueillement et d’hommage collectif à ses morts, une sorte de “Toussaint” française…on se souvient…rien à voir avec l’armée, et les fusillés peuvent même être compris dans ce receuillement
alors tout le reste….des conneries, rien que des conneries.
mais je renvoie au commentaire de Rackam, qui a magnifiquement expliqué
rackam dit
notre Saul a des droits, dont celui de finir ses phrases… Merci, anyway, pour l’ensemble de votre oeuvre.
Saul dit
ou le droit de ne pas les finir :-)
(en plus y’en a qu’une qui est “infinie”)
mais c’est moi qui vous remercie et me prosterne royalement devant vous (et j’en profite ainsi pour mettre moi aussi un coup de brosse sur vos espadrilles, pour votre superbe “11nov”, comme dit par les autres rien à rajouter.)
pirate dit
Non Saul je ne me suis pas “planté”. Je ne suis pas là pour faire plaisir, me planter ou pas mais pour donner mon avis. Si j’ai ajouté le couplet anticlérical machin chose, c’est uniquement parce que je sais quel genre de réaction je vais avoir ici, c’est à dire la tienne, et encore j’attendais du moins soft. Et je n’ai pas insisté (c’est toi qui insiste à ne pas enetendre) parce que je sais également que dans TOUS les esprits ici, ça compte. Bin oui mais pas pour moi. Que ça te plaise ou non, et ça me saoule de devoir rester bien droit dans mes bottes à ne rien dire parce que c’est hunanime. Enfin ça l’est ici, et globalement plus aujourd’hui qu’hier ailleurs. Dans mon enfance et mon adolescence c’était une cérémonie très très lointaine avec quelques grabataires recouvert de médaille comme des généraux soviet, qui avait 5 minutes de présence dans la télé, et hop on passait à autre chose. Un jour hop, l’espèce des poilues est tombé en disparition complète et on en remet une louche. Sarko qui a bien pigé la spicologie française, vous en sert une bonne grosse par dessus, et hop on y va tous de la petite larme, à la gloire des pauv’ gars qui sont mort pour… Parce que pardon monsieur le souverainiste qu’il est de gauche mais pas sûr, c’est pas juste se souvenir des morts, non c’est pas interdit, personnellement je fais ça souvent, c’est se souvenir des morts pour la fraaaaance. Rackam qui n’a pas oublié son action française (c’est pas du tout un reproche hein, c’est un constat à la lecture de son texte) je ne sais plus qui cause des gars qui meurt en Afgjhanistan…. Je sais pas pour vous, apparement si, mais moi pas, ça ne me concerne pas et même ça me saoule ce flonflon militariste pour civil en manque de combat et uniforme en manque de reconnaissance.
Pleurer des morts au combat ? Merci je connais, au combat de la vie, au champ d’honneur de leur existence, et eux, à part quelques uns, il y a personne pour s’en souvenir. Et j’inclus mes grand père là dedans.
Saul dit
“c’est uniquement parce que je sais quel genre de réaction je vais avoir ici, c’est à dire la tienne, et encore j’attendais du moins soft”
non je pense pas que tu t’attendais vraiment à ce genre de réactions, mais plutôt à à ce qu’on prenne ta remarque au 1er degré, qu’on te traite d’antipatriote ou un truc du genre. Or là c’est légèrement raté :-D, ma réaction est de dire que ta remarque est une fausse posture et une provoc à 2 balles (ce que toi même tu reconnais…) ;-)
et j’ai pas attendu Sarko pour savoir ce que signifie le 11 nov, ce qui est valable aussi pour les autres intervenants d’ici.
pas de cocarderie là dedans, tu t’obstines à voir une chose que plus personne ne prend au sérieux
pirate dit
“ma réaction est de dire que ta remarque est une fausse posture et une provoc à 2 balles (ce que toi même tu reconnais…) ;-)”
????? je dis le contraire, je te le répète sur tout les tons, et tu continue à m’expliquer que non, et même en plus que je suis d’accord avec toi. Je vais te la faire simple, là tout de suite tu m’emmerdes. Donc baste.
Saul dit
je crois que t’as pas pigé
tu nous fais un post nous expliquant que tu n’y adhères pas par antimilitarisme.
ok très bien.
je te dis juste que ça n’est pas l’objet du truc . du coup t’en rajoutes dans une posture pseudo provoc (ce que toi même reconnais, par “ai rajouté…uniquement pour voir les réactions bla bla “… c’est le seul “accord” entre nous, car je vois pas vraiment autre part où on serait d’accord sur le 11 nov), posture grosse comme un char à voile que l’on voit arriver de loin, et ayant pour but de susciter des réactions pro cocardières, ce qui n’arrive pas. ça prend pas et je te le dis. .
je comprends que ça t’emmerde, mais bon c’est bien d’importance pour si peu de chose.
pirate dit
ah oui donc je suis trop rebelle parce que je dis que je m’en fout royalement, et donc tu es très conformiste parce que toi non ? Je gallegeais sur les médailles en chocolat parce que je me doute des réactions, mais va falloir quand même s’y faire : JE M’EN FOUT ! C’est pas une fête des morts à la française, ça c’est ton interprétation, c’est la commémoration de l’arrêt d’une boucherie, et qui a ouvert le bal pour la suivante. Super, la boucherie est fermée, un petit bonhomme traumatisé va pouvoir devenir Adolf.
Ici je te renvois au début de Voyage au bout de la Nuit, ce que ça lui évoque les hommages citoyens…
eclair dit
@pirate
C’est ta toute petite interprétation.
Tu as déjà été à un 11 novembre? Non.
D’ailleurs pas comprendre le traumatisme de 14-18 c’est pas comprendre que la france ne voulait plus la guerre après ce qui aurait put éviter la suivante.
Saul dit
non tu adoptes la posture du rebelle.
sinon tu ne dirais pas plus de bruit etc…quelqu’un qui s’en fout ne dirait rien.
on ne commémore pas les médailles ou autres connerie, on rend hommage aux morts, c’est tout.
vois le billet de Miclo, il l’explique enccore mieux que moi ce qu’est le 11 nov dans la conscience collective.
pirate dit
oui, oui c’est ça je pose en rebelle. J’ai réagit parce que les minutes de silence et ce cirque me saoule, encore une fois lire le Voyage. Non éclair je n’ai jamais été à un 11 novembre, pourquoi tête d’oeuf tu défiles en tricolore le 11 novembre ? T’as vraiment rien de mieux à foutre de ta vie ?. Je ne vais pas non plus admirer l’arsenal le 14 juillet, ni poser des fleurs le 1er novembre, j’ai assez de morts comme ça dans mon existence pour pas participer à ce cirque. D’ailleurs je joue tellement les rebelles que j’intervient même pas sur le fil dédié à Eva la vilaine. Faudra s’y faire Saul, On est pas tous à penser “aaaah ce biftek sur ma table qui l’est libre, je le dois à mon grand-père qu’il a fait Verdun” et pourtant il l’a vraiment fait, et pourtant j’ai beaucoup de sympathie pour mes grands pères.
Saul dit
ben quand tu dis “Faites du bruit, faites la fête et arrêtons de nous astiquer avec des cadavres. Ouh la anticléricale, antipatriote moi l’noeud, je vais encore avoir des décorations de noel” ou l’appropriation des fusillés excuse moi, mais là s’il n’y a pas volonté de faire dans la provoc et de jouer aux rebelles, je sais ce que c’est…
quand au bifteck ou je ne sais quoi, je vois vraiment pas ce que ça vient foutre là… on parle juste de la volonté de rendre hommage à ses morts et de s’en souvenir (c’est interdit ?). la cérémonie du 11 nov n’a pas d’autres sens et surtout pas celui cocardier que tu veux lui donner…
bon on va pas polémiquer 107 ans là dessus, tu t’es planté, pas de quoi en faire un fromage
Patrick dit
@ skardanelli 12 November 2011 à 0h15
Cher Skardanelli, vous ne m’avez absolument pas offensé. Vous vous méfiez des gens en transes, eh bien moi aussi ! Je suis de ceux qui comme les chrétiens de la ville de Bérée “vérifiaient tous les jours dans les Ecritures si ce qu’on leur disait était vrai” (cf. Actes des Apôtres, chapitre 17, verset 11). Or moi je n’y lis aucun texte mentionnant des chrétiens “en transes”. Le chrétien du Nouveau Testament est certes habité par l’Esprit Saint, mais reste maître de lui et se contrôle parfaitement.
Il est vrai qu’il y a des mouvements (et particulièrement en Afrique mais pas seulement) ou il faut exercer le discernement pour voir ce qui peut venir de Dieu ou non. Le chrétien évangélique a normalement pour base de sa doctrine la Bible et rien d’autre.
Patrick dit
Et pour ce est de l’exorcisme, Jésus a chassé des démons sans entrer en transes, de même que ses disciples.
D’aucuns seront sans doute en désaccord avec moi, mais je suis un peu cartésien aussi. Et je ne vois aucune incompatibilité entre foi, raison et bon sens.