Non à l’impôt catalytique
Taxe carbone : les pauvres paieront
Publié le 29 juillet 2009 à 12:34 dans Politique
Mots-clés : Écologie

Heureusement que Michel Rocard ne pratique pas le jogging, car son hyperactivité – ambassadeur polaire, commissaire à la taxe carbone et au grand emprunt national, en sus des innombrables colloques, congrès et symposiums auxquels cet octogénaire se fait un devoir de participer – n’a rien à envier à celle du président de la République.
L’ancien Premier ministre s’est remis dans les habits de l’inspecteur des Finances qu’il fut avant d’entrer en politique pour plancher sur l’élaboration de cette fameuse taxe carbone qui fait partie du « paquet » adopté par le Grenelle de l’écologie.
Le principe en est simple et repose sur la fameuse formule du pollueur-payeur.
L’utilisateur de combustibles fossiles – essence, diesel, gaz naturel, charbon – serait taxé en fonction des émissions de CO2 produites au cours de ses déplacements et pour le chauffage de son habitation. Des formules mathématiques complexes (au moins pour l’auteur de ces lignes) ont été mises au point pour évaluer le CO2 rejeté dans l’atmosphère par ces divers combustibles.
Voilà qui est bel et bon, écologiquement vertueux et politiquement correct dans un contexte où le rabâchage apocalyptique environnemental est électoralement payant.
On négligera, bien sûr, de faire valoir que la ponction opérée sur le budget des ménages d’un pays qui représente moins de 1% de la population mondiale et guère plus en pourcentage de C02 émis réduira en proportion les gaz à effet de serre dans l’atmosphère. De faire remarquer que notre cheptel de bovidés roteur et péteur pourra continuer de propulser sans bourse paysanne délier son méthane dans l’éther, dans des quantités qui n’on rien à envier, paraît-il à celles de notre parc automobile…
Cohn-Bendit a tranché : cette taxe est ré-vo-lu-ti-on-aire et c’est un expert qui vous parle. Sarko est, de surcroît, prié par Dany de ne pas reculer sous peine de passer pour une lavette.
Dans l’espace rural que je fréquente assidument, puisque j’y demeure, cette actualité fiscale a provoqué un enthousiasme, disons, modéré. Le climat rude de nos montagnes est facteur d’utilisation intense de combustible pendant l’hiver, et le manque de transport en commun impose l’utilisation de l’automobile en toute circonstances : aller à son boulot, faire ses courses, se cultiver, faire du sport.
Il n’est pas question, pour l’instant, d’une mise en place simultanée de la taxe et de solutions alternatives efficaces pour compenser les effets de la taxe carbone sur les revenus des ménages, comme des transports en commun performants et attractifs.
Dans ces espaces, seuls les inactifs aisés dans mon genre auront les moyens d’échapper à un impôt qui frappera de plein fouet les ménages modestes, astreints à des déplacements parfois longs pour leur travail et logeant dans des immeubles construits à une époque où l’on se fichait des économies d’énergies comme du prix du baril…
On veut me taxer le diesel de ma bagnole ? M’en fous, vais changer pour une hybride japonaise à 25 000 euros. On me pique du blé chaque fois que j’ouvre le gaz pour me chauffer ou faire mijoter des petits plats ? Rien à cirer, je vais installer une chaudière à bois, où brûleront des bûches de mes forêts ou de celle de mon voisin achetées sans factures et ni taxes.
Dans le registre ubuesque qui accompagne cette agitation autour de la taxe carbone, l’idée d’un « chèque vert » remboursable sous conditions de revenus et de conditions de vie est une nouvelle preuve des insanités qui peuvent émerger de cerveaux pourtant réputés bien faits, comme ceux des inspecteurs des Finances. On vous pique du blé, puis on vous le rend, non sans avoir, au passage créé une nouvelle bureaucratie chargée de collecter, et une autre chargée de redistribuer le montant de cette nouvelle taxe. Et si on commençait par ne pas la prélever sur ceux qui en seraient remboursés, ça serait trop simple ?
Il n’est pas besoin d’être un fin stratège politique pour sentir que cette taxe recèle un potentiel politiquement explosif, dont Cohn-Bendit à des raisons de se réjouir, pour autant qu’il ne paiera pas les pots (d’échappement) cassés. La balle est maintenant dans le camp du gouvernement et du président dont on observera avec une attention gourmande la manière dont ils vont se sortir du piège vert.
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L'auteur
Luc Rosenzweig est journaliste.
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Angus Scott dit
@ Franck Boizard
“Or, les deux utilisent aujourd’hui la même méthode de prédiction (qui est dans les deux cas, mais encore plus dans celui de la climatologie, une impasse), c’est-à-dire les modèles numériques.”
Non.
En météorologie on utilise des calculs prédictifs qui prennent en effet en compte des modèles numériques de type Navier Stokes, et ces modèles fonctionnent mieux sur des courtes durées. Les anglo-saxons ont de l’avance sur nous car ils utilisent la technique du grid-computing (comme pour le projet SETI ou le génôme humain)
http://www.gridcomputingplanet.com/news/article.php/3079911
En climatologie, c’est différent, on se sert notamment beaucoup de géologie (contrairement à ce qui a été écrit dans ce fil: Allègre est géologue, et l’analyse des couches rocheuses ou glacières en dit long sur le climat passé), et on ne modélise pas sur des modèles Navier Stokes qui n’auraient aucun sens en l’occurrence.
Je le répète, vous confondez les deux, ce sont deux sciences d’une nature différente. Et cela vous fait affirmer n’importe quoi.
Et quant bien même la modélisation était de même nature en climatologie, elle ne vous permet pas non plus d’affirmer qu’il n’y a pas de réchauffement climatique (ce réchauffement est visible de l’espace, notamment au niveau des banquises) ni que celui-ci n’est pas d’origine humaine. Vous commettez donc également une erreur de logique.
En climatologie on se sert énormément de la géologie, des sondages de glace, etc: o
Odilon dit
@expat
“Al Gore est un spécialiste ?”
S’il n’y a que ça pour votre bonheur, expat: NON. Et Michel Rocard non plus. Et vous non plus. Et moi non plus. So what?
“le camp pro-AGW est complètement décrédibilisé ici”
Bel exemple de wishful thinking.
expat dit
@ Odilon : j’adore les gens qui disent que je ment. S’il y a une choses que je ne suis pas, c’est une menteuse.
Et puis de me dire ‘vous n’avez pas demandé des références’ ça c’est vraiment l’argument de choc ! Non mais je ris.
Et vous pouvez remarquer, l’irascibilité chez moi ne sort qu’en face des conneries.
Personne n’a répondu à ma question – et à la question de Zimout d’ailleurs – Al Gore est un spécialiste ?
et les autres ?
Mais bon, je ne vais pas recommencer, le camp pro-AGW est complètement décrédibilisé ici.
Bonne journée.
Odilon dit
expat, a propos des références, vous ne m’en avez jamais demandé. Mais cela n’aurait rien changé: je vous connais, depuis le temps. Je sais que vous êtes une personne irrascible, malhonnête et incapable de comprendre des choses un peu complexes. J’aurais été bien idiot d’essayer de vous convaincre!
Odilon dit
“Je n’étais pas vraiment à 100 % dans un camp ou dans l’autre”
Vous mentez encore, expat. Votre première phrase sur ce fil est: “d’accord avec Erick, – de toute façon la notion même du “global warming’ c’est de la bêtise totale”
expat dit
too late Odilon, vous êtes grlllé je vous dis. Et vu que vous n’avez pas lu le papier de Lindzen, what do you know ?
Odilon dit
“(professeur Lindzen) s’avère en fait une source pour le camp opposant.”
Vous mentez, expat.
Sinon, j’ai trouvé une source pour vous: ici.
Odilon dit
@ Angus Scott
Il est rigolo zoumit, il se prend pour Galilée. Ne le contredites pas, vous allez passer pour un inquisiteur!
expat dit
@Odilon : oui, vous avez réussi à me faire répéter la même phrase deux fois, bravo ! pfft – je vous l’ai déjà dis, vous êtes grillé à vie. Comment va la tête ?
expat dit
Bonjour Joëlle – mes conclusions suite aux commentaires sur ce fil :
- les ‘pro-AGW’ n’ont fournit aucune information concrète (pas de liens, pas de références, pas de sources) qui soutiennent leurs propos. Ils en demandent (surtout Odilon) mais ils n’en donnent pas. Que des paroles alarmistes, qui nos politiciens font un grand plaisir à relayer. La seul source fournit par Odilon (professeur Lindzen) s’avère en fait une source pour le camp opposant.
Odilon me dit que je dois faire des recherches n’est-ce pas afin de me forger une opinion.
Donc je google M. Lindzen, et je tombe sur son papier (datant de janvier 2009) qui déclare clairement ‘les modèles que nous utilisons ne sont pas fiables’ . Me voilà perplexe – est-ce que les pro-AGF ont lu les rapports de leurs propres sources ? je ne le crois pas.
Je n’étais pas vraiment à 100 % dans un camp ou dans l’autre (même si j’essaie de suivre le sujet depuis un certain temps) mes les arguments fournit ici par les pro-AGW m’ont plutôt fait basculer définitivement dans le camp anti-AGW.
Mon impression des arguments de FB et de Zimout, est qu’ils sont argumentés, sourcés, recherchés
Pour les pro-AGW, ce sont des déclarations sans fondement ou avec un logique un peu.. disant pas très logique.
Comme le commentaire d’Angus et la réponse de FB à 5 :03.
Bref, j’ai pas mal appris (comme Rackam, qui a fini je pense de ramasser les bouteilles et de balayer – faut aller voir sur le fil du cylclisme) sur ce fil. Mais pas une seule information crédible pour justifier ni des dépenses à outrance ni des taxes supplémentaires (on en a assez comme ça).
Donc, ce fil n’était pas peine perdue (;/>).
Comme disait Perry Mason : ‘{voix grave} I rest my case’.
Odilon dit
Joëlle, vous êtes injuste, j’ai quand même réussi à établir une vérité. Ce fut long et pénible, mais j’ai réussi à faire avouer à expat qu’elle croit qu’il n’existe pas de réchauffement global mesurable provoqué par l’homme. En plus, elle nous a donné sa raison: parce que “le CO2 qui est présent dans l’atmosphère – auquel l’activité humaine ne contribue qu’une partie infime – ne répresente que 0,001 % de la totalité de CO2 present dans les océans, les rochers, l’air, la terre et la vie.”
Il ne faut quand même pas oublier cet extraordinaire résultat!
Joëlle dit
Comme d’autres sans doute, je suis, depuis hier , le combat sans merci qui se livre entre réchauffistes et incrédules, plus particulièrement entre vous, Odilon et Expat. Je n’interviens pas parce que je n’ai rien de particulier à dire, mais je trouve que c’est très intéressant.
Pas beaucoup d’hésitation : la balance penche du côté d’Expat, et Odilon semble plus acharné à avoir raison à tout prix qu’à établir sa vérité.
Et l’ouverture sur la documentation américaine qu’apporte Expat est vraiment un plus pour tout le monde.
rocardo dit
Et vous,Angus,vous ne faites pas le distinguo entre deux climatologies:
*celle du Giec,qui consiste à modéliser l’atmosphère avec une vingtaine de variables,et une donnée de base :la température de l’atmosphère dépend de la concentration en gaz à effet de serre,et à faire tourner des ordinateurs avec ça.
*celle des climatologues empiriques,qui se contentent de collecter les données:météorologiques depuis qu’elles existent,historiques(ex:optimum médiéval),carottages polaires qui montreraient que l’augmentation de CO2 SUIVRAIT les périodes de réchauffement,etc.
Le problème est que les conclusions de la 2è méthode contredisent la 1è.
Franck Boizard dit
«Comme la plupart des gens ici, vous confondez météorologie et climatologie… Et du coup vous écrivez n’importe quoi.»
Blague classique de réchauffiste qui ne repose sur rien.
L’analogie entre météorologie et climatologie est extrêmement profonde et donc justifiée.
A un détail près : les différences entre les deux, notamment l’échelle de temps, le rôle des océans et la complexité des phénomènes, permet de d’affirmer que la climatologie est encore moins maîtrisée que la météorologie.
Or, les deux utilisent aujourd’hui la même méthode de prédiction (qui est dans les deux cas, mais encore plus dans celui de la climatologie, une impasse), c’est-à-dire les modèles numériques.
Compte-tenu de ces analogies, l’objection «Vous n’êtes pas capables de prévoir la météo à trois jours et vous voudriez que l’on croit vos prédictions climatiques à cent ans ?» tient tout à fait la route.
C’est bien ce qui met en rage les réchauffistes : voilà un contre-argument simple et accessible à tous, ce qu’ils redoutent le plus, puisqu’ils ne cherchent pas la vérité mais à convaincre la foule.
Angus Scott dit
zoumit
“Souvenez vous, il y a 2000 ans, 99,99% des gens pensaient que la terre était plate. Aujourd’hui, on a une majorité qui militent pour le réchauffement dû à l’homme. Aujourd’hui comme hier, une majorité n’a jamais fait une vérité.”
Mais maintenant la majorité des gens savent que la terre n’est pas plate, non? Aurions nous tort?
Quant à l’impact de l’homme sur l’environnement, il a été longtemps nié par la plupart des gens et les écologistes ont été moqués jusqu’à une période récente: votre exemple de la platitude de la terre se retourne dès lors contre votre propre théorie…
Angus Scott dit
@ zoumit
Comme la plupart des gens ici, vous confondez météorologie et climatologie… Et du coup vous écrivez n’importe quoi.
C’est comme confondre paléontologie et histoire contemporaine, vous voyez?
zoumit dit
@ Expat
Si je vous ai donné quelques raisons d’être content, j’en suis heureux. Tenez bon, vous n’êtes pas seul. Souvenez vous, il y a 2000 ans, 99,99% des gens pensaient que la terre était plate. Aujourd’hui, on a une majorité qui militent pour le réchauffement dû à l’homme. Aujourd’hui comme hier, une majorité n’a jamais fait une vérité. Au plaisir de vous retrouver sur le fil.