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Noces sarkoziennes

Oublions Sarkozy. Juste un instant. Et examinons le terme de “politique de civilisation”

Publié le 29 janvier 2008 à 2:59 dans Politique

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Ecartons d’emblée l’idée qu’elle ait à voir avec les élaborations simplissimes du “complexologue” Edgar Morin qui, dans l’affaire, n’aura servi que d’habillage communicationnel. La politique de civilisation fut d’abord définie négativement par Henri Guaino en opposition à la politique de gestion. Politique dont la finalité consiste seulement à agir aux marges d’une situation qui, globalement, s’impose. Dans la Conception gestionnaire, la réalité est une donnée qui fait l’objet d’un traitement. C’est pourquoi la politique de gestion est un système où règne l’expertise. Promouvoir une politique de civilisation, c’est renverser la donne de sorte que la réalité redevienne le résultat de l’action politique et n’en soit plus le primat. En tant qu’il professe l’efficacité de l’action, le sarkozisme nous fait passer d’une logique d’adaptation à une logique de transformation. Bref, il redonne du sens au politique.

En effet, depuis une quarantaine d’année, l’idée que “gouverner, c’est gérer”, s’est peu à peu imposée au fil des présidences… La même séquence, répétée après chaque élection, avait fini par briser le ressort démocratique : le second Premier ministre des présidents ramenait aux réalités et sonnait le glas des espoirs de transformation qui avaient pourtant permis l’élection. Ainsi, après mai 68 – la révolution qui accoucha de Couve de Murville – la “nouvelle société” de Chaban s’est achevée avec Messmer, la “nouvelle ère” de Giscard avec Barre, le “changer la vie” de Mitterrand avec Fabius. Pour Chirac, point ne fut besoin d’attendre un nouveau chef de gouvernement. Six mois après son élection, on nous fit comprendre que la promesse de réduire la fracture sociale n’engagerait jamais que ceux qui y avaient cru.

Et voilà pourquoi, au fil du temps, la politique était devenue quasi-muette. Plus personne ne voulait plus croire en ses pouvoirs. Les réglementations de Bruxelles conjuguées aux déréglementations de la mondialisation semblaient avoir pris les commandes. Le “c’est-comme-ça” triomphait.

Comme ses prédécesseurs, l’actuel président de la République s’est fait élire en réussissant à faire croire qu’il pouvait sortir de ce déterminisme. Le parti pris fut maximal : “Ensemble tout devient possible.” Mais, à la différence de ses devanciers il continue de défendre cette même vision volontariste de la politique, neuf mois après sa victoire. Aussi incroyable que cela puisse paraître, tout se passe comme s’il s’était lui-même pris au mot. Voilà un homme politique qui croirait en ses promesses.

Non pas qu’il se juge capable – lui et personne d’autre – de modifier les conditions d’exercice du pouvoir. Mais il pose comme postulat la liberté d’agir plutôt que l’obligation de s’adapter. Sa posture se fonde sur la conviction que la réalité des situations découle de l’action des hommes et non pas d’une surdétermination naturelle. C’est ce qu’il a explicitement affirmé dans ses vœux aux Français : “Je n’ai pas été élu pour m’incliner devant les fatalités. Du reste, je ne crois pas à la fatalité.” Ou encore dans son discours de Rome : “On ne subit pas l’avenir comme un fait.” Cette croyance se repère dans le séquençage en deux temps de la plupart de ses discours. Le premier pour constater une situation, le second pour affirmer la nécessité de la modifier.

Il s’agit là d’un choix clair entre deux visions du monde qui, en tant que posture philosophique, ne peut faire l’objet que d’un engagement a priori. Sur ce point, sa religion est ainsi faite. Il croit résolument en un monde sous emprise humaine. Croyance qui ne se conçoit qu’en posant une extériorité au monde au nom de laquelle cette emprise s’exerce. Même si son credo reste plus intuitif que cérébral, le chef de l’Etat est authentiquement monothéiste. C’est pour cela qu’il est, en définitive, peu probable qu’il évolue sur ce point. Cela surprend, fait causer et parfois inquiète. L’épreuve du pouvoir n’a pas ramené notre Président au bon vieux principe immanentiste de réalité. Vers quoi tout cela nous mènera-t-il ?

L’opinion reste perplexe. Sur le fond, elle ne demande pas mieux que de continuer à croire en l’aventure. Depuis qu’il est aux affaires, le débat politique a repris ses droits. Non pas celui entre droite modérée et gauche réformiste, mais celui sur les enjeux de civilisations. Le rapport que nos sociétés entretiennent avec la transcendance est redevenu une question débattue. Faut-il le regretter ?

Avec le chef de l’Etat, nous tentons une sortie de la post-histoire, celle où plus rien ne se passait, celle sur laquelle on n’avait plus de prise. Mais dans le même temps, l’audace inquiète. Si l’Histoire devait se remettre en marche, pense-t-on, ne ramènerait-elle pas le tragique dans ses soutes ? Et dans ce cas, ne vaudrait-il pas mieux revenir à la soumission d’un monde donné ?

Revenons à Sarkozy et retrouvons les problèmes et les questions. Quelle politique veut-il vraiment conduire après le réveil du Politique ? Sur ce point, le président reste en campagne. Et parfois en rase campagne. Car une chose est de rendre à l’action publique son sens, une autre est de définir le sens de cette action. Agir, oui. Mais pourquoi ? Et pour quoi ? Avoir des résultats ne suffit pas en soi. On peut trouver stupide la manie de l’évaluation. Il est, en tout cas, invraisemblable que les critères sur lesquels l’action des ministres pourraient être jugée n’aient été que partiellement rendus public. Vers quels rivages le chef de l’Etat veut-il conduire l’embarcation dont il prétend avoir repris les commandes ? Au nom de quoi prétend-t-il agir ? Et, au fait, puisqu’il invoque le Ciel, quel est son Dieu en vérité ?

Croit-il au libéralisme pour “remettre l’homme au cœur de la mondialisation” ? Soutient-il que l’étatisme a des vertus salvatrices ? A-t-il une idée des programmes qu’il conviendrait de diffuser sur une chaîne de télévision libre de publicité ? Et les racines chrétiennes de la France, faut-il les protéger ou les repeindre aux couleurs du communautarisme ? La France est dans le camp occidental, vient-il de rappeler devant les ambassadeurs. Mais l’atlantisme doit-il redevenir le principe de sa politique extérieure ?

Que pense Sarkozy, au fond ? Malgré (où à cause) de Guaino, on ne le distingue pas bien. Pour l’heure, l’agitation lui tient lieu de boussole, le mouvement permanent de direction, et sa personne de programme.

Après les premiers émois viendra le temps de la décantation. On verra alors si le couple qu’il veut former avec l’Histoire survivra au voyage de noces.

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  • 4 February 2008 à 23h12

    Ludovic Lefebvre dit

    Nous avons décolonisé, Baran, nous n’avons donc plus avoir aucune responsabilité. Que ces pays se prennent en main , n’étant pas raciste, je ne me crois donc pas d’une race supérieure et pense donc que les états du Sud ont les intelligences nécessaires pour cesser d’être de grands enfants assistés.

    Quant à nous, il faudrait déjà que nous aprenions à nouveau à être responsables de nous, avant de jouer les grands frères. Quand les occidentaux recommenceront à grandir, à refuser d’être infantilisés, un grand pas sera effectué, ils veulent tous la liberté et ne sont capables que de dépendances .
    Ethymologiquement sevrer en hébreux veut dire se libérer, en latin il exprime une frustration, un détachement douloureux avec la mère, viendrait de seorsium parare (se séparer). Au lieu d’avoir la jouissance de l’autonomie (auto nommos en grec celui qui fait ses propres lois), l’ européen moderne montre sa vulnérabilité, privilégie le femina sur l’huma, appelle papa flic et maman juge au moindre bobo de son état de bébé. Le politique a beau rôle de les maintenir dans cette infantilisation forcenée, ils ne demandent que cela. Ils sont si petits qu’ils pensent être responsables de tout y compris du malheur, dénient l’esprit belliqueux d’autrui, pensent que le monde est une grande ronde et qu’il suffit que les enfants (ceux qui ne parlent pas en grec) se donnent la main comme dans la chanson de Macias pour qu’il y ait la paix sur terre, que nous sommes tous pareils comme les nourrissons dans des couveuses justement ! Trop égocentriques qu’ils sont tels les nouveaux -nés pour percevoir la différence.

    Sauvez la France, je veux bien et je ne demande que ça, mais avec qui ?

  • 4 February 2008 à 21h40

    antoine Mercier dit

    réponse à Baran.

    Il n’est sans doute plus souhaitable de d’agir en dehors de l’Union européenne. Cela reviendrait à sauter d’un train roulant déjà à grande vitesse.
    Mais pourquoi ne pas imaginer encore possible de pouvoir le faire de l’intérieur, en entraînant nos principaux partenaires à reprendre en main les leviers de l’action politique ?
    Devant les difficultés croissantes rencontrées, par exemple, face à la puissance des marchés financiers une politique européenne ne pourrait-elle pas se constituer en opposition à la logique libérale qui imprègne pour l’heure les institutions ? Gordon Brown n’a-t-il pas lui-même évoqué l’idée de nationaliser d’une banque anglaise en difficulté ?
    Trichet n’est roi que par la faiblesse du politique. La bce est indépendante, certes. Mais la fed aussi. Ce qui ne l’empêche d’avoir une “politique” monétaire dans l’intérêt des Etats-Unis.
    Et pourquoi ne pas réinstaurer un tarif extérieur commun qui était au fondement de l’union douanière ?
    Sur tous ces sujets, la Présidence française de l’Union, dès juillet prochain, constituera le test véritable de la capacité de Sarkozy à se hisser à la hauteur du concept de politique de civilisation qu’il nous vend aujoud’hui.

  • 4 February 2008 à 21h22

    BARAN dit

    Une “politique de civilisation” est par essence une politique qui distinguerait la France des nations européennes/
    Or avec la ratification antidémocratitique du traité de Lisbonne nous tournons le dos à certte politique, ainsi qu’à la volonté politique
    Notre Patrie est mondiale parce qu’elle a eu des colonies sur tous les continents; elle a donc une resposabilité mondiale que l’UE ne doit pas entraver mais qu’elle entravera nécessairemeent.
    Je préconise une francophonie poolitique et culturelle, formée d’Etats libres avec une nationalité frannophone, une chammbre consultative, un sénat de nations, une banque de prêt et une coordination diplomatique.
    C’est le seul moyen pour lutter contre le racisme et la fraternité des peuples, races et religions
    C’est çà une politique de civilisation!

  • 3 February 2008 à 0h43

    Ludovic Lefebvre dit

    Mais qui est donc Nicolas Sarkozy ? Jamais entendu parler.

  • 3 February 2008 à 0h06

    Adam journ-collabo dit

    Jusqu’à quand, Eva ? Ben, jusqu’à la troisième, la quatrième, la cinquième et plus si affinités. Mais il faudrait savoir : il est ultra-catho ou scientologue, le chanoine de Latran ? En tout cas, moi je suis vexé comme un pou de pas avoir été invité au mariage de Nicolas et de Carla.

  • 2 February 2008 à 22h31

    eva journaliste-resi dit

    Sarkozy a fait un procès à ceux qui l’avaient comparé à Pétain, il n’en a pas fait à ceux qui le traitent de Petit Napoléon ou qui, comme dans la presse étrangère, le brocardent sans cesse.

    Je crois personnellement que sa civilisation nous rapproche de la barbarie (voir mon article sur http://R-sistons.over-blog.com) et que nous dérivons lentement mais sûrement vers un régime authentiquement totalitaire, ultra-libéral, communautariste (pire : est-il un scientologue ?), atlantiste.

    4 solutions : s’écraser, résister, s’expatrier, ou attendre la mort comme une délivrance. Pour l’instant, j’ai choisi la seconde… Jusqu’à quand ? Eva

  • 1 February 2008 à 3h05

    Ludo Lefebvre dit

    Voila la métaphore que je cherchais : l’agitation de la carpe sortie du lac.

  • 1 February 2008 à 0h17

    robespierre dit

    J’aime bien ce papier. De toute facon j’aime tout ici. D’ailleurs je vais changer de pseudo pour m’appelle Beny OuiOui.

    On peut voir Sarko comme un enfoire-un-point-c’est-tout dans ce cas le débat tourne court. On peut le voir aussi comme un mec qui veut faire quelque chose mais ne sait ni quoi ni comment….

    Tiens je vais relire le rapport attalien.

    Toujours pas de Thather en vue dans l’hexagone……..

  • 31 January 2008 à 19h31

    Besse Saige dit

    Merci Bellini.

  • 31 January 2008 à 18h50

    bellini dit

    “On les a placés devant cette alternative, devenir des rois ou les courriers des rois. A la manière des enfants, ils voulurent tous être courriers. C’est pourquoi il n’y a que des courriers, ils courent le monde et comme il n’y a pas de rois, se crient les uns aux autres des nouvelles devenues absurdes.” Kafka. Que fait-on quand on veut être roi et qu’il n’y a plus de royaume? on doit se contenter de courir de monde pour exhiber ses maitresses.

  • 30 January 2008 à 21h15

    Ludo Lefebvre dit

    Christian, pas Serge !

  • 30 January 2008 à 19h23

    Patrick dit

    Vite fait
    Ii me semble que tout est dit par Besse Saige, mais dans une version plus enlevée et abrégée. Celle-ci me suffit, et elle nous met en garde contre le danger principal : le retour de la «gauche», menée par une dame patronesse en mal de compagnon et prête à «faire don de sa personne à la France« !
    En revanche, Besse, votre chute est par trop brutale, même si l’on peut penser que le grand Murray eut certainement trouvé à redire au billet de notre Frenchcultureman…

  • 30 January 2008 à 19h20

    Ludo Lefebvre dit

    Serge n’a pas tort les soubresauts de Sarkozy ont des allures de fin de règne, de fin de cycle. Il y a une agonie du système, ils se débattent, engrangent aux maximum, font de la contre-information, mais la mayonnaise ne prend plus, la magie est rompue. Le seul soucis est qu’il y a des fins qui durent.

  • 30 January 2008 à 18h44

    Besse Saige dit

    Monsieur Antoine Mercier.

    Ecrire que le nain veut reveiller la Politique est la plus belle connerie que j’ai entendu depuis longtemps, vous n’avez rien compris et vous avez votre place à Radio France pour 20 ans!

    Mais mon cher, où vivez-vous pour ne pas voir que le dégout et la dérision sont partout, l’écoeurement a remplacé trés vite ce qui n’a été qu’un aveuglement, une paralysie des consciences et vous , vous commentez avec serieux ce qui a cessé de l’être depuis des mois. Votre objet d’étude va nous ramener la gauche vite fait, c’est ça la réalité.

    Vous êtes vraiment l’exemple type de la fausse critique soumise, vous garderez donc votre emploi.

    christianBS

    Elisabeth d’où sort ce niais, c’est lui qui a fait mourir Muray de rire?

  • 30 January 2008 à 16h39

    PFIFFELMANN dit

    j’ai lu avec attention,je ne trouve votre papier ni trop long ni ennuyeux ni embrouillé mais au contraire d’une redoutable clarté pour ceux qui étaient prets à suivre N S. les yeux fermés,ou au contraire, à le condamner au pilori par excès d’impatience.Ce qui est le plus dur c’est de rester serein face à une agitation brownienne dont le sens est difficile à déceler

  • 30 January 2008 à 12h56

    Patrick dit

    Vous avez raison, Phylinte !
    Patrick

  • 30 January 2008 à 12h16

    philinte dit

    Je trouve agaçant de voir le prénom de notre charmante hôtesse si souvent écorché. C’est Elisabeth et non Elizabeth.

  • 29 January 2008 à 23h40

    Rat-bout-gris dit

    Au fur et à mesure que le temps passe, la popularité de notre président faiblit.

    Je crois que c’est depuis son exposition au soleil de Jordanie, que l’étoile de Nicolas palit, pendant que sa maîtresse Carla brunit !

  • 29 January 2008 à 20h52

    Patrick dit

    Monsieur Mercier,
    Votre papier est trop long, trop général. Il n’est pas interdit d’être anti-sarkozyste, mais il n’est nullement recommandé d’être ennuyeux. Le salon de Melle Elizabeth est certes très libéral d’esprit ; rappelons tout de même aux raseurs qu’il leur faut absolument «faire court». Pourtant, il y a d’intéressantes pistes dans votre réflexion, mais on se perd à les suivre. Dommage !
    Patrick

  • 29 January 2008 à 6h13

    Ludo Lefebvre dit

    Nicolas Sarkozy n’a pas la stature d’un homme d’Histoire, ne saurait être le grand homme qu’il rêve, que les médias nous vendent. La mégalomanie, le courage, le soutien des financiers, la propagandastaffle ne sont pas suffisants, il faut aussi être intelligent, porté par un peuple et un évènement, enfin avoir la petite flamme. Pour l’évènement, depuis le temps que nous en rêvons, nous finirons par l’avoir, mais le reste, il peut toujours courir, d’ailleurs, il ne s’en prive pas.
    Il va déclencher l’évènement, mais ne restera pas, l’homme en question n’est pas encore là, il viendra pendant.

    Nicolas Sarkozy sait très bien où il va, s’il s’agite : c’est pour mieux masquer par le désordre, s’il agit beaucoup, c’est pour inonder les français de réformes au point de les rendre indifférents à la politique et mieux pouvoir faire passer celles qui ne passeraient pas, un coup de pipole et de vulgarité en plus dans le shaker et ça s’avale encore mieux.

    Je ne crois plus en la démocratie, je crois même que la démocratie n’amène qu’à notre situation actuelle. Et puis que de belles énergies perdues en coups de Jarnac, en copinages forcés, en changement. Ces élections avec leur éternel détricotage, cette stagnation, ce pouvoir aux médiocres me deviennent insupportable.
    Pour de l’Histoire, il faut d’autres acteurs dans le scénario : des militaires, des chevaliers, des hommes d’honneur… Qui a déjà croisé la moindre once d’honneur chez un avocat reconverti dans la politique, un technocrate, un économiste ? Ce sont des pouvoirs de troisième cercle qui doivent avoir un rôle mineur, courtisan, qui ne sont pas à leur place.

    Leur but est de rester, de ne pas céder la place, ils sont entrain de nous refiler leurs rejetons, de nous étouffer, de se servir et ce ne peut être qu’éphémère. L’Histoire sera la chute de la démocratie et si ceux en place sont délogés, ce sera une bonne chose.

    Sarkozy ne nous aime pas et ça se sent aussi fort qu’une eau de toilette mise en excès par un plouc parvenu du nouveau Saint-Germain des près.