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Nizan, reviens, ils sont sans le sou !

On n’a pas tous les jours vingt ans. Et c’est heureux !

Publié le 06 décembre 2012 à 9:20 dans Économie

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PAUL NIZAN PAUVRETE

Dans Aden Arabie, Paul Nizan écrivait en guise de premières phrases : « J’avais vingt ans. Je ne laisserai personne dire que c’est le plus bel âge de la vie. »  Dans ce pamphlet de 1931, violemment antibourgeois et anticolonialiste, le jeune normalien surdoué, communiste, qui devait mourir héroïquement au feu en 40 après avoir rompu avec le Parti à la suite du pacte germano-soviétique, racontait son expérience de précepteur dans les années 20 au Moyen-Orient mais aussi et surtout analysait cette caractéristique particulière du capitalisme qui est de confisquer à la jeunesse les moyens d’une révolte légitime, soit en la transformant en chienne de garde, soit en l’excluant sans façon du festin.

On attend donc un nouveau Paul Nizan à la lecture du premier rapport de l’Observatoire de l’Institut national de la jeunesse et de l’éducation populaire (Injep), destiné au gouvernement et révélé par la presse ces jours-ci. Le taux de pauvreté des 18-24 ans atteint aujourd’hui 22,5%, selon le rapport de l’Injep alors qu’il est de 14% dans l’ensemble de la population. Cette pauvreté a progressé de 5 points depuis 2004. 16% des moins de 25 ans n’ont aucune perspective : pas de formation, pas d’études, pas d’emploi en vue. Et chaque année, cela s’aggrave. Le CDI est devenu pour le jeune aussi rare qu’un militant UMP serein ou un socialiste de gauche tandis que les étudiantes se prostituent de plus en plus fréquemment.

Donnés comme cela, ces chiffres occultent à quel point il peut y avoir quelque chose de sordide et de révoltant à vivre au jour le jour ses plus belles années dans un pays où jamais les richesses n’ont été aussi mal redistribuées et où la jeunesse n’est plus un atout pour les décideurs mais une simple variable d’ajustement.

Effectivement, vingt ans n’est toujours pas le plus bel âge de la jeunesse.

Mais il semblerait pourtant, malgré une discrétion de violette de la part des grands médias, que cette jeunesse précarisée, déboussolée, humiliée, prostituée… bande encore. On le voit du côté de Notre Dame-des Landes où la police de gauche défigure autant que la police de droite comme le raconte au célèbre organe anarcho-trotskiste Le Quotidien du Médecin cette doctoresse qui était sur les lieux et qui a eu du mal à s’en remettre.

Mais aussi du côté de Lyon, quand dans un grand silence médiatique, la manifestation franco italienne anti-Tgv Lyon –Turin, qui détruira la magnifique vallée de Suze, se déroule le 3 décembre alors que Monti et Hollande signent un énième accord sur la question, accord toujours déjugé par des opposants résolus qui résistent depuis de nombreuses années et empêchent les travaux de progresser. À Lyon, la police retrouva la méthode d’encerclement expérimentée lors du CPE et enferma les manifestants toute une journée dans une véritable nasse en alternant tirs de grenades lacrymogènes et charges à la matraque. Les caméras, évidemment, n’avaient d’yeux que pour Mario Monti, chef d’état non élu mais nommé comme à l’époque où il bossait pour Goldman Sachs et François Hollande chef d’état élu mais décidé à être un des meilleurs élèves du social-libéralisme.

On incitera donc cette jeunesse, à l’occasion, à voler dans une librairie Aden Arabie et à le lire en entier. Ils verront qu’il ne s’agit pas d’une simple déploration mélancolique comme le laisserait penser le début. Au contraire, ils trouveront dans les dernières lignes un programme d’action très clair : « Ils ne faut plus craindre de haïr. Il ne faut plus rougir d’être fanatique. Je leur dois du mal : ils ont failli me perdre. »

*Photo : saigneurdeguerre.

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  • 9 Décembre 2012 à 14h53

    Fiorino dit

    Contrairement à ce que pense panpan et JL les jeunes français sont bcp plus lucides de leur avenir. Et ils ont compris qu’il ne sont pas là pour réproduire les schèmas des cinquantenaires qui projettent leur rêve sur une jeunesse qui a bien d’autres problèmes que ceux qu’ils avaient à l’époque:

    Trois jeunes sur quatre pensent qu’ils réussiront à obtenir ce qu’ils veulent dans la vie. Un optimisme inattendu, alors que le taux de chômage des 15-24 ans vient d’atteindre 24,2%.

    Ces derniers temps, les études accablantes sur les jeunes Français se multiplient. Alors que la crise fait rage, ils sont confrontés au chômage ,à la pauvreté .Des statistiques qui ne les empêchent visiblement pas de rester optimistes. 78 % d’entre eux se déclarent confiants dans leur capacité à obtenir ce qu’ils veulent dans la vie, selon les résultats d’une enquête réalisée par OpinionWay pour les Apprentis d’Auteuil publiée jeudi 6 décembre.

    «Les jeunes sont très peu confiants dans l’avenir de la société mais restent confiants sur leur avenir personnel», décrypte Olivier Galland, sociologue spécialiste de la jeunesse et directeur de recherches au CNRS. «Malgré les difficultés traversées, la plupart des jeunes savent qu’ils finiront par s’en sortir. La transition vers l’âge adulte est simplement devenue plus lente et plus compliquée».

    Cette transition rallongée permet sans doute d’expliquer leurs inquiétudes. 44 % d’entre eux se disent angoissés lorsqu’ils se projettent dans l’avenir, une idée qui ne rassure que 33 % d’entre eux. La crise les incite aussi à être plus raisonnables. Seul un jeune sur quatre déclare croire que tout est possible, et ne pas se fixer de limites.

    Génération désenchantée

    Les difficultés sont en effet légions sur leur chemin. Et sans surprise, c’est l’emploi et le logement qui arrivent en tête de leurs préoccupations. Les trois quart d’entre eux jugent qu’il est compliqué de trouver un travail, et la moitié un toit.

    Si la jeunesse a perdu de sa folie, elle semble aussi être devenue plus pragmatique et plus stratège. «Aujourd’hui, les étudiants ont perdu confiance dans les institutions qui sont censées les aider, et cherchent plus souvent à s’appuyer sur leurs relations personnelles pour s’en sortir. Ils ont plus conscience de la nécessité de la débrouille individuelle» confirme Olivier Galland. Une réalité confirmée par le fait que 69 % d’entre eux définissent d’abord la jeunesse comme le fait «d’avoir un projet de vie et de préparer son avenir».

    Une enquête qui dresse donc le portrait d’une génération désenchantée et peu enthousiaste, sans être déprimée. «Heureusement! conclut Olivier Galland. C’est tout de même le propre de la jeunesse que d’être optimiste!».
    http://etudiant.lefigaro.fr/vie-etudiante/news/detail/article/les-jeunes-pessimistes-sur-la-france-optimistes-pour-leur-vie-656/

  • 8 Décembre 2012 à 6h31

    L'Ours dit

    Jérôme Leroy 21h39,

    voilà ce que j’aimais chez Causeur ( allez… que j’aime, même si c’est plus rare): une vraie discussion.
    Votre 21H39 élève le débat et fut un plaisir à lire. 
    On affinera peut-être un jour autour d’un verre. 

    • 8 Décembre 2012 à 15h57

      panpan2017 dit

      J’aimerais remercier ET J. Leroy ET l’Ours. D’accord, pas d’accord, peu importe tant que l’on reste ouvert et respectueux.

      Ma génération (celle qui a entre 50 & 60 maintenant) a eu une chance énorme. Que nous avons partiellement gâchée. J’aimerais juste que ceux qui ont entre 20 & 30 aujourd’hui en aient ne serait-ce que la moitie.

      Beau weekend. 

  • 7 Décembre 2012 à 18h15

    Fiorino dit

    @ Elise
    Pour moi Pasolini est le parfait exemple de la personne qui geuele contre le capitalisme tout en profitant de celui-ci. Son attitude consumériste vis à vis des jeunes pauvres prostitués mineurs de Rome est le parfait exemple de l’exploitation marchande qui prétend dénoncer. Quell’est la différence entre lui et la personne qui exploite ses ouvriers? C’est même pire car il y avait pas de syndicats pour les prostitués à l’époque. Alors franchement vous pouvez me traiter de pourriture, mais contrairement à vous dans ma vie je sais que j’ai du respect pour les autres et je n’idolâtre pas l’hypocrisie.

    • 7 Décembre 2012 à 18h33

      elise dit

      le respect que vous témoignez à Jérôme Leroy?…il m’arrive en effet de manquer de respect à ceux qui n’en sont pas dignes à mes yeux.

      • 7 Décembre 2012 à 18h39

        Fiorino dit

        C’est Jérôme Leroy qui a commencé à m’insulter sur ce fil. Je n’ai fait que répondre à ses insultes elise. Après que vous ayez de la symphatie pour lui et donc aucun ésprit critique ce n’est pas au fond mon problème.

  • 7 Décembre 2012 à 18h09

    Alain Briens dit

    Un avis personnel sur “Nique la France” :

    Bien sûr que cela me consterne d’entendre parler comme cela de mon pays. Mais je ne m’associerai jamais à aucune demande d’interdiction.
    D’abord parce que la liberté d’expression ne se divise pas, comme Jérôme Leroy l’a fait remarquer plus bas, ensuite parce que ce serait donner gratuitement un excès de publicité à des propos tellement navrants qu’ils se condamnent d’eux-mêmes, du moins aux yeux de n’importe quelle personne à peu près saine d’esprit.
    Mais la meilleure raison de ne pas interdire est qu’il est contre productif de casser le thermomètre. Oui il y a en France une fraction non négligeable de la population qui pense comme cela. Il s’agit pour l’essentiel de gens d’origine étrangère, des Français de papier. Mais pas que.
    Et leur façon de penser est approuvée, soutenue et diffusée par une partie de l’autoproclamée élite politique, médiatique et artistique. C’est un fait et un fait important, il faut donc laisser ces gens s’exprimer pour que les Français puissent en prendre conscience, s’en imprégner, et en tirer plus tard toutes les conséquences qui s’imposent.
    Il est assez reproché (notamment sur ce site) à la gauche morale de nier le réel pour que nous ne tombions pas dans le même travers. Le réel, c’est une haine non pas seulement du blanc, mais plutôt de l’occident en général et de la France en particulier. Haine de nos coutumes, de notre langue, de notre histoire, de notre culture, de nos mœurs.
    Laissez les vomir notre pays à travers les ondes, passons “Nique la France” aux heures de grande écoute, cela aura la vertu d’accroitre la prise de conscience de nos compatriotes. Depuis quelques mois, j’ai l’impression très nette que cette prise de conscience s’accélère…tout cela va dans le bon sens.

    • 7 Décembre 2012 à 18h20

      Fiorino dit

      La question n’est pas tellement de savoir si on doit les censurer ou pas. Il y a eu un procès pour Zemmour et il a été comdamné. Bouteldjia en revanche a été relaxée. Alors dans l’état actuel des lois la plainte me semble tout à fait recevable. Ici personne propose une demande d’interdiction. C’est d’ailleurs le même bouamama qui a empêché le débat de caroline fourest à la fête de l’huma. En revanche il faut lire les arguments qui sont utilisé par cette gauche et les personnes qui signent cette pétition non pas pour la liberté d’expression mais pour la liberté d’insolence. Si non Alain Briens vous allez signer cette pétition?

    • 7 Décembre 2012 à 18h21

      Fiorino dit

      Je ne pense pas d’ailleurs qu’il y ait une prise de conscience. Il y a quelques annés Autain avait enlevé sa signature de l’appel des indigènes pour ne pas figurez avec des personnages de l’islam conservateur. Aujourd’hui elle signe en tête la pétition comme bcp de militants de gauche.

    • 7 Décembre 2012 à 18h46

      panpan2017 dit

      @Alain Briens : je pense que vous confondez différentes choses. Un mal être de générations, abandonnées (en premier lieu par leurs parents), souvent issues de l’immigration (mais françaises). Ce mal être se traduit par l’expression d’une haine (réelle ou fantasmée) de la France, de son histoire, de sa culture etc. Ce problème la aura du mal a se régler vu que l’on (les gouvernements successifs) a pris bien soin de le laisser s’enkyster. 
      Mais il y a aussi -en particulier chez les jeunes, mais pas seulement – un rejet croissant du modèle sociétal actuel, Du con-sumérisme, De la compétition a tout prix et partout, de l’individualisme, de la vacuité de ce qui leur est proposé. Ce mouvement la va croissant, et a des chances de renverser la table d’ici quelques années 
      Les deux se rejoignent parfois, presque par accident.
      Je ne sais quelle est la  ”prise de conscience de (v)os compatriotes” qui vous réjouit. Mais je pense que vous serez surpris de la prochaine vague, qui ne sera pas bleue.

      • 7 Décembre 2012 à 18h56

        Fiorino dit

        C’est sans doute pour cela que ces jeunes reprennent le slogan en vogue dans le monde anglosaxon “le français la langue raciste par execellence”. C’est tout du bénéf pour l’anglais et les valeurs qu’il véhicule en Afrique. Même le free tunisian qui était venu sur ce site était dans la même logique en invitant les africains des etats fracophones à buter dehors l’anglais. Pareil pour la majorité des francotunisiens qui ont voté pour un parti qui qualifie le français de langue polluante et dont le chef est bcp plus à l’aise avec l’anglais. Les jeunes d’origine étrangère contre le capitalisme???? Mais s’il sont le premier à applaudire de demain le capitalisme qatari. La prochaîne vague sera peut-être verte.

      • 7 Décembre 2012 à 18h59

        Fiorino dit

        buter déhors le français, d’ailleurs bongo sait bien allier islam et capitalisme à l’anglosaxone. Si non panpan vous trouvez que la dernière fois que les jeunes se sont revolté en France en cramant les écoles publiques c’était une revolte contre le consumerisme?

      • 7 Décembre 2012 à 19h38

        Alain Briens dit

        Je pense moi aussi que vous confondez certaines choses, comme votre rejet personnel du consumérisme, et l’opinion de millions de vos concitoyens qui craignent par dessus tout d’en être exclus. Je pense aussi que les populations que vous visez, consuméristes elles le sont, et pas qu’un peu…plutôt férocement même, et leur férocité n’exprime en rien le rejet de la compétition mais bien la peur d’en être le perdant. Quant à vous qui aimez à donner des leçons de spiritualité à chacun, si le consumérisme, la compétition et l’individualisme vous font horreur, vous pouvez toujours devenir chef scout, bouddhiste, ou élever des fromages de chèvre dans une bergerie de Tarnac. Mais nom de Dieu, laissez donc les autres consommer en paix !

      • 7 Décembre 2012 à 20h48

        panpan2017 dit

        Un mon rejet du consumérisme est partage par un nombre croissant de personnes, surtout de jeunes, et c’est tant mieux.
        Je n’empêche personne de consommer, mais je peux clamer que je trouve cela stupidissime. Un monde peupé de consommateurs décérébrés n’est bon pour personne. 
        Le spectacle des files d’attente devant les Apple stores lors de l’arrivee d’un nouvel appareil résume tout. 
        Il y a suffisamment de bruit fait “pour” pour laisser un peu de place au “contre”. Ici ou ailleurs. 

      • 7 Décembre 2012 à 21h05

        Fiorino dit

        panpan
        “Un mon rejet du consumérisme est partage par un nombre croissant de personnes, surtout de jeunes, et c’est tant mieux.”

        Mais vous en savez quoi? D’abord quel sont le critères pour définir une personne consumériste? Desolé mais vous prenez vos rêves pour des realités.

  • 7 Décembre 2012 à 18h05

    L'Ours dit

    Jérôme Leroy,
    ce n’est pas ainsi que je vois l’idéologie. Je la vois plutôt de deux façons: D’abord comme une cuirasse dans laquelle on est enfermé avec une illusion de protection qui fait que même ce que l’on voit à travers le heaume  nous fait hésiter à s’en débarrasser. Ensuite, pour les esprits plus libres comme le vôtre, comme un immense nid douillet où s’ébattent une famille d’oiseaux nombreuse et unie. On peut prendre son envol et voir ailleurs, mais toujours on y revient comme dans un havre car si on a le malheur de trouver un nid plus douillet ailleurs, non seulement, on ne peut plus y retourner, mais on perd l’affection de ses anciens hôtes.
    Les idées, c’est autres chose. Elles n’appartiennent à personne, même pas à ceux qui les ont eues. Elles sont différentes, parfois opposées, mais elles ne vous tiennent jamais dans un carcan  même si elles pèsent parfois des tonnes, même si elles brisent vos ailes des illusions, et ce poids et ce handicap, c’est paradoxalement la liberté.
     Mais bien évidemment vous avez souvent été critique avec “des personnes de votre camp” et défendu des personnes du camp d’en face, je vous le reconnais bien volontiers. Même si vos exemples ci-dessous sont mal choisi car entre Camus et Nique La France, il est des tâches plus aisées. Mais il ne s’agit pas de défendre les uns ou les autres, mais de la liberté d’expression. En revanche on peut s’indigner de leurs idées, et pour nique la France, je vais avoir beaucoup de mal à faire preuve de grandeur d’esprit.
    Mais mon trait auquel vous répondez concernait une certaine série de vos articles, comme celui-ci, où vous télescopez des notions, des faits, des temps pour une conclusion qui n’est pas si logique à l’arrivée, sauf à la qualifier d’idéologique comme je l’ai fait.
    Nizan, son retour. Quel Nizan? celui de 20 ans ou celui qui a quitté le PC? Pauvreté de la jeunesse? Mais toutes les catégories sont dans la difficulté aujourd’hui. Sans compter que des jeunes qui démarrent aujourd’hui possèdent bien plus que nos parents au départ.Puis prostitution des étudiantes: des chiffres? Moi je vois beaucoup d’aides au logement, des bourses etc. Ce qui ne veut pas dire que ce n’est pas difficile, mais c’est bien mieux qu’à l’étranger. Puis se télescopent soudain les méchants flics, Notre-Dame des-Landes puis le TGV Lyon Turin, où il y aurait sans doute à boire et à manger si on prenait chaque sujet un par un. Et tout cela pour voler un livre qui dit ce qu’il dit, et ce, à seule fin de critiquer le libéralisme sans que l’on ne comprenne les tenants et les aboutissant. A ce niveau, ce n’est plus du télescopage, mais un carambolage!
    J’espère que vous ne prenez jamais mes critiques pour une méchante agression, ce n’est guère la cas dans mon esprit. 

    Bon, je ne me relis pas, j’ai été trop bavard. D’avance pardon pour les fautes. 

    • 7 Décembre 2012 à 21h39

      Jérôme Leroy dit

      @L’Ours`
      “La vie est brève et l’art est long”, il n’y a eu qu’un Nizan. C’est ce que j’aime chez lui, cette cohérence qui l’amènera à dénoncer les chiens de garde de son temps (c’est le titre d’un de ses essais célèbres) mais aussi à rompre dans la souffrance mais à rompre avec le PCF au moment du pacte.
      Et encore, c’est une rupture complexe, on ne rompt pas avec son idéal, mais avec ceux qui pensent comme vous mais qui a un moment font des choix tactiques que l’on estime inacceptables.

      Disons l’Ours, que j’ai voulu attirer l’attention sur un phénomène inadmissible qui est celui de la pauvreté d’une partie de la jeunesse. Et un qui me réjouit davantage, la révolte d’une autre partie. Et que j’aimerais bien que la partie révoltée inspire l’autre, un peu.
      On a daubé dans ce fil sur les jeunes qui se révoltent comme si c’était une crise d’acné et en précisant lourdement que ce sont des gosses de riche. C’est plus compliqué là aussi et même quand c’est vrai, c’est justement tout à l’honneur de ces bacs+5, 6, 7 de préférer prendre des grenades lacrymogènes dans la tronche que de jouer d’emblée la “rat race” comme disaient les anglo-saxons.
      Les méchants flics, je n’ai jamais dit ça, c’est les ordres qu’on leur donne qui sont méchants.
      Oui, il y a certainement à discuter chacun des deux dossiers que j’ai évoqués mais l’opposition durable qu’ils ont soulevée existe bel et bien.
      On s’y intéresse depuis peu mais ça fait des décennies que ça dure pour ND des Landes. Et le mouvement no-tav dans le val de suse (j’ai aussi mis le lien dans le papier) commence à avoir aussi de l’ancienneté.
      Cela indique, et c’est encore un autre sujet, que cette jeunesse là, qui ne se résigne pas à jouer le jeu en acceptant des conditions de vie dont n’aurait pas voulu la génération précédente, n’est pas seulement antilibérale, elle refuse purement et simplement le productivisme, la croissance pour la croissance et pense que ces modes de développement nous conduisent à notre perte. A ce titre, elle est autant opposée au libéral qu’au coco tradi.

      J’ai vu dans le fil des ricanements gras sur les “décroissants” et les habituels poncifs sur les jeunes idéalistes à vingt ans et réalistes à quarante.
      Seulement, voyez-vous, cela m’intéresse ce que eux disent, disent vraiment.
      Les penseurs sur lesquels ils s’appuient, et qui ne sont pas communistes, comme Serge Latouche ou Aurélien Bernier, ce dernier théorisant “une décroissance soutenable”.
      On ne peut pas comparer, de toute manière, le fait d’avoir vingt ans en 2012 à avoir eu vingt ans dans les années 80 ou 70. Toute une génération, en ce temps-là, pouvait espérer s’intégrer dans le monde du travail.
      Ce qui se passe aujourd’hui, c’est un basculement: non seulement le monde du travail ne veut plus d’eux (ou sous forme de stagiaires à vie) mais fait nouveau, c’est un certain nombre d’entre eux qui ne veulent plus de ce monde du travail-là, et même de ce monde-là, qu’ils estiment, à tort ou à raison, être un monde qui se suicide dans une crise multiforme et définitive: économique, sociale et, conséquence des deux autres, écologique.

      J’espère vous avoir (un peu) convaincu que je ne recherchais pas le télescopage pour prouver le bien fondé de ce que je penserais mais plutôt que je recherchais une juxtaposition de faits (pauvreté et révolte, toutes les deux de type nouveau) qui montre que ce que nous vivons, avec l’inquiétude diffuse qui va avec, n’est en rien explicable ou comparable avec ce qui a eu lieu dans le passé.
      Je vous souhaite une bonne soirée et un bon week-end

  • 7 Décembre 2012 à 17h59

    panpan2017 dit

    Fiorino, vous nous ennuyez. Et je reste poli. Allez donc faire un tour en ville, Estrosi a mis des zolies lumières, ça vous détendra.

    • 7 Décembre 2012 à 18h08

      Fiorino dit

      D’abord je doit aller me faire enculer (elise) puis aller voir les illuminations (qui ne sont pas du tout jolies) et puis quoi encore? Non je ne m’ennuie pas au contraire j’apprend bcp de choses..

      • 7 Décembre 2012 à 18h19

        Eugène Lampiste dit

        Exprimez vous tant que vous le voudrez, Fiorino.

        ça ne me dérange en rien 

      • 7 Décembre 2012 à 18h22

        Fiorino dit

        Merci lampiste.

      • 7 Décembre 2012 à 18h59

        Eugène Lampiste dit

        mais de rien.

        vous avez le droit de vous exprimer, même si je ne suis pratiquement jamais d’accord avec vous (sauf sur le mariage homo et l’adoption par les couples homos) 

  • 7 Décembre 2012 à 17h45

    elise dit

    @fiorino
    le problème c’est que vous ne connaissez ni le français ni l’iatlien, ni l’histoire de France, ni celle de l’Italie et encore moins Pasolini.

    • 7 Décembre 2012 à 18h06

      Fiorino dit

      l’iatlien c’est quoi elise?
      En tout cas votre phrase en italien était bourré d’erreurs. Mis à part la partie dans laquelle vous m’avez dit “va te faire enculer” Pasolini non seulement était très pote d’Oriana Fallaci donc ça me fait plutôt rire votre antiracisme de pacottille, n’a jamais fait l’hunanimité dans la gauche italienne, d’abord pour son passé fasciste, et puis pour ses prises de position contre l’avortement. Je ne connais pas l’histoire de France? Peut-être au fond que c’est vrai que le français est une langue raciste et colonialiste comme le disent bcp des gens de gauche.

      • 7 Décembre 2012 à 18h28

        elise dit

        mais oui, bien sûr…je suis raciste et antisémite, j’ai posté dans ce sens sur causeur à plusieurs reprises…c’est vérifiable! quant à ma phrase “bourré d’erreurs”(sic), selon vous,n’y voyez rien d’insultant, j’ai pensé vous faire plaisir…
        j’ai un penchant naturel pour les gens qui ne font pas l’unanimité, l’unanimité je trouve ça suspect.

      • 7 Décembre 2012 à 18h36

        Fiorino dit

        Oui mais Elise moi je ne prétend pas être un critique littéraire de la langue française contrairement à vous qui prétendez dire ce qui est bien ou pas en italien, d’ailleurs je n’ai jamais critiqué jl pour ce choix et ses articles sur les livres. Le style de pasolini ne me plaît pas du tout. Question de goût. De plus qu’on m’explique que c’est pasolini le modèle à suivre pour les homos c’est vraiment gros. Pour le reste elise j’emploi simplment les méthodes de leroy à chaque fois qu’il s’adresse à moi me traite de raciste.

  • 7 Décembre 2012 à 16h35

    Jérôme Leroy dit

    A l’Ours du 7/12 à 7h05
    @L’Ours,

    Vous savez ce qu’on dit de la pornographie? Que c’est l’érotisme des autres.
    On pourrait dire la même chose de l’idéologie. L’idéologie, ce sont les idées des autres?
    Bien sûr que ma colère, (pas mon indignation ce n’est pas la même chose), s’appuie sur des idées mais ces idées (ou cette idéologie) sont nées de cette colère. C’est dialectique, si vous voulez. On est en colère parce qu’on est communiste autant qu’on est communiste parce qu’on est en colère.
    Je vous ferai remarquer également que je n’ai jamais hésité à me remettre en question , à railler les travers de mon propre camp.
    J’attends encore sur un site réac, la défense de Tévanian et Nique la France par un réac au nom de la liberté d’expression comme je l’ai fait ici pour Camus et Zemmour, notamment.

    • 7 Décembre 2012 à 16h45

      Fiorino dit

      Tévanian n’est pas mis en examen et n’est nullement censuré il continue a enseigner à l’école publique contrairement à Redekker. Vous n’avez pas soutenu guerlain donc vous avez aucune leçon a donner de liberté d’expression. Si non le site réac auquel vous vous adressé c’est causeur? Votre colère c’est celle d’une personne qui ne peut pas accuser causeur et alors tire sur les abulances. Comme l’a très bien dit votre patronne à votre camarade Autain, le hamas c’est votre tasse de thé.

      • 7 Décembre 2012 à 16h48

        Jérôme Leroy dit

        “Ce n’est pas à vous que ce discours s’adresse”

      • 7 Décembre 2012 à 16h52

        Fiorino dit

        Et alors? Si vous dites des conneries je les corige. Je ne vois pas pourquoi on devrai soutenir Pierre Tévanian qui d’ailleurs a empêché le débat de caroline fourest à la fête de l’huma. Il n’est nullement mis en examen.