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Nil novi sub sole

On citera encore longtemps Lucien Jerphagnon

Publié le 06 novembre 2011 à 9:28 dans Culture

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Lucien Jerphagnon

J’ai sur mon bureau un volume élégant qui me procure, chaque fois que je l’ouvre, une délectation extrême. C’est Le Petit livre des citations latines, de Lucien Jerphagnon.
Avec Paul Veyne, Lucien Jerphagnon était l’un des meilleurs connaisseurs de la pensée grecque et romaine. Il est décédé à la fin de l’été, le 16 septembre, tout comme Raoul Ruiz, autre érudit formé par les jésuites et lecteur inlassable de Maine de Biran. Je suppose, où qu’ils soient aujourd’hui, que leur conversation ne s’est pas interrompue pour si peu. Ni l’un ni l’autre ne prenaient la mort trop au sérieux.

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  • 7 November 2011 à 9h47

    l’oiseau bleu dit

    essai

  • 6 November 2011 à 21h02

    hathorique dit

    Natacha Polony avait aussi écrit un bel article d’hommage à l’occasion de la mort de Lucien Jerphagnon.
     http://blog.lefigaro.fr/education/2011/09/tombeau-pour-les-humanites.html

    voici le lien sur son site

    http://www.jerphagnon.com/menu.htm

  • 6 November 2011 à 18h06

    Mangouste1 dit

    Mais oui, ça me revient : les behavioristes, Obama, tout ça… Je ne me souviens par contre plus du tout ce que j’ai dit à l’occasion. J’irai me rafraîchir la mémoire.

    Bonne soirée à tous. 

  • 6 November 2011 à 17h30

    Bibi dit

    YES!
     

    • 6 November 2011 à 22h11

      Bibi dit

      @Mangouste,
      Mon intuition me dit que vous seriez plus réceptif à la version angliche qu’à celle ci:
      http://www.haaretz.co.il/magazine/1.1546593

      Toutefois je vous souffle, sotto voce, que “behavioral economics” n’a pas grand’chose à voir avec le “béhaviorisme”. 
       

      • 7 November 2011 à 8h46

        Mangouste1 dit

        En effet, je lis mal l’hébreu, même quand il est bien écrit.

        … et merci pour cette rectification. 

  • 6 November 2011 à 17h19

    Mangouste1 dit

    Patrick je vous aime.

  • 6 November 2011 à 16h53

    Mangouste1 dit

    Rackam,

     ”Vous savez à peine écrire en français et vous voulez vous lancer dans l’italique? Mens fada in corpore loco!”  

    Ben ouais! Le français ne me réussissant pas, j’essaie autre chose : je m’adapte, Môssieur – ceci dit, au lieu de vous moquer, vous pourriez vous monter charitable et m’expliquer comment on fait.

    Bibi,

    Article intéressant – continuez à me faire bosser mon anglais, ça pourrait me servir d’issue de secours (cf. ci-dessus). Par contre, je n’arrive pas – et j’ai honte, croyez-moi – à me remémorer le contenu exact de notre discussion. Ne portait-elle pas sur la possibilité ou non de connaître le comportement humain?

    • 6 November 2011 à 16h54

      Mangouste1 dit

      Je voulais écrire “de prévoir le comportement humain.

      • 6 November 2011 à 16h57

        Mangouste1 dit

        N’avait-elle pas commencé à cause d’une histoire de feu rouge en panne, à Genève?

  • 6 November 2011 à 16h10

    ylx dit

    @Mangouste1
    Je ne vous imagine pas dans la peau d’un PDG (Prof De Gym)

  • 6 November 2011 à 15h21

    livia dit

    Rackam
    15h 05
    Sa existe en latin ? mdr .

  • 6 November 2011 à 14h07

    rackam dit

    Mangouste, on va finir par penser que vous êtes prof d’EPS… faites gaffiot!

    • 6 November 2011 à 14h11

      Mangouste1 dit

      Que répondre à ce coup bas? Qu’il n’y a pas de sot métier ? Que “Mens sana in corpore sano” ?

      En passant, comment écrit-on en italique, ici?

  • 6 November 2011 à 12h47

    josephalois dit

    Des pages sublimes sur saint Augustin et surtout Plotin que Jerphagnon plaçait au-dessus de tous. Un vrai bonheur qui nous contamine page après page au gré de longues randonnées dans l’oeuvre de cet immense professeur de vie.

  • 6 November 2011 à 12h34

    koukcik dit

    J’ai eu le privilège d’échanger quelques mots avec lui, les éloges sont en dessous de la vérité. Il était dans le privé fin et plein d’humour.

  • 6 November 2011 à 11h37

    L'Ours dit

    Il y a beaucoup de citations latines, alors inutile d’en ajouter de non originales.
    Comme pour le “cogito ergo sum” qui était en français et non en latin, autant prendre la citation dans sa langue: “ מַה-שֶּׁהָיָה, הוּא שֶׁיִּהְיֶה, וּמַה-שֶּׁנַּעֲשָׂה, הוּא שֶׁיֵּעָשֶׂה; וְאֵין כָּל-חָדָשׁ, תַּחַת הַשָּׁמֶשׁ”  ”Ce qui a été c’est ce qui sera; ce qui s’est fait, c’est ce qui se fera: il n’y a rien de nouveau sous le soleil!” Ecclésiaste 1-9. 
     PS;
     j’avais écouté  Lucien Jerphagnon lors d’un “bibliothèque médicis”, un enchantement.

    • 6 November 2011 à 18h12

      Guenièvre dit

      Vous l’avez dit, un enchantement pour moi aussi !

  • 6 November 2011 à 10h46

    Mangouste1 dit

    L’adjectif “novus”, quand il suit un pronom, est souvent mis au génitif, qui se retrouve d’ailleurs en français (ex. : aliquid novi = quelque chose DE neuf). “Nil novi” est donc correct… Comme “Nil novum”, si l’on décide d’accorder l’adjectif avec le pronom qui, effectivement, est neutre. 

    • 6 November 2011 à 10h56

      ylx dit

      Merci, vous me soulagez. J’avais effectivment l’impression que l’adaptation du “quoi DE neuf” ressemblait fort à un “gallicisme”, car en latin, sauf erreur de ma part le génitif marque la “possession”. Quoi de neuf ne marque pas une possession mais un attribution comme dans : Qu’est-ce qui EST nouveau ?”

      • 6 November 2011 à 13h40

        Mangouste1 dit

        Oui, mais dans le cas qui nous intéresse, l’adjectif peut être pris substantivement et il marque donc, ici, le tout dont on retire une partie : littéralement, “quid novi” signifie donc “quelle partie de la nouveauté”. Bref, c’est ce que l’on appelle un génitif partitif.

      • 6 November 2011 à 13h42

        Mangouste1 dit

        … et “nil novi” “rien de la nouveauté”. Désolé d’être si brouillon.

  • 6 November 2011 à 10h02

    ylx dit

    Mon vieux prof de latin – paix à son âme – nous enseignait qu’il fallait dire “Quid novum” et “Nil novum” parce que Quid et Nil sont des pronoms neutres. Je n’ai jamais imaginé un seul instant qu’il ait pu se tromper ! Rassurez-moi !