Nil novi sub sole
On citera encore longtemps Lucien Jerphagnon
Publié le 06 novembre 2011 à 9:28 dans Culture
Mots-clés : Le Petit livre des citations latines, Lucien Jerphagnon, Paul Veyne

Lucien Jerphagnon
J’ai sur mon bureau un volume élégant qui me procure, chaque fois que je l’ouvre, une délectation extrême. C’est Le Petit livre des citations latines, de Lucien Jerphagnon.
Avec Paul Veyne, Lucien Jerphagnon était l’un des meilleurs connaisseurs de la pensée grecque et romaine. Il est décédé à la fin de l’été, le 16 septembre, tout comme Raoul Ruiz, autre érudit formé par les jésuites et lecteur inlassable de Maine de Biran. Je suppose, où qu’ils soient aujourd’hui, que leur conversation ne s’est pas interrompue pour si peu. Ni l’un ni l’autre ne prenaient la mort trop au sérieux.
[...]

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publié dans
Causeur n° 40Octobre 2011

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35l’oiseau bleu dit
essai
RotilBis dit
transformé !.. Bravo !
RotilBis dit
transformé !.. Bravo !
skardanelli dit
essai
hathorique dit
Natacha Polony avait aussi écrit un bel article d’hommage à l’occasion de la mort de Lucien Jerphagnon.
http://blog.lefigaro.fr/education/2011/09/tombeau-pour-les-humanites.html
voici le lien sur son site
http://www.jerphagnon.com/menu.htm
Mangouste1 dit
Mais oui, ça me revient : les behavioristes, Obama, tout ça… Je ne me souviens par contre plus du tout ce que j’ai dit à l’occasion. J’irai me rafraîchir la mémoire.
Bonne soirée à tous.
Bibi dit
YES!
Bibi dit
@Mangouste,
Mon intuition me dit que vous seriez plus réceptif à la version angliche qu’à celle ci:
http://www.haaretz.co.il/magazine/1.1546593
Toutefois je vous souffle, sotto voce, que “behavioral economics” n’a pas grand’chose à voir avec le “béhaviorisme”.
Mangouste1 dit
En effet, je lis mal l’hébreu, même quand il est bien écrit.
… et merci pour cette rectification.
Mangouste1 dit
Patrick je vous aime.
Mangouste1 dit
Merci!
Patrick dit
Euh, vous allez me faire rougir !
;-)
Mangouste1 dit
Grand sensible!
Mangouste1 dit
Rackam,
”Vous savez à peine écrire en français et vous voulez vous lancer dans l’italique? Mens fada in corpore loco!”
Ben ouais! Le français ne me réussissant pas, j’essaie autre chose : je m’adapte, Môssieur – ceci dit, au lieu de vous moquer, vous pourriez vous monter charitable et m’expliquer comment on fait.
Bibi,
Article intéressant – continuez à me faire bosser mon anglais, ça pourrait me servir d’issue de secours (cf. ci-dessus). Par contre, je n’arrive pas – et j’ai honte, croyez-moi – à me remémorer le contenu exact de notre discussion. Ne portait-elle pas sur la possibilité ou non de connaître le comportement humain?
Mangouste1 dit
Je voulais écrire “de prévoir le comportement humain.
Mangouste1 dit
N’avait-elle pas commencé à cause d’une histoire de feu rouge en panne, à Genève?
ylx dit
@Mangouste1
Je ne vous imagine pas dans la peau d’un PDG (Prof De Gym)
Mangouste1 dit
:o)
livia dit
Rackam
15h 05
Sa existe en latin ? mdr .
Patrick dit
Ça existe !
rackam dit
Mangouste, on va finir par penser que vous êtes prof d’EPS… faites gaffiot!
Mangouste1 dit
Que répondre à ce coup bas? Qu’il n’y a pas de sot métier ? Que “Mens sana in corpore sano” ?
En passant, comment écrit-on en italique, ici?
rackam dit
Vous savez à peine écrire en français et vous voulez vous lancer dans l’italique? Mens fada in corpore loco!
Bibi dit
@Mangouste,
HS – en rapport avec une “vieille” discussion que nous avons eue:
http://www.nytimes.com/2011/10/23/magazine/dont-blink-the-hazards-of-confidence.html
Patrick dit
Il faut mettre au début <i>
et à la fin </i>
Patrick dit
i : c’est pour l’italique
b : pour mettre en gras (bold)
u : pour souligner (underline)
josephalois dit
Des pages sublimes sur saint Augustin et surtout Plotin que Jerphagnon plaçait au-dessus de tous. Un vrai bonheur qui nous contamine page après page au gré de longues randonnées dans l’oeuvre de cet immense professeur de vie.
koukcik dit
J’ai eu le privilège d’échanger quelques mots avec lui, les éloges sont en dessous de la vérité. Il était dans le privé fin et plein d’humour.
L'Ours dit
Il y a beaucoup de citations latines, alors inutile d’en ajouter de non originales.
Comme pour le “cogito ergo sum” qui était en français et non en latin, autant prendre la citation dans sa langue: “ מַה-שֶּׁהָיָה, הוּא שֶׁיִּהְיֶה, וּמַה-שֶּׁנַּעֲשָׂה, הוּא שֶׁיֵּעָשֶׂה; וְאֵין כָּל-חָדָשׁ, תַּחַת הַשָּׁמֶשׁ” ”Ce qui a été c’est ce qui sera; ce qui s’est fait, c’est ce qui se fera: il n’y a rien de nouveau sous le soleil!” Ecclésiaste 1-9.
PS;
j’avais écouté Lucien Jerphagnon lors d’un “bibliothèque médicis”, un enchantement.
Guenièvre dit
Vous l’avez dit, un enchantement pour moi aussi !
Mangouste1 dit
L’adjectif “novus”, quand il suit un pronom, est souvent mis au génitif, qui se retrouve d’ailleurs en français (ex. : aliquid novi = quelque chose DE neuf). “Nil novi” est donc correct… Comme “Nil novum”, si l’on décide d’accorder l’adjectif avec le pronom qui, effectivement, est neutre.
ylx dit
Merci, vous me soulagez. J’avais effectivment l’impression que l’adaptation du “quoi DE neuf” ressemblait fort à un “gallicisme”, car en latin, sauf erreur de ma part le génitif marque la “possession”. Quoi de neuf ne marque pas une possession mais un attribution comme dans : Qu’est-ce qui EST nouveau ?”
Mangouste1 dit
Oui, mais dans le cas qui nous intéresse, l’adjectif peut être pris substantivement et il marque donc, ici, le tout dont on retire une partie : littéralement, “quid novi” signifie donc “quelle partie de la nouveauté”. Bref, c’est ce que l’on appelle un génitif partitif.
Mangouste1 dit
… et “nil novi” “rien de la nouveauté”. Désolé d’être si brouillon.
ylx dit
Mon vieux prof de latin – paix à son âme – nous enseignait qu’il fallait dire “Quid novum” et “Nil novum” parce que Quid et Nil sont des pronoms neutres. Je n’ai jamais imaginé un seul instant qu’il ait pu se tromper ! Rassurez-moi !