Ni brute ni soumis
Ils ne cognent plus, ils causent. Et c’est pire
Publié le 12 juin 2009 à 11:44 dans Médias
Lutter contre le tabassage des femmes par leurs maris (ou vice versa), c’est bien mais c’est classique. Le secrétariat d’Etat à la Solidarité a dans sa ligne de mire un ennemi autrement plus perfide : la violence invisible. Vous serez donc bientôt soumis à une rafale de spots télé dénonçant la violence psychologique dans le couple. Parce que, c’est bien connu, on commence par être désagréable, on finit par cogner. Contrairement à la précédente campagne, semée de plaies et bosses, voire de meurtres, il s’agit cette fois-ci de faire la guerre aux propos désobligeants voire injurieux qui sapent la confiance en soi et minent l’équilibre psychologique de celui, en l’occurrence de celle, qui en est victime. Dans l’exposé des motifs et des bons sentiments qui accompagne le clip, tourné par Jacques Audiard, on nous promet une description si exacte de cet enfer oppressant et invisible qu’elle crée un malaise insupportable pour le téléspectateur. Mais, assure le metteur en scène dans les colonnes du Parisien, “à la fin l’espoir est là, notre femme réagit”. Diable ! Elle sort un flingue ? Elle met un pain au goujat ? Non, au risque de gâcher le suspense, sachez que sa réaction consiste à appeler le 3619.
A priori, il est difficile d’être contre cette belle cause – personne ne soutient la violence conjugale ni même le harcèlement psychologique. Sauf que contrairement à la bonne vieille violence visible (gifles, uppercuts, etc..), l’ennemi est impalpable, invisible mais aussi silencieux. Nous sommes, je vous le rappelle, dans le domaine de la violence psychique. Prenons la scène du spot. L’homme ne dit rien mais, en pensée, il traite sa femme de “boudin”, “traînée” et autres “conne” : la loi va-t-elle punir ces insultes – non prononcées – de prison ? Pourra-t-on se retrouver en garde à vue parce qu’on a pensé “quelle conne !” ? Il y a le contexte, me direz-vous. Certes, mais un juge harassé ne pourra pas plus distinguer les pensées criminelles des autres qu’il ne saura faire le partage entre l’insulte (verbale) sans conséquence et celle qui mène au pire. Les mots et les gestes ne sont pas seuls à avoir des conséquences dramatiques : le silence, le mépris, la froideur sont des armes aussi redoutables sinon plus que l’antienne “tu ne sais pas t’occuper des enfants” (exemple tiré du même article).
Le message, c’est le casting : la femme est la victime et l’homme le bourreau. Or, si on peut admettre que la violence physique “visible” est un phénomène majoritairement masculin, on ne voit pas pourquoi le harcèlement psychologique le serait aussi. Dans mon propre milieu socio-familial, je connais autant de femmes que d’hommes qui pratiquent ce sport de démolition systématique de leurs conjoints. Lequel d’entre nous ne s’est jamais trouvé désarmé face à une harpie ? Peu importe : il s’agit de confondre Mal et Mâle. Ce qui revient, au nom de la défense de la femme, à ressusciter, en les inversant, les vieux stéréotypes dont le féminisme prétendait nous avoir délivrés.
Autant dire que cette campagne et la logique qui la guide desservent complètement la cause qu’elles prétendent défendre. Oui la pente est glissante et pas seulement des mots aux actes : de la dénonciation légitime de la violence, on est passé à celle de toute forme de pouvoir : comme on disait autrefois que tout est politique, on veut désormais nous faire avaler que tout est violence. Ne pas aimer une femme, occuper une position dominante, construire des tours, posséder une voiture et parfois le simple fait d’être un homme constituent autant de formes de violence. Et c’est là qu’on atteint l’absurde. Il y a quelques années, un mémoire de maîtrise soutenu à l’université de Jérusalem – et qui fut honoré d’une récompense – prétendait que si les soldats israéliens ne violaient jamais les Palestiniennes ni les Palestiniens c’est parce qu’ils étaient racistes ! Le non-viol, n’est-ce pas une terrible violence symbolique, ça ? Le piège se referme sur les moralisateurs : si tout est violence, rien ne l’est vraiment. Laissons les hommes, les femmes et les psychanalystes se débrouiller avec la “violence invisible” et occupons nous de celle qui fait des bleus – sans distinction de sexes. Je ne sais pas pourquoi, mais si j’étais une femme, je préfèrerais mille regards qui tuent à un direct du droit !
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L'auteur
Gil Mihaely est historien et journaliste.
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MLF dit
Un jour vous allez grandir et pour votre bonheur vous allez réaliser que ce “monstrum de la civilisation germano-chrétienne avec ses ridicules prétentions au respect et à l’honneur” demande autre chose que votre mièvrerie.
Et pour qu’elle vous dirige et vous domine elle a besoin d’un maître.
Un bel amant con-fesseur.
Morte de rire mes chéris.
Quand vous avez eu votre “baise quotidienne”, votre douce moitié pleure au fond de sa mémoire.
Elle vous trouve un peu pédé.
Cherchez au fond de vous-même!
La bête qui meurt.
Zyva dit
Zélote !! comme vous y allez (ze doute !)
Par contre hulotte.. je vous laisse juges :
“La hulotte est un rapace nocturne mais elle peut chasser le jour. Elle mesure une quarantaine de centimètres. Sa silhouette est trapue, même lorsqu’elle vole. Elle est tachetée de couleurs pouvant varier du gris au brun roux. Sa tête est grosse avec des yeux foncés. Le poitrail est plus clair et strié de rayures foncées. Quelques taches blanches sur les ailes et les épaules éclaircissent un peu l’ensemble. Son cou étant très souple, elle peut complètement tourner la tête vers l’arrière, sans bouger le corps”.
BArry dit
A moins que ce ne soit “zélote”…
Rotil dit
@ expat,
Vous ne confondez pas avec “linotte” ?
Zyva dit
Elle qui adore se faire fesser ! Ouarf !
Zyva dit
Litote… Dire que je croyais qu’il s’agissait d’une esclave grecque -j’avais confondu avec hilote- ! En même temps, c’est pas tout faux..
BArry dit
..en chocolat.
BArry dit
Mais Lefevre, un type comme toi qui a peur d’avoir mal, qui a peur de souffrir, qui a peur de mourir… Comment pourrait-il être viril. Tu sais bien: remets ton T-shirt, petite catin!
Ludovic Lefebvre dit
Je continue de trouver le sort fait à l’homme sous le couvert de quelques brutes éparses dans notre diversité socio-professionnelle d’une violence inouïe. Ce dernier ne mettant pas au monde le petit ou la petite, ne le portant pas en lui, n’avait que son nom à transmettre, l’illusion d’être utile en protégeant les siens et ce peu, lui est enlevé. Il n’est pas rare qu’il ne soit plus que trois millimètres3 de sperme et un donateur de pension alimentaire.
Enfin, ce mauvais rôle viril est vital pour notre société. Je ne pense pas que des millions d’hommes féminisés à outrance puisse défendre la France. Même les arabes et les africains vont finir par devenir plus forts que nous (on en est encore loin).
L’Ours dit
Je ne vous ai pas dis de partir MLF, je ne suis pas un censeur!
Je dis simplement aux intervenants, contradicteurs ou non, avec qui j’ai plaisir à causer, que vous et qqes autres m’ennuyez en pourrissant le débat avec des inepties emplies de la mauvaise fois envoyées en rafale de mitraillette!
Je n’ai qu’un pseudo!
Je vais essayer, -mais je l’ai déjà fait sans réussir – de zapper pour me concentrer ceux ceux qui sont intéressants (à mes yeux), la difficulté étant de laisser dire des énormités sans réagir!
Larsen dit
A Grandgil,
Je sens que nous allons finir par être d’accord,
Vous dites : “C’est cette sensibilité que j’appelle ma part féminine, c’était aussi une part de provocation. Parlez de votre sensibilité ainsi vous passerez pour un homosexuel mon cher, et puis quand je lis tous ces braves hommes se plaindre de ce qu’ils disent être la mainmise des femmes, c’est plutôt grotesque, non ? Très peu d’hommes la revendique considérant que leur goût pour le beau atteint leur virilité.”
Et vous n’avez pas tort, sachez que je me fiche de passer pour un homosexuel auprès du premier imbécile venu qui pourrait penser que l’expression de ma sensibilité, (toujours pas la sensiblerie) de mon gout pour le beau et le raffinement soit celle de “ma part de féminité”.
(Malheureusement, je ne crois pas être aussi raffiné que ces lignes pourraient le laisser penser)
Mais, et c’est ce que je voulais souligner, l’expression de la sensibilité ne devrait pas être rapportée à une question de sexe car c’est justement pour cela que trop souvent les petits garçons sont élevés comme de petits coqs qui ne doivent jamais pleurer, et les petites filles comme de “fragiles petites pisseuses”, futures victimes potentielles.
C’est pour cela que j’ai réagit un peu vivement (votre provocation a donc parfaitement fonctionné).
L’éducation reste donc pour moi la seule issue, et je pense toujours que ce n’est malheureusement pas gagné.
expat dit
@ Nadia : peut-on dire que MLF est une litote ? (j’aime ce mot!)
bon au lit pour moi – à demain !
nadia comaneci dit
Dear Expat
J’ai récupéré Ludo in extremis, c’était moins une. Ouf ! Don’t worry about MLF, she’s a lightweight.
expat dit
@ nadia : I had to look it up : litote = understatement. A new word ! Always a happy thing. Attention avec Ludo, mais surtout avec la MLF. Nan, c’est un troll. bonne nuit.
BArry dit
Dans les faits, qui cogne qui? Le/la fort(e) sur le/la faible alors, si on commence à compter… Le spot est mal fait. C’est un spot, mais pourtant il fait parler et moi je dis: quand une spirale de sentiments haineux et violents (mêlés à d’autres, bien-sûr) habite A comme B, B se meurt. Ou B meurt! Tout le monde le sait. Chose dite, j’enchaîne sur un autre vieux sujet de conversation usé jusqu’à la corde. En parler n’est peut-être pas important mais pourtant des gens appellent, grâce à un spot plus mauvais que les autres. C’est vrai qu’il y a aussi les A4, épinglées sur les tableaux que l’on destine au public, dans les mairies. Elles sont consensuelles, elles. Mais au fond une campagne publicitaire sur le thème, à la télé, ne devrait-elle pas déranger? Euh, si.
Alors si la démarche gouvernementale n’est pas quelque peu… cynique, moi ça me va. Même Bien. La prévention ce n’est ni mal ni mâle.
Ludovic Lefebvre dit
Nadia,
Bien, je me dépends, je me détends, je me repens !
Musulman Lèse France, laissez donc l’Ours tranquille, s’il vous plait et je vous offrirai une Burka bleue à paillettes avec robinet incorporé !
xly dit
En tout cas, moi je trouve que depuis la diffusion de ce spot ma femme me regarde d’une curieuse façon.
BArry dit
le a majuscule derrière le b, c’est à cause d’Agathon.
Le b majuscule devant le a, à cause de BOUIK…
Moi aussi, je suis nostalgique!
MLF dit
@Ours
Vous allez me faire pleurer.
Eteignez votre pseudo et reprenez l’autre.
Vous ne me ferez pas changer d’avis sur votre opportunisme.
Vous voulez me faire taire avec votre bande de frères et soeurs.
Vos soutiens idéologiques ne sont pas les miens et il ne faudrait pas que cela vous chagrine plus que ça.
Je m’en irai quand j’aurais envie.
Sauf si Justine le décide.
Sans rancune.
L’Ours dit
L’autre fil est complètement pourri par MLF et autre peigne cul!
C’est nul, incompréhensible et s’imagine parler du haut d’un piedestal culturel!
Je disais sur un autre post en parlant de Miclo que l’intelligence, ça me reposait!
J’ajoute que la bêtise , ça m’épuise!
Je vous laisse, mais le plaisir de la conversation est largement gaché par des importuns!
Et comment dire cela sans passer soi-même pour un outrecuidant et un revêche à la contracdiction?
Je n’ai pas trouvé, donc je lache ceci sans illusion, mais au moins je l’aurais dit!
Bonne soirée!