Ne nous délivrez pas du mâle ! | Causeur

Ne nous délivrez pas du mâle !

Plaidoyer pour les machos

Auteur

Elisabeth Lévy

Elisabeth Lévy
est fondatrice et directrice de la rédaction de Causeur.

Publié le 01 juin 2011 / Société

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photo : Lisa Joanne

C’est décidé : je demande l’asile politique en Arabie saoudite. C’est que, voyez-vous, je vivais en enfer et je ne le savais pas. Et si ça se trouve, vous non plus chères lectrices. C’est sans doute la preuve qu’on est aliénées, confites dans notre soumission aux hommes, bref volontaires pour la servitude. De vraies gourdes quoi.

Heureusement, la presse est là pour éveiller nos consciences. « Marre des machos ! », proclamaient hier, en « une » de Libé, quelques politiques du « beau sexe » – mince, « beau sexe », c’est sexiste, non ? Aujourd’hui, c’est l’Obs qui dénonce cette horrible « France des machos ». Et depuis deux semaines, l’inénarrable Caroline de Haas, présidente de « Osez le féminisme », recense inlassablement sur tous les plateaux les multiples avanies dont sont victimes les Françaises. La preuve, c’est que des milliers de femmes se rendent chaque jour dans son commissariat numérique, défonçant le « plafond de verre et de honte »1 pour raconter, enfin, l’horreur d’une « vie de meuf ». J’aimerais bien savoir pourquoi leur manif parisienne n’a rassemblé que 300 personnes, il doit y avoir des traitresses qui passent le dimanche avec leur Jules – ou leur Julie. Salopes ! Aïe, encore une gaffe, il faut vraiment que je me soigne.

D’accord, je ne devrais pas ironiser. Vous croyez que c’est marrant d’être une femme, j’aimerais bien vous y voir. On se permet tout, de leur dire qu’elles ont de beaux yeux ou que leur parfum sent bon, parfois les invite à dîner avec des arrière-pensées pas jolies jolies, vous imaginez le traumatisme (oui, oui, il y a aussi des histoires sordides, je suis au courant, mais ce n’est pas le sujet). Je me demande bien pourquoi elles claquent autant de fric dans des fanfreluches, ces dindes. Attention, j’ai pas dit qu’elles provoquaient. Prétendre que les femmes jouent parfois de leur charme pour obtenir une information ou un job, ce serait vraiment le comble de l’abjection. La victime transformée en coupable, on connaît la chanson. Non, si de nombreuses femmes arborent de jolis décolletés et se torturent avec de hauts talons, ce n’est certainement pas pour plaire. C’est qu’elles ont beau être moins bien payées que les hommes, du fric, elles en ont trop. Qu’elles m’envoient donc ces robes qui leur valent tant d’humiliations. Et les Louboutin avec. Mes copines et moi, on leur trouvera bien un usage.

Comme ces harpies, mâles et femelles, qui depuis quelques jours, appellent au djihad (ou si vous préférez à la croisade) contre les « machos », sont totalement dépourvues d’humour, je précise que je suis attachée à l’égalité entre les sexes. Et il ne m’a pas échappé qu’elle était loin d’être parfaite. Mais enfin, jusqu’à ces derniers jours, quand je pensais à mes grands-mères, je me disais naïvement que nous pouvions être fiers des progrès accomplis en une ou deux générations. Et plus fiers encore d’avoir conquis cette liberté sans renoncer aux plaisirs et aux tourments des relations entre les sexes. Pardonnez-moi, je ne savais pas. Peut-être que je ne voulais pas savoir.

Qu’on ne croie pas qu’il s’agit d’histoires de bonnes femmes. Heureusement, il se trouve des hommes – je n’ose pas dire des hommes des vrais ils le prendraient mal -, pour défendre cette sainte cause. Par exemple, Jean Quatremer, journaliste à Libération, devenu une star planétaire parce que lui, il avait prévu l’affaire DSK et même qu’il avait écrit, au moment de sa nomination au FMI, que ça finirait mal – il a paraît-il reçu 100 demande d’interviews depuis l’arrestation de l’ex-futur Président. Ou Nicolas Demorand, le directeur de Libé, qui dénonce ce « monde de vieux hommes blancs » qu’est la politique française – un peu comme la rédaction de Libé. Lui, s’il est patron, c’est parce qu’il est vachement intelligent. L’ennui, c’est que dans quelques années, lui aussi sera un « vieux homme blanc ». Au fait on en fait quoi de ceux-là ? Camp de travail, expulsion sur la lune ? En tout cas, comme il n’est pas absolument certain que de jeunes mâles pas blancs présenteraient de meilleures garanties de non-machisme, peut-être faudrait-il réserver l’éligibilité aux femmes, pas trop vieilles et pas trop blanches si possibles, qui comme chacun sait exercent le pouvoir avec bonté et mesure, ne piquent pas dans la caisse et ne lorgnent pas avec concupiscence le premier godelureau qui passe.

Je dois être particulièrement obtuse parce que je n’ai toujours pas compris comment, de l’affaire DSK, on en était arrivé à faire le procès de tous ces branleurs qui pensent qu’à ça et sont infichus de passer l’aspirateur – eh les gars, il faut commencer par le brancher. Je ne vois pas le rapport entre une tentative présumée de viol, une blague un peu « salon du camion », un mot doux et le refus de faire la vaisselle. Y aurait-il une pente glissante allant de l’un à l’autre ? En ce cas, les filles, soyez attentives : si votre Jules a tendance à être frappé de surdité quand vous le sommez de sortir la poubelle, il n’est pas exclu qu’il finisse par vous tabasser.

À quelque chose scandale est bon, affirme Demorand, ravi que « la parole se libère » – c’est marrant, parfois il s’étrangle de colère parce que les tabous sautent. J’avoue que toutes ces paroles en libertés, ça ne me plait pas tant que ça. Parce que si la parole libérée, c’est ce festival de récriminations, j’aime autant qu’on la remette en taule tout de suite, la parole. Cette bouillie où se mélangent injustices réelles et fantasmes victimaires, crime et érotisme, violence et séduction, invite et contrainte, inégalité salariale et grivoiserie, risque de peser longtemps sur nos estomacs.

D’accord, il faut toujours que je dise du mal. Je n’irai pas jusqu’à nier, cependant, que l’affaire DSK a au moins eu un effet vertueux en nous obligeant à regarder en face le véritable scandale : le partage des tâches domestiques qui, comme l’écrivait mon ami Muray « demeure depuis quinze ans totalement statique »2. C’est la grande affaire de Caroline de Haas, celle qui « ose le féminisme » – pendant que nous, on tremble tellement devant les hommes qu’il nous arrive de consentir au massage de pieds. L’égalité face au ménage, c’est son truc à Caroline. Le combat de sa vie. Sur le plateau « Ce Soir ou Jamais », alors qu’elle brandissait de très sérieuses études statistiques sur ce sujet fondamental, je lui ai proposé de créer une « Brigade des plumeaux » – sans lui arracher une ébauche de sourire, on ne peut quand même pas rire de tout, et surtout pas avec une n’importe qui comme ma pomme. Du coup, j’ai oublié de lui faire part de mon observation empirique qui est qu’en la matière, nos ennemis les hommes disposent d’un léger avantage de départ : leur résistance à des conditions hygiéniquement douteuses est souvent plus grande –ce n’est pas une loi, car on rencontre de nombreux maniaques de sexe masculin.

Mais je reviens au combat de Caroline, qui ne semble pas décidée à être ma copine. Mon ami Desgouilles suggère, pour améliorer la situation, l’installation de pointeuses dans tous les logis de France3. Pardonne-moi, cher David, mais je crois que j’ai trouvé mieux. La solution imparable. Equipons chaque foyer une des ces caméras de vidéo-surveillance dont nous ne voulons pas dans nos écoles. Parce que si nos bambins sont innocents, nos mâles sont coupables. Comme ça, on saura enfin qui ne rebouche pas le tube de dentifrice. Et croyez-moi, ils ne feront plus les malins. Pour les primo-délinquants, je propose le port obligatoire de la jupe. Quant aux récidivistes, ils seront condamnés à faire pipi assis, et peut-être dans les cas les plus graves, à allaiter. Fini le bon temps, les mecs!

Je dois dire que le monde enchanté de Caroline me fiche plutôt la trouille. Heureusement, la rééducation dont elle nous menace ne se fera pas en un jour. Avant que nos libératrices aient réussi à transformer tous les mâles en bons et honnêtes camarades ou, pour parler crument, en « gonzesses », nous pourrons encore faire de nos différences l’enjeu de la tendre, cruelle et excitante guerre des sexes. En attendant l’avenir radieux que vous nous promettez, Mesdames, nous serons nombreuses à accepter de nous sacrifier. Puisque vous n’aimez pas les « machos », nom que vous donnez aux hommes qui aiment les femmes, laissez-les nous. Nous saurons non pas quoi en faire mais quoi faire avec eux – et contre eux. Tout contre.

  1. « Lumière crue », Nicolas Demorand, Libération, 30 mai 2011. Et comme je suis bonne fille et que ça vaut le coup, je vous donne l’adresse
  2. « Ce que j’aime », Minimum Respect, Les Belles Lettres, 2003
  3. Grâce à David, j’apprends qu’après notre petit échange, elle a envoyé ce tweet (en bonne réac, je ne tweete pas) : « Ouf. Vous conseille pas Elisabeth Lévy pour vos soirées. Par contre, si vous avez du ménage, elle a l’air d’aimer ça. » Finalement, je suis injuste, elle est drôle comme tout Caroline
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    La rédaction de commentaires est impossible pour cet article

    • 19 Juin 2011 à 21h00

      ROLIENNE dit

      Bien sûr, il y a des amalgames malheureux et trop de féminisme tue la femme comme l’homme. Cependant, je constate autour de moi que le poids des responsabilités domestiques et familiales continue de peser sur le dos de mes consoeurs et que les hommes se déchargent librement sur les femmes. Mais la grande question, ce n’est pas l’homme ou la femme en soi, c’est le tabou sur la maternité, sur l’élevage et l’éducation des enfants, bref la famille… Pourquoi conditionne-t-on les femmes et les hommes à faire des enfants !! et à mettre ceux-ci au centre de tout : du marché, de la civilisation et du couple ? C’est une question, Chère Elisabeth.

    • 3 Juin 2011 à 10h33

      livia dit

      @ Lisa ( hier )

      Contente de vous retrouver.
      Votre commentaire sur la venue au monde des enfants non désirés et bien là ( sur Causeur (rires) merci pour votre appréciation) fait cogiter comment pourrait-il en etre autrement -;)

    • 3 Juin 2011 à 10h26

      livia dit

      Une question de génération et d’éducation donc ? pas mal d’anciens machos et des jeunes respectueux des dames ?
      Pourquoi pas : un des éléments ect…-;)

    • 3 Juin 2011 à 9h17

      quadpater dit

      eclair

      “Alors oui si on se refere à aujourd’hui ce combat peux sembler caricatural.”

      Je dis que pour certains de leurs combats elles se trompent soit d’époque, soit de pays. C’est comme si je militais encore pour l’abolition de la peine de mort et la suppression des TPFA.

      • 3 Juin 2011 à 10h19

        eclair dit

        en etes vous si sur.
        J’aurais été d’accord avec vous mais il y a eut l’affaire DSK qui a montré un jack lang dire il n’y a pas eut mort d’homme.
        Le troussage de domestique de JF kahn.

        J’aurais tendance à dire c’est que dans les vielles génerations ou il y a encore des comportements sexistes les plus marqué.

        • 3 Juin 2011 à 14h17

          pirate dit

          Non, certainement ni de pays, ni d’époque, mais ce combat est un peu ethnocentré d’une part et plutôt rarement sur des sujets qui comptent. Avant de se scandaliser sur une pub sexiste qui n’est que le reflet d’une certaine mentalité en agence (où les femmes ont largement le pouvoir du reste, cherchez donc l’erreur) il serait peut-être intéressant de se pencher sur l’occultation du pouvoir par une vieille oligarchie mâle, élitiste de caste (en gros celle des grandes écoles et des grandes familles). La parité dans les salaires, dans les congés maternité/parternité. Ne pas nous bassiner avec le fait que 80% des taches ménagère ne sont pas partagé, comme le fait Osez le marcassin, mais la violence faites aux femmes, et se demander si par exemple dans les commissariat il y a une structure réelle d’accueil pour es victimes de viol. Se rendre dans les lycées pas facile histoire de voir comment les filles se font traiter, et leur comportement de plus en plus masculin en terme violence et de toxicomanie, comme l’avait fait Ni Pute ni Soumise avant de si bien se vendre au pouvoir, et enfin se préoccuper en effet des comportements dans les allées du pouvoirs, au sujet desmême femmes. Bref il y a beaucoup de boulot, et pour le moment on est dans le superficiel. Ah et aussi autre chose, se demander pourquoi les magazines féminins, tous, même ceux qui sont né du mouvement féministe ont des titres qui ne propose rien de plus, en gros que de séduire, plaire, se soumettre au diktat du bourrelet, et offrir une sexualité épanoui à son mâle amant…

    • 2 Juin 2011 à 22h54

      skardanelli dit

      Chère Sophie, horrible Pirate,
      vos deux arguments se valent je trouve le bouton est bien utile quand on veut être sûr de ce à quoi se réfère la réponse, mais il est aussi bien agréable de ne pas avoir à remonter le fil pour savoir où se trouve le dernier commentaire de son causeur préféré ou le plus haï. Rue 89 a une solution intéressante avec un bouton permettant de voir un commentaire dans son contexte et un autre permettant d’obtenir la liste des commentaires d’un intervenant. Répondez au sondage sur Causeur et dites que cette interface est de la merde… 

      • 2 Juin 2011 à 22h56

        skardanelli dit

        Pour les fautes pas de commentaires please.
        Preview now ! 

        • 3 Juin 2011 à 1h19

          pirate dit

          pourquoi vous n’aimez pas les bergers allemands?

    • 2 Juin 2011 à 22h40

      Sophie dit

      “il ne faut pas baisser la garde.”

      Sauf dans certains cas, mais il est encore un peu tôt dans la soirée pour en parler.

      @ Pirate, même pas mal!

    • 2 Juin 2011 à 22h30

      Florence dit

      D’accord avec Guenièvre.

      Même si je ne porte pas les féministes dans mon coeur car je trouve qu’elles se trompent sur beaucoup de combats ( d’accord avec Sophie Quad à ce sujet), il ne faut pas baisser la garde.

    • 2 Juin 2011 à 21h22

      eclair dit

      @marie,
      VOus voyez la societé telle quel est aujourd’hui.
       
      http://www.ladepeche.fr/article/2011/03/08/1030275-B-Lamouri-se-bat-pour-leurs-droits.html

      Dans cet article il est évoqué que la pénalisation du viol en france a été faite seulement en 1980.

      Les feministes ont été caricaturé mais il faut revenir à l’époque ou la femme avait clairement un statut inférieur à l’homme.
      QUe le viol n’était pas sanctionné.

      Alors oui si on se refere à aujourd’hui ce combat peux sembler caricatural.
      Mais à l’époque cela n’était pas le cas. Les moeurs étaient différentes et la femme était réellement une victime en puissance qui n’avait que le droit de se taire. 
       

    • 2 Juin 2011 à 21h03

      Sophie dit

      Pirate, nom de nom!!!!!!

      Si vous continuez à tripoter vos boutons, y aura ni menottes, ni bergers! y aura plus rien du tout!!!!

      C’est la dernière fois que je remonte ce fil!

      Alors soyez gentil.

      S’il vous plait.

      • 2 Juin 2011 à 21h18

        pirate dit

        Oui mais voyez moi je sais tripoter, donc on retrouva pas ma réponse à 20 km de l’intervention incriminé. Vous parlez de berger, de menottes, ça pourrait preter à confusion et vous faire une réputation encore plus déplorable ! Là dessus, je vais manger, et j’ai deux bornes à faire pour ça, alors merci bien, y’a intérêt à avoir une cravache et du cuir à mon retour (le latex ça colle)

    • 2 Juin 2011 à 20h56

      Sophie dit

      @ Guenièvre

      Et la loi reconnait enfin le viol entre époux.

    • 2 Juin 2011 à 18h07

      Guenièvre dit

      @ Marie,

      « je ne vois pas en quoi le préntendu combat des féministes à changer la vie des femmes. Les suffragettes ; Marie Curie, Simone Veil et de Gaulle ont fait plus pour la cause des femmes que ces femmes là! »

      Je ne serai pas aussi catégorique que vous Marie et je crois qu’E. Lévy reconnaît elle-même ce qu’elle doit à ce combat quand elle parle de la situation de sa grand-mère : je pense que le mouvement de la deuxième génération de féministes – celle des années 60 – 70 – a contribué :
      - à faire pression sur les politiques .Lors des élections présidentielles de 1965, François Mitterrand propose la libéralisation de la loi concernant la contraception sous l’influence d’un petit groupe de femmes, le Mouvement démocratique féminin, entraînant dans son sillage l’accord du PCF. De Gaulle l’emporte. En 1967, la loi Neuwirth autorise enfin la contraception en l’encadrant strictement mais il faut attendre … 1972 pour voir sortir les décrets d’application, soit quatre ans après Mai 68 .
      - à faire évoluer les mentalités . Dans les années 70 il y a eu dans toute la France de nombreux groupes femmes qui ont libéré la parole sur un certain nombre de sujets. . Les femmes des générations antérieures avaient vécu dans l’isolement, la peur et la culpabilité, le fait d’être battues, violées, d’être contraintes de recourir clandestinement à l’avortement. Elles sont nombreuses à se sentir coupables quand, entre les enfants et le ménage, elles ont l’impression d’étouffer, quand entre la famille et le travail professionnel, « elles n’y arrivent pas ». Grâce à ces groupes, ce qui est « personnel » devient « collectif » et la culpabilité s’estompe petit à petit.
      - il a aussi œuvré pour changer un certain nombre d’habitudes notamment au niveau de la justice. Selon le droit français le viol est un crime depuis 200 ans dit Quadpater mais il faut savoir que jusque dans les années 76 les affaires de viol étaient presque systématiquement déqualifiées en simples « coups et blessures » . Les groupes féministes se sont mobilisés pour changer cet état de fait : (« dix heures contre le viol le 26 juin 1976 à la Mutualité », interventions dans lde nombreux procès etc..)
      - Enfin il a fait largement connaître la situation et la condition des femmes dans le monde ( c’est grâce au livre de B. Groult « Ainsi soit-elle » que j’ai appris l’existence de certaines mutilations ).
      Le mouvement féministe des années 70 est très complexe et comme dans tout mouvement il y a eu des excès et des dérives. Il est vrai que certaines figures sont caricaturales lorsqu’elles divisent l’humanité en deux : femmes innocentes victimes et hommes bourreaux.. Le problème c’est que les médias ne parlent que de ces excès et de ces caricatures. .

    • 2 Juin 2011 à 12h28

      quadpater dit

      Mon pirate je me fous pas mal de ce que dit la loi islamique sur le viol. D’ailleurs je ne considère pas que le viol doive être abordé dans le cadre des relations mecs-nanas. C’est une non-relation, c’est un crime, et basta. Que la victime soit équipée d’une glouglounette ou d’un kikoulou, c’est pareil, le sexe n’est pas un facteur aggravant et quoi qu’il en soit la prévention / répression du viol n’a rien à voir avec la lutte pour l’émancipation féminine.
      De la même façon que le meurtre d’un Antillais n’est ni plus ni moins grave que celui d’un albinos.
      Je crois être en accord avec la loi française sur ce point. Si ce n’est pas le cas, il faut la changer.

      Par ailleurs si vous ne reconnaissez pas que la place de la femme dans la culture sarrasine de mes cauchemars est bien moins enviable que dans la nôtre vous me voyez fort décontenancé.

      • 2 Juin 2011 à 19h47

        pirate dit

        Vous avez tord mon cacochyme des autobus de ne pas vous intéressé à une loi qui ne fait aucune différence entre fornication et viol. C’est bien peu faire cas des femmes mauresque en prétendant le contraire. Et situe peut-être le problème d’une manière plus large. Car voyez-vous un homme peut prendre sa femme (son épouse) s’il le veut, et son esclave itou. L’une lui doit obéissance, et l’autre est sa proprité. Ca situe donc parfaitement où la charia situe la place de la femme. Par contre beaucoup moins où est sa véritable place dans la dites société de vos frayeurs inutile. Parce que quand bien même le jeune loup à casquette qui vous effraie tant roule des mécaniques et baffe sa soeur avec la bénédiction de sa famille éventuellement, autant devant maman il ferme sa gueule. Là où le petit françaouis au même profil beuglera “nik ta mère la ieuve” Donc je suis beaucoup moins catégorique au sujet des femmes dans la sociétés de vos peurs que vous même, après tout j’ai de la famille dans la dites société

        • 2 Juin 2011 à 21h12

          eclair dit

          il y a quelques années de ça une femme occidentale se fait violée par des indigenes dans un pays du moyen orient. 
          résultat elle a été poursuivi pour rapport en dehors du mariage il a fallut l’intervention de l’ambassade de france pour la sortir de là.

          La femme n’a aucune place dans la societé musulmane. Elle a le même statut qu’un mineur. 

        • 2 Juin 2011 à 21h20

          pirate dit

          éclair ne parlez pas sans savoir. Légalement son statut est celui que lui donne le coran, mineur en effet, pratiquement c’est tout autre chose. Croyez moi, ou pas d’ailleurs, je m’en cogne.

    • 2 Juin 2011 à 12h27

      livia dit

      re PS.
      A peu près sure qu’il ne llt pas Causeur.
      Si je ne suis plus invitée je saurai pourquoi -;)
      Vive la délation !!! (pour rire)

    • 2 Juin 2011 à 12h21

      livia dit

      PS.:
      Sur les rapports H/F.
      Quand j’étais jeune j’étais plutot migonne (je sais c’est nul) j’ai eu la chance de ne jamais tmber sur des prédateurs sexuel.
      C’est vrai qu’à 18 ans j’étais mariée -;) mais après non plus, ni dans la vie professionnelle ni rien.

      Cependant l’année dernière après un diner chez un ami de 40ans, il me raccompagne à un taxi jusque là tout va bien.
      Il monte pour 300 metres avec moi et me gratifie en guise de salut , mon pas de la bise tradi. mais d’un baiser profond sur la bouche , puis il descend et rentre vers sa famille.!

      Stupéfaite j’étais.
      J’ai pensé dans l’ordre
      1) je plais encore et à lui en particulier.
      2) qu’est-ce qui lui a pris ? j’avais évoqué qq souvenirs du passé, c’est ça le déclancheur ?
      3) Il ne s’est meme pas demandé si j’en avait envie !!!! et rien dans mon comportement ni dans mes paroles et attitudes n’allais dans ce sens.

      Jamais je n’en parlerai je préfère penser qu’il avait trop bu.
      Juste que mes copines qui ne le connaissent pas ont bien rigolé.
      Ceci dit depuis 40 ans je le soupçonnais d’etre un homme qui ne supporte pas le refus.

    • 2 Juin 2011 à 12h00

      livia dit

      Avant dans l’air du temps il y avait ne faites pas trop d’enfants la terre est surpeuplée….
      Sans toutes les aides qui existent maintenant certains pensaient ne pas pouvoir élever décemment plus d’1 ou 2 enfants
      Il semblerait que les lois des années 70 qui comme bcp sont le résultats des demandes pressantes de citoyens qui sollicitent leurs élus , par les intellos, les journalistes ect…(oui certains parlent à leurs élus qui ne courrent pas forcément derrière le FN, mais sont contrains de tenir compte de leurs administrés, et moi cela me fait rire ce genre d’analyse par des soit disant experts, mais si cela les arrange et peut simplifier leur reflexion, àprès tout je m’en moque)
      Pour en revenir aux avancées du féminismes des années 70,je me demande après coup : ces lois elles ne pouvaient concerner que des femmes , non croyantes plutot de gauche ?
      Oui notre Pays est un vrai pays démocratique certes imparfait, mais quand meme… mais maintenant un tantinet TROP, à mon avis.

    • 2 Juin 2011 à 11h43

      Sophie dit

      Pirate, je voulais écrire LA maltraitance, évidemment! Gamin, va!

    • 2 Juin 2011 à 11h16

      livia dit

      Très bien dit Sophie ! encore.

    • 2 Juin 2011 à 11h11

      Sophie dit

      Pour le reste, ma maltraitance des femmes est, comme le dit Quad, bien plus présente dans les autres sociétés. Jamais dans le temps et dans l’espace les femmes n’ont eu autant de droits, de libertés et de garanties qu’en occident depuis la seconde moitié du 20ième siècle.

      Faut-il en conclure que les Occidentaux soient plus mous de la braguette ou, au contraire, que les autres civilisations, nettement plus machos, sont majoritairement composées d’obsédés congénitaux?

      Ni l’un, ni l’autre. Le statut de la femme en Europe est avant tout le fruit d’une réflexion philosophique, longue et lente, s’enracinant dans la chrétienté, l’humanisme et les lumières.

      Il ne suffit pas que les abus sur une femme soient sanctionnés et condamnés par la loi. C’est insuffisant, comme le montrent les chiffres sur le viol livrés par Pirate. Il faut aussi une réprobation sociale commune.

      Elle est (était?) acquise ici, où jamais un homme ne se vanterait de cogner sa femme. Elle ne l’est pas du tout dans d’autres civilisations, voire dans certains quartiers, où le machisme le plus brutal, le plus violent et le plus révoltant vous octroie un statut de caïd et vous vaut l’admiration de la communauté.

      C’est peut-être là que les féministes devraient porter le fer, mais face aux issus de la diversité, elles ont de subites pudeurs de jeune filles.

      • 2 Juin 2011 à 11h31

        pirate dit

        “Pour le reste, ma maltraitance des femmes”

        Votre maltraitance ? A mon avis vos filles à qui vous avez dû certainement interdit de porter la mini jupe raz du zboum doivent être totalement d’accord.

    • 2 Juin 2011 à 10h57

      Sophie dit

      Pirate, non seulement vous tripotez vos boutons comme un adolescent la veille de son premier RV, mais en plus vous avez une mauvaise influence sur vos condisciples! ;-)

      • 2 Juin 2011 à 11h32

        pirate dit

        je serais fessé maîtresse ? Chic.

      • 2 Juin 2011 à 20h41

        lisa dit

        Amateur on dirait, vous êtes dévoilé, là, si j’ose dire.

        • 2 Juin 2011 à 20h56

          pirate dit

          Ca dépend, il y aura des menottes et un berger allemand ?

    • 2 Juin 2011 à 10h55

      livia dit

      Il y surement une limite entre féministes obsessionnelles et le reste.

      Je pense que la grande conquete de (notre génération) c’est le planning familial et la contaception possible, plus que la loi sur l’avortement. Pour la 1ère fois dans l’histoire de l’humanité les femmes peuvent choisir d’avoir ou non des enfants et quand.
      J’admire aussi la position des cathos (chrétiens ?)qui prescrivent l’abstinence périodique depuis toujours pour réguler les naissances donc une décision prise à 2 dans des rapports de couple régulier.
      Règle de vie selon ses choix.

      • 2 Juin 2011 à 12h36

        isa dit

        Et bien, je me présente: bébé Ogino.

        • 2 Juin 2011 à 13h29

          livia dit

          Et moi bébé C.Interomp…pour ce que j’en sait.

          Mes parents ne souhaitaient pas avoir d’enfant car avec une analyse des rapports en puissance à leur époque à ils leur semblait que ce n’était pas le bon moment (après 15 ans de relation et 6 ans de mariage d’avoir un enfant…et je suis née en pleine guerre, de parents qui ne voulaient absolument pas enfanter,car ils sentaient venir le désastre ….,
          Et là je rejoins l’oiseau bleu dans un de ses posts… la vie.

          Allez , le plus sérieux sur les questions du comment et pourquoi ci et çà nous arrive, pour moi c’est celui qui a ouvert une porte :
          S Freud…, ce n’est surement la seule lecture possible mais ça aide et comme le disent nos SUPERS medias ” ce sont qq éléments de réponse “. MDR !
          comme l e disent si bien nos “medias” (et quand je pense qu’ils en vivent, j’en frémis ) ce sont des éléments de réponse (?)
          (Rires!!!)

          .

        • 2 Juin 2011 à 19h25

          lisa dit

          Et ben vous voyez mesdames, si la pilule avait existé vous ne seriez pas là, ça ne vous plonge pas dans des abîmes de perplexité ? en plus ce serait dommage pour Causeur.

        • 3 Juin 2011 à 1h33

          pirate dit

          isa je suis un enfant de prétexte, faisons un môme et essayons de sauver notre couple avec, considérant la suite, il aurait peut-être été plus sage de prendre une pilule qui n’existait pas. Je ne regrette pas de fréquenter cette planète, mais il est clair que j’aurais préféré ne pas avoir une enfance en forme de conseillé conjugal entre deux adultes, qui plus est objet de concurrence sommé de se conformer aux ambitions des uns et des autres, sans le moindre respect pour mon enfance et ses aspirations