Nationalisons le cannabis ! | Causeur

Nationalisons le cannabis !

Comment couper l’herbe sous les pieds des dealers.

Auteur

Jérôme Leroy

Jérôme Leroy
est écrivain.

Publié le 08 avril 2011 / Société

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photo : Journal of Clinical Investigation

Je fais partie sans doute des derniers représentants de la génération qui préfère le Pinot noir à l’afghan de la même couleur et un Alsace rouge de chez Binner à un quatre feuilles même bien roulé. Question de goût, de culture, de civilisation dans les moyens employés pour jouer avec le temps, colorer les rêveries, faire tanguer la réalité.

J’ai aussi fait partie, sans doute partie des premiers représentants de la même génération où l’occasion de fumer du shit me fut donnée très facilement dans les environs de mon lycée, public mais réputé, d’une ville de l’ouest célèbre pour avoir brûlé une sainte.

Aujourd’hui, tout le monde ou presque fume et l’usage du cannabis s’est banalisé. On peut trouver cela désastreux, mais les faits sont têtus comme disait Lénine qui n’était pas du genre à apprécier ce genre d’amollissement anxiolytique détournant le vrai révolutionnaire de son devoir.

Cette banalisation, c’est d’abord ce que monte le livre de Stéphane Gatignon et Serge Supersac, Pour en finir avec les dealers. Le titre pourrait être celui d’une circulaire de Claude Guéant en pleine forme pré-électorale, mais le ministre de l’Intérieur risquerait pourtant de s’étrangler à la lecture du livre qui a le mérite d’ouvrir le débat sans la moindre provocation mais avec fermeté : pour en finir avec les dealers, il faut en finir avec la prohibition du cannabis, et plus généralement « cesser d’envisager les drogues d’un point de vue moral. » Le reste suivra, et notamment une chute spectaculaire de la criminalité toujours induite par un commerce de substances déclarées illicites.

Il n’est sans doute pas inutile de présenter les auteurs. Notre époque est friande en procès d’intention et brandit promptement la vieille injonction soixante-huitarde devant le moindre discours un peu non conforme : « D’où parles-tu ? ». Il est assez difficile, pour le coup, de voir en Gatignon et Supersac deux libéraux-libertaires qui pensent que la drogue n’est qu’un moment récréatif de leur existence sans se soucier du fait qu’à quelques stations de RER, elle est l’enjeu d’une guerre de tous contre tous, police contre dealers, dealers contre dealers, dealers contre population, et par transitivité, comme on disait en math, police contre population.
Non, nos deux auteurs savent que quoi ils parlent.
Stéphane Gatignon, petite quarantaine, est le maire de Sevran qui n’est tout de même pas Shangri-La. Tout en aimant profondément sa ville, cet élu encore récemment communiste ne peut que constater à propos de la violence : « Nourrie par les trafics, elle se diffuse dans l’espace public et le tissu social. À Sevran, un gamin de dix ans a été blessé par une arme parce qu’il jouait avec une arme à feu trouvée dans un bosquet à côté de son HLM. (…)Sevran comme nombre d’autres villes dites sensibles n’est qu’un laboratoire de la société qui se déconstruit sous nos yeux. »

Serge Supersac n’est pas non plus suspect de ne pas connaître le terrain comme on dit, un terrain vu sous l’angle du champ de bataille puisqu’il a dirigé plusieurs compagnies de CRS en Seine Saint-Denis. Cela ne l’empêche pas, à 54 ans, de voir à quelles impasses le politique a conduit son institution en ayant fait, en matière de drogue, le choix unique de la répression : « La hiérarchie de la police a changé : jadis, ils ne renonçaient jamais à leurs idéaux professionnels pour convenir à une hiérarchie politique », écrit-il. Et de poursuivre: « La logique martiale imposée depuis 2002 ne peut qu’empirer la situation : si l’on saisit de plus en plus de drogue et qu’on intercepte de plus en plus de délinquants, c’est qu’ils sont de plus en plus nombreux sur le marché et que la consommation progresse plus rapidement encore. »

C’est ce paradoxe d’une répression qui aggrave les choses qui permet à nos deux auteurs d’envisager la fin de la prohibition du cannabis sans que leurs lecteurs sautent au plafond en hurlant au laxisme.
Ils ont des arguments à faire valoir, étayés par des chiffres aux sources sérieuses et dans la mesure où la religion de votre serviteur n’est pas faite sur ces questions, je les ai lus avec intérêt.
Gatignon et Supersac reviennent pour commencer sur l’histoire de cette prohibition du cannabis et sur la criminalisation, non seulement du vendeur, mais aussi de l’usager : cela commence par une loi de 1970, votée dans le cadre de la lutte contre le gauchisme toujours vivace, que dans un réel souci de santé publique. C’est au cours des années 1970 et 1980, alors que la crise frappe de plus en plus fort, que l’usage des stupéfiants se généralise. Supersac se rappelle qu’il y a trente ans, alors qu’il était jeune gardien de la paix, il était déjà terrifié par les dégâts de l’héroïne.

Face au délitement annoncé de l’économie, à la paupérisation de territoires entiers qui ouvraient de nouveaux marchés à la défonce tarifée, Gatignon se souvient que c’est sa famille d’origine, les communistes, qui ont été les plus virulents pour tenter d’endiguer la vague délétère. Il raconte comment le 8 février 1981, à Ivry sur Seine, une manifestation assez dure s’est déroulée devant le logement d’une famille marocaine accusée « de trafic de drogue » et initiée par un certain… Robert Hue. Il n’empêche, cette banlieue rouge qui avait été une contre-société a été une des dernières à tenir le langage de la « common decency ». Et Gatignon de rappeler le discours de Marchais, à Montigny-Lès-Cormeilles, le 20 février de la même année : « Nous posons le problème de l’immigration, ce serait poser le problème du racisme ; nous menons la lutte contre la drogue, ce serait parce que nous ne voulons pas combattre l’alcool prisé par notre clientèle (…) Pour la jeunesse, je choisis l’étude, le sport, la lutte et non pas la drogue. »

Sur l’origine ethnique des dealers, le livre n’élude pas la question mais contrairement à Zemmour, les auteurs terminent leurs phrases. D’accord, ces dealers sont arabes ou noirs. Mais c’est parce que là où ils sont, ils offrent une réponse spécifiquement ultralibérale pour tenter de créer, sans contrainte, une économie rentable dans des zones désertée par toute autre activité. Le livre insiste aussi sur le fait que cette économie parallèle, grande pourvoyeuse de fantasmes, s’apparente davantage, d’après les mots mêmes des auteurs à une « économie de subsistance » : « Il faut bien comprendre et répéter que l’argent de la drogue ne permet pas de faire des folies. Elle offre une espèce d’obole à des gamins, qui viennent de plus en plus grossir les rangs de ceux qui œuvrent pour les parrains. » Là encore, la « théorie du ruissellement » chère au libéralisme ne se vérifie pas…La aussi, l’essentiel des richesses n’est pas redistribué.

Le résultat, nous disent les auteurs, c’est que ces quartiers qui vivent en autarcie, plus ou moins contrôlés par quelques parrains, ressemblent de plus en plus à Banlieue 13, ce film nanaresque d’un point de vue cinématographique mais qui pousse jusqu’au bout la logique de territorialisation des secteurs de vente laissés à eux-mêmes y compris pour assurer leur propre maintien de l’ordre.
Mais Banlieue 13 existe déjà dans la réalité : ça s’appelle le Mexique, où l’Etat, très rigide sur le principe de la prohibition, est, dans les faits, attaqué de manière quasi militaire par des cartels devenus de petites principautés – une guerre qui a fait 9000 morts en 2009. Bien sur, il n’y a en a eu que 7 à Sevran sur 51 000 habitants mais c’est précisément le moment ou jamais de réfléchir, pour ne pas terminer « à la mexicaine » parce qu’on aurait peur de finir « à la hollandaise ».

La sortie de la prohibition, en coupant l’herbe sous le pied du dealer, est l’une de ces solutions et, comme l’écrit avec humour Gatignon, on imagine mal une manif des trafiquants Place Beauvau pour exiger le retrait de la loi. « Sortir de la société de la prohibition c’est accepter de voir le monde tel qu’il est pour casser les mafias et libérer des territoires entiers de la violence. C’est libérer des personnes et des familles d’un système qui les opprime et qui détourne leurs enfants de la socialisation. »

Si l’on considère que l’ordre public, c’est-à-dire la sûreté réelle des populations, est un enjeu qui mérite autre chose que quelques opérations coups de poing télévisées destinées à satisfaire ce que l’on croit être son électorat il faut lire Pour en finir avec les dealers. Et peut-être, appliquer ses propositions qui relèvent davantage du pragmatisme que de l’idéologie.

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    La rédaction de commentaires est impossible pour cet article

    • 24 Avril 2011 à 20h07

      ornoto.be dit

      Décidément, les communistes et les Pirate sont des bandits.

    • 12 Avril 2011 à 19h18

      pirate dit

      Red Benjamin, des pistes il y en a des quantités. Pour moi il ne s’agirait pas seulement de légaliser le produit mais d’en confier la vente aux actuels vendeurs de rue. Autant demander à ceux qui sont le mieux placé, et par la même s’assurer que leur revenu ne soient pas perdu. Mais il y a également le contrôle de la production, et de l’usage. Autoriser un gamin de 14 ans à s’enfiler 15 pétards dans la journée c’est pas bien responsable, mais ça ne l’est pas plus que lorsqu’il se procure par un tiers de quoi se murger comme un wagon de polonais. Il y a donc parallèlement un sérieux travail d’éducation et de prévention à faire. Pour les ados, comme pour les adultes. Il n’existe aucune espèce de structure qui prend en charge les amateurs de cannabis qui veulent arrêter. On parle de “drogue douce” et fermer le banc. Il n’y a pas de drogue douce ou dure, il y a la drogue, c’est tout. Et les comportements addictifs sont communs, même si par exemple un fumeur sera plus proche d’un buveur qu’un héroïnomane. Cela étant un alcoolique connaitra les mêmes problèmes que le junkie une fois rentré dans l’addiction, à la différence notable que sa drogue est totalement accessible. Pour la question d’une criminalité reversé, d’une part c’est déjà le cas. Les mafias et les voyous abandonnent toujours une activité pour une autre si la première devient globalement trop coûteuse, mais à une échelle de rue, c’est autre chose. Ceux qui me vendent sont pour la plus part des écoliers. Le shit fait partie de leur culture et est très accessible, et quand ils se diversifie, soit ils optent pour des produits comme la coke, soit pour la contrebande de marque, le plus souvent les trois. Le reste c’est trop gros pour eux, et comme il n’y a que la loi qui fasse d’eux des délinquants, ils ne se rabattront pas sur la violence et les agressionns, parce que, c’est mathématique, le bénéfice sera moindre. La tolérance hollandaise n’a pas fait explosé la criminalité, elle l’a fait au contraire baisser. Et en matière d’héro, la même politique, ou celle appliqué au Portugal, a non seulement stabilisé les consommateurs mais endigué l’épidémie de sida de ce point de vue. La loi de 37 sur la prohibition du cannabis, voulu par Harry Anslinger, était lié à deux choses symptomatique, le racisme et le capitalisme. Le racisme puisque les consommateurs générique du cannabis à cette époque était les populations noires, et les producteurs mexicains. Le capitalisme puisque la mécanisation était entrain d’assurer un très bel avenir au chanvre, ce que les cotoniers et les papetiers comme Hearst ou Dupont de Nemours ne voyaient pas d’un bon oeil. Quand à la question formelle, la santé et les effets sur elle, en 1937 on racontait n’importe quoi… et 2011 ça c’est pas beaucoup amélioré. On ne devient pas amateur d’héroïne parce qu’on fume des joints, pas plus qu’on devient alcoolique parce qu’on boit sa bière par jour. On ne se lance pas non plus dans le trafique de crack parce que soudain on a plus de shit à vendre. Le cannabis, comme toutes les drogues, a ses conséquences, si on en tient pas compte, ou seulement du point de vue criminel, légalisation ou non, on va droit dans le mur. Rappelons que la France combine la double casquette d’être à la fois le pays le plus répressif d’Europe à ce sujet… et le plus gros consommateur…

    • 12 Avril 2011 à 17h41

      pirate dit

      Nadia je croyais la même chose, que les affaires de petit trafique et de consommation perso n’était plus pénalisé en France du fait de l’innaplication de la loi de 70. Mais un membre d’une association pour toxicomane m’a détrompé. En fait ce genre d’affaire se multiplie d’autant qu’il faut faire du chiffre. Il est plus simple de déférer un petit consommateur, lui soutirer 2000 euros d’amende que d’attraper un grossiste. Il est plus simple d’envoyer un petit dealer en garde à vue, que de monter un dossier solide contre un réseau de go fast. On saisi huit barettes, on fait un P.V, et hop un petit bâton de plus dans la colone positive. La loi de 70, si elle était appliqué, devrait faire traduire en justice la maison OCB, ainsi que la totalité des débitant de tabac, ainsi que l’état qui vend plus cher des feuilles à rouler longue, pour les pétards, que les courtes. Nous sommes dans le n’importe quoi où on met sur un pied d’égalité toutes les drogues (la loi de 70, comme vos propos) où la question de santé est occulté par la seule question criminelle, en pensant que la légalisation rendra les choses claires de ce point de vue et qu’il s’agira d’une baguette magique. On parle de morale, de volonté pour la société, et quand l’Islam proscrit l’alcool, on se moque, on s’offusque, voir on se scandalise en sortant tout le reste pour faire bonne mesure, bon poids. Et les talibans avaient quasiment dispersé le trafique en Afghanistan, depuis que les libérateurs héroïque et démocratique sont là, il a explosé. C’est amusant d’ailleurs, remarquez. Depuis l’Alena le Mexique est rentré également dans une explosion du trafique. Est-ce que les sociétés occidentales modernes ne serait pas un démultiplicateur de la consommation.
      Je bois ou je fume pour oublier ? C’est un peu plus compliqué que ça Nadia. En fait beaucoup plus compliqué si vous vous intéressez à l’addiction.

    • 11 Avril 2011 à 18h21

      pirate dit

      Nadia d’une part pour vous répondre, la perte de contrôle n’existe pas plus, et même moins que dans l’alcool. Ensuite, c’est ridicule de proposer une distribution gratuite pour casser le marché. Parce que d’une part no free lunch, et que de toute façon la production coûte de l’argent, et qu’ensuite le petit bonhomme qui perd 15.000 par mois va se reverser dans la coke, l’héro, n’importe quoi qui lui assurera ce revenu. Il n’ira pas, jamais, au boulot. Faire de l’argent sur la drogue c’est douteux ? Ah bon ? Et depuis quand. On fait même de l’argent avec la mort, le cancer, les armes de guerre ! De toute façon c’est exactement comme de faire de l’argent avec la santé, parce que c’est ce que c’est avant tout, une question de santé publique. Et pas seulement un numéro de cowboy moralisateur avec les voyous. De santé, et d’économie.

      • 11 Avril 2011 à 20h34

        nadia comaneci dit

        Moi, c’est non seulement le cannabis, mais l’héros et la coke que je distribuerais ! Les marchés les plus juteux sont là.
        Mais c’est dificile à mettre en pratique, je vous l’accorde, légèrement provoquant et ça passerait particulièrement mal dans l’opinion… Mais juste pour tuer le trafic.
        Pour que toutes ces ordures qui jouent les bons pères de famille que vous décrivez souffrent d’une concurrence déloyale imparable. Je n’ai en fait qu’une certitude, les politiques publiques de lutte contre le trafic ne marchent pas. Les forces de douanes et de police réunies estiment mettre la main sur 10% des marchandises échangées, tout compris. Il faut donc trouver autre chose. Vendre le cannabis légalement, pourquoi pas, mais vous aurez immédiatement des circuits parallèles qui le proposeront moins cher. Au UK aujourd’hui, les plus grosses crapules ont laissé tomber les stups et s’occupent surtout du tabac tout ce qu’il y a de plus autorisé. Avec les mafias de l’Est et chinoises.
        Quant au commerce des armes, si essentiel à notre économie, ce n’est pas mieux. Pourquoi donc sommes-nous si attentifs à ce qui se passe au Maghreb ? Nous y avons quelques clients de première importance…
        Quant à la perte de contrôle, je ne sais pas, je n’ai pas essayé. Mais pour ce qui est de l’alcool, 32 générations de buveurs de tuica dès le petit-déjeuner m’assurent une tenue à toute épreuve.

        • 11 Avril 2011 à 21h48

          pirate dit

          D’une part le chiffre de l’OCTRIS c’est 25% du trafique, ce qui reste peu considérant la masse. D’autre part ce que vous écrivez existe déjà. Les mafias n’ont pas attendu le renforcement de la prohibition pour se diversifier. Elles sont dans l’économie légale. Enfin on ne proposera pas le produit moins cher parce que c’est la prohibition, et donc sa “rareté” qui dicte le prix en réalité. Ainsi que le coût de la vie figurez vous, une barette coûtait environs 15 euros avant l’apparition de celui-ci, elle en coute 20 aujourd’hui. Et oui, tout augmente, même ça. Alors que parallèlement la production a connu un pique en 2007. Et ceci parce que les prix au détail sont fixes. La Hollande est un excellent laboratoire à ce sujet. En ceci qu’effectivement les dealers ont dérivés sur les autres drogues non tolérés par la législation. La prohibition une nouvelle fois fixe elle même le prix. Pourquoi croyez-vous que la mafia américaine c’est si bien enrichi, grâce à la prohibition précisément. Faut-il totalement légaliser ? Le soucis, avant de se poser cette question, serait de savoir pourquoi les sociétés se drogue ? Est-ce toujours pour les mêmes raisons ? Par morbidité, ou ennui ? Par besoin de s’évader d’un stress prenant ? Allez savoir. Les drogués ont souvent le même profil, cannabis ou héroine, des comportements identiques, des besoins différents. Et ils appartiennent à tous les milieux sociaux et ceci depuis toujours. Quand on aura réponse à cela, que l’on sera capable, par exemple de soigner une addiction psychologique au cannabis, ou au crack, on pourra peut-être se dire “allons-y” légalisons tout. En attendant vous oublié que l’arrêt de la prohibition sur le seul cannabis, permettra aux flics de ne pas perdre leur temps avec des boulettes et s’attaquer au dur, reverser non plus à interdir les kilos de shit de passer, mais à se concentrer sur les autres trafiques.

        • 11 Avril 2011 à 23h40

          nadia comaneci dit

          Pour les 10%, j’ai demandé à notre attaché de sécurité intérieure et attaché des douanes ici parce que ce n’est pas vraiment ma spécialité… si l’OCTRIS fait comme tous les services de police à l’heure qu’il est, les chiffres sont gonflés à l’hélium ! Quant à laisser tomber les consommations perso, voire les petits trafics, il y a longtemps que c’est le cas.
          Pourquoi se drogue t-on ? Autant de raisons que de drogués, non ? “Je bois pour oublier que je bois”… plus ou moins ?
          Rarement parce que tout va bien…