Une entreprise nommée Nabilla (30 novembre)

Élisabeth Lévy. Vous avez souhaité commenter un texte paru dans Le Point sous la plume de PierreAntoine Delhommais, intitulé : « Les leçons économiques du cas Nabilla ». Cet éditorialiste sérieux s’émerveille pour la start-up Nabilla, « une incroyable success-story, créatrice de richesses et de travail ». Au fond, Delhommais n’a peut-être pas tort, Nabilla rapporte plus à la France que bien des esprits géniaux, car le cours de la matière grise est en baisse.

Alain Finkielkraut. « J’aime mieux être homme à paradoxes qu’homme à préjugés », écrivait Jean-Jacques Rousseau. Héritier des Lumières, j’ai un préjugé favorable pour les paradoxes. Mais celui que développe Pierre-Antoine Delhommais à propos de la dernière reine de la téléréalité me laisse littéralement pantois. Nabilla, dit-il, a réussi, à 22 ans, à créer sa propre marque et à la faire prospérer grâce non seulement à une plastique mais à une personnalité hors norme. Son entreprise est « une incroyable success story, créatrice de richesses et de travail (producteurs télé, paparazzis, stylistes de mode, journalistes…), un vrai petit moteur de croissance ». Peu importe que trente ou quarante siècles de culture de l’âme et du regard n’aient pas laissé la moindre trace, comme le disait Renaud Camus de « Loft story », l’émission pionnière : ne pas s’incliner devant celle qui a fait breveter son expression fameuse « Allô, non mais allô quoi ! », c’est du racisme social, voire du racisme tout court. Un nouveau pote est né : Nabilla.

*Photo : ERIC DESSONS/JDD/SIPA . 00685990_000032.

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