N’oublions pas Alphonse !
Alphonse Boudard et ses rééditions en 2011
Publié le 22 janvier 2012 à 14:30 dans Culture
Mots-clés : Alphonse Boudard, Laurence Jyl, Pierre Gillieth

Alphone Boudard et ses camardes de la barricade du boulevard Saint-Michel, août 1944
L’ombre de Boudard aura plané sur l’édition durant toute l’année 2011. Les festivités ont commencé dès janvier par la parution chez Robert Laffont des Métamorphoses d’Alphonse, un recueil regroupant trois titres : Mourir d’enfance, L’étrange Monsieur Joseph et la Fermeture. En février, nous avions eu droit à un livre de souvenirs publié à La Table Ronde intitulé Ce que je sais d’Alphonse écrit par Laurence Jyl. Et l’année se termine, fin novembre, avec la sortie de La France d’Alphonse Boudard de Pierre Gillieth chez Xenia nourrie par le témoignage de Gisèle, l’épouse historique, celle des temps difficiles, des parloirs, du sana et des mauvais garçons. Ce dernier ouvrage brosse de façon concise en moins de 140 pages, le portrait de l’écrivain à l’existence mouvementée et fait découvrir quelques lettres ou textes inédits.
Onze ans après sa mort, ces trois livres viennent raviver la flamme Boudard, et son argot, une merveille de drôlerie et de poésie. Lit-on encore aujourd’hui Boudard ? Est-on capable de le comprendre ? De saisir cette langue des bistrots du Paris populaire, des sorties d’usine du XIIIème, des malandrins aux abords des fortifs réglant leurs différends à coup de lame ? Ces questions ne se posent évidemment pas chez les inconditionnels de l’écrivain. Parions aussi sur l’intelligence et la clairvoyance des lecteurs, des vrais : l’œuvre de Boudard qui rencontre le silence assourdissant de notre époque vulgaire, renaîtra et enchantera de nouvelles générations. Parce qu’il suffit simplement d’ouvrir l’un de ses livres pour tomber sous son charme gouailleur et son émotion à fleur de peau. Un individu normalement constitué ne peut résister à ce style, on est emporté par une vague tantôt faubourienne, tantôt lettrée, avec toujours en filigrane le sens de la gaudriole élégante, celle qui ravit les amateurs de saillies perforantes. Disciple de Céline, il use comme l’ermite de Meudon, des points de suspension et de la mitraille sémantique. Céline, par sa façon d’attaquer les Lettres françaises à la hussarde, a libéré le taulard, l’a décomplexé face à cet acte à la fois effrayant et dérisoire qu’est l’écriture. Comme chez Céline, la phrase de Boudard demande un effort, une ascèse pour lui donner ce rythme voulu, cette cadence infernale.
Céline recherche perpétuellement la castagne, il veut en découdre, l’homme lui inspire suspicion et peur. Chez Boudard qui en a croisé pourtant des terribles, le jugement sur les hommes est toujours nuancé par le trait d’humour, l’indulgence de l’ancien « décapsuleur de coffiots certainement. » A la différence de Céline, Boudard aime ses personnages, il leur trouve toujours des circonstances atténuantes, même les plus salauds sont sauvés in-extremis. Cela n’empêche pas une galerie phénoménale de portraits : alcooliques flamboyants, mages priapiques, résistantes nymphomanes et compagnons de cellule affreux, sales et méchants.
Les concours de rots et parties de fesses en l’air ne sont qu’un voile, car derrière cette gauloiserie, il y a les libérateurs pitoyables, les cours de justice infamantes, les prisons dégueulasses, les mouroirs qui s’appellent hôpitaux, toute la misère humaine racontée avec verve et colère. Cet amalgame-là unique dans la littérature rend la lecture de Boudard à la fois distrayante et terrifiante. On est en même temps chez Villon, chez Zola, chez Rimbaud, et les Pieds Nickelés ne sont jamais très loin.
Boudard avait auusi le talent pour dézinguer tous les intellos de pacotille de son temps comme les laborantins fous du Nouveau Roman. Appréciez la raclée : « Autour de moi dans le Septième Art, les belles lettres…les académies, dans l’édition, les théâtres…n’est-ce pas…je vois se pavaner d’infinis cloportes, des boursouflures de croûtons de tasses qui se font mousser baba au rhum…Ce qui paye au fond c’est la médiocrité extra-souple, le toc clinquant, les faux derches maquillés inflexibles et simples ».
Finalement, Boudard est un merveilleux professeur d’histoire. Avec lui, la Seconde Guerre Mondiale se dessine sous un aspect plus concret et plus vivant. Ses Combattants du petit bonheur, Prix Renaudot 1977, nous en donnent un aperçu tonitruant. Les masques tombent. L’histoire est revisitée par ceux qui l’ont faite. Rappelons que Boudard a été décorée de la Croix de guerre avec étoile d’argent. Ca pose son homme. Lui qui n’a jamais monnayé ses faits d’armes, il savait tancer les affabulateurs : « Nous sortions à peine d’une époque de feu de sang et de haine. Sartre était devenu le maître à penser d’une génération d’intellos issus pour la plupart d’une Résistance tardive et bistrotière. Elle n’en était que plus virulente pour dénoncer, tondre et condamner ses adversaires voire tous ceux qui ne pensaient pas dans la direction de l’Est ». C’est en lisant Boudard qu’on se rend mieux compte de la vacuité actuelle. Un écrivain, héros de guerre, voyou, scénariste, dialoguiste, un style lyrique et tendre, les côtes sciées en prime, décidément cette France d’Alphonse nous manque…
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L'auteur
Thomas Morales est écrivain.
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tessar dit
pirate,pensez vous que c’est en proférant des insultant et de mots vulgaires dans votre message de12h19 que vous allez me convaincre,curieuse démarche,j’en attendais plus d’un “lettré”.
Quand à l’acronyme en question,voyez,j’approche votre niveau de jargon,persévérez à m’instruire,aucune cause n’est n’est jamais perdue.
pirate dit
Je ne cherche nullement à vous convaincre de quoi que ce soit, vous avez déjà l’air si convaincu, et si authentiquement persuadé de vos propos que je ne vois nullement où je pourrais vous convaincre que vous ignorez complètement de quoi vous parlez, que ce soit l’argot ou la langue française du reste. dont vous faites un usage tout au plus fonctionnel. Je me fout de votre gueule et je m’essuie les pieds sur votre conformisme, c’est la nuance, qu’elle vous échappe ne me surprend guère, vous ne savez pas lire non plus apparemment.
tessar dit
Pirate,j’ignorais que laborie était un pitre comme vous le faite remarquer,quant à moi,”monsieur la conformité à la lettre “me convient assez bien,et je suis très honoré.Merci.
pirate dit
je n’en doutes pas une seule seconde. De rien.
pirate dit
cela étant pour quelqu’un de si conformiste il est regrettable qu’au sujet de la langue française vous soyez si complètement inculte.
laborie dit
A la question que se posait Baudelaire de savoir si l’on peut “faire du beau avec de l’abjection” Céline répond par l’affirmation (et je souscris), démontrant que tout artiste d’exception est par définition un monstre dont la création est déliée du “bon goût” comme de la morale. Léon Daudet écrivait: “La vraie bibliothèque n’est pas rose” à propos de Voyage.
Madame Destouches a interdit la réédition des pamphlets paradoxalement et justement pour leur qualité littéraire
Le second, l’immense, l’insupportable scandale de Céline, et bien d’autres, est qu’on peut faire une immense œuvre artistique avec l’abjection.
tessar dit
Quel logorrhée ,vous devez beaucoup l’aimer, Céline ,pour en parler avec autant d’empathie sur un forum destiné au départ à Alphonse Boudard.Je vous envie.
laborie dit
tessar, remarquable optique Zeiss de 1902. Mauvaise pioche pour un œil et un esprit aussi peu exercés…
tessar dit
laborie ,je trouve vos jugements de valeur un peu péremptoires pour un homme aussi aveuglé par vos idoles.
pirate dit
pour une fois que je suis d’accord avec ce pitre de Laborie. Lequel argot qui cause le monsieur ? On voudrait savoir, l’argot des prisons, le verlan, le louchebem, l’argot de la police, de la justice, l’argot des militaires, des marins, de la rue, à quel époque la rue ? Des drogués ? Voyez monsieur la conformité à la lettre, l’argot c’est un terme générique pour désigner un langage idiomatique d’un cercle fermé, dans une langue ou une autre. Les USA ont le spanglish par exemple, les anglais on le cockney, il y a aussi le jive, utilisé à Harlem dans le passé. alors de quoi il parle ? On aimerait assez savoir parce que donc l’argot emprunte autant à un milieu qu’à des morceaux d’anecdote historique. Pourquoi on surnomme les policiers les poulets ? Parce qu’avant, au pied du 36 se trouvaient des vendeurs de poulets aujourd’hui quai de la Megisserie. Et puis ne pas reconnaitre le talent d’un Céline par le fait d’un seul obscurantisme, faut vraiment n’avoir rien lu.
laborie dit
Merci, mon chéri, de lire Tata Jamila…
tessar dit
Comment peut-on faire l’apologie de A Boudard qui, avec F Dard et A Sarrasin sont parmi les pires naufrageurs de la langue Française ,que leur horrible argot a dénaturée(argot de la pègre et des prisons pour B et S,soi disant académique pour D tous plus ou moins dérivés du célèbre et non moins horrible “argomuche du Louchebem des bouchers de St Denis).
De pire il n’y a que l’abominable dialecte dérivé et incompréhensible basé sur des mots venus d’ailleurs ,et sur un verlan corrompu ,ceci pratiqué dans certaines villes et encouragé ,de fait ,par la réussite de leurs glorieux ainés.
Victor Hugo a dit”n’attaquez pas la langue française” et François Mitterrand l’a répété ,Je préfère ces deux là à certains “linguistes” autoproclamés, créateurs de néologismes se terminant parfois mal à propos par le suffixe “phobe”. Ceux là même qui nous disent “une langue doit vivre”, mais moi, je préfèrerais qu’elle ne meure pas sous les coups de boutoir de ceux dont le vocabulaire est si pauvre ou si altéré qu’ils sont incapables d’écrire en bon français.
Vaugelas reviens ,ils sont devenus fous!
laborie dit
Vous méritez de vous présenter à l’Académie et obtenir une roue de bicyclette façon Boudard. Je suppose que Céline vous est étranger?
tessar dit
Vous avez parfaitement raison ! Céline ne fait pas partie de mon panthéon personnel.Ni sa prose, ni ses idées d’ailleurs ,pas plus que le bonhomme,et, je suis fort contrit que vous l’ayez remarqué.Par contre je suis très flatté et ému par votre proposition de me présenter à l’académie des roues de bicyclette, dont j’imagine vous faites partie et êtes un membre actif et influent.
S’il vous plait votez pour moi et je promets de relire Céline,et même Boudard s’il le faut. Merci d’avance. Sentiments distingués
laborie dit
Qu’est ce que la Littérature?
Céline lui-même disait que sa recherche consistait en un travail de démolition et de gauchissement de la langue française
Lui même reconnaissait :”dans le Voyage, je fais encore le sacrifice à la littérature, à la “bonne littérature”. Ses phrases étaient encore filées…
Or Mort à crédit est le premier roman ou Céline trouve véritablement son style après s’être émancipé des règles habituelle, construction,écriture, ou même simple décence et avoir décidé de ne fixer aucune limites à sa liberté de création. Pour y arriver, avec un courage inouï, il réinvente totalement la langue, bouscule la ponctuation, supprime les conjonctions de coordination qui servent à cheviller la pensée dans une forme logique, fait disparaître la phrase fermée, déstructure le discours.
“Le siècle dernier je peux en parler, je l’ai vu finir…il est parti sur la route après Orly…Choisy-le-Roi…C’était du côté d’Armide…où elle demeurait aux Rungis, l’aïeule de la famille…”
Mort à crédit est le chef d’œuvre absolu.
Villaterne dit
Entièrement d’accord. “Mort à crédit” est le chef-d’oeuvre de Céline mais aussi celui de la littérature française parmi lesquels “Les mémoires d’outre-tombe” et “la recherche du temps perdu”.
Leur point commun ? L’invention d’un style nouveau qui dépoussière la littérature française.
Sans eux, on en serait où?
pirate dit
Que c’est con, que c’est plat de lire pareil bêtise. En effet Céline ne pourrait faire partie de votre panthéon lui qui n’a jamais utilisé d’argot, mais des mots de son crue. Quel manque de culture que de traiter le langage de Boudard de simplement argotique, alors qu’encore une fois ici il est de pur forme. Et d’ailleurs quel manque de culture simplement, de pauvreté d’esprit de considérer que l’argot, lequel d’ailleurs il y en a tellement, est une forme d’abjection “basé sur des mots venus d’ailleurs”… la marade, combien de mot utilisé en français sont venu d’ailleurs, piètre locuteur ? Du week end à l’igloo en passant par le chocolat… une langue doit vivre, non seulement, mais elle ne meurt que parce qu’on ne la prend jamais d’assaut, ne meurt que parce qu’on la confine à la sacristie inutile des gardiens du temple académique. Et du reste de quel académie, le roy est mort vive le roi… de quel scories parlez vous ici ? De quel français d’ailleurs, celui réglé sous quel siècle ? Le français de rabelais était déjà émaillé de mot populaire, quand il n’était pas déjà complètement inventé par l’auteur. Un écrivain qui se conterait du petit lexique autorisé des mots autorisé par l’académisme des illéttrés et des incultes n’a plus qu’à se pendre. D’ailleurs j’y pense, réjouissez vous, actuellement ce qu’on trouve de plus français, en dehors des néologismes dont elle abuse, c’est dans les plaquettes et les dépliants que rédige la publicité. Pas un mot d’argot, pas un trait qui ne soit rigoureusement orthodoxe et le moins inventif possible. C’est vous qui êtes dingue mon vieux, lisez plus. Tient et j’y pense, tapez vous le dico d’Alain Rey, directeur de publication du Petit Robert, qu’il s’est fait sur l’argot actuel “comment tu causes”.
tessar dit
mdr
pirate dit
attention mon bon, vous utilisez des acronyme argotique aussi… où va t-on
Alain Briens dit
Merci, disais-je avant d’être interrompu par Causeur, merci à Thomas Morales de ressusciter le grand, l’immense, le gigantesque Alphonse Boudard. Comme Thomas l’a si bien dit, Boudard a su conjuguer l’art de l’humoriste, du sociologue, de l’historien, du moraliste, du conteur. Il a fait chanter le français le plus raffiné en le mariant avec la langue du peuple, l’argomuche, le louchebem, l’Atlantide de notre langue. Plus on entend la banlieue, le rap, le slam, le verlan, plus Boudard nous manque.
Morales est trop optimiste…qui peut lire Boudard aujourd’hui ? Qui décrypte encore sa jactance si vivante, inventive, colorée, à la puissance évocatrice jamais égalée ?
Mes enfants, que j’ai pourtant essayé d’éduquer correctement en seraient bien incapables…
Il ne s’agit pas d’être béat, l’époque était dure et les hommes pas plus aimables qu’aujourd’hui…Youpe, Luc Galano, Le Rouquemoute, Écrevisse, Gaspard, Herlier, le Mikado, Tatave une sacrée galerie de portraits qui explore toute l’horreur ou la veulerie dont l’humanité est capable…d’où vient alors qu’ils nous semblent plus humains et plus fréquentables que les Youssouf Fofana d’aujourd’hui ?
Boudard met en scène des spécimens d’humanité qui n’ont pourtant rien à envier à ceux de Morgan Sportès. Cet anar de droite devait être exempt de misanthropie pour nous faire, pas aimer, mais pas détester non plus, des salopards pareils ! Boudard l’ennemi mortel du politiquement correct, Boudard qui nous a tant appris, tant fait rire, tant fait réfléchir…un petit conseil aux débutants : plutôt que les rééditions de 2011 citées par Morales, surtout des essais, lisez les grands romans, “L’hôpital” (peut-être le plus inoubliable s’il fallait en choisir un), “La cerise”, “Les combattants du petit bonheur”, “Bleu-bite”, “Le corbillard de Jules”, “Le café du pauvre”, “Cinoche”, “Le banquet des léopards” et bien sur celui par lequel tout a commencé : “La métamorphose des cloportes”.
Vous y trouverez l’équivalent moderne de la comédie humaine, des Rougon Macquart, des héros et des horribles qui n’ont rien à envier à Edmond Dantès, à l’étrangleur de Boston, à Thénardier, Bardamu, Mes Bottes, et même le Baron de Charlus.
Vous y trouverez tout un monde interlope, une faune ni bio, ni éthique, ni citoyenne…encore moins équitable…ça repose ! Mention spéciale à Vulcanos le mage, que les exégètes désignent comme le mage Dieudonné…pas le crétin éructeur antisémite bien sur, mais un des plus formidables personnage romanesque qu’il soit donné de rencontrer.
Au passage, tout en vous poilant, vous y apprendrez plus sur la France de l’occupation, de la libération et du gaullisme et même de mai 68 que dans n’importe quel bouquin de sociologie de n’importe quel moderne plumitif…
Bon ben, que vous dire de plus…lisez quoi !
agatha dit
Personne n’a réagi à votre commentaire, mais j’imagine que beaucoup l’ont lu. C’est une défense de Boudard convaincante et bien écrite. Personnellement, elle va m’inciter à le relire un peu, et j’ai l’âge de comprendre assez bien son argot et de sentir l’époque.
pirate dit
Cinoche m’a marqué assez pour que je m’en souvienne à chaque fois que j’ai eu affaire aux gens de cinéma, c’était comme un baume de ce rappeler de ses mésaventures, mais on pourrait également l’adresser au monde de l’édition, ou cela dit on bavarde moins
Alain Briens dit
Merci à Thoma
borgoloff dit
L’Alphonse est un écrivain majeur. Je m’en régale à chaque relecture.
laborie dit
A.D.G et d’autres étaient à son enterrement dont l’éloge fut dit par Louis Nucera, son ami.
” Tout ce qui a du prix en ce monde vient d’une poignée d’aristocrates. Ils sont fils de ducs ou enfants de personne “. Ces lignes semblent avoir été conçues pour Alphonse, dit Louis ce jour là.
Villaterne dit
@Laborie
Bien dit !!
Villaterne dit
J’oubliais
Merci à Thomas Morales
Villaterne dit
N’oublions pas pas non plus cette phrase tellement vrai d’Alphonse dans ses “combattants du petit bonheur” :
“Chez les intellectuels, les spéculations de l’esprit ont atrophié l’instinct”.
Toute personne qui se dit intelligente devrait la garder en mémoire pour se garder des divagations néfastes.
J’ai quelques intellectuels dans ma famille. L’un d’eux, un peu condescendant faut bien le dire, me dit un jour :” Tu sais, parmi ceux qui votent, beaucoup n’ont pas de maturité politique.” Sous-entendu, il ne sont pas armés pour bien analyser et votent comme leurs pieds!
Je n’ai rien répondu, le laissant à ses prétentions,. Mais j’avais envie de lui répondre: “Tu te crois supérieur au belou du coin, mais parfois son bon sens surpasse ton intellect!”.
Lisez Boudard, ce véritable héritier de Céline ! Lisez “les combattants du petit bonheur” et “Cinoche” peinture ô combien lucide du monde cinématographique d’après-guerre.
laborie dit
Le parfait flingueur, un style à en revendre, une précision du trait, l’humour vachard à déglinguer les cancrelats, cafards, fesse-mathieux de la finance et autres bourriques comme cette maquerelle de Marthe Richard.
BOUDARD le meilleur sociologue (et non sociolope actuel..) de cette génération qui parle de l’organisation des bordels de l’époque et de leur rôle social.
J’ai tout lu de lui et il m’en manque…le drapeau noir ne flotte plu sur la marmite, hélas.
laborie dit
plus…
Marie dit
Oui elle nous manque …beaucoup!