Muray revient et nous sommes très contents
Publié le 30 août 2010 à 6:01 dans Brèves
Mots-clés : Alain Finkielkraut, Philippe Muray
Ça va pulser grave, comme l’écrivait, il y a sept ans, Michel Houellebecq dans un texte d’anthologie consacré à Philippe Muray et publié par Le Figaro. Sauf que cette fois, c’est dans Causeur le mensuel que ça se passe. Comme nous vous l’annoncions ici même vendredi dernier, nous publierons dans ce numéro 27 un long entretien inédit de Philippe Muray, en date de 2003, et d’une actualité qui risque de rester brûlante pour les quelques dizaines d’années à venir. Autour de cet entretien, un long dossier sera consacré à Philippe Muray. On y trouvera entre autres :
- Le making of de ce texte miraculé par l’intervieweur, Pierre de Beauvillé.
- La réaction d’Alain Finkielkraut – qui risque de faire grincer quelques dents chez ceux qui ne veulent voir qu’une seule tête, y compris dans le camp du Réel.
- Une interview du producteur Bertrand Burgalat qui n’a hélas pas pu faire chanter Muray.
- Un avis d’expert de Basile de Koch sur l’«élégance du foutage de gueule», qui caractérise selon lui la touche Muray.
À part ça il y aura comme d’hab’ de l’actu et de la culture, et aussi une réponse de Paulina Dalmayer à l’entretien avec Renaud Camus publié dans le numéro d’été et encore plein d’autres bonnes choses. Mais attention, si ce n’est déjà fait, il faudra impérativement vous abonner ou vous réabonner avant mercredi minuit. Sinon, on ne pourra plus rien pour vous…
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alain jugnon dit
pour vous lady
jugnon fait exister dieu et puis s’en va
jugnon à dieu.- viens si t’es un homme
dieu à jugnon.- j’y suis
jugnon à dieu.- pan t’es mort
dieu à jugnon.- je meurs
etc
Laborie dit
Donatien Alphonse François transgresse la langue comme Madame de Saint-Ange incite Eugénie à la transgression…….comme jugnon voudrait nous y inciter…….mais à quoi, au fait….
D.H. dit
“une économie de la dé-pense assez bataillienne et anti utilitariste qui devrait vous plaire: « je ne serai pas toujours parmi vous » (Matthieu, 26 10 je crois), moment clé où le Christ se voit reprocher le parfum dont une femme l’inonde par ses disciples”.
Merci pour cette mini-exégèse, J. Leroy.
C’est précisément sur cette scène du repas chez Simon, à Béthanie, que je travaille en ce moment.
Pierre 1er dit
@ Sophie :
Michel Houellebecq dans un texte d’anthologie consacré à Philippe Muray et publié par Le Figaro.
Alléchant! Quelqu’un aurait un lien?
http://www.nouveau-reac.org/textes/michel-houellebecq-philippe-muray-en-2002/
Régalez-vous :-)
Lady dit
Merci cher Alain de nous servir ce Muray lumineux!
Je constate en tout cas que Dieu et l’Église vous font vivre et agir, en tout cas sur Causeur. Tant d’ardeur et tant de mots mis confusément ensemble pour finalement dire que Dieu existe puisqu’il tient toute la place dans vos propos,
C’en est presque touchant.
Attention, qui cherche …trouve!
alain jugnon dit
laborieux vous gesticulez
tentez de lire vraiment muray et on en reparle
mes ennemis dans la pensée sont les personnes que je respecte le plus, c’est-à-dire exactement comme mes amis dans la pensée
votre gesticulation abîme muray : ce n’est pas rien d’être suicidé par le catholiscisme, ça vous rend meilleur que le christ, alors…
rackam dit
Laborie, tsst tsst,
la “dégoûtante chimère” c’est la donzelle à qui DAF rend visite?
J’ai bon?
Je peux retourner à Vêpres?
Laborie dit
Obsession du catholicisme sous forme de fièvre obsidionale….mon pauvre jugnon….mais Muray savait très bien se suicider tout seul avec le tabac et le reste…
alain jugnon dit
le muray penseur grand écrivain que le muray catholique a construit écrit à la fin en 2005 dans “vivre et penser comme des chrétiens” ceci :
“S’il n’y avait pas l’Eglise visible, écho de Dieu fait homme dans son fils, pour répandre en tous temps et tous lieux l’oeuvre divine du salut par les sacrements et la vérité divine par son enseignement doctrinal, il n’y aurait tout simplement pas d’intérieur ni d’extérieur, de sujet ni d’objet, d’individuel ni de collectif, de passé ni de présent, d’intime ni de public, d’homme ni de femme, d’autre ni de même”
le catholiscisme a suicidé muray
Laborie dit
Si, un ptit coup de “Philosophie dans le boudoir”…
Partant du principe que l’Homme est Nature, parlons-en de l’Homme (et de la Meuf) Nature…
Ne dit-il pas:”Un de mes grands plaisirs est de jurer Dieu quand je bande. Il me semble que mon esprit, alors mille fois plus exalté, abhorre et méprise bien mieux cette dégoûtante chimère… “.
Rackam va aimer….
Sophie dit
Je ne sais pas si Sade profanait mieux, mais quelque chose me dit que ça va être coton de glisser des galipettes sur ce fil!
Laborie dit
On a eu les “excréments” de jugnon on attend les “crachats” et les “nécros” afin que la transgression soit complète….Sade à mon avis profanait beaucoup mieux…
alain jugnon dit
je suis d’accord le céline de muray est cela bien sûr mais il y a une pensée muray à l’oeuvre dans tout le livre (à la fin cela explose), celle qui est dans tous les livres de muray, un nihilisme qui ne parvient pas à se lier à l’homme céline, une sorte de tentative de vampirisation du futur mythe céline par le dieu qui possède muray de fond en comble : il n’y a aucun dieu chez Céline, aucun, et de la part de muray vouloir ramener à dieu, juger par dieu céline, en fait ça tue muray, ça le disloque, et c’est ce qui fait que ce livre est en effet assez artaudien (pas muray, le livre) : il faut lire en même temps le livre solaire de de roux sur céline, de roux lui la joue grandiose et à hauteur de céline, sans dieu et sans la mort
pour ce qui est du christ, je ne suis qu’un lecteur de nietzsche et d’abord de nietzsche, alors oui le christ en croix c’est le nihilisme à l’état brut sans même l’idée du nihilisme juste la mort vivante pour tous et pour personne, donc le christ c’est le contraire du politique, le contraire de la vie, nietzsche ne reproche qu’une chose au christ c’est de n’être rien, mais cet être rien a produit dans le monde une non-explosion une implosion dont le monde ne se remettra pas sauf à exploser l’homme dans l’autre sens, celui de l’affirmation de la vie et sans le jugement
Jérôme Leroy dit
Non, non, non, Alain Jugnon: le Céline de Muray, c’est d’abord (et il est le premier à le faire) accepter de prendre Céline dans sa totalité, pamphlets antisèmes compris et à accepter de voir que le génie peut avoir son abjection, a peut-être même besoin de cette abjection.
Pour le reste, je crois que votre anti christianisme radical a sa part dangereuse. Le message des Evangiles reste pour moi un des plus grands messages révolutionnaires de tous les temps qui pense l’égalité des personnes, la laïcité (rendez à César etc…), le refus de la société marchande (marchand du temples, etc…) et même une économie de la dé-pense assez bataillienne et anti utilitariste qui devrait vous plaire: “je ne serai pas toujours parmi vous” (Matthieu, 26 10 je crois), moment clé où le Christ se voit reprocher le parfum dont une femme l’inonde par ses disciples.
alain jugnon dit
ah non cher jérome leroy là vous charriez
il y a chez muray LA réaction catholique et ce depuis le livre sur le XIXème (il reproche au XIXème siècle de ne pas être assez le XIXème siècle) et jusque dans le livre sur Céline : un grand livre parce qu’une sorte d’identification tragique au pire de Céline pour ne pas être l’homme nu célinien, ce livre de Muray est magnifique mais plein de violence et de destruction contre l’homme que céline en philosophe d ela vie ne voulait pas voir !
muray c’est donc précisément l’anti-bataille anti-artaud anti-breton puique tous ceux là constitue d ela pensée gauche du réel, par le rapprochement au marxisme, par le rapprochement à nietzsche par le combat anti-chrétien radical ET antifasciste à l’époque
artaud vomirait le muray catholique écrivant “dieu” comme il écrirait “papa” dans certains de ses textes
le prométhéisme est un humanisme tragique chez artaud bataille, muray par sa haine de l’homme sans dieu est un petit penseur réactionnaire et contre-révolutionnaire, l’écrivain qui annonce le mieux l’obscurantisme du XXIème siècle (confère l’attaque de Politzer contre rosenberg)
Jérôme Leroy dit
Cher Alain Jugnon, il y a comme le remarquait un commentateur je ne sais plus sur quel fil un Muray admirable lecteur de Céline et critique éclairant du stupide XIXème siècle.
Le réduire à une icône néo-réactionnaire, c’est laisser prospérer des interprétations fausses ou pour le moins incomplètes. Mais il est vrai que dékà, avec Bernanos, vous avez décidé que.
Je peux aussi m’amuser à ce petit jeu là avec Bataille, voire Surya et traquer une volonté de souveraineté prométhéenne qui sent bon le fascisme périsurréaliste et dauber les sacrifices humains, réels ou supposés, en forêt de Fontainebleau qui ne sont pas, franchement pour moi, un symbole d’émancipation.
En plus, Arto le momo aurait adoré Muray qui d’ailleurs, il faudrait que je recherche, a du écrire de jolies pages sur lui à l’époque tel quel/
Sophie dit
Michel Houellebecq dans un texte d’anthologie consacré à Philippe Muray et publié par Le Figaro.
Alléchant! Quelqu’un aurait un lien?
Laborie dit
“Rare sont ceux qui ont échappé à cette dimension carcérale par laquelle notre temps met la parole au plus près de la délinquance, l’écrit dans la claustration, le verbe sous le triple signe du bagne, de la psychiatrie, de la solitude mortelle…….”
Ph. Muray “Céline” page 45.
J’évite de citer les auteurs concernés. Jugnon, qui dirige le Cabinet Noir, se complait sur Causeur dans une promiscuité malodorante. A cela on reconnaît la Cinquième Colonne….
D.H. dit
“Ça va pulser grave”, ou “ça va expulser grave”?
alain jugnon dit
Muray ou le sous-bernanos catho-festif
muray a fini comme un catho de base y allant de sa petite prière de nihiliste chagrin dans un livre coordonné par jacques de guillebon et intitulé « vivre et penser comme des chrétiens », c’est dire que le pauvre vieux monsieur ex philippe muray écrivain magnifique sur céline s’est fait manger l’âme et le reste par l’horreur toute chrétienne et toute catholique des années 2000
ce livre petit et triste a piqué son titre à un autre livre magniifique et grand celui-là :
de gilles chatelet « vivre et penser comme des porcs »
mais qui dit tout du projet réel du premier
le christ cher porc de mes pensées
ça c’est une paraphrase de sade autre grand philosophe