Muray revient et il n’est pas content !
Publié le 27 août 2010 à 6:01 dans Brèves
Mots-clés : Philippe Muray
Chaque année en période de rentrée, les magazines font leur rentrée avec des gros titres sur la rentrée. Histoire de faire les malins, pour le mensuel Causeur de septembre, nous avons donc décidé de faire un numéro spécial Philippe Muray, avec notamment une interview inédite, et une myriade de contributions qui le sont tout autant. Bref, si ce n’est déjà fait, abonnez-vous !
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Benjamin dit
@Sausage
Vous m’en voyez ravi! Je voyais l’ironie où elle n’était pas alors.
expat dit
Bonjour Sausage !
sausage dit
Benjamin dit :
27 août 2010 à 14:11
@Sausage
Je n’ai pas de point de désaccord avec vous sur le sujet, bien au contraire. Je m’inscrivais dans le « certains » de ma question rhétorique.
Benjamin, relisez mon post; le “remarquable” est pour le votre justement (et accessoirement la citation de Camus).
J’ai bien compris que nous étions d’accord sur ce sujet précis.
Bien à vous
Benjamin dit
@Eric
L’hommage continuera sûrement tant que les gens persisteront à orthographier Muray avec un “r” de trop.
Gilbert Duroux dit
@ Venik
“L’essentiel, c’est que la photographie de Muray remplace celle de Gay-pied”
Une question me turlupine. Le gay beauf représenté sur la couverture précédente, c’était bien Soral ? Comment a-t-il pris le truc ?
Eric dit
C’est un peu répétitif les hommages à Philippe Murray qui traiterait sans doute de “mutins de panurge” les principaux auteurs de ce site. Pourquoi pas un numéro sur Gilles Chatelet: ” vivre et penser comme des porcs”, infinimment meilleur et plus savoureux que le philippe.
Benjamin dit
@Sausage
Je n’ai pas de point de désaccord avec vous sur le sujet, bien au contraire. Je m’inscrivais dans le “certains” de ma question rhétorique.
Aventin dit
@ la rédc,
J’avoue qu’un sous-titre tel que :
“Muray revient et il vous encu.e”, aurait été bien plus adapté , mais voilà, les chiens de garde veillent…
sausage dit
“Benjamin dit :
27 août 2010 à 12:57
@a2lbd
Vous dites : Le monde va, il est inutile de vouloir le réformer quand on n’a rien à proposer d’autre que des sarcasmes stériles.
« Chaque génération, sans doute se croit vouée à refaire le monde. La mienne sait pourtant qu’elle ne le refera pas. Mais sa tâche est peut-être plus grande. Elle consiste à empêcher qu’il ne se défasse » nous disait alors Albert Camus en 1957.
Peut-être que dénoncer son temps est vu par certains comme un moyen de stopper cette décomposition du monde?”
Remarquable.
Maintenant si a2lbd pouvait nous expliquer ses propositons, ou des exemples de personnes oeuvrant pour le salut du monde de manière totalement désintéressée et productive (pour ma part, hormis le millieu ecclésiastique je n’en vois pas beaucoup), nous serions peut-être plus avancée.
Ce que je veux dire, c’est que dans un monde où l’humain, la société régresse (c’est ma conviction, s’il y a un point de désaccord, il se portera là dessus), la posture du réac qui dénonce est peut-être une fin en soi, une vraie pensée. C’est pure veulerie et ça confine à l’arrogance crasse d’imaginer que Muray n’avait pas sa vision d’un monde meilleur, et pour ma part, quand je le lis, je l’imagine comme si c’était moi qui l’avait conçu.
Sinon bonjour à tous
Odilon dit
@a2lbd
C’est fort bien dit, et correspond parfaitement à ce que j’ai ressenti à la lecture (très partielle) de Muray. Génial en destruction, nul en construction.
Benjamin dit
@Tillacat
Je ne dis pas que votre interrogation est infondée et vous l’exprimez bien. Je tiquais à votre jugement de “secte”. Pour le reste je vous suis, entre autres sur la question de l’idolâtrie.
@a2lbd
Vous dites : Le monde va, il est inutile de vouloir le réformer quand on n’a rien à proposer d’autre que des sarcasmes stériles.
« Chaque génération, sans doute se croit vouée à refaire le monde. La mienne sait pourtant qu’elle ne le refera pas. Mais sa tâche est peut-être plus grande. Elle consiste à empêcher qu’il ne se défasse » nous disait alors Albert Camus en 1957.
Peut-être que dénoncer son temps est vu par certains comme un moyen de stopper cette décomposition du monde?
etienne dit
Entre le sarcasme bas de gamme et le pamphlet de la plus haute écriture, il y Muray, égal de Céline, de Bloy…
Je vais voir Lucchini dimanche à l’atelier, à la santé de ceux qui aiment les écrivains. Les autres…
a2lbd dit
De fait il y a deux Murray,
Le premier est un cynique à l’hellène, plutôt drolatique, exprimant fort bien son incrédulité et dégoûts des travers de la société moderne. Il est là une figure quasi intemporelle et sympathique, avatar chronologique du dieu de la dérision.
Et puis il est l’autre Murray, plus en creux et que certains acariâtres dont nombres de contributeurs de causeurs, vénèrent: le savonarole moderne, vitupérant la gangrène rongeant la société mais bien incapable de proposer un modèle plus vertueux.
Le drame de la grande famille des causeur est son adulation au deuxième Murray et son incapacité à être léger….
Le monde va, il est inutile de vouloir le réformer quand on n’a rien à proposer d’autre que des sarcasmes stériles.
Tillacat dit
@ Benjamin
Je ne juge pas (l’obsession de Muray, est-ce bien, est-ce mal ?), je m’interroge. Je trouve juste ça étrange cette appropriation du mythe et de la dialectique Muray (“rebellocrates”, “mutins de panurge” etc) par les intellectuels les plus médiatiques (Lévy, Finkielkraut, Zemmour etc). Sans oublier l’autoproclamée Réacosphère à l’intérieur de laquelle on trouve tout et n’importe quoi (des identitaires, des néonazis ultralibéraux, des patriotes protectionnistes, des arabophobes outranciers, des Israélophiles houellebecquiens, des américanolâtres provocateurs etc)
Muray aurait détesté être une idole, pour le moins.
Venik dit
L’essentiel, c’est que la photographie de Muray remplace celle de Gay-pied.
pascal dit
Quelle excellente idée ! J’ai découvert Philippe Muray récemment à travers son festivus festivus et ses exorcismes spirituels et c’est un authentique bonheur. Bravo donc à Causeur de lui consacrer ce numéro. Je suis déja abonné mais je vais peut être du coup prendre l’abonnement de soutien et j’invite chacun à faire de même. Bravo Elisabeth Levy et bravo à vos collaborateurs. Continuez ainsi !
Benjamin dit
Vive la rentrée !
@ Tillacat : vous avez vu juste! Une club élitiste fascistoïde avec ses gourous, ses réflexions, ses contradictions et surtout pas de postures moralisantes. L’enfer a trouvé domicile.
C’est heureux et aimable de votre part de venir nous juger plutôt que de débattre, l’ostracisme nourrit notre esprit sectaire. Mais ce n’est sans doute pas ce que vous recherchiez?
Alpheratz51 dit
Que faire quand on est emmuré ?
DMonodBroca dit
Muray revient ? je suis content de m’être abonné…
Tillacat dit
Etrange cette obsession de Muray. Pas un article qui n’y fasse référence, une fois sur deux. Du communiste Leroy, aux sociaux-libéraux Cohen et Rosenzweig en passant par la sarkozyste qui s’ignore Elisabeth Lévy. Quant aux causeurs…
Et puis cette couverture. C’est un club, une secte ?