Le bal des identitaires | Causeur

Le bal des identitaires

Quand multiculturalisme rime avec tribalisme

Auteur

Jérôme Blanchet-Gravel
est essayiste.

Publié le 13 septembre 2016 / Monde Société

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Au Canada ou en Europe de l’Ouest, le multiculturalisme enferme les membres des dites communautés culturelles dans leur appartenance réelle ou fantasmée au lieu de leur offrir la variété de possibles digne de la modernité.
identite multiculturalisme charles taylor

Sikhs pratiquant l'art martial traditionnel gatka. Sipa. Numéro de reportage : REX40368627_000008.

L’actualité récente nous a encore offert de nombreux exemples du triste état de décomposition dans lequel se trouvent nos sociétés occidentales rongées par la culpabilité. Quand le burkini ne fait pas quotidiennement les manchettes, suscitant polémique après polémique et provocation après provocation, ce sont les attentats terroristes qui nous invitent à réfléchir. Ce sont aussi les signes visibles de la religion dans l’espace public et la montée fulgurante de l’antisémitisme qui nous poussent à nous interroger sur l’efficacité de la laïcité à prévenir les dérapages identitaires. Posons-nous la question : les institutions républicaines sont-elles encore garantes de l’unité nationale ? Les valeurs de la France sont-elles encore assez fortes pour supporter tout cet ensauvagement ?

L’offensive islamiste est évidente

La réalité d’une offensive intégriste en Europe est tellement évidente que seuls de rares intellectuels se couvrent encore les yeux. Bien sûr, il faut habiter les beaux quartiers pour parler avec désinvolture d’un « mythe de l’islamisation » en France, comme le sociologue Raphaël Liogier dans un livre paru en 20121. Il faut aussi se sentir bien au-dessus de la mêlée pour affirmer avec condescendance que dans l’Hexagone, « ce n’est ni tout va bien ni tout va mal », comme le ministre de l’Économie Emmanuel Macron.

Le problème est que tous ces bien-pensants forment une petite oligarchie influente, capable de désorienter la population en maquillant les faits. Il s’avère donc essentiel de déconstruire le projet que cette élite propose à l’Occident de mettre en branle. Car ce projet a un nom : le multiculturalisme. Mais de quoi ce projet est-il porteur exactement ? D’un véritable vivre-ensemble ou d’un sournois vivre-séparé ?

L’expérience canadienne montre que le multiculturalisme représente une entreprise d’inversion du conservatisme plutôt qu’un progrès social. En Amérique du Nord, le multiculturalisme se nourrit d’abord de la logique des réserves. Ce sont les Amérindiens qui ont été contraints de rester à l’intérieur des frontières qu’on leur a dessinées puis imposées, et ce serait maintenant au tour des nouveaux arrivants de rester confinés à l’intérieur de leurs petits territoires urbains. Soyons clairs : le multiculturalisme ne rime pas avec citoyenneté, mais avec tribalisme. La prolifération de marqueurs religieux « à la mode » témoigne de la défaite de l’universalisme comme vision du monde.

Se libérer du poids de la tradition

Que ce soit au Canada ou en Europe de l’Ouest, le multiculturalisme enferme les membres des dites communautés culturelles dans leur appartenance réelle ou fantasmée au lieu de leur offrir la variété de possibles digne de la modernité. Des philosophes anglo-saxons comme Charles Taylor peuvent bien voir dans cette idéologie l’une des grandes héritières du libéralisme politique, mais nous pouvons nous questionner sérieusement sur la valeur de leur réflexion. Le propre du libéralisme n’est-il pas, justement, de libérer du poids de la tradition ?

L’idéologie multiculturaliste permet peut-être aux immigrants d’échapper à l’ancien modèle d’intégration dont on craint les effets assimilateurs, mais en retour, elle les oblige à demeurer sous la tutelle de leaders religieux dont l’ambition est de préserver la « pureté » de leurs communautés. Pour ce faire, ces leaders autoproclamés demandent à leurs coreligionnaires de rester à l’écart de la population ambiante. Pour couronner le tout, le multiculturalisme propose à l’Autre de se soustraire à l’identité commune, nationale, pour mieux préserver son identité propre, authentique. Une identité en moins, une identité en plus. Dans cette optique, personne n’échappe au choc des civilisations.

En gros, les promoteurs du multiculturalisme sont persuadés de combattre l’identitarisme alors qu’ils contribuent seulement à le faire changer de camp. Dans ce grand bal des identitaires, où l’extrême droite mange à la même table que les associations antiracistes gagnées à l’idéal communautaire, on prône la préservation de cultures mythifiées qui n’ont souvent aucun rapport avec la réalité. Si l’extrême droite fait la promotion d’une forme de communautarisme national, imperméable à l’immigration, les associations antiracistes font la promotion d’un communautarisme socioreligieux, imperméable à la société d’accueil.

C’est dire comment deux camps se renvoient la balle dans un pays qui aurait bien besoin de voir plus loin.

  1. Raphaël Liogier, Le mythe de l’islamisation. Essai sur une obsession collective, Paris, Seuil, 2012.

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    La rédaction de commentaires est impossible pour cet article

    • 15 Septembre 2016 à 9h19

      QUIDAM II dit

      Le multiculturalisme est très évidemment le lien qui associe dynamiquement le communautarisme et l’identitarisme. Il faut être volontairement aveugle pour ne pas le voir.
      Ie multiculturalisme sème de ses bonnes intentions un chemin de l’enfer qui mène culturellement les communautés à la désagrégation, à l’antagonisme puis à l’affrontement.
      Le multiculturalisme précède un retour au tribalisme tel que ceux que nous l’avons vu au Liban, en ex-Yougoslavie, au Soudan, en Irak, au Yemen…

      • 15 Septembre 2016 à 12h48

        QUIDAM II dit

        Sans oublier l’ex-Tchécoslovaquie et les tensions centrifuges de l’Espagne (Catalogne, pays basque), celle de la Belgique (Wallons et Flamands), celles de l’Italie, etc…
         

    • 15 Septembre 2016 à 6h08

      beornottobe dit

      “Quand multiculturalisme rime avec troud’balisme “

    • 14 Septembre 2016 à 18h31

      meylanville dit

      Depuis que ces termes de société multi-culturelle et multi-ethnique sont utilisés à tort et à travers, je n’ai cessé de penser que leurs promoteurs ne pouvaient nous apporter que des troubles . S’y est ajouté le rabaché “vivre ensemble”, qui est une autre forme de mensonge . Car il ne s’agit pas de vivre ensemble mais de vivre comme ceux chez qui vous venez d’arriver, qui ne sont pas demandeurs .
      Je veux bien manger du couscous sans pour autant exiger de ma femme qu’elle se voile .
      Par ailleurs, je continue à penser qu’une bonne majorité des immigrés n’est pas venue chez nous pour vivre comme chez eux, puisqu’ils ont fui leur pays . Et que la moindre des choses que nous devons leur demander est de faire en sorte qu’ils ne nous dérangent pas avec leurs us et coutumes .
      Et leur religion .

    • 14 Septembre 2016 à 16h35

      Livio del Quenale dit

      Oui, hé bien ! la dignité c’est de ce fondre dans le pays que l’on a choisis pour y vivre !

      Et puisque qu’on l’a choisis, c’est que ce pays nous a plu et attiré donc la moindre des reconnaissance logique serait de s’en faire adopter en défendant ce pays , en y apportant ce que l’on peut et en adoptant tout ce qu’il représente en ne gardant sa culture que pour les jours de fêtes à la maison en famille,
      sinon on rentre chez soi, c’est ce que font les touristes.

      Mais la gauche pusillanime et compassionnelle pour les petites bêtes du bon-dieu par peur d’être accusée de ne pas être assez humaniste donne les clef de la maison sans demander aux autres occupants s’il sont d’accord, les bougres qui sacrifient les leurs au bénéfice des autres nouveaux venus ou nouvellement convertis sous l’œil mollement réprobateur des pairs  qui morgue aux dents maintenant ne viennent pas en amis mais pour porter la guerre civile au bénéfice de leur mafia de voyous pseudo religieux internationaux. 

      • 15 Septembre 2016 à 19h34

        beornottobe dit

        je doute fort que les “Gauchistes” lisent (comme par hasard) votre Commentaire!…….

    • 14 Septembre 2016 à 12h35

      netrick dit

      Au Canada, la très célèbre Police-Montée a autorisé les nouvelles recrues SIKH issues de l’immigration indienne à porter le turban au lieu de leur traditionnel chapeau “scout”. Le résultat est une perte de prestige et de respect pour cette police que l’on appelle maintenant les “SICK” et plus les “MOUNTIES” !

    • 14 Septembre 2016 à 11h55

      beornottobe dit

      à un certain stade la “générosité” équivaut à de la “connerie” ! (la France actuelle en est un parfait exemple !)

    • 14 Septembre 2016 à 11h45

      Orwell dit

      D’accord avec les premières parties de votre analyse. Pour la classe des possédants mettant en avant les idéaux les plus nobles, le multiculturalisme et le “vivre ensemble”, c’est bon pour la populace des quartiers sinistrés. La nuit du 4 août 1789 n’a jamais existé. Nous avons nos nouveaux aristocrates, ceux de l’argent, la gauche est devenue le camp des possédants, et la droite la famille des déshérités. Et que doit faire une élite oppressive pour maintenir ses privilèges : effectivement transformer la communauté en tribalisme (que les bobos de gauche roulent carrosse, et que les manants continuent à subir, et les vaches seront bien gardées). C’est “nous” contre “eux” dans leur mental de privilégiés. Utilisons la plèbe comme instrument pour prendre la Bastille, mais ne nous mélangeons avec ces hères qui parlent fort et puent de la gueule. Afin que “tout change pour que rien ne change”,le multiculturalisme se fixe pour objectif de régner en divisant cette masse qu’elle redoute et qui pourrait un jour revendiquer quelques miettes. En revanche, si les identitaires risquent de contribuer au développement de ce tribalisme,je me refuse à les mettre sur le même plan que ces associations antiracistes factices et subventionnées par le pouvoir en place. L’identité française est une réalité, non un mythe. L’identité française n’est pas une illusion. C’est des millénaires d’Histoire au travers des civilisations indo-européennes, qu’elles soient grecques, celtes, latines ou germaniques, des ethnies unifiée par cette remarquable religion qu’est le christianisme. Ces réalités ont fait la France, y compris celle de l’humanisme et des droits de l’homme. Alors s’il vous plaît, vous pouvez ne pas aimer l’extrême droite – je ne l’aime pas non plus. Sauf qu’il faut bien des Œillères pour croire encore que cette extrême droite, confinée à quelques derniers carrés du néo nazis et de nostalgiques de Vichy, existe encore en France.

    • 14 Septembre 2016 à 9h22

      Naif dit

      voilà la réponse que notre premier ministre aurait du faire au new york times

    • 13 Septembre 2016 à 18h05

      lafronde dit

      La communauté comme la famille ont été, et je souhaite qu’elles le soient toujours, fort utiles à l’humanité. Je me passerais par contre volontiers d’un Etat constructiviste. Lorsqu’il est question d’enfermement communautaire, il s’agit le plus souvent de l’islam, qui avec la Charia signale de nombreux interdits au croyants de cette religion. L’Etat n’est donc pas fondé à généraliser des lois de melting-pot coercitif si une seule religion-législation est concernée par l’enfermement communautaire. Persévérer dans cette voie n’est alors d ela part de l’Etat non pas une émancipation forcée, mais une promiscuité forcée, liberticide et elle même source probable de violence inter-communautaire. Tout ce que l’Etat doit faire c’est limiter les effets nocifs d’une législation rivale, La Charia tant sur les croyants musulmans que leur voisins et compatriotes non-musulmans. L’interdiction de la Charia peut se justifier, si elle fait courir le risque d’hostilité, ou de déloyauté au pays d’accueil. Doit-on rappeler que les pays d’accueil n’ont le plus souvent pas sollicité les migrants ? qu’ils peuvent se passer entièrement de cet apport. surtout s’il pose problème. Les migrants devraient se poser deux questions : primo, pourquoi ils migrent ? quels ont été les libertés (le plus souvent économiques) qui leur à manqué pour s’établir dans leur pays d’origine ? deuxio que peuvent-ils apporter de positif, ou de moins négatif au pays d’accueil ? les natifs, eux devraient se poser la question : pourquoi laissent-ils leurs Etats respectifs donner à leur frais des droits sociaux aux migrants ? et sont-ils d’accord pour la distribution planétaire de leur passeport national ? Il semble urgent de discocier droit de séjour et nationalité.

      • 13 Septembre 2016 à 20h45

        Sancho Pensum dit

        “primo, pourquoi ils migrent ? quels ont été les libertés (le plus souvent économiques) qui leur à manqué pour s’établir dans leur pays d’origine ? deuxio que peuvent-ils apporter de positif, ou de moins négatif au pays d’accueil ? les natifs, eux devraient se poser la question : pourquoi laissent-ils leurs Etats respectifs donner à leur frais des droits sociaux aux migrants ?”

        On pourrait poser cette question aux Français qui partent bosser à l’étranger (Angleterre, Canada, Australie…) et aux pays qui les réclament…

        • 13 Septembre 2016 à 21h16

          scarlet dit

          Sancho Pensum: Mais c’est ce qu’ils font, particulièrement aux US et en Australie! Essayez d’immigrer en Australie sans parler la langue. Non seulement faut la parler mais il faut être capable de l’écrire!

        • 14 Septembre 2016 à 0h26

          Sancho Pensum dit

          La langue… Euh, quel rapport avec la (les) question(s) ?…

        • 14 Septembre 2016 à 3h21

          Perlimpinpin dit

          Vous n’avez probablement jamais émigré vous-même. Car dans les pays que vous citez, et de nombreux autres, il faut un visa de travail, ce qui sous-entend un job déjà trouvé. En général, dans ces pays et d’autres, l’employeur doit justifier (et parfois payer des frais) lorsqu’il embauche un étranger. Les justifications sont simples, notamment en Australie, il existe une liste des compétences en demande, mise à jour régulièrement. Et là encore il y a des conditions géographiques à l’obtention de certains visa (travailler dans les campagnes et pas les grands centres urbains, par exemple).

          Ensuite vous ne le savez peut-être pas, mais tous les pays ne fonctionnent pas aussi généreusement que la France. Ce qui vous semble acquis et normal ne l’est pas partout. Les droits sociaux ? La Medisave ? Vous rêvez si vous croyez que les Français émigrent pour bénéficier de droits plus généreux que dans leur pays. Ca ne marche pas dans ce sens là, c’est pas faute d’avoir essayé pour certains.

          En résumé, les pays d’accueil aiment bien leurs Français car ils les ont soigneusement triés à l’origine…Ils sont choisis pour leurs compétences et leurs revenus projetés, et donc les taxes qu’ils vont faire rentrer. Ils sont souvent choisis que si un local ne peut pas faire le même job, donc ils apportent un gain à ce niveau là. Un peu comme vos migrants Syriens neurochirurgiens…mais eux on les attend encore (ils seraient les bienvenus, s’ils existaient…)

          A, et PS, très peu de Français prient dans la rue à Tokyo ou Sydney…peut-être que ça aide d’apprendre la langue, de respecter le pays et de ne pas gueuler Baguette Ackbar à chaque feu tricolore.

        • 14 Septembre 2016 à 13h04

          Sancho Pensum dit

          “Vous rêvez si vous croyez que les Français émigrent pour bénéficier de droits plus généreux que dans leur pays”
          Non, ils font comme quasi tous les migrants, ils vont chercher un job, ou un meilleur job, ailleurs. Si les migrants avaient un tropisme aussi prononcé pour nos droits sociaux, vous croyez que tous ceux de Calais chercheraient à passer en Angleterre ? Ils resteraient en France. Ce qui motive d’abord les migrants, c’est d’avoir une vie confortable – ce qui nécessite, dans nos sociétés, un job.

        • 15 Septembre 2016 à 6h22

          Dark Horse dit

          Mais oui Sancho … C’est comme l’enturbané barbu, dans sa djellaba qui avait fait la une, parce qu’il touchait, et touche toujours, 8500 € d’aides sociales/mois, avec sa ribambelle de femmes et d’enfants.
          Et puis on se doute que toutes ces femmes dans leurs voiles, doivent beaucoup travailler. Et leurs maris barbus en djellabas, qui n’alignent pas deux mots de Français, pareil. Quand on va à la sécu ou à la CAF, et qu’on voit la population qui occupe les  bancs et sièges, là aussi on a plus aucun doute sur leurs motivations. 

    • 13 Septembre 2016 à 16h47

      bu2bu dit

      Faut quand même être taré pour parler de “communautarisme national”…Autrement dit, les habitants d’un pays, avec sa langue, son histoire, sa géographie, sa culture et ses mythes, ses valeurs et ses tabous, se retrouvent relégués au même rang que le tas de types tout juste arrivés de leur
      brousse ou de leur bled…
      Article pourri, merdique, poubelle.

      • 13 Septembre 2016 à 17h53

        drogo dit

        C’est en tout cas la conception des multiculturalistes. Les Français ou Européens d’origine ne sont considérés que comme les membres d’une communauté parmi d’autres.

    • 13 Septembre 2016 à 15h39

      Simbabbad dit

      Comme je l’ai dit dans un autre article, le multiculturalisme est né de la ségrégation, ça a été une façon de continuer le modèle du “chacun chez soi, et ce que l’on y fait ne regarde personne d’autre” après que les lois ségrégationnistes aient été abolies. Ce n’est pas pour rien que cela vient avant tout des États-Unis, qui ont parqué les Indiens et les Noirs dans des zones délimitées, et des Anglais, qui ont l’habitude de la ségrégation sociale: “ces gens-là font ce qu’ils veulent, puisque ni moi ni ma famille ni mes proches n’ont aucun contact avec eux”.

      Les USA donnent des leçon de tolérance à la France, mais leur taux de mariages métissés a toujours été abyssal, y compris dans leurs fictions bien-pensantes, et il l’est tout particulièrement comparé à la France. Tout métis, quel que soit son degré, y est qualifié de “Noir”. Leur “tolérance” est celle de Ponce Pilate.

      • 13 Septembre 2016 à 21h33

        scarlet dit

        Simbabbad: Le “multiculturalisme” aux US, ça vient surtout du fait qu’il s’agit d’un pays d’immigration récent, peuplé par des couches de population d’origines diverses.
        Et ce qu’on appelle le multiculturalisme aux US, ce sont des communautés qui vivent chacune dans leur coin et qui ne se mélangent pas, sauf dans le business. Chacune a son église, son temple, sa mosquée, sa synagogue, de même qu’ils ont chacun leurs clubs (Italien, Wasp, Juif). Bref, à part au boulot, dans la vie privée, familiale, ils ne se rencontrent pas.
        Je ne crois pas du tout que le multiculturalisme en Amérique du Nord ait quoi que ce soit à voir avec les Indiens parqués dans des réserves. Nul ne les oblige à rester dans ces réserves. Aux US, ils ont droit à la citoyenneté américaine et de ce fait, à s’installer ou ils le souhaitent, mais cela implique qu’ils renoncent à tous les maigres avantages qu’ils tirent du gouvernement fédéral, de leur “indianité”. Certains choisissent de devenir américain, d’autres restent dans les réserves.
        Ce qui m’étonne, c’est qu’ils n’aient pas vraiment tirés parti de leur situation exceptionnelle aux US. Les Indiens sont souverains sur leurs terres qui échappent à la souveraineté américaine. Ils peuvent donc adopter sur ces terres toute législation qu’ils leur chantent. Bref, ils sont dans une situation d’offshore aux Etats Unis. En dehors de la mafia, qui a vite compris, les avantages supers qu’ils pouvaient en retirer, (Casinos) personne d’autre ne l’a fait.

      • 14 Septembre 2016 à 0h37

        ZOBOFISC dit

        Je ne suis pas d’accord, ce sont les métis que se qualifient eux mêmes de “noir”. C’est le politiquement correct qui qualifie un métis de “noir”. OBAMA n’est pas noir, il est métis mais  95 % de la population de la planète parle de lui comme du premier président noir des USA.
        J’ai déjà cité  Audrey PULVAR, journaliste martiniquaise métisse, qui a sèchement répondu « je suis une femme noire » à une consœur qui l’interrogeait et avait eu le malheur de lui dire : « vous qui êtes une femme de couleur ». 

        Etre noir est devenu un titre de noblesse revendiqué par tous les métis, même les plus clairs.

        En Guadeloupe, la population est constituée à 80 % de métis qui se revendiquent noirs, mais lorsque naît un enfant et qu’il a la peau claire, on continue de dire comme par le passé : “il est bien sorti”

    • 13 Septembre 2016 à 15h36

      Fricou dit

      M. Blanchet-Gravel n’est pas maître “à” l’université d’Ottawa, mais “de” l’Université d’Ottawa. C’est un peu un autre Mathieu Bock-Côté, le talent en moins.

    • 13 Septembre 2016 à 15h26

      alain delon dit

      cf Dupont et Dupond dans “Le Lotus Bleu”

    • 13 Septembre 2016 à 15h04

      Zinho dit

      Le “Programme Commun” m’est resté en travers de la gorge…

      • 13 Septembre 2016 à 15h23

        IMHO dit

        Et depuis 1974 vous n’arrivez plus à déglutir ? C’est impossible !

      • 13 Septembre 2016 à 17h25

        saintex dit

        Le pogrom commun date de bien avant 1981 ou 1972.

      • 14 Septembre 2016 à 11h59

        beornottobe dit

        “Programme Commun”!!!!!! qui n’était en réalité que le “Programme socialiste” ! pas un compromis du Programme des autres !

    • 13 Septembre 2016 à 14h50

      Marie dit

      Un article qui fait du bien à lire merci.