On ne peut pas être de gauche et multiculturaliste | Causeur

On ne peut pas être de gauche et multiculturaliste

Le culte de la diversité ruine le modèle social

Auteur

Jérôme Blanchet-Gravel
est essayiste.

Publié le 06 juin 2017 / Société

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"Marche des fiertés" à Grenoble, 2015. SIPA. 00714435_000006

Outre les flambées de violence de plus en plus fréquentes qu’il encourage, le multiculturalisme sonne le glas du modèle social. La plupart de ceux qui y adhèrent ont beau prétendre appartenir à une certaine gauche, il n’en demeure pas moins que cette idéologie contribue à abattre ce qu’il reste encore de l’État comme figure habilitée à prendre soin de la population. Il est devenu presque banal d’affirmer que le multiculturalisme va de pair avec le libéralisme. Mais pourquoi vont-ils si bien ensemble ?

La réponse est que non seulement la politique antidiscriminatoire a pour effet d’occulter une multitude d’enjeux économiques importants, mais elle favorise la dissolution des solidarités de classe dans des sociétés de plus en plus divisées en fonction d’appartenances tribales. La distance est si grande entre l’État-providence et le multiculturalisme qu’on se demande comment certains politiciens peuvent encore sérieusement les défendre en même temps. En France comme au Québec, au Royaume-Uni comme aux États-Unis, le communautarisme brise la logique du contrat social : il viendra rapidement un temps où la solidarité ne sera encouragée qu’à l’intérieur même des communautés culturelles.

Des solidarités économiques aux solidarités ethniques

Il est quand même fascinant d’observer à quel point les gauches occidentales peuvent renier leur héritage en procédant au démantèlement du paradigme social au profit du paradigme identitaire. Je suis loin d’être le premier à constater que la gauche a délaissé une grande partie de son programme économique en ayant fait de la défense des populations immigrées son cheval de bataille. Aux yeux de plusieurs représentants de ce courant, le travailleur ordinaire occidental est devenu le symbole de la « tyrannie de la majorité » tandis que la figure de l’Étranger est devenue celle de la grande rédemption à venir.

>> A lire aussi: Après l’attentat de Londres, l’adieu au communautarisme ? Theresa May décidée à changer le modèle britannique

D’ailleurs, dans les années 1960-1970, le fait que la gauche se soit mise à percevoir les minorités comme le nouveau prolétariat ne l’a pas empêché d’abandonner ultérieurement sa propre mythologie pour embrasser des thèses qui se trouvent à mille lieues de la pensée socialiste. La gauche a d’abord recyclé ses thèmes et ensuite plongé tête baissée dans un antiracisme identitaire qui ne pouvait mener qu’au choc des civilisations. Pour tout dire, la gauche a tellement insisté sur la discrimination dont souffriraient les minorités qu’elle a elle-même contribué à les marginaliser selon une prophétie autoréalisatrice, réussissant à convaincre l’élite des prétendues velléités du peuple à leur encontre. Pendant qu’elle s’acharne à parler de xénophobie, la gauche ne se préoccupe plus tellement des inégalités économiques.

Aux États-Unis, l’élection de Donald Trump en novembre 2016 a illustré cette tendance : le désespoir de nombreux déshérités de la classe moyenne a été perçu comme un signe de pur chauvinisme dans une Amérique de plus en plus multiculturelle. Malgré les avertissements de Bernie Sanders, les revendications économiques des Américains « WASP » n’ont jamais été vraiment prises au sérieux par les démocrates. Le sentiment de désillusion exprimé par les principales victimes de la désindustrialisation a été vu comme la frustration d’une ancienne catégorie de privilégiés (« white angry men ») par rapport à l’évolution naturelle de la société américaine. Résultat : la gauche libérale a contribué à élire un puissant démagogue par son rejet de la classe ouvrière.

Une gauche française à l’américaine?

En France, l’essor du multiculturalisme ne pouvait donc logiquement déboucher que sur le développement d’une gauche à l’américaine, c’est-à-dire fondamentalement libérale. Emmanuel Macron l’incarne à merveille, lui qui semble avoir compris pourquoi son époque n’était pas compatible avec une forte intervention de l’État. Pour assurer l’équilibre de la société, les libéraux pensent que la clé réside dans l’autonomie. Le marché, de même que les associations religieuses fanatisées, devraient être libres de s’autogouverner. Il ne reviendrait pas à l’État de guider la société civile et de redistribuer universellement la richesse, mais bien aux communautés de s’assurer du bien-être de leurs membres. La France goûtera un jour à cette médecine si elle persiste à s’américaniser.

Jean-Claude Michéa a déjà suggéré que la gauche avait intériorisé les principaux codes du libéralisme anglo-saxon sans même le réaliser. Finalement, force est de constater qu’à l’exception de quelques anciens marxistes, elle n’est devenue qu’une référence de l’imaginaire à laquelle on ne renvoie que pour se donner bonne conscience. La gauche n’est qu’un hochet qu’on agite pour plaire, elle n’existe encore que pour diaboliser la nation.

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    La rédaction de commentaires est impossible pour cet article

    • 7 Juin 2017 à 17h50

      José Bobo dit

      La République Romaine est morte diluée, dissoute, dans l’Empire Romain, au profit des classes dominantes. Assistons-nous de la même manière à la dissolution des démocraties occidentales dans une mondialisation libérale favorable aux milliardaires ?

    • 7 Juin 2017 à 11h10

      Donna se meurt dit

      Ah, les mots, les mots…
      La diversité est très enrichissante, de même qu’une immigration bien comprise est fort utile à un pays. Tout cela améliore la création et le dynamisme. Voir le melting-pot ricain.
      Mais à la condition expresse que cette immigration et cette diversité soit…. diverse, justement ! Et raisonnable en quantité.
      Depuis 40 ans ce n’est pas le cas : cette pseudo diversité est surtout africaine ( Afrique du Nord ou Afrique noire), de faible niveau d’études, à forte démographie et en majorité musulmane. Quant à la masse, c’est bien simple, on a interdit les stats ethniques pour ne surtout pas savoir.
      Promenez-vous en centre ville de Nanterre cet été. C’est coquet (pas de barres HLM) et Nanterre est riche grâce à La Défense. Maintenant dites-moi où vous voyez de la diversité.
      Bref, il faut que les identitaires parmi nous refusent de laisser dire qu’ils seraient “contre l’immigration”, qu’ils auraient “peur de ce qui est différent”. C’est insultant et c’est faux.
      Mais pour ça, il faut oser dire qu’il y a (infiniment) trop de ceci, et pas assez de cela.
      Au boulot !

      • 7 Juin 2017 à 11h16

        Donna se meurt dit

        ,,, il y a (infiniment) trop de ceci ou de cela, et pas assez de tout le reste.

      • 7 Juin 2017 à 11h19

        Caminho dit

        Il n’y a pas de MULTIculturalisme mais MONOculturalisme d’invasion et impossiblité de coexistence. Les musulmans sont les premiers a mentionner et pratiquer l’unicité des peuples musulmans via une solidarité que nous subissons…

    • 7 Juin 2017 à 8h36

      Gavroche64 dit

      L’article est-il faussement naif ? Cela fait un moment que la “Gauche” n’a rien à voir avec le social. La Gauche (ou plutôt celle qu’on appelle de Gouvernement) est profondément libérale et il est bien clair que multiculturalisme et libéralisme économique vont de pair. Et puisque le libéralisme économique prédomine sur un Politique qui lui a laissé tous les pouvoirs, il n’est pas étonnant d’assister au spectacle consternant de la désintégration du modèle français.

    • 7 Juin 2017 à 7h50

      ruanluis dit

      Lorsque Jospin dit “il faut s’appuyer sur les musulmans” sous-entendu pour gagner les élections, il ne fait pas d’analyse de haut niveau, il a juste une vision tactique pour garder le pouvoir. Ensuite, la conséquence cachée, les territoires perdus de la République, il la passe aux générations futures. Et “on” construit un “roman national” pour garder sa bonne conscience et maintenir la société comme elle va. Les médias et l’école verrouillent, si on est trop exigeant sur la vérité, on peut devenir fou parce que la fuite est impossible. Du pain et des jeux. Peut-étre avec de la patience les choses vont s’arranger…

      • 7 Juin 2017 à 15h13

        Robinson dit

        Même logique que celle d’un dirigeant du CAC40 qui décide de délocaliser pour garder son poste.

    • 7 Juin 2017 à 4h22

      Sadim dit

      Belle analyse. J’ai particulièrement aime la mise en valeur du lien entre antiracisme et choc des civilisations.

      Deux remarques:
      - Selon la formule “la gauche a abandonne le peuple et la droite a abandonne la nation”, la droite est finalement l’envers de la gauche, si l’on considère que le PS est la gauche et LR la droite, mensonge qui n’est plus tenable maintenant, les deux etant LREMOC;
      - Ce fameux multikulti universel, je ne l’ai vu a l’oeuvre qu’en europe occidentale et en amerique du nord, c’est-a-dire autour de 15% de la population mondiale, fortement concentree dans ce qui peut-être définie comme le territoire historique de la chrétienté occidentale. Partant, il serait peut-être temps d’envisager le caractère profondément marque culturellement de ce nihilisme qui, sans aller jusqu’a dire qu’il réussit, produit des dégâts considérables.

    • 6 Juin 2017 à 23h27

      Teyras dit

      Quand vous dites “Le culte de la diversité ruine le modèle social” vous devez parler du culte de la diversité au même endroit? Car la diversité reste une réalité.
      Une diversité qui ne tient son intérêt qu’en respectant son lieu d’origine.

      • 6 Juin 2017 à 23h54

        Renaud42 dit

        Le culte de la diversité, le multiculturalisme, est une entourloupe du capitalisme en phase terminale.
        En réalité par le brassage des cultures le capitalisme cherche à les détruire, cherche à détruire toute altérité consistante comme par exemple celle des sexes parce que le Marché ne tolère pas les singularités mais seulement le choix infantile, l’autocréation de soi, la pulsion des zombies parfaitement manipulables par le neuromarketing.
        L’homme hors sol étant présenté comme la figure aboutie de l’émancipation alors qu’il est en réalité absolument aliéné.
        Les cultures réduites au folklore, le sexe et la procréation réduits à la consommation, la mort elle-même, entrent dans le champ de la marchandise .
        Tout doit devenir échangeable et interchangeable, c’est à dire insignifiant.

    • 6 Juin 2017 à 23h11

      Pom’ Potes dit

      J’ai déjà rencontré plusieurs personnes de gauche qui me faisait la même remarque. Le contre-pouvoir qu’incarnait la gauche avait une dimension fondamentalement économique et il est manifeste que cet aspect est bien délaissé.

      Où y a-t-il une distance entre État-Providence et multiculturalisme, je ne vois pas par contre. Par définition même, la poursuite de l’égalité par la redistribution des richesses et la responsabilité de guider la société civile implique nécessairement la mise en place de moyens qui s’adapte à tout un chacun.

      Des moyens inégaux donc pour faire face à des situations inégales. Combattre le feu par le feu. Et quand est estimé que le feu est dans les identités oppressées et n’est plus dans la situation économique des individus de classe moyenne ou basse, les moyens s’ajustent en conséquence.

      L’État-Providence est une pure utopie: il y a aura toujours des inégalités mais, pire encore, notre époque nous montre qu’il y aura toujours des gens pour faire des montagnes de toute inégalité réelle ou perçue. C’est strictement impossible à gérer de manière satisfaisante mais on en revient aux mêmes illusions qu’une économie centralisée.

      Chercher à avoir un État fort, c’est mettre la main dans un sac de vipères: il y en aura toujours une pour mordre, insatisfaite de son sort. C’est au coeur du marxisme: l’excitation de la frustration d’un individu et la concentration toute idéologique de la cause de cette frustration dans l’Autre chez qui l’herbe est plus verte.

      De nos jours, ça mord plus facilement quand on excite la frustration de l’identité. Et c’est beaucoup plus simple et beaucoup plus efficace politiquement d’y répondre que de chercher à résoudre les questions économiques. Et ça légitime ceux qui font des caisses et s’inventent en victimes. Ceux faisant, ils excitent eux-mêmes leur propre frustration et celles des leurs comparses.

      Ça finit par tourner tout seul. Le problème est qu’alors les vipères sortent du sac. Là, oui, l’autonomie fait peur.

    • 6 Juin 2017 à 19h07

      Daniel dit

      merci Mr Blanchet pour votre article
      un courant d’air frais dans le tout venant ultra-libéral de causeur.

      • 6 Juin 2017 à 23h36

        Pom’ Potes dit

        Un courant d’air rance, Daniel.

        C’est très très loin d’être la première fois où les idées, actes et positions de gauche sont connectés à des idées, actes et positions d’ailleurs (la droite, le libéralisme, les américains) pour expliquer la tournure, les échecs et les manquements des premiers par l’influence problématique des seconds.

        On en revient exactement aux mêmes mécanismes que ceux du marxisme, qui sont déclinables à l’infini, sur une base individuelle qui plus est car chacun peut faire en sorte d’y voir midi à sa porte.

        La conclusion est alors toujours la même: on était pas assez solide et on s’est laissé aller / faire.

        N’empêche qu’il faut avoir un sérieux problème de nos jours pour ne pas constater la grandeur des États-Unis… Un siècle est passé et le bilan est sans appel. On peut toujours ne pas apprécier leur culture, ou tout autre chose, et on ne va pas non plus passer, béats, sur leurs erreurs.

        Mais jamais une telle puissance hégémonique n’a eu en regard d’aussi nombreux impacts bénins sur le monde et la vie qui nous y menons. Non pas qu’il n’existe pas d’impacts forts. Mais je n’ose penser à ce que serait la vie sur cette planète si c’était une autre nation et une autre culture qui serait munie de leurs moyens…

        Dans une telle perspective, j’estime qu’on pourrait trouver pire que la France et je me laisse croire qu’il serait assez difficile -mais pas impossible- de trouver mieux.

        Pour autant, je ne considère pas ça comme un compliment. On trouve facilement des petites gonades françaises qui s’offusque très rapidement des impacts culturels américains au lieu de certaines autres cultures ou même de ce qui se présente encore comme une contre-culture opprimée et dans laquelle il est courageux de s’inscrire alors qu’elle est juste super-mainstream et super-convenue.

        • 7 Juin 2017 à 10h47

          Donna se meurt dit

          “Mais jamais une telle puissance hégémonique n’a eu en regard d’aussi nombreux impacts bénins sur le monde et la vie qui nous y menons. Non pas qu’il n’existe pas d’impacts forts. Mais je n’ose penser à ce que serait la vie sur cette planète si c’était une autre nation et une autre culture qui serait munie de leurs moyens…”
          Remarquable. Je partage totalement.

      • 6 Juin 2017 à 23h47

        Warboi dit

        Causeur ultra libéral ??

    • 6 Juin 2017 à 17h56

      marrosie dit

      Drôle de voir le fameux multiculturalisme britannique dont on nous a rebattu les oreilles ne marche pas plus que l’horrible laÏcité à la française.

      • 6 Juin 2017 à 17h57

        marrosie dit

        QUE le fameux

      • 6 Juin 2017 à 18h46

        lagudoc dit

        Mais mon cher “l’horrible laicité a la française” que je préfére baptiser assimilation,ne marche plus parce que tout simplement on ne l’applique plus depuis au moins 20 ans en France.

    • 6 Juin 2017 à 17h14

      Bacara dit

      Quousque tandem allons-nous tolérer que la communauté musulmane française produise tant de haine ?

      • 6 Juin 2017 à 17h31

        saintex dit

        Jusque vers 19h30, Catilina.

        • 6 Juin 2017 à 18h16

          Bacara dit

          Je ne rendrai pas les armes. Tous ces musulmans sont des menaces pour la République : faut quand même être assez abruti pour prétendre que le système
          pileux des femmes présente une kératine différente de celle des hommes.

        • 6 Juin 2017 à 20h09

          saintex dit

          Soldat Catilina, gaaaaaaaar davous ! Présenteeeeeeez arrrm !
          Et ben pourquoi la kératine des cheveux des femmes ne serait-elle pas différente de celle des hommes ?
          Et quel est le rapport avec le terrorisme quand Franck Provost dit la même chose sans que personne ne déclare la République en danger ?
          Toute la communauté, vous êtes sur(e) ?

      • 6 Juin 2017 à 21h08

        Don QuiRote dit

        Si l’on ôte le voile avec lequel l’auteur de ce billet et ses semblables ont coutume de couvrir courtoisement leur ressentiment envers les peuplades mauresques, c’est votre questionnement, tout en plainte et lamentation, invitant à rompre le cou des sarrazins, qui apparaît en sa sordide cruauté.
        Je vous en conjure, tous, ne vous mêlez pas de dresser les uns contre les autres, ruinant ainsi, par votre empressement belliqueux, l’harmonie véritable espérée, au sein de ce royaume, par tous les gentilhommes et gentes dames qui le constituent.

        • 6 Juin 2017 à 23h18

          saintex dit

          Vous trouvez que les Pakistanais ont l’air mauresques ?

      • 6 Juin 2017 à 21h31

        i-diogene dit

        Bacracra,

        .. Pour l’ instant, c’es TOI qui véhicule ta haine islamophobe..!^^

        • 6 Juin 2017 à 21h51

          durru dit

          La phobie, pauvre imbécile, est une peur pas une haine.

        • 6 Juin 2017 à 23h28

          Renaud42 dit

          Il peut exister une haine islamophobe comme par exemple vous pouvez ou ne pas avoir la haine des araignées si vous êtes arachnophobe. Mais c’est le mot islamophobie qui est absurde par les temps qui courent puisque la phobie est une peur irraisonnée, injustifiée.

        • 7 Juin 2017 à 1h57

          i-diogene dit

          Renaud,

          Qui te dit que l’islamophobie est une peur raisonnée..?

          Crois-tu vraiment qu’un milliard et demi de musulmans sont dangereux et haineux..?

          Crois-tu vraiment que 6 millions de musulmans français sont terroristes en puissance..?

          C’est bien une peur fantasmée donc irrationnelle.. Donc une phobie..!^^

          Durru,

          - Un chien agressif est un chien qui a peur..!^^

        • 7 Juin 2017 à 3h44

          Renaud42 dit

          I-diogene, pour raisonner aussi absurdement je pense que vous avez refoulé tout ce qu’il y avait de vivant en vous, notamment la peur et la haine. Mais quand la peur et la haine sont refoulés, non seulement vous ne connaissez plus le courage et l’amour mais surtout vous devenez quelqu’un que le retour du refoulé pourra submerger d’un moment à l’autre dans un déferlement de peur et de haine. Ce n’est pas parce que ce fonctionnement zombie est majoritaire qu’il est bon.

        • 7 Juin 2017 à 4h04

          Perlimpinpin dit

          Un chien agressif peut aussi être un chien alpha qui teste les limites de sa dominance, ou qui défend son territoire. Mais ça ne m’étonne plus de vous, vous ne voyez jamais qu’une face de la pièce…ça doit être amusant de jouer à pile ou face contre vous!

          L’islamophobie se justifie, mais vous faites exprès de viser à côté. Les gens n’ont pas peur que tous les musulmans soient des jihadistes terroristes. Ils ont juste peur d’une réalité, celle du nombre, car dans un pays à majorité musulmane, la religion devient politique et on y vit à la musulmane (et pas à la locale, mais bien à la musulmane, culture plus proche des pays arabes et ne me prenez pas au mot il y a même des Sultans malaisiens qui s’en plaignaient d’y perdre leur culture derrière une arabisation du langage et des mœurs.)

          Le terrorisme, c’est vous qui l’instrumentalisez comme épouvantail. La vraie menace, que la majorité de ces ignobles islamophobes perçoivent quand même, c’est la place toujours plus prépondérante de l’Islam (et de la communauté “musulmane” et pas simplement arabe) dans le discours publique. Et quand on connaît les positions de la majorité des musulmans sur les gays, la majorité sexuelle, le viol et tutti quanti, oui il y a des raisons de craindre un retour en arrière social, quand les langues se délieront.
          Vous croyez peut-être que rien ne changera, c’est votre espérance. Je crois l’inverse, mais comme une bombe semble inerte à T moins 1 seconde et puis tout change la sec suivante, on verra au moment T… Je souhaite que ça fasse Pssshit, mais je n’y crois plus. Quelque soit le système, les radicaux sont toujours les moteurs du discours politique. Çà nous promet de belles décennies devant nous.

          Enfin vous comme moi étant loin de tout ça, c’est un peu facile de faire les moralisateurs, n’est-ce pas ? C’est pour ça que je m’abstiens, là où vous semblez vous obstiner. Le Cambodge est-il si désert d’activité que ça ?

    • 6 Juin 2017 à 16h51

      Hannibal-lecteur dit

      L’auteur est un fana de l’État-providence dont la mission est guider le peuple et redistribuer les richesses.
      Guider le peuple : l’auteur n’a pas rencontré dans l’histoire cette race de guides apparemment ? Quelle horreur! Le prélude à tous les dangers.
      Redistribuer les richesses? …une fois de plus, en comptant sur autrui pour les créer. Quelle misère intellectuelle! Et ce n’est pas redistribuer qui est bon, c’est en permettre l’accès, ce qui est bien différent.
      Toute la pauvreté de l’idéologie de gauche résumée en deux mots .

      • 6 Juin 2017 à 17h32

        saintex dit

        “L’auteur est un fana de l’État-providence”.
        C’est écrit où ?

        • 6 Juin 2017 à 19h23

          Hannibal-lecteur dit

          Hé bé, il semble que je m’ai laissé emporter par une bouffée de révolte après une lecture trop rapide! L’auteur ne prend pas parti mais sur mon élan je lui ai attibué ce qu’il attribue à la gauche, merci saintex…mais j’arrive pas à bien déterminer s’il est pour ou contre, même si c’est pas le sujet…

        • 6 Juin 2017 à 20h03

          saintex dit

          S’il est pour, il est un peu maso d’en mettre l’incohérence en lumière. Sinon quand même, il aurait le droit. )))

      • 6 Juin 2017 à 17h48

        i-diogene dit

        … Essai loupé..!

        Macron, n’ incarne sûrement pas l’ esprit ‘une gauche à l’ américaine..

        Si quelqu’un a bien compris que les postures idéologiques de gauche OU de droite sont contre-productives, c’ est bien lui..: Et de gauche, ET de droite..!^^

        .. Pour distribuer des richesses, il faut avant toute chose créer des richesses..

        Or, pour créer des richesses, il faut déjà faciliter la création d’ entreprises nouvelles, faciliter les flux d’ énergies et monétaires, promouvoir et protéger la mobilité.

        Le monde va vite: certains emplois ne seront plus jamais rentables en France, donc c’est la course à l’innovation, les emplois nouveaux, la formation professionnelle..

        Le problème est donc de réindustrialiser les zones désertées plus vite qu’elles ne se désindustrialisent..

        Or, les zones du nord, de l’ Est et du Sud de la France sont particulièrement bien placées, géographiquement, pour implanter de nouvelles usines…

        .. Sauf que le syndicalisme y est particulièrement actif et que cela constitue un repoussoir puissant pour les créateurs d’ entreprises..!^^

        • 6 Juin 2017 à 23h50

          Warboi dit

          Absolument !
          Pour redistribuer il faut d’abord créer de la richesse. Quand on a compris ça, le reste suit tout seul.

        • 7 Juin 2017 à 0h24

          durru dit

          Il reste toutefois à comprendre à qui on redistribue.

        • 7 Juin 2017 à 9h34

          saintex dit

          )))))))))))) Ah oui durru, c’est bien la pierre d’achoppement. Pourtant la question n’est pas vraiment posée et la réponse est en pleine lumière. Ce qui n’empêche pas une bonne partie de la population de penser qu’elle bénéficiera de la bonne soupe. Plus encore, ce que je trouve ahurissant c’est que ces mêmes gens persuadés d’y trouver leur compte, le sont autant d’avoir gagné-contre-les-pauvres-cloches qu’ils abreuvent de condescendance. Or l’horizon présenté est bien le même pour 95% des Français occupants de l’open-space France.

        • 7 Juin 2017 à 13h48

          durru dit

          Eh oui Saintex, comme d’habitude, ce sont les évidences qui sont les plus difficiles à voir pour nos zoizos…