Montebourg : la démondialisation heureuse ? | Causeur

Montebourg : la démondialisation heureuse ?

Heurts et malheurs du libre-échange

Auteur

Daoud Boughezala

Daoud Boughezala
est rédacteur en chef de Causeur.

Publié le 31 mai 2011 / Politique

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photo : Webstern Socialiste

Votez pour la démondialisation ! clame Arnaud Montebourg dans son petit livre-programme vendu deux euros1. Avec la bénédiction d’Emmanuel Todd, qui signe la préface, le candidat aux primaires socialiste y développe l’axe central de sa campagne : la démondialisation. Empruntée au penseur philippin Walden Bello, l’expression fait déjà frémir dans certaines chaumières bien loties. Ce programme d’action volontariste entraînerait une révolution copernicienne dans les rapports Nord-Sud mais aussi dans la vie quotidienne des millions de Français incités à consommer et produire tricolore.

Pour prendre la mesure du bouleversement que représenterait un tel changement de cap, il faut citer Bello in extenso : « les décisions économiques stratégiques ne peuvent être laissées au marché ni aux technocrates. Toutes les questions vitales (…) doivent au contraire faire l’objet de débats et de choix démocratiques. Le régime de la propriété doit évoluer pour devenir une « économie mixte » intégrant coopératives et entreprises privées et publiques mais excluant les groupes multinationaux. Les institutions mondiales centralisées comme le FMI ou la Banque mondiale doivent céder la place à des institutions régionales bâties non sur l’économie de marché et la mobilité des capitaux, mais sur des principes de coopération ».

Une juste critique du libre-échange

Sur plusieurs dizaines de pages, Montebourg plaide donc pour un protectionnisme vert apte à enrayer la spirale de délocalisations qui gagne jusqu’aux pays émergents. En multipliant les exemples de drames humains, le député de Saône-et-Loire s’attarde longuement sur le sort des employés précaires allemands payés trois francs six sous puis analyse la concurrence déloyale que se livrent l’Est et l’Ouest de la Chine, dont les salaires inégaux entraînent des délocalisations régionales en série. Partout, le même constat s’impose : comme la concurrence pure et parfaite, le libre-échange intégral est une chimère. Une utopie libérale dont l’application dogmatique profite aux seules élites mondialisées, qui, d’après les sondages, forment d’ailleurs le dernier bastion des défenseurs de la mondialisation. Montebourg résume d’une phrase choc la logique mortifère du moins-disant social : « Le cycle fou de la mondialisation est un puits sans fond, une machine déréglée dont le carburant est de trouver sans cesse des plus pauvres et des plus dociles. » Ajoutons que les délocalisations ont un coût écologique colossal, ne serait-ce qu’à travers les flux de marchandises, donc les transports, qu’elles engendrent.

Pour réinventer notre modèle de développement et de croissance, Arnaud Montebourg soutient un « socialisme de transformation » inspiré des analyses de Walden Bello. Autrement dit, à des années lumières des vieilles lunes sociale-démocrates consistant à redistribuer des recettes que l’on ne perçoit plus à cause de la désindustrialisation rampante. Loin également du socialisme d’ajustement qui constitue le modèle dominant des gauches européennes, incapables de proposer une réelle alternative à l’économie mondiale de marché.

Parmi les pages les plus convaincantes du micro-essai, celles qui sont consacrées à la bonne vieille loi marxienne de la baisse tendancielle du taux de profit nous rappellent les limites inhérentes au capitalisme.
Irrésistiblement, les patrons de multinationales se heurtent à une concurrence exacerbée qui leur fait repousser les limites géographiques de leurs zones de production. D’où ce paradoxe digne d’Ubu roi : en déménageant des usines entières, les grandes entreprises françaises fabriquent des chômeurs en série, asséchant ainsi la demande intérieure française, ce qui les contraint à aller chercher des consommateurs ailleurs. Ces grands groupes doivent alors favoriser l’émergence d’une classe aisée dans les pays du Tiers-Monde tout en paupérisant au maximum les travailleurs qui leur servent de main d’œuvre servile. Par une logique centrifuge, l’appauvrissement de la force de travail contredit en effet le besoin de débouchés des firmes de produits manufacturés. In fine, le système court donc à sa perte.

Quid du protectionnisme européen ?

Les critiques d’Arnaud Montebourg sont donc très convaincantes. Ceci dit, le démontage en règle du libre-échange ne suffit pas à construire un projet.

La solution qu’il propose peut sembler paradoxale dès lors qu’elle s’inscrit dans les cadres actuels de la mondialisation. Au prix d’une ruse de la raison, Montebourg suggère d’invoquer la nécessité écologique et le bien-être des peuples pour faire jouer les clauses de sauvegarde de l’OMC et légitimer l’établissement de barrières commerciales continentales.

Ce hold-up démondialiste illustre le point d’achoppement du réformisme: comment prétendre changer les règles d’un système sclérosé sans le faire exploser ? De la même manière, si l’auteur reconnaît le rôle délétère joué par une Allemagne accrochée à l’euro fort pour doper ses exportations en Europe, il ne voit pas la crise monétaire qui vient. Tout juste regrette-t-il le « pilotage automatique » de la monnaie unique. Montebourg ne remet jamais explicitement en cause l’indépendance de la Banque Centrale Européenne. La responsabilité des gouvernements européens coupables d’une surévaluation de l’euro par rapport au dollar et au yuan n’est pas évoquée, pas plus que ses effets dramatiques sur l’industrie française. Comme la plupart des hiérarques socialistes, Montebourg risque de se réveiller groggy lors de la prochaine crise (espagnole) de l’euro qui pourrait bien signer son acte de décès monétaire.

Le projet de protectionnisme européen bute surtout sur l’obstacle allemand. Depuis dix ans, Berlin a comprimé ses coûts du travail tout en imposant un euro-mark surcoté qui profite à la compétitivité de ses entreprises, lesquelles exportent à plus de 60% dans la zone euro. Certes, à la suite de Chevènement, Montebourg démontre que l’Allemagne aurait à long terme tout intérêt à arrêter d’asphyxier ses partenaires européens, sans quoi elle ne trouvera plus de débouchés pour ses produits vendus et achetés en euros.

Mais à moins d’envoyer nos chars Leclerc à Baden-Baden, on voit mal comment nous pourrons faire le bien de l’Allemagne – et le nôtre au passage – malgré elle. Faute de perspective révolutionnaire crédible, le pré-candidat socialiste se raccroche sans trop y croire à l’illusion d’un intérêt général européen.

Vers un plan B national ?

Peut-être Montebourg a-t-il une autre idée en tête. En cas de désaccord persistant entre une France avide de réindustrialisation, des institutions internationales sourdes et des partenaires européens autistes, serait-il prêt à adopter le protectionnisme national auquel il se déclare clairement hostile ? Cette idée, qui n’est pas l’apanage de Marine Le Pen – dont les conseillers ont dû lire Jacques Sapir – n’est pas à balayer d’un revers de main.

Quand on lit Montebourg entre les lignes, on peut penser qu’il n’en est pas si loin. Ainsi, lorsque l’apôtre de la démondialisation rend hommage au Buy American Act par lequel les USA « empêchent toute entreprise qui n’est pas installée aux Etats-Unis, et n’emploie pas des Américains » d’accéder aux marchés publics2, il fait un pas en direction d’un patriotisme économique bien senti : « Scandale ? Non. Intérêt légitime d’une nation » (sic !).

Reste à espérer qu’Arnaud Montebourg, s’il accède un jour à l’Elysée, n’oubliera pas les idées iconoclastes qu’il défend aujourd’hui, autrement dit qu’il sera capable de dire niet aux multinationales et aux grandes institutions financières. Si besoin, en paraphrasant Vincent Auriol : « Les banques, je les ferme. Les banquiers, je les enferme ! ».

  1. Arnaud Montebourg, Votez pour la démondialisation !, Flammarion 2011
  2. Cette disposition contraint même les entreprises américaines bénéficiaires de subventions publiques à privilégier des fournisseurs nationaux. Une preuve de plus que les Etats-Unis, comme bien d’autres protectionnistes honteux, restent des libre-échangistes croyants mais non pratiquants

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    • 3 Juin 2011 à 13h25

      eclair dit

      Ce que roduit les USA et qui correspond à 20 %-25% des exportations mondiales est fabriqué par 10 millions de personnes.
      La chine produit quasiement pareil 20-25% des marchandises echangées avec 100 millions de personnes.

      La difference vient principalement du fait qu’en occident les processus sont automatisés au maximum.

      De qui doit faire grosso modo qu’une personne en occident il faut entre 5 et 10 personnes pour la remplacer en chine.

      Ensuite j’avais entendu un reportage très interssant sur une societé de jouet qui avait delocalisé au vietnam.
      En europe la pièce lui revenait à 0,85 centimes d’euros.
      et au vietnam à 0,6 centimes d’euros.
      Derrière il faut voir ce que cela implique, cadence de forçat. Normes environnementales inexistante. et pollution des sites et de l’atmosphere et de l’eau. On a vu avec la radioctivité en 1 semaine même diluée elle est arrivée du japon en france. alors croire que c’est pas la même chose pour la pollution!!
      Plus transport sur de longues distances des matières première et des marchandises fabriquées impliquant une consommation accrue d’énergie pour le transport.
      Je rappelerais qu’on est à la fin du pétrole. AVec le temps les produits venant de chine seront plus cher. Des indiustries relocalisent en europe justement à cause de ça. LA mondialisation telle qu’on l’a connue vas finir.

      Ensuite il n’y a quasiment aucun droit de douane. Ce qui fait qu’on ne peux pas payer assez de douaniers pour controler toutes les archandises seul 1 à 5% des marchandises sont controlés. Augmenter les droits de douane permettra de lutter contre les trafics.

      Et vous parlez de la hausse des produits finaux. QUand le textile a été ouvert aux produits chinois est ce que les prix ont baissé? non.
      En plus en france les prix sont plus elevés qu’en allemagne ou aux pays bas. Ce qui sgnifie que les marges sont plus importantes. Les comerçants pourraient pas rogner sur leurs marges?

      Actuellement voyez l’état de la grece du portugal et de l’espagne. Comment voules vous qu’ils remboursent leur dette s’ils ne produisent plus rien et ne font plus que consommer.

      Dans les années 50-60 l’écart de salaire entre un pays pauvre et l’occident était lus faible qu’aujour’hui.

      A terme il y aura hausse du prix des marchandises mais c’est une bonne chose cela permettras de réequilibrer les échanges commerciaux.

    • 3 Juin 2011 à 13h00

      livia dit

      12 h 54
      Adressé à Pirate.Of cause !

    • 1 Juin 2011 à 15h35

      Marie dit

      @Commines
      Je n’ose pas depuis que j’ai appris qu’un gars a commis un bouquin sur le racisme au travers des Stroumpf!

    • 1 Juin 2011 à 11h14

      mb dit

      Projet plutôt intéressant mais qui présente l’inconvénient notoire d’être présenté par Montebourg…

    • 1 Juin 2011 à 8h03

      commines dit

      Qui peut dire à Montebourg que “Astérix le gaulois” est une fiction!

      • 2 Juin 2011 à 1h17

        pirate dit

        Le problème voyez c’est que depuis que les français ont été les premiers à couper la tête à leur roi, abolissant un système au milieu d’une europe monarchiste, tous les hommes politiques, généralement de gauche, rêvent de renouveler l’exploit : nous contre le reste du monde, nous ouvrant la voie roya… euh républicaine et démocratique et devenir un exemple pour des générations à venir et des peuples en devenir. Le complexe du révolutionnaire j’appel ça. Et c’est une maladie très française. Du coup quand c’est de foutus bougnoules qui s’y collent, les imitateurs de la Bastille sont vexés.

        • 3 Juin 2011 à 12h54

          livia dit

          A bon il y a des régicides chez ceux que vous citez ? à par nous ?
          Je suis prete à reconnaitre mon ignorance si vous avez des faits à nous relater.

        • 3 Juin 2011 à 13h20

          Pierre Jolibert dit

          Aussi la véritable révolution consisterait-elle à faire entrer dans le crâne des Français qu’ils n’ont pas été les premiers en Europe à couper la tête de leur roi, encore moins à l’assassiner ou à le chasser, qu’ils sont bien les seuls à croire le contraire, et que l’une de leurs spécificités, qu’ils auraient mieux fait de garder, consiste précisément dans le long maintien chez eux de rois à peu près solides, si l’on excepte la douloureuse fin des Valois. Ce que vous appelez “complexe du révolutionnaire” est-elle une sous-section du narcissisme ?

    • 31 Mai 2011 à 18h41

      Marie dit

      Ce qui va faire problème en Allemagne c’est la sortie du nucléaire. Plusieurs analystes dont deux en Suède pronostiquent de sérieuses difficultés pour le pays
      “L’Allemagne est la troisième plus grande nation du monde industriel et a de nouveau pris ces dernières années le rôle de locomotive économique européenne. La décision de déclassement des installations nucléaires arrive à un moment où l’industrie allemande depuis longtemps averti que un règlement plus rapide peut conduire à des pénuries d’énergie, qui menacent l’industrie du pays et l’économie” dont nous ferons aussi les frais en UE

    • 31 Mai 2011 à 18h37

      Marie dit

      @Tony Truand
      “Mais je doute qu’une augmentation générale du prix des produits manufacturés – résultat inévitable d’un retour au protectionnisme – soit accueillie avec enthousiasme dans toutes les couches de la société” c’est ce que je m’acharne à clamer sur tous les tons!
      et pour le rest de votre commentaire je plussoie!

    • 31 Mai 2011 à 18h10

      Tony Truand dit

      Saul, votre “barbarie libérale” me fait penser que vous oubliez – à moins que vous n’en soyez simplement pas conscient – que, sur un plan strictement matériel au moins, nous vivons infiniment mieux qu’il y a cinquante, trente ou même vingt ans. Y compris la classe moyenne. Y compris la plupart des prolos de base, si ça existe encore.
      Je pourrais vous fournir une liste longue comme le bras de biens qui sont, actuellement, plus accessibles et/ou de meilleure qualité que par le passé. Je me contenterai de vous rappeler que, depuis les années 50, la part du budget des ménages consacrée à la boustifaille n’a fait que diminuer. Ce qui est un indicateur très sûr de l’amélioration du niveau de vie général.
      Ceci dit, je ne prétend pas la thèse de Montebourg sans intérêt; et perso, ça ne me dérangerais pas, si c’est pour retrouver le plein-emploi, de payer mes fringues ou un lecteur dvd deux fois le prix actuel. Ca ne me dérangerais pas, parce  que le pognon ne me fait pas défaut. Mais je doute qu’une augmentation générale du prix des produits manufacturés – résultat inévitable d’un retour au protectionnisme – soit accueillie avec enthousiasme dans toutes les couches de la société.

      • 31 Mai 2011 à 19h46

        Saul dit

        en ce qui concerne nos pays, oui très certainement, et sur un plan materiel. (encore que, je cite souvent cet exemple, il était inconcevable auparavant que quelqu’un qui ait un salaire soit dans le même temps SDF), pour le tiers monde j’ai plus qu’un doute (la famine reprend, et la baisse significative de ces dernières decennies est avant tout une moyenne et concerne principalement la Chine et l’Inde, donc trompe l’oeil, il faudrait surtout comparer le ratio richesse produite/pauvreté, et là je ne suis pas vraiment sur que ce soit à l’avantage de notre époque….)

        car moralement, psychologiquement, je pense plutôt que non, cette barbarie libérale a tellement poussé le pragmatisme à ses limites qu’elle en a érigé le cynisme comme valeur…c’est une énorme régression

        je ne suis pas sur qu’ils étaient moins heureux dans les années 50 qu’aujourd’hui, ou plus dingues : je suis effaré par l’augmentation du nombre de branques que l’on peut voir au fur et à mesure que le temps passe, le nombre de gens pétant un cable…rien que ça montre que ce modèle societal n’est pas bon pour l’Homme.

        et puis cette horreur que l’Homme doit être au service de l’économie, et non plus l’inverse, (même si les liberaux s’en défendent, la réalité les contredit méchamment)

        bref une société qui place l’économie au dessus de l’humain, qui jette la plupart des valeurs élevant l’homme aux orties pour juste garder et favoriser les pires travers humains et qui en arrive à faire dévisser psychologiquement de plus en plus de ses membres, cette société est bien un modèle de barbarie

      • 1 Juin 2011 à 20h45

        Tony Truand dit

        La Chine et L’Inde, ça fait plus de deux milliards d’individus. Ce qui n’est pas, vous en conviendrez, négligeable. Et donc, parler de “trompe-l’oeil” me paraît quelque peu discutable.
        Pour le reste, même si les dérives que vous dénoncez sont bien réelles, j’aurais tendance à penser que le libéralisme, comme la démocratie, est le “pire système à l’exception de tous les autres”. Je ne l’aime pas, mais pour le moment, on n’a rien de mieux en stock.

        • 2 Juin 2011 à 13h21

          Saul dit

          ça dépend ce que l’on entend par “liberalisme”
          toutes ces avancées dont nous profitons sont dues au capitalisme.
          que je différencie totalement du libéralisme, celui ci n’étant qu’un dérivé, et osons le dire, une hérésie.
          je m’explique : les libéraux ont une position schyzophrénique et disons le sont totalement déresponsabilisés, ils fustigent l’étatisme tel qu’il avait lieu durant les 30 glorieuses, ou rappelons le la plupart des avancées trouvent leur origine et dont le système économique n’en était pas moins totalement capitaliste, lui mettent sur le dos tout les échecs de leur idéologie criminelle (pour faire rager Kaplan ;-), et dans le même temps s’arrogent leur réalisations…. le système libéral tel quel n’a été appliqué réellement que depuis une trentaine d’années….ce qui correspond totalement à notre déclin et notre régression…

      • 2 Juin 2011 à 13h55

        Tony Truand dit

        Vu comme ça, nous sommes à peu près d’accord. “A peu près”, car la dérégulation à tout va aura eu le mérite de faire baisser les prix de beaucoup de produits, et donc d’augmenter mon niveau de vie de gros sybarite égoïste. Mais d’accord quand même, parce qu’elle est source d’effets pervers innombrables; entre autres, celui de nous transformer peu à peu en machines à consommer des conneries.

    • 31 Mai 2011 à 17h53

      isa dit

      Surtout que Montebourg a TOUJOURS tout oublié ses promesses.

      Ce personnage est le reflet même de “lacritique est aisée, mais l’art est difficile”.

    • 31 Mai 2011 à 17h33

      Saul dit

      bravo !
      ça c’est du démontage en règle. critique de la barbarie libérale plus que pertinente.
      et les contradictions de Montebourg sont clairement exposées

      Reste à espérer qu’Arnaud Montebourg, s’il accède un jour à l’Elysée, n’oubliera pas les idées iconoclastes qu’il défend aujourd’hui, autrement dit qu’il sera capable de dire niet aux multinationales et aux grandes institutions financières.

      bon là faut pas rêver, n’oublions pas que Montebourg est un socialiste, et donc un traitre en puissance..c’est dans leurs gênes…