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Molière et les rappeurs

Rohff, roi de la vantardise, chouchou des médias

Publié le 16 décembre 2008 à 18:00 dans Société

La notice d’emballage (communément appelée chapeau) concoctée par Libé pour vendre son portrait en dernière page nous apprend “qu’à 31 ans le rappeur de Vitry d’origine comorienne affiche une credibility street de mec à la redresse”. Sur la photo, affalé contre un dossier de chaise, casquette sur les yeux, regard dans le vague, le “mec à la redresse” semble plutôt du genre à la ramasse. Son nom d’artiste c’est Rohff, ce qui signifie, révèle Le Parisien “Rimeur Offensif Honorant le Fond et la Forme”. Il peut sembler étrange pour un amoureux de la langue de choisir un pseudo qui évoque un aboiement, mais bon. À moi, il me donne l’impression d’offenser plus qu’il n’honore, mais ce ne sont peut-être que des préjugés. Dans Libé, on apprend aussi que Housni Mkouboi est “roi de l’ego-trip (art de se vanter), de la punch-line (phrase choc) et de la vanne très beauf”. Un triathlète de la connerie en somme.

Stéphanie Binet qui signe ce portrait est très au fait des bagarres, explications musclées et rivalités haineuses qui semblent être l’ordinaire du monde merveilleux du rap. Et elle choisit son camp : ce pauvre garçon, nous dit-elle, a été victime d’une “campagne de diffamation sur dailymotion et dans les DVD-magazines spécialisés, “la presse people du rap”, comme les appelle son manager”. Parce que toutes ces embrouilles filmées par leurs protagonistes sont suivies et commentées avec passion par pas mal de monde. En fouinant un peu, vous découvrirez donc que Rohff et son frère appartiennent à des bandes ennemies et se sont pris la tête, ce qui a conduit le premier à la case prison et fait pleurer leur mère, tous les épisodes ayant fait l’objet d’interminables confessions postées sur dailymotion. Vous l’avez compris, Rohff cause d’abord à la racaille, avec ce mélange d’auto-complaisance victimaire, d’épate-bourgeois et de morale à trois balles qui constitue le fond de sauce du rap français ; il cause aussi à son fiston (dans le milieu, la paternité se porte très bien). À en juger par son succès dans la presse convenable, un bel avenir l’attend dans les beaux quartiers.

Car ce ne sont pas ses exploits nocturnes qui valent à Rohff sa semaine de célébrité. Enfin pas seulement. Rohff est en promo. Une demi-page dans Le Parisien, la dernière page de Libé. On attend Les Inrocks et Télérama avec impatience et surtout, on espère que les amis de Marc Cohen au service culture du Figaro offriront ce frisson canaille à leurs lecteurs. Partiellement composé à Fresnes – d’où il est sorti le temps d’un concert –, Le code de l’horreur a ce léger fumet de subversion qui les enchantera. À côté du genre bon garçon, dont le meilleur représentant est Abd el Malik, qui a également eu droit à une promo d’enfer, le genre artiste-voyou est très prisé ces temps-ci. Et dans cette catégorie, le Rohff, il a l’air difficile à battre. Avant d’atterrir à Fresnes pour cause de baston fraternelle, il avait écopé en 2002 de quinze mois avec sursis “pour avoir mis en joue des jeunes qui le testaient à la sortie d’une boîte de nuit d’Ivry”, apprend-on encore dans Libé – curieux, ce testing à la sortie d’une boite de nuit, l’aurait-on empêché de quitter la boite parce qu’il est noir ? Il est, parait-il “en phase avec la société”. “Tellement en phase, que parfois, ça lui joue des tours à ce rappeur qui a grandi dans les mêmes quartiers de banlieue sud que des grands noms de la voyoucratie, écrit encore la délicieuse Binet. Ses accointances géographiques font fantasmer ses fans, tout comme ceux qui jalousent ses disques de platine.” En clair, ça semble vouloir dire qu’il est pote avec tous les truands de son coin, mais corrigez-moi si je me trompe. Quoi qu’il en soit, le gros vendeur est un bon client.

Je les vois venir tous ceux qui ne fonctionnent qu’au faciès. Le petit Comorien, pour vous, c’est forcément un imbécile. Eh bien, sachez qu’il en a dans le citron. Arrivé en France à l’âge de sept ans, il en a bavé pour apprendre le français, s’est retrouvé dans une voie de garage après avoir été “désorienté” et compte prendre des cours par correspondance pour passer son bac. “Je veux tout simplement me cultiver”, dit-il, modeste. On se demande si c’est vraiment nécessaire puisque, selon lui, “les rappeurs aujourd’hui, écrivent mieux que Molière”. Faut-il le préciser, cette déclaration ne semble pas avoir fait sursauter le journaliste qui a jugé judicieux d’en faire le titre de son article. Plus fort que Molière, c’est bon ça. Un doute me saisit : et si j’étais en train de passer à côté de Molière, aveuglée par d’antiques préjugés ? Mieux vaut examiner sur pièces puisque les paroles de La grande classe, chanson-phare de l’album, sont disponibles sur Internet ; prenons deux vers au hasard : “J’ai pas changé, fuck ceux qui m’aiment pas. J’baisse pas mon froc mais le remonte jusqu’aux pecs comme Papa Wemba.” Quelle langue en effet, riche et poétique, imagée et colorée. Oui, c’est clair, un nouveau Molière est né. Un Molière noir. Un mois après l’élection d’Obama, il était temps.


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  • 31 December 2008 à 14h57

    Betty Ofory dit

    Ah ! Great Pretender !
    C’est trop gentil de ta part de donner à Madame Lévy l’occasion de comprendre par elle-même ce qu’est le rap. Baloji, que tu cites, est tout simplement excellent, et nombreux sont ceux qui pourraient lui envier son talent d’écriture et de composition (même Eric Zemmour). Je suis ravie que tu en aies fait la promotion et ne peut que recommander aux forumeurs ici présents de se précipiter pour acheter son album Hotel Impala.

    Certains contributeurs ont remarqué que Madame Lévy critique un artiste de hip hop (fort discutable au demeurant) en dissertant non pas sur cet artiste, mais sur un article qui évoque cet artiste ! Le degré zéro de la démarche journalistique, en somme. Madame Lévy a t’elle au moins écouté Rohff?

    J’ai vu qu’Eric Zemmour, l’inénarrable trublion du PAF, qualifie le rap de musique d’analphabètes.

    http://www.lepost.fr/article/2008/12/24/1366039_zemmour-le-rap-est-une-sous-culture-d-analphabete.html

    Comme c’est une musique d’origine noire américaine, on comprend immédiatement les raccourcis piteux qu’Eric Zemmour impose à ses neurones. Ce sont sans doute les mêmes raccourcis qui le font s’autoproclamer “écrivain” et “défenseur de la grande littérature française”. “noir” et “américain”, deux adjectifs qui, juxtaposés, font buguer les synapses fatigués du petit Eric?

    L’histoire du rap ne commence même pas avec les Last Poets (la référence est cependant excellente et Patrick l’a fort bien rappelée), mais se situe dans la continuité de la musique noire américaine, qui prend ses sources dans les champs de coton au 19ème siècle, et avant cela, en Afrique. Si cela ce n’est pas de la culture, je veux bien retourner d’où je viens (loin de chez Monsieur Zemmour)

  • 31 December 2008 à 12h34

    jean-mamhoud dit

    CQFD: comme d’hab’, une chronique de parti-pris bâclée sans intérêt, critiquant juste ses pov’ collègues journaleux…
    ok,rohff c’est pas votre came maâme lévy, c’est clair… alors pourquoi perdre votre temps à tirer à la ligne? pourquoi ne pas nous faire découvrir un artiste digne de vos goûts et de votre immense culture? non, non, pas forcément noir, rassurez-vous.
    en outre, les relents de votre observation “dans le milieu, la paternité se porte très bien” ne vous honorent guère…

  • 31 December 2008 à 2h33

    Yael dit

    Excellent.

    S’appuyer sur un article et le commenter, merci on avait besoin de votre explication de texte.

    Pourquoi ne pas écouter l’œuvre et la critiquer plutôt que faire la critique d’une critique.
    Seriez-vous en manque d’inspiration ? Ou jalousez vous un poste à Libé ?

    Nous somme en droit de nous poser la question.

    La critique d’un article ne fait pas de ces quelques ligne un article, de la récup, du réchauffé non ? un crachoir …mieux déjà on se rapproche.

    Je ne vous demanderais pas d’être objectif mais consultez le concerné est le minimum du travail de “journalisme” si l’on peux vous attribuer ce titre.

    Yael
    de savigny sur orge

  • 29 December 2008 à 11h53

    ma non troupeau dit

    erreur historique
    Je crois que j’ai trouvé pourquoi on l’appelle le nouveau Molière :c’est parce que, comme paraît il le vrai Molière, c’est en réalité Corneille (autre chanteur compositeur) qui a écrit ses textes! Voir l’ouvrage de Franck Ferrand à ce sujet.
    En définitive, une simple erreur historique (ainsi qu’ une horreur hystérique à mon sens) explique ce qualificatif

  • 29 December 2008 à 2h03

    abdel dit

    affligeant ce que vous dites sur rohff

    je suis persuadez que vous avez ecris cet article a la va vite sans avoir ecouter bon nombre de ses morceaux de cet album ou d’autres

    serieusement je ne comprends pas ce decalage .

  • 28 December 2008 à 15h43

    Adrien dit

    @Patrick
    “Peut-il (ndlr:le rap) encore sortir de son mode de représentation particulièrement déplaisant (automobiles rutilantes, bagouses façon mac, filles à croupes ondulantes, mines patibulaires…) .?”

    Non Patrick, il ne le peut pas, parceque ce mode d’expression “sui generis” ne peut-être sécrété que par ce genre de personnage dont vous omettez généreusement certaines caractéristiques bien particulières.

  • 28 December 2008 à 12h26

    Patrick dit

    La question est : existe-t-il un rap français, américain de bonne qualité ? Ce genre n’en est-il pas réduit, aujourd’hui, à tourner autour de la caricature qu’il a lui-même produite depuis une vingtaine d’années. Peut-il encore sortir de son mode de représentation particulièrement déplaisant (automobiles rutilantes, bagouses façon mac, filles à croupes ondulantes, mines patibulaires…) .?
    Peut-il encore imaginer un univers délesté de ses fantasmes rudimentaires, pour créer un monde complexe, apaisé ou colérique, entièrement renouvelé et débarassé de ses encombrants et aliénants accessoires ?
    La référence aux “Last poets” est amplement justifiée, nécessaire, fondatrice. Dernier groupe de rap revendicatif, politisé, superbement inspiré, The L. P. furent beaucoup plus percutants contre le “système”, que les revendications de gangsters bodybuildés.
    “Niggers are scared of revolution !”

  • 27 December 2008 à 22h34

    Justin dit

    Ils y en a certains sur ce forum qui aiment le rap et critiquent Benabar et Delerm. En fait ils ont à moitié tort, tort pour le rap parceque vraiment faut pas exagérer, mais pas pour les deux lascars ci dessus cités qui eux font aussi du rap mais en sourdine.

  • 27 December 2008 à 18h21

    Zoulou dit

    “J’ai pas changé, fuck ceux qui m’aiment pas. J’baisse pas mon froc mais le remonte jusqu’aux pecs comme Papa Wemba.”

    Heureusement que Rohff, le rappeur, se le remonte jusqu’au pecs, parceque d’habitude c’est plutôt au niveau des roubignoles qu’ils le remontent avec balancements zobscènes du bassin en plantant les mains dans le vide. C’est vraiment dur à comprendre cette symbolique.
    Le Rap ? Mais c’est la négation de toute culture musicale. Comprend même pas qu’on puisse faire de la pub à ces mecs là.
    Tiens, un truc marrant, baladez vous à Paris, c’est fou le nombre de bagnoles qui passent avec les tôles vibrantes au son de rythmes venus d’ailleurs et de voir le type se balancer comme un débile. Et quand il bondit de sa caisse à toute berzingue à moitié cinoqué pour déposer un truc, on dirait qu’il sort des coulisses de l’Odyssée de l’Espèce. Et le plus marrant c’est que c’est pas forcément un mec de banlieue avec un faciès de discrimination positive, non, ça peut-être un mec d’allure presque normale. Oh ! le lavage, ou c’est qu’on va ! Qu’est ce qu’on a fait à notre jeunesse.

  • 27 December 2008 à 0h10

    The Great Pretender dit

    Chère Madame Lévy,
    Avec cet article, vous ne montrez qu’une chose: que vous n’avez rien compris à ce qu’est ce mouvement que vous détestez, qui a pris ses sources il y a plus de cent ans dans des champs de coton, et que vous pensez être de la sous culture.

    Pour tenter de nous convaincre de vos a priori navrants, vous mettez en exergue un sous produit médiocre. C’est comme critiquer le Rock & Roll en taclant Dick Rivers, quoi… Ou comme parler négativement de la chanson française en glosant sur “Tirlipimpon sur le Chihuahua” (je prends volontairement un exemple tout gorgé de beaufitude, vous le comprendrez sans doute beaucoup mieux).

    Bref: c’est un article médiocre de plus sur Causeur !

    Mais dans ma grande bonté et mon infinie mansuétude, je vous propose un petit exemple de très bon rap francophone:
    http://www.youtube.com/watch?v=01c5jy2ULmM

  • 24 December 2008 à 13h30

    Babouse dit

    Excellent de conclure avec le “best of” de “the last poets” mais avant ça, personnellement, j’aurais plutôt terminé sur ce bon vieux Gill Scott Heron mais bon…

  • 23 December 2008 à 22h50

    robertbaroque dit

    autrefois les gens qui écrivaient lisaient aussi même Molière avant de le citer… ils y en avaient bien qui parlaient seul sur les bancs publics avec des bouteilles de Clapion maintenant en plus ils font un bruit que certains appellent musique?
    Quel intérêt d’en parler? relisez plutôt l’homme sans qualité ” quand un cheval de course peut être qualifié de génial” ,on peut s’attendre à n’importe quoi….cela date des années 30 c’est vrai que la littérature austro-hongroise n’est pas très appréciée en France depuis Marie-Antoinette…..
    du moment qu’ils nous saturent pas les ondes radios avec ce nouveau Molizart on s’en fiche …d’ici un court temps qu’en restera-t-il ?rien!!!
    Peut-être fera-t-il un clip avec Ségolène?

  • 23 December 2008 à 21h37

    rocardo dit

    En découvrant certains commentaires,je me demande si les extraterrestres ne sont pas déjà parmi nous…

  • 23 December 2008 à 16h34

    D’ dit

    Qu’il est affligeant de lire sans arrêt ce genre d’articles voulant démontrer que le rap est une sous-culture!

    Amis journalistes, comprenez une bonne fois pour toutes qu’en prenant ce genre d’exemples, vous pissez dans un violon, vous ne démontrez rien. Une analyse aussi stérile et facile que de prendre à parti André Rieu pour démolir le genre classique, que d’attaquer Frank Mickael pour constater la nullité de la chanson française.

    Par ce genre de portrait, vous montrez juste votre manque véritable de culture. Peut-être pas celle qui vous a fait intégrer Sciences-Po et qui fait que vous arrivez (avec peine) à suivre les débats philosophiques chez Taddeï mais celle qui devrait permettre à n’importe quel journaliste intègre de faire correctement son métier quand il s’agit de traiter tout ce qui a trait aux banlieues, au malaise social de notre “jeunesse des cités”, et dont le rap est l’un des symboles les plus forts.

    Alors au problème de la connerie journalistique, une solution : Rocé. Vous voulez sortir le balais bobo que vous avez dans le cul (vous savez, celui qui vous pousse à plébisciter la niaiserie produite par Abd Al Malik)? Vous voulez lutter contre votre empathie pour l’exotisme qui vous fait adorer le sulfureux Booba et ses pectoraux huilés? Et bien écoutez Rocé. Vous y avez du texte, des pamphlets de société si bien écrits et pensés que vous ne saurez y trouver matière à vanner étant donné qu’en 16 lignes, le bonhomme est capable de vous aligner des références bien plus intéressantes que toutes celles que vous avez apprises en classe prépa. Jacques Coursil et Archie Shepp en invités, ça force le respect et n’appelle à aucun cynisme. Une optique résolument free jazz pour séduire les esprits amateurs de complexité.

    On pourrait citer pléthore de rappeurs pour vanter les mérites du genre. Mais au fond, vous vous en foutez, non? Disciples d’Eric Zemmour et d’Alain Finkelkraut, pourfendeurs de Claude Levi-Strauss, nous vous avons compris! Que cet endoctrinement cesse ; allez plutôt faire vos gammes nostalgiques sur un vieux tube facho de Sardou.

    Ou bien chers amis journalistes qui avez 20 ans de retard dans l’analyse du phénomène rap, essayez au moins de garder un soupçon d’objectivité quand il s’agit d’en parler. Ca passe par :
    - comprendre qu’un morceau égotrip est à prendre pour ce qu’il est, une performance narcissique somme toute inintéressante mais qui additionnée à une musique cathartique provoque des pulsions, et même des émotions (si si même pour ces bêtes noires venues de cités Madame Lévy)
    - s’intéresser aux morceaux plus introspectifs (et même Rohff en a) quand il s’agit de jauger du talent réel d’auteur d’un artiste rap

    Ainsi, faute de masquer votre rejet de ce mode oratoire, vous aurez au moins essayé de le comprendre. N’est-ce pas le but?

  • 22 December 2008 à 17h47

    Athéna dit

    HORS-SUJET MAIS TRES IMPORTANT!
    ALERTE AUX JOURNALISTES ET AUTRES SHERLOCK HOLMES DE « CAUSEUR »
    diffusez cette nouvelle (et enquêtez sur les lieux si vous habitez Lyon)!
    En préalable: je condamne évidemment totalement les personnes qui ont tenté d’incendier la mosquée de Saint-Priest.
    L’INFO: Un libénaute particulièrement futé nous fait remarquer une chose vraiment très étrange: sur la photo de l’article de Libé du 21 dec 2008 intitulé: « Sarkozy dénonce une agression raciste » une main agite un coran brulé devant une foule de fidèles ulcérés. Or, sur la photo publiée en illustration de l’article de Libé Lyon on voit très nettement que le feu n’a jamais dépassé l’épaisseur de la grosse porte d’entrée. Le tapis qui jouxte cette porte à l’intérieur ne porte d’ailleurs pas de trace de brûlure.
    QUESTION: comment ce gros livre du Coran brandit devant la foule a-t-il pu brûler?
    Comment le coran a-t-il pu brûler alors que seule la porte de la mosquée a été endommagée par le feu et juste dans sa partie très basse ? Voyez la photo de la porte illustrant l’article de Libé Lyon que je cite : « selon la police, le feu s’est déclaré sur la porte d’entrée de la mosquée mais “ne s’est pas propagé”, les seuls dégâts à l’intérieur ayant été “causés par les fumées”. Les journalistes vont-ils enquêter sur la mise en scène du Coran brulé ? La seule explication possible serait que le livre sacré servait à….. caler la grosse porte d’entrée de l’intérieur!!! Étrange utilisation du livre saint il faut bien l’avouer. En attendant, le choc symbolique du « livre brulé » a bien galvanisé les foules. Sommes nous en présence du mystère de la chambre jaune? Vous le saurez si les « journalistes » font leur travail. On peut toujours rêver.

  • 22 December 2008 à 15h48

    faty dit

    Vous avez le droit de détester ce rappeur mais avec le vécu que j’ai eu et que j’ai, je suis inspiré mais je vois l’intérêt de le descendre à ce point, il a trouvé sa voie en tant qu’être humain je trouve sa magnifique qu’une venant de nulle part s’imposant dans le top album. Mais les jaloux et les jalouses sont toujours le bienvenu pour aider les jeunes de banlieues a s’en sortir.

  • 22 December 2008 à 13h13

    haraux dit

    “mais en l’assassinant ainsi préférez vous peut-être que l’on continue à ignorer la banlieue, la jeunesse et leurs haut-parleurs”

    mais quesque tu parle de banlieue, tu crois qu’en banlieue la plupart écoute rohff ….

    ecoute la rumeur, la caution … et autres groupes qui font du son avec des textes ..

    arrette de voir le message d’une génération la ou ta une multinational qui ta refourgée ca bouze !!! et oué ma geule on ta vendu du reve …

    ps: et on va bastonner sont album comme toute les croutes mad in MTV, et ca va vendre suffit d’etre dans le bon tuyaux

  • 22 December 2008 à 10h53

    ma non troupeau dit

    sublimissime article que j’aimerais pouvoir faire dédicacer si c’était possible
    pour ma part j’ai l’habitude de dire que j’apprécie tous les styles de musiques depuis la chansonnette jusqu’à l’opéra sauf le rap qui selon moi est une a-musique car moi je suis un bourgeois et fier de l’être et je respecte tous ceux qui me respectent (tiens ça pourrait faire les paroles d’un rap!)

  • 22 December 2008 à 10h42

    flipfront dit

    Ca suinte la jalousie.

    je vous souhaite qu’un de vos bouquin atteigne un jour ne serait ce que 10% des ventes d’un de ses albums :)

  • 22 December 2008 à 9h49

    melk. dit

    Faire la 4ème de couv’ de libé pour un 5ème album et après avoir vendu 2 millions d’albums, on ne peut parler que de justice!!
    mais en l’assassinant ainsi préférez vous peut-être que l’on continue à ignorer la banlieue, la jeunesse et leurs haut-parleurs!