Mode vibreur

Publié le 08 novembre 2009 à 11:46 dans Brèves

La Suède, qui garde de vieux réflexes du Welfare State a décidé de financer une douzaine de courts métrages pornos tournés par des réalisatrices féminines à l’aide d’un téléphone portable. Le but du projet, financé par l’équivalent de notre CNC, est d’offrir aux femmes un porno qui leur convienne, loin des stéréotypes machos. Par exemple, une certaine Asa Standen, qui se revendique lesbienne, a réalisé un film où le client masculin d’un club se retrouve transformé en godemichet géant avec les aventures subséquentes. On aura beau dire, dans le genre subversion féministe du fantasme, c’est un peu léger et pas très original. Au bout du compte, c’est rassurant : en matière de sexe, la femme est un homme comme les autres.

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    Jérôme Leroy

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  • 10 November 2009 à 6h02

    Midas dit

    Il y a une intention, cousine de la quadrature du cercle, a vouloir separer sexe et amour, et la pornographie pretend representer le premier exclusivement. Sa mediocrite eventuelle est d’ailleurs le reflet de cette peur ancree en chacun: si la pornographie, ou tout autre forme de sexe au sens mecanique, etait une source de plaisir vaste et inouie, quelle image cela nous renverrait de nous-meme?

    Pour en revenir a l’initiative en question, qui se penche sur la representation phantasmagorique du sexe vu du cote feminin, l’idee n’est pas totalement stupide! L’industrie actuelle est finalement tres conservatrice, pour ne pas dire sclerosee et surcodifie, ce qui explique la subvention pour une tentative d’approche originale du genre.

    Je ne connais pas le resultat et ne peux donc pas juger du succes de la tentative mais c’est tout a fait jouable a mon avis.

    Causeuse, quel est ton film pornographique de tes reves (hors toutes contingences)?

  • 9 November 2009 à 17h23

    nadia comaneci dit

    Jardidi, double dose de bromure !

  • 9 November 2009 à 15h56

    Jardidi dit

    C’est parce que l’Ours ne connaît pas les bons magazines de critique de cinéma porno. Comme je n’ose pas en faire la promotion, je lui conseille quelques titres parmi ceux que j’ai le plus aimés. “L’Umpépée en folie”, “La droite moite se doigte”, “Ouverture au centre”, “Erections, pièges à cons”, “La gogoliste fait son Gaule Gotha”, “Sondages à mal”, “NPA-PC: Nouvelles propositions alléchantes en petit comité”, “Exclusif ! Sarkozy et le revenu: demain, j’élève le haut et j’abaisse le bas”, “Sarko tire en Afghaniquestan”, “Mamies fières, des prédateurs en retraite”.

  • 9 November 2009 à 12h11

    L’Ours dit

    Exact Jérôme.

  • 9 November 2009 à 12h06

    Phoebus dit

    Vous n’avez pas tort. Ce qu’on pourrait déduire de cette info, c’est que le porno peut-être subsidié à condition que ce soit du porno pour lesbiennes, éventuellement pour femmes, ou à condition qu’il soit différent du porno soi-disant sexiste habituel.

    C’est effectivement assez idiot. D’une part parce qu’il existe déjà du porno lesbien commercial. D’autre part, parce qu’il y a déjà eu des tentatives de films porno fait par des femmes “pour les femmes”. La boîte de production de Lars Von Triers s’est lancée naguère dans le créneau avec des films comme « Pink Prison » ou « Hot Man ». Censés être plus conformes aux fantasmes féminins, ils n’échappent pas vraiment aux règles du genre : acteurs bodybuildés, scène de sexe « gratuites », fellations omniprésentes. Enfin, plusieurs études montrent que le porno pour hommes attirent aussi de plus en plus de femmes.

  • 9 November 2009 à 10h54

    jerome dit

    Il me semble que tout le monde ici passe a cote du vrai debat qui n’est pas la qualite du porno lesbien (on s’en tape) mais le fait qu’un gouvernement finance ce genre de trucs. C’est ca qui me parait aberrant.
    Les ravages du politiquement correct en Scandinavie sont terrifiants.

  • 9 November 2009 à 10h46

    Phoebus dit

    Le porno, ça va cinq minutes, sinon après c’est vrai, ça lasse à force de répétition.
    La distinction entre porno et érotisme est évidemment un vieux débat, l’Ours nous le montre. Je me souviens d’une expérience qui avait été menée dans un pays scandinave (encore eux !), où dans une salle on exposait les photos d’un couple de lesbiennes (encore elles!) en train de bien faire. Le photos étaient de plus en plus osées et chacun était invité à tracer une ligne là où il jugeait que les choses commençaient à devenir pornographiques. Inutile de dire que personne n’a mis la ligne au même endroit.

    Je dirais personnellement que le porno est à l’érotisme ce qu’un sachet de frites mayonnaise est à la gastronomie. C’est gras, bourratif, interdit par la faculté mais en même temps, c’est tellement bon !

  • 9 November 2009 à 9h55

    Laborie dit

    Erreur Nadia, la chair n’est pas triste dans le passage de l’arc électrique,acte spontané à 500.000 volts que tout le monde a connu au moins une fois……adrénaline oblige….mais la chair est effectivement triste dans la façon porno de déclencher l’arc en question… et les mecs comprendront ce que je veux dire….

  • 9 November 2009 à 9h16

    alaindeparis dit

    Des liens, des liens !!! (vers le site où l’on peut télécharger ces films du 3è type…)
    Resterait-il à ces suédois un peu de l’esprit viking (un peu soudard, un peu lourd, sur les bords), qui serait ainsi revenu par la fenêtre ?

  • 8 November 2009 à 18h57

    nadia comaneci dit

    D’accord avec toi l’Ours ! Le cinéma porno est un peu triste comme la la chair est triste quand il n’y a que la chair. Voilà qui me rappelle effectivement les années 90, Canal plus et les soirées X gloussantes chez des camarades de notre âge.
    Mais d’après ce que nous rapporte Jérôme, on ne peut pas réellement parler de mise en scène de fantasmes érotiques féminins, plutôt de Gross Bertha lesbienne. Je te jure qu’ils sont aussi éloignés d’un godemichet géant que des plans rapprochés d’un film X. Voilà qui n’est donc pas rassurant du tout !

  • 8 November 2009 à 18h12

    L’Ours dit

    Je suis très déçu par cette imagination porno féminine. J’espérais mieux qu’avec les hommes. Oui, j’ai eu canal +
    Quand je vois des films X faits par des hommes, je trouve cela absolument répugnant . Rien de fantasmatique! Que de la viande! Des gros plans à n’en plus finir sur le sexe de l’homme pénétrant celui de la femme, desfois qu’on craindrait un trucage!
    Bon! moi je trouve cela ni érotique ni stimulant et même très con!

    Montrez moi Palin avec un corsage un peu dégraphé et malgré mon peu d’envie d’entrer dans l’armée, je me mets au garde à vous.

    Alors imaginez si les scènes de sexe étaient filmées avec moins de vulgarité et de brutalité crasse!

  • 8 November 2009 à 18h01

    ChrisXXX dit

    Dirty Diaries, que ça s’appelle. Je l’ai téléchargé (ouais, je sais) mais n’ai point encore eu le temps de visionner. Par contre, je ne crois pas que ces courts-métrages aient été filmés via un téléphone !?
    Une fois que ma femme et moi les auront vus, je vous redirai (enfin, si toutefois ça intéresse quelqu’un)…

  • 8 November 2009 à 15h28

    Sophie dit

    D’accord avec vous, Nadia, les hommes redoutent et transforment la libido féminine. Quand ils ne la castrent pas! A commencer par les Don Juan!

  • 8 November 2009 à 15h23

    nadia comaneci dit

    Sophie, le godemichet, ce n’est pas très original. Ce n’est même pas un fantasme d’ailleurs, plutôt un outil. Sauf s’il est gigantesque bien sûr… En fait, rien ne vaut l’original, sauf pour les lesbiennes à qui il manque l’essentiel (ce n’est pas le sujet, mais franchement comment peut-on être lesbienne ??).
    Je suis plus circonspecte sur la dernière phrase “C’est rassurant : en matière de sexe, la femme est un homme comme les autres”. C’est ce “rassurant” qui me turlupine. Au fond, les hommes se méfient, voire craignent toujours un peu la mystérieuse sexualité féminine… Il est vrai que contrairement à eux nous avançons masquées !

  • 8 November 2009 à 14h59

    Sophie dit

    Nadia, vous pensez qu’ “un homme comme les autres” rêve de transformer le premier quidam venu en godemichet géant????

    :-)

    En fait, je suis une vieille ingénue, je n’avais jamais pensé cela. Je vais interroger mon chéri sur la question.

    “Mon Chéri, ça te dirait pour Noël que je j’engage un client d’un club pour le transformer en olisbos?”

    “Va te coucher, ma Chérie, je t’apporte le thermomètre et une tisane. Et laisse ton portable tranquille.”

  • 8 November 2009 à 14h45

    Laborie dit

    Bizarre, Leroy ne fournit aucun lien ni offre publicitaire…on est bien dans le virtuel

  • 8 November 2009 à 14h04

    nadia comaneci dit

    Non, en matière de sexe, la lesbienne est un homme comme les autres.