Mitterrand, pas très reluisant | Causeur

Mitterrand, pas très reluisant

Lettres à Anne Pingeot: le journal d’un Tartuffe

Publié le 14 octobre 2016 / Culture Politique

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François Mitterrand et Anne Pingeot. SIPA 00496623_000001

L’accueil bienveillant fait au journal et aux lettres de l’ancien président Mitterrand envoyés à sa maîtresse Anne Pingeot a quelque chose de dérangeant. L’incontestable ardeur des sentiments qui les a inspirés (mais dont il n’a pas le monopole…) et le talent littéraire certain qui les a dictés (cependant assez partagé par sa génération formée aux écoles de la IIIème République et des bons pères) ne peuvent faire oublier qui en était l’auteur.

Détournement de mineure

Non qu’il faille s’offusquer de cette histoire qui commence pourtant par ce qui constituait à l’époque un détournement de mineure : un homme politique de 47 ans marié, et par ailleurs peu fidèle à en croire sa réputation, séduit une jeune fille de 20 ans qui devait encore conserver de son éducation bourgeoise et catholique en province une forme de candeur et de naïveté – jeune fille en fleur ou prisonnière proustienne ? Cette touchante idylle ne regarderait qu’eux si elle n’entrait en résonance avec l’histoire du pays et le triste état dans lequel il se trouve aujourd’hui.
L’homme est intelligent et doté d’une mémoire phénoménale – on dit qu’il pouvait réciter de mémoire dans l’ordre un jeu de cartes après l’avoir visualisé une fois. On parlerait aujourd’hui d’enfant précoce ou surdoué. Il est déjà célèbre, plus ou moins tristement après le trouble passé vichyste et l’affaire de l’Observatoire, mais assez talentueux pour se préparer à devenir en 1965 le candidat de la gauche rassemblée aux premières élections présidentielles au suffrage universel de la Ve République et affronter le général de Gaulle, qu’il avait fini par rejoindre à Alger en 1943 avant de s’en émanciper auprès d’anciens résistants d’extrême droite (Fresnay – Bénouville) et d’anciens collaborateurs restés influents dans l’ombre (Bousquet). Il est amoureux et construit avec sa jeune maîtresse une complicité physique et intellectuelle qui entretient chez lui une énergie et une vitalité hors du commun, et l’ installe elle dans une fascination qui confine à l’emprise.
Mais pas assez pour envisager le divorce et prendre le risque de devoir renoncer à son ambition politique effrénée. On voit donc au fil des ans comment il compense par des attentions et des serments la prison sentimentale, sociale et psychique dans laquelle il enferme Anne, la condamnant aux soirées solitaires chez ses parents puis avec sa fille, aux fêtes de famille loin de l’être aimé ou dissimulant en sa présence leur proximité affective, et aux vacances longtemps limitées à des week-end volés. Le destin exceptionnel qu’il lui a fait partager a dû compenser les frustrations et les chagrins accumulés. On ne peut expliquer autrement que cette femme que tous louent pour son intelligence, sa compétence professionnelle et sa discrétion ait choisi de révéler des échanges aussi intimes, en essayant de conserver la meilleure part de ce qu’il lui a donné de vivre, qui a dû compenser le fait de ne pouvoir être entourée au quotidien de son conjoint et de nombreux enfants et de pouvoir partager pleinement une vie sociale au grand jour. Touchante expression de reconnaissance d’Anne pour l’homme de sa vie, qu’elle veut faire paraître sous son meilleur jour, la publication de ces lettres au soir de sa vie met également au premier plan une relation placée sous le signe du secret, et lui confère publiquement son statut de favorite.

Une forme de perversion narcissique

Mais que penser de celui qui a privé une jeune fille de 20 ans d’une vie plus libre, pour la garder sous sa coupe à la faveur d’une domination intellectuelle et sensuelle, l’intensité du plaisir en compensant sans doute la rareté. C’est bien une forme de perversion narcissique qu’il faut évoquer : la soumission de l’autre à ses pulsions, et au plaisir et à la jouissance d’une relation exclusive univoque avec une jeune femme qui lui sacrifie tout pendant que lui n’abandonne rien. C’est ce même mouvement qui a animé sa vie politique, l’ambition sans limite pour le pouvoir justifiant les comportements les plus discutables. Sans développer la complexe affaire de l’Observatoire, ni revenir sur son passé à l’extrême droite avant et pendant la guerre, résultat d’une éducation et d’un milieu dont il s’est partiellement émancipé, les méthodes déployées pour conquérir et conserver le pouvoir, jusqu’à un moment où il n’était plu s en état de l’exercer et où des décisions importantes n’ont pas été prises (les guerre en Yougoslavie ou au Rwanda n’auraient-elles pu être évitées avec un Président plus lucide et plus capable de peser sur le cour de l’histoire qu’un vieillard sous anti-androgène – la boucle était bouclé avec Pétain ? La France aurait-elle pu mieux peser sur la construction européenne pour éviter l’impasse actuelle ? Le gouvernement aurait-il pu prendre les mesures de redressement qui auraient permis d’éviter aujourd’hui l’abîme de la dette et la paralysie économique et sociale ? L’immigration aurait pu-t-elle être gérée dans une vraie démarche d’intégration (ou d’assimilation selon vos préférences) plutôt que dans la culpabilisation du peuple entretenue par les jeunes protégés de « SOS racisme » et dont on voit aujourd’hui le brillant résultat. Il a abusé de la France comme d’Anne, lui donnant le produit de sa culture classique et de ce qu’il conservait des principes issus de son éducation et de sa foi, pour lui permettre un dernier éclat culturel (les grands travaux) mais la confinant à un rôle d’instrument de ses plaisirs, de son ambition et de son « destin ». On pourra dire que l’une et l’autre étaient consentantes, voire complices. Mais pas nécessairement lucides et souvent trompées par la duplicité d’un discours qui pouvait concilier l’ambition d’un Rastignac, la rouerie prédatrice d’un Don Juan et l’hypocrisie d’un Tartuffe.
Il n’est guère plaisant de critiquer les mots et l’action d’un mort. Mais je ne me ferai pas l’acteur, même passif, du nouvel élan hagiographique auquel nous invitent la compagne, l’éditeur et les commentateurs bienveillants du journal et des lettres de Mitterrand à l’une des femmes de sa vie (apparemment il y en eut d’autres : attendons les publications à venir). On peut être intéressé et fasciné par le parcours somme toute très « Sartrien » d’un homme qui a su dépasser ses conditionnements familiaux et sociaux pour se construire un destin (d’autant que le parcours de Sartre pendant la guerre est encore moins glorieux). Mais on ne peut oublier où il nous a menés. A l’heure où la France est à la veille d’échéances décisives pour son avenir, elle ne peut se référer aux principes assez machiavéliques qui ont animé la classe politique pendant si longtemps.

La meilleure part d’un homme

On dira que la situation du pays est plus imputable à ses successeurs qu’à lui-même, qui aurait conservé la stature d’un homme d’Etat. Mais la façon dont il s’est employé à la conquête et à la conservation du pouvoir en éliminant tous les rivaux et tous ceux qui auraient pu porter ombrage à son « œuvre » à sa suite en font l’un des principaux responsables, après cinquante ans sur la scène politique (1945-1995) dans les gouvernements de la IVe République, dans l’opposition au général de Gaule et à ses suivants, pour finir par 14 ans de présidence.
Par respect pour Madame Pingeot, on souhaite pouvoir lui dire : « Madame, vous avez sans doute eu la meilleure part d’un homme qui n’était comme la plupart d’entre nous ni un saint ni un démon, ou comme certains à la fois ange et bête. Chacun peut exprimer, en fonction des circonstances et des interactions avec son environnement, le meilleur ou le pire de lui-même. Mais conservez cette part pour vous-même et n’imposez pas aux Français qui souffrent aujourd’hui des travers de celui que vous avez aimé de partager votre admiration. La France attend aujourd’hui pour se reconstruire un autre exemple que le sien et ceux qu’il a inspirés.»

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    La rédaction de commentaires est impossible pour cet article

    • 19 Octobre 2016 à 9h38

      Thalcave dit

      Il a écrit ces lettres en s’adressant à la postérité pour qu’elles soient publiées à 45 € et qu’on découvre qu’il était barrésien voire maurassien conforme à l’enseignement des oratoriens qui furent ses maîtres (selon les compte rendus, je ne vais pas l’acheter). C’était un surdoué du double langage. En fait, on voit grâce à lui, que les socialistes qui l’ont pris comme chef, en premier Chevènement, n’ont aucune conviction et qu’ils sont prêts à se rallier à quiconque les amènera au pouvoir, incapables qu’ils sont de créer des start-up ou même de simples entreprises et des emplois pour d’autres qu’eux-mêmes.

    • 19 Octobre 2016 à 8h36

      Pol&Mic dit

      Hollande prépare le terrain pour le(ou la ) suivant(e)
      normal : technique socialiste !….)…… oupssss!!!!

    • 18 Octobre 2016 à 8h11

      Pol&Mic dit

      Alors……. sachant ce qui l’attendait, il en profité (et abusé) jusqu’au bout…..
      et Hollande essaie de faire pareil !

    • 17 Octobre 2016 à 14h07

      Euphrosine dit

      Votre article me plaît beaucoup. J’étais un peu agacée par tout le bruit fait ces derniers temps autour de la publication de ces lettres de Mitterand à Madame Pingeot. Laquelle, je crois, à tout de même été logée à nos frais pendant longtemps.
      Je me rappelle de l’enterrement en 1996, avec les deux femmes…
      Je trouve votre analyse très fine, j’y ai appris beaucoup de choses. Ou cela me les a remis en mémoire.

    • 17 Octobre 2016 à 11h03

      LeCapitaine dit

      J’aime beaucoup la partie “si ma tante en avait, la face du monde en aurait été changé”.

      Et la sollicitude envers A. et M. Pingeot m’a fait versé une larme, presque aussi beau que la droite conservatrice se trouvant une passion pour l’égalité homme-femme.

    • 17 Octobre 2016 à 10h50

      beornottobe dit

      de peur (post mortem) d’être “oublié” il a joué à l’écrivain !……
      bien des personnes, -dont personne ne parle- ont écrit des choses aussi mémorables et même plus!

    • 17 Octobre 2016 à 6h40

      beornottobe dit

      F.MITTERRAND …..????? = après moi le déluge !

    • 16 Octobre 2016 à 10h59

      thierryV dit

      Ça ne modifie pas le personnage ça le précise 

    • 16 Octobre 2016 à 8h15

      lagudoc dit

      “Le journal d’un Tartuffe”?Qu’est ce qu’il en sait,l’auteur de cet article?Non la question est de mon point de vue,pourquoi cette femme a t elle autorisé et peut etre initié la publication de ces lettres intimes?Appat du gain?Volonté d’exister enfin?quoi d’autre?car l’acte gratuit dans toutes ses acceptions n’existe pas,il ne peut etre que l’apanage d’un fou.Des echos de ce livre que je ne lirai pas,emanent une sorte de malaise,le sentiment qu’aujourd’hui tout est permis ,tout est possible,que l’indécence qui accompagne souvent le voyeurisme est devenue une vertu.Triste époque

      • 18 Octobre 2016 à 8h15

        Pol&Mic dit

        vous l’avez écrit ! : Appat du gain, (sinon quel intérêt?)…..

    • 16 Octobre 2016 à 6h26

      FM Arouet dit

      Loiseau écrit: “Il a abusé de la France comme d’Anne”.
      Assertion ridicule. Propos de patronage.

    • 15 Octobre 2016 à 23h10

      FM Arouet dit

      Je n’aime pas le titre de cet article qui sent la moraline .

    • 15 Octobre 2016 à 21h36

      Aristote dit

      Séparer l’homme public de l’homme privé…

      La schizophrénie comme thérapie…

      Il y aurait un livre à écrire sur les résonances entre la vie conjugale des présidents et leur pratique d’homme politique. Je ne parle pas du fond de leur politique, gauche ou droite, mais de leur capacité à tenir une ligne, quelques engagements fondamentaux, à ne pas suivre servilement les sondages d’opinion… 

      de Gaule, Pompidou, Giscard, Mitterand, Chirac, Sarkozy, Hollande… 

      • 15 Octobre 2016 à 21h58

        i-diogene dit

        Aristote,

        - Le système de pseudo sépare ta vie privée de celle publique,
        - dans ton boulot, j’ ose espérer que tu sépares aussi le privé du public…

        Es-tu schizophrène pour autant..?

        Sinon, oui, gouverner en s’ appuyant sur des sondages-bidons, c’ est plus proche d’ une dictature que d’ une réelle démocratie: les organismes de sondages sont, à l’ origine, conçues pour le marketting..

        Démocratie directe.. C’est la meilleure solution puisqu’ indiscutable..!

      • 15 Octobre 2016 à 23h05

        FM Arouet dit

        Vu la manière dont vous orthographiez certains de ces noms, on voit de suite que vous êtes un fin connaisseur de la vie politique. Quant au rapport entre vie conjugale et servilité à l’égard des sondages,il fallait y penser !

    • 15 Octobre 2016 à 16h54

      FM Arouet dit

      Il vaudrait mieux éviter de confondre l’homme privé et l’homme public et prêter abusivement les défauts de l’un à l’autre.
      Ce n’est pas parce qu’il a “trahi” son épouse qu’il a trahi le pays.
      Quant au reste de l’article, je trouve son auteur bien aventureux et bien moraliste: que sait-il de la manière dont Anne Pingeot a trouvé son contentement ? Il y a dans les couples légitimes ou non bien des acceptations ou même renoncements qui ne sont pas des servitudes. Et sans doute que la liaison de FH et AP n’aurait pas duré si longtemps si elle avait été ce qu’en dit Pierre Loiseau. l’homme ogre monstrueux et égoïste face à la femme altruiste,éprise donc forcément soumise, un tel schéma simpliste renvoie à la littérature de bazar mais pas à la psychologie réelle.

      • 15 Octobre 2016 à 17h27

        C. Canse dit

        Si vous estimez que son engagement dans la France de Vichy n’est pas une “trahison”, sa francisque des mains de Pétain, son soutien à Bousquet, la promotion de SOS-Racisme dont on paie le prix fort aujourd’hui, je ne sais ce qu’il vous faut.

        • 15 Octobre 2016 à 23h01

          FM Arouet dit

          Je parlais du président de la République et non de l’homme de Vichy. Durant ses deux septennats, il ne me semble pas qu’il ait “trahi” la France.
          Quant à Vichy, c’est sans doute regrettable quoiqu’explicable (la France était largement pétainiste en 42).Il s’est quand même ressaisi assez vite.
          Quant à votre mélange Vichy/SOS Racisme, j’ai peur que cela relève du salmigondis.

        • 16 Octobre 2016 à 0h08

          i-diogene dit

          On ne peut déjà pas l’ accuser de s’ être enrichi, ni d’ avoir soumis la France aux USA, ni d’ avoir enrichi la bande des copains ( Bolloré, Buygues, etc..).

        • 16 Octobre 2016 à 10h05

          C. Canse dit

          Au Candide

          La création de SOS-Racisme, inutile et injurieuse, annonçait la gouvernance au “bon sentiment-songe” que nous subissons, de plus en plus.

          Une gouvernance qui se contente de complaire aux communautés, ignorant l’intérêt général. 

        • 16 Octobre 2016 à 10h28

          C. Canse dit

          Et les minorités, tels les gamins capricieux aux dents gâtées, exigent encore plus de bonbons.

        • 16 Octobre 2016 à 10h36

          FM Arouet dit

          Le candide à Canse:
          La gouvernance aux bons sentiments, que je déplore autant que vous, ce n’est pas vraiment sous Mitterrand mais après lui.
          Et notez aussi l’”évolution”, ou perversion, de SOS Racisme depuis 1984.
          Enfin, si vous jugez de la politique de Mitterrand au travers de ce seul élément, c’est que vous faites une fixation névrotique pour des raisons que j’ignore.
          Il y a, certes, à boire et à manger dans le bilan de Mitterrand mais au moins les agapes sont assez conséquentes. Et sur le plan de la politique internationale par rapport à ce qui va suivre, ce n’est pas si mauvais.

        • 16 Octobre 2016 à 10h39

          Guenièvre dit

          Affaire URBA, Carrefour du développement, Elf….et autres scandales de la présidence Mitterrand:

          http://tempsreel.nouvelobs.com/politique/20130405.OBS6989/rainbow-warrior-urba-mnef-ces-scandales-qui-ont-eclabousse-le-ps.html

        • 16 Octobre 2016 à 10h45

          C. Canse dit

          Candide

          Je me borne à commenter un article qui évoque cette calamiteuse association, ne projetez pas sur autrui votre “névrose”. Je gère la mienne.

        • 16 Octobre 2016 à 10h58

          C. Canse dit

          Guenièvre

          Bonjour.

          Merci pour le lien où l’on voit Sainte Mite faisant sa chatte…mite.

      • 16 Octobre 2016 à 14h58

        Rico dit

        @FM Arouet

         ”Quant à Vichy, c’est sans doute regrettable quoiqu’explicable (la France était largement pétainiste en 42).Il s’est quand même ressaisi assez vite.”

         D’accord pour comprendre 40 millions de Français désespéré, perdu et humilié face a la défaite,mais certainement pas Mitterrand.

        L’opportunisme étant une de ses qualité, il a surtout sentit le vent tourner au bon moment,un peu a la mode coco rentré en résistance après l’attaque d’Hitler contre la Russie.
         Ce qui vaudra du Générale de Gaulle un jour,si je ne m’abuse,cette sortie peu flatteuse et sans ambiguïté sur Mitterrand dont il dit:

        “J’ai l’impression de voir resurgir les fantômes de la collaboration”.
         
          Il fréquenta « les croix de feu » groupe extrémistes et s’éprit d’amitié pour un membre actif de « La Cagoule » (groupuscule) et pour ses idées.  

        En 1942 il devient « chef de la section presse » intimement liée à la propagande en faveur du maréchal Pétain et de l’Allemagne nazie.
        Il reçoit la distinction suprême des collaborateurs en 1943, des mains mêmes de Pétain: La francisque,1 ère distinction Pétainiste.
        Sans oublier son indulgence  a l’égard de Laval après la libération et tant d’autres preuves historique sur son apparenté a la collaboration.

        Mitterrand n’a jamais abandonné ses vielles amitiés du style Bousquet,que je ne vous présente pas et qui a soutenu et participé financièrement a sa campagne en 1974.

         Je peut comprendre comme vous la désespérance de nos aînés face a l’occupant, mais pas un Mitterrand donneur de leçons et pourvoyeur d’une immigration invasive sous ses mandats.

        Et vous savez le comble de tout ça,c’est que les mêmes qui ont voté par deux fois pour cet ancien collabo,sont les mêmes en générale qui insultent a foison Marine le Pen et sa politique pourtant a 1000 lieux d’un régime Vichyste face aux nouveaux collabos UMPS de l’Islamisme. 

        Paradoxale non?

      • 16 Octobre 2016 à 15h00

        Rico dit

        Il est bien un traître contre la France sur deux époque mais il est vrai que d’autres ont suivis depuis.