“L’opinion française est très réticente à l’accueil des migrants” | Causeur

“L’opinion française est très réticente à l’accueil des migrants”

Entretien avec Jérôme Fourquet

Publié le 27 octobre 2016 / Monde Politique Société

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Le directeur du département Opinion et stratégies d’entreprises de l'Ifop analyse le demande de frontières des Français et des Occidentaux en général. Autant nos compatriotes se disent prêts à accueillir des chrétiens d'Orient persécutés, autant craignent-ils l'afflux massif de migrants musulmans, dans un contexte (inter)national tendu.
fourquet migrants islam calais

Affiche de la ville de Béziers. Sipa. Numéro de reportage : 00776457_000014.

Axelle de Mauny. Dans votre dernier livre Accueil ou submersion ? Regards européens sur la crise des migrants, vous analysez la carte des mairies favorables à l’accueil des migrants. Contrairement aux idées reçues, la partie la plus hospitalière de la France ne renvoie pas à un décalque négatif de la carte du vote FN. Comment expliquer cette contradiction ?

Jérôme Fourquet.  Il n’y a pas de contradiction.  A l’automne 2015, l’Ifop avait réalisé une carte des communes qui s’étaient portées volontaires pour accueillir des migrants, carte qui ne correspond ni à la carte inversée du vote FN ni aux terres historiques du catholicisme et de la gauche française.  Cela nous a amenés à émettre l’hypothèse suivante : les maires et les conseillers municipaux qui avaient pris l’initiative de se porter volontaires l’avaient fait en leur âme et conscience et avaient réagi un peu à la manière d’un certains nombre de citoyens bouleversés par les images des naufrages en Méditerranée. Il s’agit donc de choix individuels d’élus et non de tendances politiques lourdes qui ont dicté ces décisions.

On observe certes une surreprésentation des communes de gauche, ce qui est assez logique puisque c’est un gouvernement de gauche qui a lancé l’appel, d’autant que le PS avait favorisé cette démarche en créant le collectif Villes solidaires. Mais on trouve aussi un certain nombre de maires de droite comme Alain Juppé à Bordeaux par exemple.

Rien d’étonnant ! Christophe Guilluy vous rétorquerait qu’Anne Hidalgo et Alain Juppé appliquent la même politique, plus ou moins libérale et libertaire, au bénéfice des gagnants de la mondialisation…

La peur des flux migratoires est en effet plus sensible dans les milieux populaires, qui sont les plus exposés aux conséquences négatives de la mondialisation parce que la thématique des migrants est une allégorie et un symbole de cette mondialisation incontrôlable. Elle en est le visage : le plombier polonais en 2005, les délocalisations d’entreprise, le migrant aujourd’hui ou le djihadiste sans frontières qui passe de manière relativement aisée tous les contrôles. Ceux qui se sentaient déjà déstabilisés par la triple insécurité (économique, physique et culturelle) la ressentent de plein fouet avec la crise des migrants.

Un peu partout dans le monde, les peuples appellent leurs dirigeants à reprendre les choses en main en faisant jouer à la notion de frontière un rôle central. Et les exemples abondent : on se souvient de la campagne présidentielle de 2012 où, sur les conseils de Patrick Buisson, Nicolas Sarkozy avait mis la thématique de la frontière au cœur de son programme, aux Etats-Unis Trump s’est engagé à construire un mur le long de la frontière mexicaine, en Hongrie Orban a édifié une barrière à la frontière serbe, etc. S’exprime ainsi une très forte demande de reprise en main du territoire par les populations, qui se sentent menacées par ce phénomène de flux et de flot.

Vous filez justement la métaphore aquatique tout au long de votre livre, insistant sur l’importance du vocabulaire et des modes de représentation…  

La terminologie employée par les politiques de tous bords véhicule plusieurs idées : la nature massive et inexorable du phénomène, mais aussi la très difficile maîtrise de ce phénomène avec en bout de chaîne l’idée que les pouvoirs publics et les autorités sont rapidement débordées. Les termes employés empruntent beaucoup à l’univers hydraulique avec la question des fluides, des flux, des flots qui se répandent de manière inexorable.  En France mais aussi dans d’autres pays comme l’Italie, on parle beaucoup de vases communicants, y compris des acteurs politiques qui ne sont pas totalement opposés à l’accueil. Quand on va vers ceux qui sont les plus réticents voire hostiles, ces mots se chargent de sens : Sarkozy emploie la parabole des canalisations d’eau qui viendraient à rompre dans une maison et qu’il faudrait détourner : « on va en mettre un peu dans le salon, ce qu’il faut dans la cuisine et le reste dans la chambre des enfants »…Cela renvoie à l’idée d’une submersion par une vague, avec cette question des vagues migratoires qui débordent, des frontières poreuses, qui ne seraient plus étanches, la cote d’alerte qui serait atteinte, les flux de migrants qui contourneraient les obstacles et contrôles etc.  Ce champ lexical contribue à influencer l’opinion dans le sens d’un rejet des migrants.

Pour rester dans le registre discursif, vous constatez l’évolution du discours de la droite classique, de la défense du projet européen à des formes d’euroscepticisme. Comment cette droitisation se traduit-elle concrètement ?

A partir de 2005, avec la victoire du « non » au référendum sur la Constitution européenne, événement qui marquera symboliquement le début de la collaboration de Patrick Buisson avec Nicolas Sarkozy, la droite a mué sur ce sujet. Beaucoup estiment que le discours classique pro européen, assez fédéraliste, cherchant à poursuivre et approfondir le processus d’intégration a du plomb dans l’aile et n’entraîne plus d’adhésion dans la population. Puis la crise économique et la crise de l’euro se sont greffées à cela, ajoutant une difficulté supplémentaire aux pro-européens. Non seulement l’idéal européen paraît en panne, mais l’euro qui en était le symbole et avait été vendu au peuple comme source de prospérité et de protection est devenu un facteur de déstabilisation et une menace. D’où le décrochage qui s’est opéré entre les classes les plus fragiles, l’euro, et l’Europe, phénomène que la crise des migrants a encore aggravé. Cette remise en cause de l’idéal européen, percuté de plein fouet par les crises, se traduit par le parcours de personnalités comme Laurent Wauquiez ou Bruno Le Maire, l’un issu de la démocratie chrétienne façon Jacques Barrot, l’autre du néo-gaullisme. Tous deux viennent des familles politiques autrefois pro-européennes mais sont aujourd’hui très eurocritiques. Leur cheminement s’est opéré ces dernières années, avec la volonté de renégocier Schengen et le retour en grâce de la souveraineté nationale qui s’est fait entendre avant même la campagne de 2012.

Les dirigeants européens semblent schizophrènes : d’un côté, ils persistent à défendre Schengen et l’intégration européenne, de l’autre, au premier attentat terroriste, ils ferment les frontières internes de l’UE…

Ces deux dynamiques ne s’excluent pas forcément l’une l’autre. Quand l’orage gronde,  chaque dirigeant national a le réflexe de se rétracter sur son pré carré national,  revenant au contrôle des frontières. Ainsi d’Angela Merkel et de ses voisins autrichiens qui, au moment de l’afflux de migrants ont réinstauré les contrôles aux frontières. Maintenant que la jungle de Calais a été démantelée, les Belges renforcent très sérieusement leurs dispositifs policiers le long de la frontière avec la France. C’était le cas aussi en novembre au moment des attentats : la France remet des contrôles aux frontières dès que les difficultés arrivent et la France les réinstaure également de manière assez drastique sur sa frontière Sud avec l’Italie (Menton-Vintimille) dans le cadre de la crise migratoire.

Cela n’empêche pas la mise en place progressive d’un corps de gardes-frontières européen, d’actions de solidarité vis-à-vis de la Grèce ou de l’Italie qui sont en première ligne dans cette crise. Mais on constate néanmoins une lame de fond souverainiste sur le vieux Continent,  avec la victoire du Brexit au terme d’une campagne massivement préemptée par la thématique migratoire,  l’élection présidentielle en Autriche – qui va se rejouer prochainement – où l’extrême droite a raté d’un cheveu la victoire face à un écolo plutôt pro-migrant. Partout en Occident, les tenants d’une société ouverte s’opposent aux partisans d’une société fermée avec une reprise de contrôle national, qui gagnent en puissance et en audience.

Si, contrairement à un mythe tenace, la France n’a pas toujours été une terre d’immigration massive, nous avons accueilli plusieurs vagues migratoires au XXe siècle. Pourquoi les migrants sont-ils aujourd’hui moins acceptés que les Républicains espagnols ou les Boat people, pourtant plus nombreux ?

L’opinion publique française est aujourd’hui très réticente à l’accueil des migrants tandis qu’à la fin des années 70 et au début des années 1980, alors même que la France connaissait déjà un chômage de masse, il n’y avait pas une telle levée de boucliers face à l’afflux de Boat people. Un élément de nouveauté rebat complètement les cartes : l’islam. Quand on interroge les Français sur leur propension à accueillir des chrétiens d’Orient, ils répondent très majoritairement par l’affirmative. Le fait que bon nombre des migrants soient de confession musulmane ajoute  une source d’inquiétude supplémentaire liée à des craintes profondes : la menace terroriste, avec la question de l’infiltration de djihadistes dans les flots de réfugiés, comme les événements du 13 novembre et les récents événements en Allemagne l’ont montré. Dans ce contexte, il n’est pas étonnant que certains maires de droite se soient dits favorables à l’accueil de migrants, à condition qu’ils soient chrétiens. Cette question des migrants renforce l’insécurité culturelle dans toute une partie de la population. Depuis plusieurs années, la question de la place et de la visibilité de l’islam dans la société française revient en effet de manière récurrente dans le débat, qu’il s’agisse des menus dans les cantines, des horaires des piscines, du burkini, du port du voile, de la construction de mosquées. Comme le dit François Hollande dans son livre de confessions, il y a un problème avec l’Islam en France. Ce n’est pas à Causeur que je vais l’apprendre !

Vous comparez la peur de l’islam à l’anticommunisme du siècle dernier. Ce parallèle est-il vraiment éclairant ?

D’une certaine manière, le discours sur le péril islamiste joue aujourd’hui le même rôle que l’anticommunisme dans la France de l’après-guerre comme élément structurant toute une idéologie politique. Déjà, à l’époque, il y avait un péril extérieur (les chars soviétiques) mais aussi une menace intérieure (le PC était puissant en France). De nos jours, la menace extérieure, ce sont les djihadistes, mais il y a une présence musulmane et islamiste importante en France. Sur le front intérieur, les services de renseignement font feu de tout bois contre l’islamisme (comme la DST traquait à l’époque les espions soviétiques) et, à l’extérieur, nos armées sont engagées et combattent les djihadistes au Sahel mais aussi en Syrie et Irak. De la géopolitique au quotidien des banlieues (cf les débats autour des « Molenbeek français ») la menace islamiste polarise l’opinion comme hier le communisme. Pendant des décennies, l’anticommunisme a servi de boussole pour appréhender une réalité qui pouvait être complexe. Il en va aujourd’hui de même de l’islamisme.

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    • 1 Novembre 2016 à 15h26

      persee dit

      Ohé les souchiens , les gallo-romains , faire des enfants, cela vaut-il encore la peine ? Regardez la situation des élèves travailleurs ,méritants étudiants , désargentés, toujours plus dure et la perspective de boulots à trois sous , de stages sans lendemains, et de départs à l’étranger ; Et ce n’est que justice car de l’autre côté de la Méditerranée , là on souffre plus, et là il faut bien redistribuer pour payer la dette morale du colonialisme passé . Et on s’étonne d’avoir des peuples en dépression, qui se méfient de leurs élites dirigeantes ! Ah les vaches !

    • 30 Octobre 2016 à 5h56

      130404 dit

      Trois points 
      On vérifiera l’âge des intéressés. Une prise de sang . 
      On s’étonnera qu’ils n’aient pas pris les armes chez eux pour résister et défendre les leurs à défaut de leur pays. Il doit bien y avoir une raison …… cela mérite d’être note et connu. 
      On les met au travail, en échange du gîte et Du couvert, en nettoyant les champs et les caniveaux Du village avec pelles et pioches .

        Question : combien en restera t il ? 

    • 30 Octobre 2016 à 5h50

      QUIDAM II dit

      S’il n’y avait pas, en France chaque année, l’arrivée plus de 150.000 migrants réguliers pour lesquels il n’y a ni travail, ni logement…
      S’il n’y avait pas de graves problèmes de communautarisme et de terrorisme…
      Si les migrants étaient réellement des persécutés politiques et non pas des migrants économiques…
      Alors l’opinion française serait certainement moins réticente à leur accueil.

    • 28 Octobre 2016 à 7h50

      Pol&Mic dit

      ““L’opinion française est très réticente à l’accueil des migrants”……
      c’est la “concertation selon la Gauche!…………

    • 28 Octobre 2016 à 7h19

      Surbranĉa Birdo dit

      À lire les opinions de Jérôme Fourquet on peut supposer que sous l’Occupation il aurait été collaborationniste comme il est aujourd’hui immigrationniste. S’il ne défendait pas de pareilles idées il n’aurait pas atteint un poste aussi élevé à l’IFOP, dont le but est d’influencer l’opinion sous prétexte de l’étudier. Les termes qu’il emploie sont caractéristiques : « la partie la plus hospitalière de la France » (ceux qui s’opposent à l’invasion sont donc d’affreux méchants), les maires qui ouvrent leurs portes à l’invasion musulmane ont agi « en leur âme et conscience »… et les autres auraient donc suivi leurs mauvais instincts. Et remarquez l’emploi du conditionnel : « des frontières poreuses qui ne seraient plus étanches » ; le conditionnel pour décrire un fait que tout le monde peut constater, voilà qui montre que Jérôme Fourquet compte sur la sottise des lecteurs pour le croire. Et son culot est de s’exprimer ainsi sur « Causeur » ; mais au fond, puisqu’il semble avoir déjà ses grandes et ses petites entrées sur « Atlantico », il aurait grand tort de se gêner.

      • 28 Octobre 2016 à 11h01

        thd o dit

        Il me semble au contraire que Fourquet est moins adepte du discours politiquement correct que d’autres de ses collègues.

        • 28 Octobre 2016 à 11h52

          Tassendar dit

          Moins ne veut pas dire pas du tout, juste moins ;) Sur la forme oui mais le fond reste le même

        • 28 Octobre 2016 à 16h47

          thd o dit

          Non, je ne trouve pas. Il publie régulièrement des points de vue sur Figaro Vox ou Atlantico, qui vont plutôt dans le bon sens.

          Pourquoi ne pas vous faire éditorialiste, si vous pensez pouvoir faire mieux ?

        • 29 Octobre 2016 à 14h40

          Surbranĉa Birdo dit

          Je ne m’étais pas contenté de dire que Jérôme Fourquet est immigrationniste : j’avais cité les phrases de lui qui le montrent. @thd o se borne à nous assurer qu’il ne l’est pas, mais il est incapable d’étayer son opinion en citant celui qu’il veut défendre. Moi-même, au contraire, je pourrai facilement prendre mon exemple dans Atlantico du 1er aout où son compère Éric Verhaeghe n’hésite pas à dire « que la stabilité de la perception plutôt positive de l’Islam en France prouve la maturité de l’opinion publique » tandis que Jérôme Fourquet estime que les 33% de Français qui pensent que l’islam est une menace (c’est-à-dire qu’ils sont lucides et voient les choses comme elles sont) ne doivent pas être félicités mais au contraire « peuvent constituer un vivier pour d’éventuels débordements et représailles aveugles ». Je ne suis pas de ceux qui interdiraient de s’exprimer à ces deux bonshommes mais je leur rappelle qu’ils ont la totalité de la presse soumise pour étaler leurs opinions politiquement correctes et je ne vois pas ce qu’ils viennent faire dans ce qu’il reste d’expression libre.

        • 29 Octobre 2016 à 21h19

          Hannibal-lecteur dit

          Ils viennent prouver justement que l’expression y est libre,non?

      • 29 Octobre 2016 à 18h27

        Pol&Mic dit

        “l’IFOP, dont le but est d’influencer l’opinion sous prétexte de l’étudier”
        …….
        CQFD et re-CQFD (de multiples fois !)

    • 28 Octobre 2016 à 3h01

      Husdent dit

      “Cette question des migrants renforce l’insécurité culturelle dans toute une partie de la population.”
      Le peuple français n’est pas idiot et décline automatiquement migrants en migrants musulmans. La France est également l’un des pays où l’athéisme, la libre pensée et l’agnosticisme sont le plus élevés, de cela on ne parle presque jamais, c’est à dire de gens qui librement, rejettent toute religion.
      Hélas, confier son opinion à un sondeur est une chose, se mobiliser pour la défendre en est une autre.
      Les Français seraient-ils lâches, ou résignés, ou suicidaires ?

      • 28 Octobre 2016 à 5h00

        silco dit

        Les 3 mon colon…

        • 28 Octobre 2016 à 8h00

          AGF dit

          Et oui .Les 3 hélas. Il n’est que de voir dans quelle indifférence le pouvoir “Hollandais” corrompu par les arabes accepte de se plier à leurs exigences les plus grotesques (p.e le vote de l’UNESCO niant tout lien de Jérusalem avec le judaïsme et le christianisme)sans provoquer la moindre réaction.Pas plus que celle des journalistes à la botte de droite et de gauche.
          Il est vrai qu’avoir confié le poste de 1er ministre à un espagnol, qui comme le Maire de Paris, rêve de faire de la France une Catalogne où les déchets humains jonchent les rues, l’éducation nationale à une marocaine musulmane qui interdit l’enseignement de l’Histoire de France et de la langue française au profit de l’Arabe et de manuels de propagande bricolés dans les cloaques verts et d’extrême gauche, la culture à une marocaine juive qui n’en revient pas d’être ,croit-elle, libérée de son statut de dhimmi dhimmi, ne peut aboutir qu’à cette catastrophe .
          Et c’est un de ces clowns qui nous enfoncent lentement mais surement depuis 50 ans qui va être réélu pour continuer à vendre le pays (et vendre est au sens propre : on ne connaît pas tous les montants mais P.Chesnot dans son livre nous donne quelques pistes).

      • 28 Octobre 2016 à 11h36

        Rico dit

        “Les Français seraient-ils lâches, ou résignés, ou suicidaires ?”

        Non,”DES” Français seraient-ils lâches, ou résignés,ou suicidaires? est plus juste.
         
        Ne généralisons pas car vous êtes surement Français comme moi même.

        Pour le reste,d’accord avec vous en oubliant pas que ces pseudo réfugiés mâles a 90 % pour le moins ayant abandonnés femmes et enfants dans un pays en guerre relève être plus d’un acte d’abandon et de lâcheté qu’un acte de courage.

        Honte a eux,et surtout a ceux qui osent trouver cela tout a fait ordinaire sans avoir a se poser la question de ne pas voir ces gens dans la force de l’age prendre les armes pour défendre femmes et enfants si ce n’est leur Patrie… préférant se tirer d’affaire au frais du contribuable pigeon européen grâce notamment a l’UMPS au pouvoir pour notre Pays.

        Un beau paquet de jean foutre dans ces migrants 
          
         

    • 27 Octobre 2016 à 21h31

      Orwell dit

      « Déjà, à l’époque, il y avait un péril extérieur (les chars soviétiques) mais aussi une menace intérieure (le PC était puissant en France). De nos jours, la menace extérieure, ce sont les djihadistes, mais il y a une présence musulmane et islamiste importante en France »
      (Nous n’avons pas tant peur des chars d’assaut de Daesh que cette infiltration sournoise qui se fait avec la complicité des immigrés arabo-musulmans, qui, s’ils ne veulent pas égorger les Infidèles, ne seront jamais prêts à les dénoncer, car ils sont leurs frères dans l’Oumma », et contrairement à ce que pensent les athées français actuels, toutes les religions ne se valent pas. Le Catholique modéré dénoncera le Catholique intégriste. Ce ne sera jamais le cas pour les musulmans)
      « Pendant des décennies, l’anticommunisme a servi de boussole pour appréhender une réalité qui pouvait être complexe. Il en va aujourd’hui de même de l’islamisme. »
      (Non, l’anticommuniste n’a jamais été complexe : c’était un adepte de Moscou. Actuellement, la relation de l’islamiste est sans complexités et d’une nature sans ambiguité avec l’Etat islamique)

      • 28 Octobre 2016 à 19h12

        lafronde dit

        @Orwell !
        Errare humanum est.
        Dites mieux : “le vrai catholique dénoncera le catholique qui a oublié le Décalogue” ! pourquoi n’être catholique ou chrétien qu’avec “modération” ?

    • 27 Octobre 2016 à 21h29

      Orwell dit

      « avec cette question des vagues migratoires qui débordent, des frontières poreuses, qui ne seraient plus étanches, la cote d’alerte qui serait atteinte »
      (Merci, l’Espace Schengen ! C’est comme lorsque l’Empire Romain : à partir du moment où le « limes » a disparu, ce fut la fin de se civilisation)
      « Partout en Occident, les tenants d’une société ouverte s’opposent aux partisans d’une société fermée avec une reprise de contrôle national, qui gagnent en puissance et en audience »
      (Ce n’est pas très généreux de notre part ; mais la « société ouverte » dans ces conditions est une société morte. Les Romains pouvaient admettre l’intrusion de peuples étrangers tant qu’ils pouvaient les assimiler. Dans le dernier siècle de l’Empire, tout s’est effondré parce que le « limes » était devenu une pure fiction)
      « Un élément de nouveauté rebat complètement les cartes : l’islam. Quand on interroge les Français sur leur propension à accueillir des chrétiens d’Orient, ils répondent très majoritairement par l’affirmative »
      (Et quoi de plus naturel que d’accepter des coreligionnaires dont on sait qu’ils respecteront nos lois alors que les adeptes mahométans viennent sans intention de changer leur mode de vie : le beurre, le pris de beurre, et de surcroit, le sourire de la crémière ?)
      « Depuis plusieurs années, la question de la place et de la visibilité de l’islam dans la société française revient en effet de manière récurrente dans le débat, qu’il s’agisse des menus dans les cantines, des horaires des piscines, du burkini, du port du voile, de la construction de mosquées »
      (Mais qui l’a rendu visible sinon les mahométans eux-mêmes qui, par tous les moyens, tentent (et ils vont réussir) à transformer la France en casbah d’Alger ?)

    • 27 Octobre 2016 à 21h28

      Orwell dit

      « les maires et les conseillers municipaux qui avaient pris l’initiative de se porter volontaires l’avaient fait en leur âme et conscience et avaient réagi un peu à la manière d’un certains nombre de citoyens bouleversés par les images des naufrages en Méditerranée. Il s’agit donc de choix individuels d’élus »
      (Mais l’humanisme, ni une pitié facile, ne doit influer sur les décisions de nos élus. La place est au réalisme. Les naufragés de Méditerranée n’ont pas à influer sur nos problèmes réels : comment continuer à jouer les terres d’accueil avec les taux impressionnants de chômage en France. Pour parler cyniquement, ces maires doivent prendre conscience que nous ne sommes pas victimes de la misère du monde, et donc sa « poubelle ».)
      « On observe certes une surreprésentation des communes de gauche, ce qui est assez logique puisque c’est un gouvernement de gauche qui a lancé l’appel, d’autant que le PS avait favorisé cette démarche en créant le collectif Villes solidaires. Mais on trouve aussi un certain nombre de maires de droite comme Alain Juppé à Bordeaux par exemple’
      (Je ne vois pas en quoi Juppé diffère des maires de gauche. C’est pourquoi il n’aura pas ma voix, quand bien même son adversaire sera Marine Le Pen)
      « La peur des flux migratoires est en effet plus sensible dans les milieux populaires, qui sont les plus exposés aux conséquences négatives de la mondialisation »
      (Pourquoi s’en étonner ? Le bon bourge parisien, lyonnais ou strasbourgeois ne subissent pas les avanies de ces flux !)
      « Nicolas Sarkozy avait mis la thématique de la frontière au cœur de son programme, aux Etats-Unis Trump s’est engagé à construire un mur le long de la frontière mexicaine, en Hongrie Orban »
      (Quelles références ! tous des hommes politiques détestés de la gauche dite humanitaire. Et pourtant, ils ont raison – même si les propositions de Trump semblent utopiques)

    • 27 Octobre 2016 à 21h27

      Wil dit

      A quoi sert l’interview d’un sondeur en dehors de la technique pour faire dire aux sondages ce qu’on a envie qu’ils disent?
      La preuve dans cette interview de Fourquet qui fréquente tous le plateaux TV de C dans L’air sur France 5 à BFMTV et Itélé…quand elle n’est pas en grève.
      Les sondeurs sont là pour vendre des sondages.
      le slogan d’Elabe,la boite de sondages à la mode en ce moment parce que son patron Bernard Sananès est un juppéiste/vallsiste/macroniste selon le sens du vent puisque de toutes façons ce sont les mêmes,était il y a peu quelque chose comme on peut faire dire aux chiffres ce que vous voulez.
      Ca veut tout dire sur la crédibilité des sondages politiques.
      Mais ça,tout le monde le sait depuis décennies.
      de Villiers l’a expliqué dans son bouquin comment ça marche.
      En 92 je crois pour les européennes il était à 0 dans les sondages.Il va voir un de ses potes millionnaires qui lui paie deux ou trois sondages dans les plus grands instituts et hop,10 jours plus tard,il était à 10%.
      C’est comme ça que ça marche.
      Et on le voit avec Macron et ses petits copains milliardaires qui payent les sondages.
      Le résultat d’un sondage politique est en fonction de celui qui paie le sondage.

    • 27 Octobre 2016 à 20h19

      clorouk dit

      Cet aimable sondeur en chef nous régale d’une interview qui n’incite guère à acheter son livre. Dès ses premières phrases, il classe sans nuance Juppé à droite. Cocasse. Suit un bavardage où les banalités succèdent aux lieux communs. Arrive la conclusion, un parallèle entre le rôle qu’à joué le communisme entre la fin de la guerre et les années 80, et le rôle de l’islam depuis lors. Cette comparaison est grotesque. Elle fait l’impasse sur l’essentiel: le communisme est le modèle économique qui s’oppose au capitalisme, d’une part, et un mode de gouvernement d’autre part; l’islam est une foi, une règle de vie et un régime politique. Le communisme peut entrer très avant dans la vie des individus, mais l’islam EST la vie des individus, aucun espace de la vie relationnelle ou de la vie intime n’est laissé libre dans l’islam, l’islam est PAR NATURE totalitaire, alors que le communisme ne le devient que parce qu’il se propose de transformer l’homme. L’objectif prométhéen du communisme le conduit au totalitarisme comme il y a conduit le nazisme, le fascisme et … la Révolution française! Chaque fois que l’on veut changer l’homme, chaque fois que l’on sacralise la vertu, le totalitarisme frappe à la porte. Pourquoi l’islam a-t-il été en conflit avec le reste du monde depuis ses origines? Parce qu’il nourrit une ambition universelle, parce qu’il distingue la Terre de la Paix (les pays musulmans), la Terre de la Guerre (les pays à gagner à l’islam) et la Terre de la Trève –pour une durée de dis ans … renouvelable!– où la taqiya permet de progresser sans inquiéter les autochtones,en attendant que la loi de la force et du nombre soit du bon côté, celui d’Allah et de Son Prophète, la paix soit sur lui. Et sur Jérôme Fourquet, pour lui laisser le temps d’ouvrir les yeux et d’accepter DE VOIR.

      • 28 Octobre 2016 à 20h06

        lafronde dit

        Bonjour clorouk
        A propos de totalitarisme. Quid des Droits de l’Homme, tels qu’ils nous sont imposés par la Charte européenne et la CEDH ? Et comment ils entrent en conflit avec nos libertés publiques nationales ? lire Pr JL Harouel “Les Droits de l’Homme contre le Peuple”

        Dès qu’il s’agit d’immigration, tout le Droit français s’efface devant le Droit européen.

        Les associations d’aide aux migrants les informent de leurs droits européens. Mais pourquoi le font-ils ?

        Ils agissent pour leur croyance : établir un monde qu’ils croient meilleur sans frontière. Les “no borders” sont financés par G. Soros (spéculateur heureux contre la Livre sterling) fondateur de l’Open Society. Leur idée est la liberté migratoire absolue, comme droit naturel. Ces idées sont très répandues chez les bourgeois cosmopolites.

        Nous avons aussi nos gauchistes adeptes de la culpabilisation des français et de la victimisation des migrants.

        JY Le Gallou a décrit cette coalition immigrationiste : les no borders, et leur mystique du migrant; les culpabilisateur, victimiseur gauchiste; les libértaires du nomadismpe Droit naturel; la bourgeoisie cosmopolite; enfin les politiciens opportunistes.

        On comprend pourquoi les rédactions des medias sont gauchistes, et pourquoi les législations immigrationistes ont été planquées dans l’Union européenne, hors d’atteinte du citoyen !

    • 27 Octobre 2016 à 18h03

      Pol&Mic dit

      c’est la “concertation” réclamée à grands cris par la Gauche!!!!!
      (en d’autres temps !…..)

    • 27 Octobre 2016 à 18h02

      Pol&Mic dit

      autrement dit : “c’est selon celui qui s’exprime” (comme Parti et comme Média)

    • 27 Octobre 2016 à 17h49

      Leboulonnais dit

      L’opinion est contre ? Ca ne fait rien, on nous les imposera quand même !

      • 27 Octobre 2016 à 18h07

        Pol&Mic dit

        la preuve “ils ” ont le Pouvoir pour eux !!!!!!!!!
        ( preuve qu’il faut les éliminer, et éliminer leurs Députés!!!!!!!)
        (car dès qu’ils sont élus ils font ce qu’ils veulent!)

    • 27 Octobre 2016 à 16h42

      Martini Henry dit

      Voilà maintenant que les migrants ont importé chez nous leur charmante “tradition” (dixit la préfète de la région)de mettre le feu aux endroits qu’ils quittent… J’avoue que cette tradition charmante manquait à notre pays… Avec les mariages forcés, les viols, les torchons, les infibulations, la polygamie et l’excision, on s’enrichit décidément beaucoup ces derniers temps…. Comment a-t-on pu vivre sans tout cela, je me le demande!