Il faut aider les victimes des guerres chez elles | Causeur

Il faut aider les victimes des guerres chez elles

Une solution plus humaine et plus efficace que l’émigration

Auteur

Jacques Bichot
Economiste.

Publié le 30 janvier 2017 / Économie

Mots-clés : , , , , , ,

Déplacés irakiens fuyant Daech, Al-Attasa, novembre 2016. SIPA. 00781320_000023

Curieusement, les économistes ne se prononcent guère sur la façon la plus efficace de venir en aide à ces millions de personnes et de familles que des conflits provoqués par des islamistes, des mouvements révolutionnaires, des haines ethniques ou des gouvernements mafieux plongent dans la détresse et le dénuement ceux qui n’y perdent pas la vie. Pourtant, il s’agit d’une situation classique : maximiser l’utilité des ressources forcément limitées que les pays riches – ou du moins épargnés par ces horreurs – peuvent dégager pour améliorer la situation des victimes.

Le bon sens dominicain

L’avis économique le plus pertinent dont j’ai pris connaissance sur cette question douloureuse n’émane pas d’un collègue, mais d’un frère prêcheur – un dominicain, docteur en théologie et en histoire religieuse, nommé il y a 3 ans archevêque de l’église catholique chaldéenne à Kirkouk, ville du nord de l’Irak qui a pu échapper, notamment grâce aux Kurdes, à la mainmise de Daech. En sus de son habituel million d’habitants, Kirkouk abrite actuellement environ 700 000 réfugiés.

Ce prélat, Mgr Mirkis, de passage en France, a accordé une interview au quotidien économique Les Echos. Dans son édition du 24 janvier, ce journal rapporte ainsi son propos : « Si on dépensait chez nous l’effort que vous consentez pour les immigrés, cela irait mille fois mieux ! Si l’Europe devient une citadelle, et l’Amérique aussi, l’argent sera mieux dépensé ici, avec le contrôle de l’ONU ou d’ONG. »

Il est permis d’être moins indulgent que Mgr Mirkis en ce qui concerne les aptitudes de l’ONU à veiller au bon usage des fonds destinés aux personnes déplacées, mais son propos est frappé au coin du bon sens. L’entretien d’un réfugié en Allemagne ou en France coûte beaucoup plus cher qu’en Irak ou en Syrie ou dans les pays voisins, et ces personnes peuvent plus facilement qu’en Europe, si des outils sont mis à leur disposition, y participer à la production, se tirant ainsi d’affaire en grande partie par eux-mêmes.

Il faut certes donner à manger à celui qui crie famine, mais il faut surtout l’aider à produire lui-même sa nourriture – et bien sûr son logement, ses vêtements, etc. Or un irakien chassé de sa ville ou de son village a plus de facilité pour se rendre utile à cent ou deux cents kilomètres de chez lui, aidé par des personnes qui parlent la même langue et utilisent les mêmes technologies, que dans un pays radicalement différent du sien.

Plus humain et plus efficace

Cette facilité existe aussi, à un degré un peu moindre, dans les pays voisins. Le petit Liban, qui accueille environ un million de réfugiés syriens, et peut-être plus, en donne un bel exemple : les écoles libanaises, tant privées que publiques, sont très nombreuses à doubler leurs cours, de façon à ce que les enfants réfugiés puissent continuer leur scolarité. Un tel accueil serait impossible à mettre en place en France pour une quinzaine de millions de réfugiés – nombre approximatif de ceux que nous accueillerions si nous pratiquions un accueil dans des proportions équivalentes. À supposer même que nos enseignants acceptent de travailler beaucoup plus pour scolariser ces millions d’enfants, et qu’ils apprennent l’arabe, ou leur apprennent le français, en un tournemain, imaginons le prix de toutes ces « heures sup » pour les finances publiques ! Un enseignant français coûte environ 5 fois plus cher que son équivalent libanais.

Il n’est donc pas sérieux, économiquement et humainement parlant, de nous donner bonne conscience en accueillant un peu plus de réfugiés, c’est-à-dire deux gouttes d’eau au lieu d’une par rapport au seau rempli à ras bord que représente l’ensemble des réfugiés dans les pays pauvres en proie à des convulsions belliqueuses – sans compter ceux qui deviennent « personnes déplacées » pour d’autres raisons, par exemple climatiques. Les aider au plus près de chez eux, en des lieux d’où ils pourront revenir rapidement lorsque leur ville ou leur village ne sera plus la proie de bandes sanguinaires, est de loin plus humain et plus efficace.

Appliquer le principe de subsidiarité

Concluons en nous référant à un principe de bon sens dont l’Union européenne et l’Église catholique estiment toutes deux la mise en œuvre très souhaitable1: le principe de subsidiarité. Ce principe consiste à privilégier le traitement local des problèmes ; il a des fondements économiques et sociologiques très solides. Les habitants de Kirkouk peuvent plus efficacement que ceux de Paris ou de Berlin venir en aide aux réfugiés de Mossoul. Aider les aidants qui sont sur place, comme le conseille le principe de subsidiarité, permet d’augmenter très fortement les résultats obtenus grâce à un effort donné, qu’il vienne d’un prélèvement fiscal ou de dons volontaires.

Il existe, dans le domaine de la solidarité, un multiplicateur au sens de Keynes : obtenir un effet de 2, ou 3, ou 10, à l’aide d’une dépense initiale de 1. Le lien entre ce multiplicateur et le recours au principe de subsidiarité est très étroit. Et, puisque c’est un religieux qui est à l’origine de nos propos, rappelons une des paraboles économiques des évangiles, celle des talents – des millions d’euros ou de dollars, dirions-nous aujourd’hui : le maître répartit entre ses serviteurs le soin de les faire fructifier, c’est la subsidiarité, et il entend bien doubler ainsi sa richesse, c’est le multiplicateur. N’est-il pas sympathique de penser à faire bénéficier de cet effet de levier lié à la subsidiarité les victimes des guerres qui ravagent le Tiers-Monde aussi bien que les adhérents des fonds de pension ?

  1. Précisons quand même que ces deux organisations ne pratiquent pas toujours leur maxime…

  • Article en accès libre. Pour lire tous nos articles, abonnez-vous !

    La rédaction de commentaires est impossible pour cet article

    • 1 Février 2017 à 10h25

      lafronde dit

      C’est clair qu’aider les vrais réfugiés de guerre – donc pas ceux qui pénètrent en Europe – est moins onéreux dans leur aire culturelle. C’est encore plus vrai des réfugiés économiques qui forment l’immense majorité des migrants. Certains fuient une authentique misère, d’autre préfèrent vivre mieux.

      Pour quelles raisons l’asile est universel alors qu’il pourrait-être continental, ou islamique pour le “continent” musulman et ses innombrables pays islamiques ? Pourquoi est-ce à nous, européens d’accueillir de pauvres africains, arabes, pakistanais ?

      La subsidiarité c’est agir par proximité partout où c’est plus adapté que déléguer à un échelon plus étendu. La logique voudrait que ces pays d’émigration, non pas pauvres, mais appauvris par leurs systèmes politico-religieux, viennent en aide à leurs propres nationaux, ne serait-ce qu’en adaptant leur législation, administration, voire leurs coutumes.

      Il leur suffirait de respecter les droits de base de l’être humain, pour que la vie soit vivable chez eux. Droit de propriété, limiter la prédation de la corruption, limiter les homicides, et les punir. Laisser faire la subsidiarité dans l’ordre économique, c’est l’économie de marché. Celle qui a permis l’essor de toute l’Asie de l’Est.

      Comment pourrions nous aider ? D’une part avec des Universités qui enseignent les règles de la libre entreprise, du libre marché, et non de l’étatisme et du socialisme. Accueillir en sciences humaines ou économiques des africains dans une Université française socialisante n’est pas rendre service au pays d’origine de cet étudiant ! C’est leur former une mauvaise élite, celle qui a mis la France à terre depuis 1968.

      Ouvrir notre marché européen à l’Afrique pour les marchandises ou les services est plus avisé. L’immigration du travail n’est pas mauvaise, mais elle doit être déconnecté de l’aide sociale, de l’immigration familiale et de la naturalisation. Il n’y a aucune raison de maintenir le regroupement familial ni le droit d’asile.

    • 31 Janvier 2017 à 20h46

      ZOBOFISC dit

      Belle photo !
      Cherchez les femmes ! 

    • 31 Janvier 2017 à 15h18

      beubeuh dit

      Comment réinventer la roue avec cet article… Contrairement à ce que dit l’auteur, littérature est abondante sur la question (il suffit de lire les rapports de l’OCDE). On sait déjà tout cela.
      La majorité des réfugiés (86% selon le HCR) se trouve déjà dans des pays pauvres et des institutions comme l’ONU ou l’OCDE recommandent de maintenir et de mieux cibler l’aide au développement. L’Union Européenne a lancé cette année les partenariats de migrations: elle subventionne des projets de développement économique dans des pays d’émigration, en échange ceux-ci doivent coopérer pour lutter contre les réseaux de passeurs et identifier leurs ressortissants et signer des accords de réadmissions pour les personnes expulsées. Tout cela est très bien, mais cela ne marche qu’avec des Etats qui ont la volonté de coopérer.
      A un moment donné, il faudra bien traiter la question des chefs d’Etat comme Bachar el Assad ou Issayas Afeworki, le dictateur Erythréen, qui foutent littéralement dehors toute une partie de leur population, qu’ils jugent indésirable. Les pays Européens se mêleraient de ce qui les regardent s’ils allaient expliquer à ces gens que s’ils continuent, il y aura de sérieuses conséquences.

    • 31 Janvier 2017 à 14h31

      Jihème dit

      Oui, solution logique et lumineuse, si, effectivement, on arrive bien à faire en sorte que l’argent qui y serait consacré sur place ne soit pas détourné au profit de quelques-uns. Et quand on voit les sommes folles que l’Arabie saoudite et les pays du golfe consacrent non seulement à des infrastructures insolemment luxueuses sur leur territoire mais aussi à la propagation du salafisme wahhabite sur NOS territoires, qu’attendent donc nos gouvernants pour exiger de ces pays qu’ils prennent en charge, sur LEUR territoire, les millions de réfugiés que suscitent les guerres que leur fanatisme entretient dans leurs pays d’origine ? Comment se fait-il que nos soi-disant gouvernants soient incapables de hausser le ton envers nos soi-disant pays arabes amis pour qu’ils prennent en charge chez eux leurs coreligionnaires ? Là est le plus clair dus scandale !

    • 31 Janvier 2017 à 13h15

      ZOBOFISC dit

      C’est beau, c’est limpide, c’est éminemment souhaitable mais, malheureusement, ça ne marche pas

       Toute aide au tiers monde, au quart monde, aux pays autrefois qualifiés de « sous-développés », puis par euphémisme de « pays en voie de développement » que les mauvaises langues appellent aussi « pays in-développables » tombe inexorablement dans la poche des potentats locaux et ne profite pas à ceux qui en ont le plus besoin.

       Nous payons le prix de la surpopulation et ce n’est que par une réduction drastique de la population mondiale que nous résoudrons ce problème et TOUS les autres problèmes : pollution, réchauffement climatique, migrations de masse etc…. 

      • 31 Janvier 2017 à 16h49

        jph dit

        Vous nous alertez sur le terrifiant problème de la démographie aujourd’hui déjà et que dire dans un futur proche et vous avez mille fois raison.
        Pourquoi un tel silence consensuel sur cette catastrophe en marche?

        • 31 Janvier 2017 à 20h12

          ZOBOFISC dit

          Parce que ce n’est pas politiquement correct : S’inquiéter du quadruplement de la population africaine en un demi siècle est qualifié d’ingérence et de racisme.

          Parce que la globalisation veut toujours plus de consommateurs pour toujours plus de profits.

          Parce que l’islam a pour objectif de conquérir l’occident par le nombre mais que le dire c’est de l’islamophobie.

          Parce que la fornication est la première des préoccupations humaines.

          Parce que………… Les raisons sont multiples, il y a de quoi écrire des bouquins, mais les trop rares personnes qui abordent ce problème ne sont pas écoutées car l’homme est imprévoyant, paresseux, cupide, égoïste, envieux, j’en passe et des meilleures.

          Pourtant, il est évident qu’avec une croissance infinie dans un monde fini, nous allons droit dans le mur.  

    • 31 Janvier 2017 à 13h10

      netrick dit

      Parfaitement logique ! Et voila pourquoi l’Arabie Saoudite et les Etats du Golfe pourrait accueillir des millions de réfugiés musulmans de Syrie, de Lybie, d’Irak, d’Erythrée,…
      Ces pays sont riches ! On y construit des immeubles d’un kilomètre de haut,
      des chamodromes avec des jockeys-robots, des stades de 100000 places entièrement climatisés, des pistes de ski confinées de plusieurs kilomètres, des autoroutes ensablés pour les 4*4 de grand luxe, avec des compagnies aériennes de plus de 1000 avions et des ports pour amarrer des centaines de yachts….
      Exactement ce qui convient aux réfugiés, avec, cerise sur le gateau…la Charia !

    • 31 Janvier 2017 à 11h13

      armand46 dit

      Cette politique aurait en plus l’avantage de diminuer le nombre de réfugiés en Turquie privant Erdogan de son terrible chantage.

    • 31 Janvier 2017 à 10h50

      golvan dit

      La position de l’UE et de l’Eglise catholique semblent pleine de bon sens à ceci près que les pays concernés par l’émigration de masse sont des pays supposés souverains.
      Dès lors, comment concrètement intervenir dans le processus qui amène précisément les populations à émigrer ?
      L’OMC par exemple interdit au Sénégal de protéger son marché en refusant le coton produit à bas coût et, de ce fait, ruine la production de coton sénégalais, accélère la désertification des campagnes et l’exode rural, premier pas vers l’étape suivante qui est la fuite vers le supposé eldorado européen. Même exemple avec les surplus agricoles européens.
      Or l’UE est un bureau relais du mondialisme le plus échevelé.
      Si l’on veut maintenir les populations africaines en Afrique, ça n’est pas forcément d’aides qu’elles ont besoin, mais qu’on les protège contre les méfaits de la mondialisation alors que leurs structures sociales ne peuvent encaisser ce choc civilisationnel.
      Pour ce qui est des pays musulmans c’est différent, ils n’ont jamais été que des pays prédateurs qui n’ont rigoureusement jamais rien produit, et l’enfermement idéologique de l’islam a toujours empêché toute forme d’évolution en dehors de la violence. Et hélas, les communications modernes, en diffusant les images d’une certaine opulence des pays occidentaux jusque dans le plus pauvre des foyers du Moyen Orient, suscitent l’envie de biens de consommation chez des populations qui en sont privées par leur propre
      civilisation et non pas par la faute des Occidentaux.
      Or comment changer cette donne ? En interdisant l’islam ? Plutôt difficile.
      Et la meilleure solution pour nous reste de les empêcher d’accéder à nos pays non musulmans, ce qui est probablement la seule solution pour les contraindre à évoluer dans leurs propres pays.

    • 31 Janvier 2017 à 5h32

      Barbapapa dit

      J’aime cet article. Il n’est pas si courant de lire, à ce sujet, une réflexion frappée au coin du bon sens – pour reprendre une expression de l’auteur. Elle devrait inspirer beaucoup plus largement ceux qui veulent aider ces populations.

    • 31 Janvier 2017 à 3h33

      Bataille de France dit

      Va pas t’emmerder à accueillir toute la misère du monde qui sert surtout à entretenir le système des retraites mis en place après guerre.

    • 31 Janvier 2017 à 3h31

      Bataille de France dit

      J’abonde dans ce sens. Dans ce cas il faut d’abord sortir de l’europe. Je suis partisan de: si tu veux aimer quelq’un aime toi d’abord. Par équivalence si tu veux régler les problèmes des autres régle d’abord les problèmes chez toi.

    • 31 Janvier 2017 à 1h00

      chlomo dit

      article frappé au coin du bon sens … mais impossible à mettre en place car l’UE ne privilégie ni pense à cette solution qui est une des solutions .

      Le terrorisme , la cécité ou la perfidie intellectuels des partis de gauche (nos socialistes de terra nova par ex ) est l’alliée de ceux qui comme Sorros souhaitent un grand mélange mondial de population ( et peu importe par quels moyens) ou peut-être pire redessiner les cartes du monde en cassant ici et en émasculant là …

      Les ambigüités des acteurs politiques européens surtout à gauche ,outrancièrement tiermondisantes , nous retiennent !

    • 30 Janvier 2017 à 23h01

      Bataille de France dit

      J’aime beaucoup le titre, merci.

    • 30 Janvier 2017 à 21h58

      Pathfinder dit

      Réponse à l’article…
      L’évaluation du coût sera toujours relative, la véritable question ets de savoir quel est l’effort à réaliser, pour quel effet souhaité? Cette finalité n’est jamais définie, ni par ceux qui veulent tout offrir, ni par ceux qui s’y opposent!
      C’est pourtant la même approche que le SAMU, qui apporte des soins dès le relevage, et aide au triage, prépare l’accueil d’un groupe de blessés… plutôt que de tout déverser en salle d’attente des urgences.
      “Un enseignant français coûte environ 5 fois plus cher que son équivalent libanais.” Hmm.. piste à risque, ce n’est pas les sommes qu’il faut comparer, mais le pouvoir d’achat, avec les sommes respectives.
      Mais pour le reste, d’accord avec vous. À savoir que j’ai moi-même travaillé dans des camps de réfugiés, en Guyane, où nous étions sur place (chez eux), et dans une logique non pas d’assistanat, mais de “remise en forme”. Même si la bonne idée n’a pas vraiment donné les fruits escomptés…

    • 30 Janvier 2017 à 21h46

      Pathfinder dit

      [HS]
      http://www.lemonde.fr/m-moyen-format/article/2017/01/30/stockholm-dit-stop-au-suede-bashing_5071314_4497271.html
      … Comment suis-arrivé sur cet article, alors que je ne lis plus Le Monde depuis des lurettes? Ramassis de mensonge; on arrête pas les progressistes.
      - Oui, de nombreux retraités ont des difficultés à boucler les fins de mois. Et ce n’est pas unique à la Suède.
      - Oui, le service de santé est en crise. Le personnel fuit les institutions, et la responsable des urgences de Göteborg en a même appelé aux habitants de ville: “ne venez plus, les couloirs sont pleins.” Ce week-end là, la liste d’attente aux urgences était d’environ 2-3 jours.
      - Environ 163 000 réfugiés se sont inscrits en Suède en 2015, et 29 000 en 2016 (des… “dizaines de milliers”) et il est courant que ces personnes mentent sur leur âge. C’est pourquoi de nouvelles méthodes devaient être appliquées pour déterminer l’âge véritable des “enfants à barbe”. Des associations ont trouvé ca injuste.
      - Oui, des femmes se font violer. Ce n’est pas non plus unique à la Suède, et les étrangers ne sont pas les seuls à s’adonner à ce sport lamentable.
      - Katerina Janouch a subie une campagne plutôt aggressive de la part des médias. Elle écrivait des livres pour enfant jusque-là appréciés, et son imprimeur l’a lâché après qu’une libraire (Elja Lietoff Schüssler) en ait fait sa propre croisade. Cette dernière s’en est quand même pris plein les dents et c’est complètement injuste, le monde est vraiment méchant.
      - Etrange que dans un pays où la fibre nationaliste est moisie, les politiques qui s’y opposent le plus l’utilisent comme argument pour abaisser Katerina Janouch: elle a été “déloyale”!
      - La police a reconnu qu’il existe environ 50 quartiers au travers du pays où les autorités ont perdu le contôle.
      - Le quotidien Dagens Nyheter s’érige en journal national, mais il n’est plus concentré que sur Stockholm, et n’intéresse que les âmes en quête de moralité sélective.

      • 31 Janvier 2017 à 1h06

        chlomo dit

        ben , intéressant à savoir !

        les problèmes soulevés et décrits plus hauts sont bien ceux de l’UE toute entière .
        Je pense , à vous lire qu’il faut vraiment quitter l’ Europe , en finir , ça pète aux yeux et rétablir notre souveraineté nationale .

        C’est un fiasco !

    • 30 Janvier 2017 à 19h55

      Bacara dit

      Cela fait des décennies qu’on nous serine ce message : aider les pays africains. J’ai donné de l’argent, j’ai fait don de livres , de vêtements et pour quel résultat? Les clandestins en provenance d’Afrique sont toujours plus nombreux à vouloir venir s’implanter en France et une fois sur place ils perpétuent leur modèle de vie : la religion et leur absence totale d’implication culturelle. Basta.

    • 30 Janvier 2017 à 19h40

      Schlemihl dit

      Hum ! je ne demande pas qu’ on ouvre les frontières , par manque de coeur et de générosité . Mais je ne dirai pas qu’on aide mieux les gens quand ils ne viennent pas nous déranger , parce que ça n’ est pas vrai .

      Si tu donnes du poisson à un affamé il mangera aujourd’ hui . Mais si tu lui apprends à pêcher , il crèvera de faim avant la fin de la leçon .

      Si la guerre s’ invite chez nous , et ça pourrait bien arriver , on apprendrait très vite que le pain est plus important que la biodiversité , que la vie humaine vaut son pesant d’ or , que l’ abolition de la peine de mort est un peu ridicule , que l’ homéopathie et la médecine naturelles ne sauvent pas du typhus et qu’il vaut mieux savoir se cacher ou détaler que d’ attendre que l’ ennemi se change en ami . On se ferait aussi des idées toutes nouvelles sur les armes , et aussi sur les murs les abris les sacs de sable l’au les mouches les morts les latrines la nécessité des crémations ou enterrements et aussi les chaussures . Quant au traitement local des problèmes , au principe de subsidiarité aux Droits de l’ homme et à l’ ONU , c’ est moins important que la soupe .

    • 30 Janvier 2017 à 17h56

      lisa dit

      Les chrétiens d’orient ne veulent pas quitter leur pays, ça tombe bien, on préfère accueillir les musulmans remarquez.

    • 30 Janvier 2017 à 17h55

      lisa dit

      D’autant, que comme l’a dit Bastié, l’emmigration, ce n’est pas Erasmus, pas un plaisir.

    • 30 Janvier 2017 à 17h52

      accenteur dit

      Si l’on considère que le bannissement, les déplacements, l’exil, l’expatriation, l’expulsion, la relégation et enfin la déportation, sont des mesures qui ont toujours été douloureuses dans le passé, et que tout le monde aime l’endroit où il est né, alors, il faut aider les personnes à rester chez elles.

      • 30 Janvier 2017 à 19h49

        Schlemihl dit

        C’ est exactement ce qu’ on disait en Suisse aux USA en Australie et ailleurs aux juifs allemands qui , on ne sait pourquoi , voulaient quitter leur pays vers 1936 . D ‘ ailleurs quelques années plus tard , ils ne demandaient plus rien du tout , ce qui prouve que dans la vie tout finit par s’arranger .

        • 30 Janvier 2017 à 20h51

          Villaterne dit

          Ce qui,prouve que si on avait combattu la montée du nazisme dès 36 avant qu’il ne devienne trop puissant, les juifs allemands auraient pu continuer à vivre en paix dans leur pays.
          70 ans après, les lâchetés politiques sont les mêmes !

        • 31 Janvier 2017 à 8h24

          accenteur dit

          Schlemihl touchée mais pas coulée. Je pensais à l’esclavage, à la déportation des condamnés ainsi qu’à celle des vieux que les médecins font passer d’un chez soi à un service de courts séjours puis à celui des longs séjours en attendant la tombe. Comme quoi toute démonstration a ses limites. Désolée, je ne suis pas toujours inspirée.
          Si je puis me permettre cependant, fuir pour échapper à la mort est légitime.

        • 31 Janvier 2017 à 10h53

          Schlemihl dit

          Accenteur , je ne veux pas dire que les peuples européens doivent se suicider en se laissant envahir . C’est de la prudence . Mais ce n’ est pas de la charité et ce n’ est pas fait pour mieux aider les gens de pays en guerre .

          Tout ce que je demande c’ est qu’on ne soit pas hypocrite .

          Villaterne , on aurait pu casser tout de suite le nazisme et éviter la catastrophe .Voilà ce qu’ on aurait dit :  

          Guerre impérialiste capitaliste voulue par le grand Capital , guerre juive dirigée contre la race blanche aryenne , complot judéo bolcheviste contre le droit du peuple , crime infâme , ça aurait été condamné par les socialistes communistes radicaux et la SDN les maurassiens et les partis agraires . On aurait condamné les crimes de guerre ( bombardement de Dresde en 1935 , trois cent morts civils dont quatre vingt dix enfants , la destruction de trésors archéologiques à Nuremberg ( cinq cent morts , oui parfaitement cinq cent ) , l’ incendie de Hamburg ( plus de quatre cent morts ) , on se serait attiré l’ hostilité de la Pologne Italie Hongrie Roumanie  , on aurait crié ” Indignez vous ! ” .et devant plus de QUARANTE MILLE morts dont ONZE MILLE soldats français , tués froidement pour aider les judéo capitalistes et leurs complices rouges , il y aurait eu de quoi . Et qu’est ce que les nazis avaient fait de si terrible ?ils avaient tué quelques milliers de personne ( moins de dix mille ) , la population ne vivaient pas dans la terreur , tous les juifs étaient bien vivants , pas une synagogue n’avait seulement était endommagée , le régime n’avait attaqué aucun pays .

          Je n’ ose pas penser à l’ explosion de fureur en Prusse Orientale , dans la ville libre de Dantzick , à Allenstein Koenigsberg….en Silésie à Wroclaw Kattowitz , dans les Sudètes ….cette guerre raciale anti germanique aurait fait un tort irréparables aux allemands de part et s’autre de l’ Oder ( plus de 9 millions à l’ est ) à ceux des Sudètes . Tuer des dizaines de milliers d’ européens pour ça !