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Midi à Manhattan…

Le fantasme, un rêve américain ?

Publié le 18 juin 2011 à 17:00 dans Société

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Si l’affaire DSK a un tel retentissement, c’est peut-être bien parce que la « pulsion » ne cesse de nous poser problème. Mais qu’est-elle, au juste ? Une pression, plus ou moins agréable, que l’on cherche à réduire quand elle est trop haute, à augmenter quand elle est trop basse, en vertu d’un principe dit « de constance ». Le problème, c’est que le principe de constance, eh bien, ça ne nous plaît pas toujours – c’est quand même la porte ouverte à une « vie de fonctionnaire ». C’est rassurant, certes, mais un peu ennuyeux sur les bords…

Et puis, y’a pas que l’économique, dans la vie ; le FMI, nous, ça nous excite moyen.
Et il semblerait que nous ne soyons pas les seuls, comme en témoigne le déferlement médiatique autour de l’affaire DSK. En effet, qu’on se le dise, la pulsion n’existe que par rapport à un fantasme. Ne la cherchez pas au coin de la rue, elle n’y est pas.

La réalité s’appréhende à travers un fantasme de toute-puissance sadique ou maso… La mise en acte, elle, est versée au compte de la pulsion. Le fantasme, qu’on le veuille ou non, ça nous tient au corps, ça nous tient le corps. De là à en faire des folies, il n’y a qu’un pas que nous franchissons tous allègrement, au moins dans nos rêveries les plus inavouables. Et dans cette malheureuse affaire, c’est sans doute de nos constructions mentales les plus inaccessibles, les plus refoulées, les plus inconscientes qu’il s’agit.

[...]

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  • 19 June 2011 à 3h32

    Sophie dit

    D’accord avec Impat, c’est le problème de la transgression qui, passant du fantasme à l’acte, réifie l’autre.

    Cette réification de la personne ne s’appliquant d’ailleurs pas qu’au seul domaine des moeurs.

  • 18 June 2011 à 20h25

    commines dit

    Si DSK est un obsédé sexuel, il est loin d’être le seul, n’est-il pas?

  • 18 June 2011 à 18h01

    Impat1 dit

    ….”l’humain peut, contrairement à la bouteille, la dose d’héroïne ou la cigarette, ne pas se laisser faire”…
    Cela me paraît vite dit.
    À Manhattan ou ailleurs, l’humain peut n’être pas le plus fort et se voir contraindre. À Manhattan ou ailleurs, le viol, ça existe.